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Les données proviennent du module de la cognition de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Vieillissement en santé (2009). Faisaient partie de la base de sondage les personnes de 45 ans et plus des dix provinces qui habitaient un logement privé. Étaient exclus les habitants des trois territoires, des réserves indiennes, des terres de la Couronne et de certaines régions éloignées, ainsi que les personnes vivant en établissement et les membres à temps plein des Forces canadiennes. Les données ont été recueillies de décembre 2008 à novembre 2009 au moyen d'interviews sur place assistées par ordinateur.

Le questionnaire du module de la cognition a été administré en anglais ou en français aux participants qui répondaient en leur propre nom uniquement, au contraire de la composante principale de l'ESCC, où les réponses fournies par personne interposée étaient acceptées si l'état de santé mentale ou physique de la personne sélectionnée l'en empêchait (2,2 % de l'échantillon). Comparativement aux autres participants, les participants qui ont été exclus du module de la cognition parce qu'ils devaient répondre par personne interposée étaient plus susceptibles d'être atteints de la maladie d'Alzheimer ou de démence, ou encore d'avoir eu un accident vasculaire cérébral19. Leur exclusion signifie que les catégories de fonctionnement cognitif étaient fondées sur un échantillon présentant un fonctionnement cognitif plus élevé20. En outre, étant donné que les résidents d'établissements de soins de longue durée (7 % des personnes âgées)18 étaient exclus de l'ESCC, l'échantillon est de moins en moins représentatif de la population générale de personnes âgées aux âges progressivement plus avancés.

Les participants peuvent avoir été exclus du module de la cognition pour d'autres motifs, par exemple si l'interview avait été menée par téléphone, si l'enquête s'était déroulée dans une langue autre que le français ou l'anglais (sans personne interposée) ou si le participant avait refusé d'exécuter les tâches.

Le taux de réponse global au questionnaire du module sur la cognition a été de 62,3 % (N = 25 864), comparativement à 74,4 % pour l'ensemble de l'échantillon. On a appliqué des poids d'échantillonnage distincts aux résultats dans le cas des variables du fonctionnement cognitif.

L'étude est fondée sur un échantillon de 13 176 personnes de 65 ans et plus qui n'ont pas déclaré un diagnostic de maladie d'Alzheimer ou de démence et qui ont rempli le questionnaire du module sur la cognition, ce qui représente une population pondérée de 4,3 millions de personnes. Au total, 81,8 % des membres de l'échantillon ont effectué le test de rappel immédiat et 68,1 % ont fait le test de rappel différé. En tout, 91,3 % ont effectué le test de fluence sémantique (l'attribution de noms d'animaux), tandis que 88,0 % ont fait le test d'alternance mentale. Pour chaque tâche, les réponses manquantes ont été exclues des estimations de la prévalence. Les erreurs-types ont été calculées au moyen d'une méthode bootstrap21.

Les quintiles de revenu du ménage étaient les suivants : inférieur, moyen-inférieur, moyen, moyen-supérieur, supérieur.

Les catégories de modalités de vie étaient les suivantes : vit seul, vit avec un conjoint/conjoint de fait, autres modalités de vie.

Afin de déterminer la présence de problèmes de santé chroniques, on a demandé aux participants à l'enquête si un professionnel de la santé avait diagnostiqué chez eux un problème de santé qui avait duré ou qui devait durer six mois ou plus, puis on leur a lu une liste de problèmes de santé. Les problèmes de santé chroniques mentionnés étaient autodéclarés et n'ont été validés par aucune source externe.

Les participants ont été classés dans les catégories d'indice de masse corporelle (IMC) suivantes en fonction de leur taille et leur poids autodéclarés : obésité (IMC de 30 kg/m2 ou plus), embonpoint (IMC de 25 kg/m2 ou plus mais inférieur à 30 kg/m2), poids normal (IMC de 18,5 kg/m2 ou plus mais inférieur à 25 kg/m2), insuffisance pondérale (IMC inférieur à 18,5 kg/m2).

Pour savoir si les participants avaient fait une seule chute ou des chutes récurrentes (deux ou plus), on tenait compte des réponses aux questions suivantes : « Au cours des 12 derniers mois, avez-vous fait des chutes? » et « Combien de fois êtes-vous tombé(e) au cours des 12 derniers mois? ».

Les questions sur la capacité des participants à accomplir les activités instrumentales et de base étaient fondées sur le Multidimensional Functional Assessment Questionnaire de l'OARS (Older Americans Resources and Services )30. Aux fins de la présente analyse, les réponses ont été regroupées de façon à distinguer les personnes présentant une incapacité légère, par opposition à celles présentant une incapacité modérée, grave ou totale.

Les participants ayant reçu des soins à domicile au cours des 12 derniers mois ont été subdivisés selon qu'ils avaient reçu des soins formels seulement, des soins informels seulement, ou les deux.

La participation sociale fréquente était définie comme le fait de participer au moins une fois par semaine à l'une de huit activités communautaires incluant d'autres personnes.

On a demandé aux participants à quelle fréquence ils ressentaient un manque de compagnie, avaient l'impression d'être tenus à l'écart ou se sentaient isolés. Aux fins de la présente analyse, les participants qui ont répondu « parfois » ou « souvent » à chacune de ces trois questions, comparativement à « à peu près jamais », ont été classés dans la catégorie « solitaire ».

L'état de santé autoévalué était fondé sur la question « En général, diriez-vous que votre santé est : ...? ». Les personnes qui ont jugé leur santé bonne, très bonne ou excellente (par opposition à passable ou mauvaise) ont été considérées comme ayant fait une autoévaluation « positive » de leur état de santé. Une question similaire a servi à déterminer l'état de santé mentale autoévalué.