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Contexte
Mots-clés
Résultats
Auteurs
Ce que l'on sait déjà sur le sujet
Ce qu'apporte l'étude

Contexte

Les études portant sur les adolescents et les adultes ont révélé que l'utilisation de la taille et du poids autodéclarés pour calculer l'indice de masse corporelle (IMC) produit une plus faible prévalence de l'obésité que les estimations fondées sur les données mesurées. Relativement peu d'études portent sur le biais résultant de l'utilisation des données sur la taille et le poids des enfants déclarées par les parents, et les résultats sont peu uniformes.

Données et méthodes

Les données proviennent de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé de 2007 à 2009. On a recueilli des données sur la taille et le poids des enfants de 6 à 11 ans (n=854) déclarées par les parents. Par la suite, la taille et le poids des enfants ont été mesurés directement.

Résultats

En moyenne, les parents sous-estiment la taille (de 3,3 cm) et le poids (de 1,1 kg) de leurs enfants. Les estimations de la prévalence de l'obésité sont significativement plus élevées lorsqu'elles sont fondées sur les valeurs déclarées par les parents comparativement aux valeurs mesurées pour les enfants de 6 à 8 ans; les deux méthodes de collecte produisent des estimations comparables de l'obésité chez les enfants de 9 à 11 ans. Pour les enfants dans l'un et l'autre groupe d'âge, l'utilisation des valeurs déclarées par les parents donne lieu à d'importantes erreurs de classification dans les catégories d'IMC. Cela a pour effet d'affaiblir les associations entre l'obésité et des indicateurs de la santé comme la capacité aérobique et la tension artérielle systolique. La variance expliquée par les facteurs associés au biais dans la taille et le poids déclarés par les parents est petite, particulièrement dans le cas de la taille. L'utilisation d'équations de correction fondées sur les variables associées au biais donne lieu à une réduction très modeste des erreurs de classification.

Interprétation

Le biais associé aux données sur la taille et le poids des enfants déclarées par les parents donne lieu à des erreurs de classification dans le cas de l'obésité qui influent sur les liens avec d'autres variables. Les efforts déployés pour établir des équations de correction pour ce biais n'ont pas porté fruit. Il faut disposer de mesures directes pour pouvoir calculer avec exactitude les estimations de l'obésité et leurs liens avec les indicateurs de la santé chez les enfants.

Mots-clés

Biais, indice de masse corporelle, mesure directe, erreur de mesure, erreur de classification, sensibilité, spécificité, validité.

Résultats

Au cours des 25 dernières années, la prévalence de l'obésité chez les enfants, les adolescents et les adultes au Canada a augmenté sensiblement, phénomène se refl étant à l'échelle mondiale. Il est essentiel de surveiller les tendances de l'obésité pour évaluer les mesures visant à prévenir ou à réduire l'obésité chez les enfants.[Texte intégral]

Auteurs

Margot Shields, (1-613-951-4177; margot.shields@statcan.gc.ca) travaille à la Division de l'analyse de la santé à Statistique Canada, Ottawa (Ontario) K1A 0T6. Sarah Connor Gorber travaille à l'Agence de la santé publique du Canada, Ottawa (Ontario). Ian Janssen travaille à l'Université Queen's, Kingston (Ontario). Mark S. Tremblay travaille à l'Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario et à l'Université d'Ottawa, Ottawa (Ontario)

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • Les études portant sur les adultes ont révélé que les valeurs autodéclarées sous-estiment le poids et surestiment la taille, donnant lieu à des estimations plus faibles de l'obésité que celles produites à partir de données mesurées.
  • Les résultats du petit nombre d'études portant sur les mesures de la taille et du poids chez les enfants ne sont pas uniformes, et les répercussions ne sont pas bien comprises.

Ce qu'apporte l'étude

  • Dans l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé de 2007 à 2009, les parents ont sous-estimé la taille et le poids des enfants de 6 à 11 ans, ce qui a entraîné une surestimation de l'indice de masse corporelle (IMC) chez les enfants de 6 à 8 ans.
  • L'utilisation des données sur la taille et le poids déclarées par les parents donne lieu à d'importantes erreurs de classification dans les estimations de la prévalence selon la catégorie d'IMC.
  • L'erreur de classification attribuable aux valeurs déclarées par les parents a pour effet d'affaiblir les associations entre l'obésité et d'autres variables comme la capacité aérobique et la tension artérielle systolique.
  • Les efforts déployés pour établir des équations de correction pour ce biais dans les données déclarées par les parents n'ont pas porté fruit.