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Ce que l'on sait déjà sur le sujet
Ce qu'apporte l'étude

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Contexte

Les analyses de la survie relative dans le cas du cancer se fondent souvent sur des estimations de la survie prévue non à jour, lorsqu’il est difficile d’obtenir des renseignements à jour. Cette pratique repose sur l’hypothèse selon laquelle tout biais éventuellement introduit dans les estimations de la survie prévue et, par conséquent, dans celles de la survie relative, sera négligeable. Cela dit, aucune étude empirique de ce biais n’a encore été publiée.

Données et méthodes

Les données proviennent du Registre canadien du cancer; le suivi de la mortalité a été réalisé par couplage des enregistrements de ce dernier avec ceux de la Statistique de l’état civil – Base de données sur les décès. Les ratios de survie relative (RSR) pour 2005 à 2007 ont été calculés selon la méthode d’analyse par période, à partir de tables de mortalité centrées sur le Recensement de 2006, ce qui a permis d’estimer la survie prévue. Puis, l’analyse a été reprise à partir de tables de mortalité remontant à cinq ans et à dix ans.

Résultats

L’utilisation de tables de mortalité remontant à cinq ans pour calculer la survie prévue a entraîné un accroissement des RSR pour tous les sièges de cancer. Cet accroissement était d’autant plus prononcé que la durée de survie était longue. Par exemple, les RSR à 1 an, à 5 ans et à 10 ans ont augmenté de 0,2, 0,8 et 1,7 point de pourcentage, respectivement, tous sièges de cancer confondus. L’augmentation de la survie à 5 ans a été la plus marquée dans le cas des cancers de la prostate (2,0 points de pourcentage) et de la vessie (1,6), de même que chez les hommes (1,2) et chez les personnes âgées de 75 à 99 ans au moment du diagnostic (1,9). Les écarts observés étaient à peu près deux fois plus élevés lorsque les tables de mortalité remontaient à dix ans.

Interprétation

L’utilisation de données historiques plutôt qu’actuelles sur la survie prévue pour calculer les RSR dans le cas du cancer peut donner lieu à une surestimation de la survie portant à conséquence.

Mots-clés

Biais, méthodes épidémiologiques, tables de mortalité, néoplasmes, registres, survie

Résultats

Dans les études du cancer fondées sur la population, le ratio de survie relative (RSR) est le paramètre de mesure de prédilection pour l'évaluation et la comparaison de la survie. La survie relative s'entend du ratio de la proportion observée de cas de survie (dans un groupe de personnes ayant reçu un diagnostic de cancer) à la proportion prévue de cas de survie (chez les membres de l'ensemble de la population exemptes de la forme de cancer étudiée et ayant des caractéristiques semblables). Dans la pratique, les proportions prévues de cas de survie sont habituellement calculées d'après les tables de mortalité portant sur l'ensemble de la population. [Texte intégral]

Auteur

Larry F. Ellison (1-613-951-5244; larry.ellison@statcan.gc.ca) travaille à la Division de la statistique de la santé de Statistique Canada, Ottawa (Ontario) K1A 0T6.

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • Le calcul des estimations de la survie relative dépend de la disponibilité de données sur la survie prévue, lesquelles sont généralement calculées à partir de tables de mortalité pour l’ensemble de la population.
  • Les analyses de la survie relative se basent souvent sur des chiffres non à jour de la survie prévue lorsque des données à jour ne sont pas disponibles.
  • À ce jour, aucune étude empirique n’a été publiée sur le biais dont les ratios de survie relative (RSR) dans le cas du cancer peuvent être entachés du fait de l’utilisation de tables de mortalité non à jour.

Ce qu'apporte l'étude

  • Le calcul de la survie prévue à partir de tables de mortalité remontant à cinq ans a donné lieu à un accroissement des RSR pour tous les cancers et durées de survie étudiés.
  • Les accroissements étaient d’autant plus importants que la durée de survie était longue.
  • Les cancers ayant les meilleurs pronostics avaient tendance à être associés à des accroissements de RSR importants et vice versa.
  • Les accroissements de RSR étaient à peu près deux fois plus importants lorsque les tables de mortalité remontaient à dix ans.
  • Le calcul de RSR pour le cancer à partir de données non à jour sur la survie prévue peut entraîner une surestimation des taux de survie portant à conséquence.
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