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Ce qu’apporte l’étude

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Contexte

Le dépistage du risque nutritionnel en vue d’identifier les personnes à risque de malnutrition se fait habituellement en milieu clinique. Le présent article présente la première évaluation du risque nutritionnel menée à l’échelle de la population; celle-ci est fondée sur un large échantillon représentatif de la population à domicile nationale de 65 ans et plus.

Source des données et méthodes

Les données proviennent de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Vieillissement en santé menée en 2008-2009 et servent à estimer la prévalence du risque nutritionnel en fonction de certaines caractéristiques. Les facteurs associés au risque nutritionnel sont examinés à l’aide de modèles logistiques restreints ainsi que complets. La répartition des réponses sur l’échelle de risque nutritionnel SCREEN II-AB est présentée.

Résultats

Selon les résultats de l’ESCC–VS, 34 % des Canadiens de 65 ans et plus présentaient un risque nutritionnel en 2008-2009. Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de courir un tel risque. Chez les personnes ayant souffert de dépression, 62 % présentaient un risque nutritionnel, comparativement à 33 % chez les autres. Le niveau d’incapacité, la mauvaise santé buccodentaire et la consommation de médicaments étaient associés au risque nutritionnel, tout comme le fait de vivre seul, le faible soutien social, la participation sociale peu fréquente et la situation de non-conducteur. Le faible revenu et le faible niveau de scolarité étaient également associés au risque nutritionnel.

Interprétation

Le risque nutritionnel est fréquent chez les personnes âgées vivant dans les logements privés au Canada. L’étude des caractéristiques des personnes les plus susceptibles de présenter un risque nutritionnel fournit des données probantes sur lesquelles fonder le dépistage ciblé et l’évaluation.

Mots-clés

Régime alimentaire, manger, apport alimentaire, malnutrition, morbidité, évaluation de la nutrition, personnes âgées.

Résultats

Par risque nutritionnel, on entend le risque d’un mauvais état nutritionnel, état qui, sur le continuum de la santé nutritionnelle, se situe entre la « bonne santé » et la malnutrition. Les personnes du troisième âge sont particulièrement vulnérables au risque nutritionnel. Cela s’explique par un certain nombre de facteurs, dont les changements physiologiques liés au vieillissement, comme la perte d’appétit et l’altération des sens – notamment ceux du goût et de l’odorat –, les maladies et les médicaments qui gênent l’ingestion, l’absorption et le métabolisme des aliments, et une mobilité réduite, qui peut rendre plus difficile l’achat de nourriture et la préparation des repas. Certaines circonstances sociales et économiques pourraient également constituer des déterminants du risque nutritionnel, par exemple les contraintes financières, le fait de manger seul et l’absence d’aide pour faire les courses et pour cuisiner. Sur le plan psychologique, on associe la dépression, le chagrin et la solitude au risque nutritionnel chez les personnes âgées. On y associe en outre certains aspects de l’environnement physique, comme l’emplacement des magasins d’alimentation, l’accès (y compris économique) aux transports en commun et l’isolement géographique. [Texte intégral]

Auteurs

Pamela Ramage-Morin (1-613-951-1760; Pamela.Ramage-Morin@statcan.gc.ca) et Didier Garriguet (1-613-951-7187; Didier.Garriguet@statcan.gc.ca) travaillent à la Division de l’analyse de la santé de Statistique Canada, Ottawa (Ontario)  K1A 0T6.

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • Le risque nutritionnel est une question de santé préoccupante en ce qui a trait aux personnes âgées vulnérables qui vivent dans la collectivité, ainsi qu’aux personnes hospitalisées et résidant dans les maisons de soins infirmiers et autres établissements de soins.
  • Les facteurs qui peuvent compromettre l’état nutritionnel sont nombreux et comprennent les problèmes de santé physique et mentale ainsi que les circonstances sociales et économiques.
  • Le dépistage du risque nutritionnel permet de repérer les personnes chez qui une évaluation approfondie pourrait aider à prévenir ou enrayer une évolution vers la malnutrition ainsi que d’autres menaces pour la santé.

Ce qu'apporte l'étude

  • Selon les estimations, 34 % des Canadiens de 65 ans et plus vivant dans les ménages privés présentent un risque nutritionnel.
  • Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de présenter un risque nutritionnel  (38 % contre 29 %).
  • La probabilité de courir un risque nutritionnel est près de deux fois plus élevée chez les personnes souffrant de dépression (62 %) que chez les autres (33 %).
  • Les caractéristiques sociales, y compris le fait de vivre seul, le faible soutien social et la participation sociale peu fréquente, sont associées au risque nutritionnel chez les personnes âgées.