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Ce que l'on sait déjà sur le sujet
Ce qu'apporte l'étude
Contexte
Les Autochtones sont plus vulnérables à l'insécurité alimentaire et à la morbidité que l'ensemble de la population canadienne. Toutefois, on dispose de peu de renseignements sur les liens entre l'insécurité alimentaire et la santé dans les ménages autochtones.
Données et méthodes
Les données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Nutrition de 2004 ont servi à examiner les rapports entre la sécurité alimentaire du ménage et les renseignements autodéclarés sur l'état de santé, le bien-être et les comportements influant sur la santé pour un échantillon formé de 837 adultes autochtones vivant hors réserve. Le niveau de sécurité alimentaire du ménage était fondé sur l'interprétation donnée par Santé Canada au Household Food Security Survey Module des États-Unis. Une régression logistique multivariée a servi à déterminer les rapports importants, tout en permettant une correction pour tenir compte des variables confusionnelles éventuelles.
Résultats
Environ 29 % des Autochtones âgés de 18 ans et plus vivaient dans un ménage touché par l'insécurité alimentaire. Ces personnes étaient plus susceptibles de déclarer un mauvais état de santé général et une mauvaise santé mentale, de l'insatisfaction à l'égard de la vie, un très faible sentiment d'appartenance à la communauté, un niveau de stress élevé et la consommation de tabac, en comparaison de leurs homologues des ménages en situation de sécurité alimentaire. Lorsque l'âge, le sexe et le niveau de scolarité des membres du ménage étaient pris en compte, les participants provenant des ménages en situation d'insécurité alimentaire affichaient une cote significativement plus élevée exprimant le risque d'être en mauvaise santé, de vivre beaucoup de stress, d'être insatisfait à l'égard de la vie et d'éprouver un très faible sentiment d'appartenance à la communauté.
Interprétation
La diminution de l'insécurité alimentaire du ménage peut améliorer la santé et le bien-être des Autochtones vivant hors réserve.
Mots-clés
Régime, alimentation, apport alimentaire, comportement influant sur la santé, population à faible revenu, enquêtes sur la nutrition, pauvreté.
Résultats
Il y a insécurité alimentaire dans toute situation où l'approvisionnement en aliments nutritionnellement appropriés et sûrs pour la santé est déficient ou lorsque la capacité d'acheter ces aliments par des moyens socialement acceptables est limitée ou incertaine. L'insécurité alimentaire peut désigner la crainte de ne pouvoir obtenir de la nourriture, pour soi-même ou pour d'autres, ou encore la faim qui résulte d'une pénurie de vivres. L'insécurité alimentaire représente la privation d'un besoin fondamental et peut constituer un signe avant-coureur d'apports alimentaires sous-optimaux et de risques pour la santé et le bien-être. Il s'agit donc d'un problème important de santé publique, particulièrement pour les groupes marginalisés du point de vue économique, notamment les Autochtones. [Texte intégral]
Auteurs
Noreen Willows (1-780-492-3989; noreen.willows@ualberta.ca), Paul Veugelers, Kim Raine et Stefan Kuhle sont à l'Université de l'Alberta, Edmonton (Alberta) T6G 2T4.
Ce que l'on sait déjà sur le sujet
- Les taux de mortalité et de morbidité chez les Autochtones sont supérieurs à ceux pour les Canadiens non autochtones.
- Au Canada, l'insécurité alimentaire du ménage est un problème de santé publique important, particulièrement pour les groupes marginalisés du point de vue économique, notamment les Premières nations, les Métis et les Inuits.
- L'insécurité alimentaire du ménage peut être un signe avant-coureur d'apports alimentaires sous-optimaux et de risques pour la santé et le bien-être.
Ce qu'apporte l'étude
- Les adultes autochtones vivant dans les ménages en situation d'insécurité alimentaire sont plus susceptibles que ceux vivant dans les ménages en situation de sécurité alimentaire d'avoir un mauvais état de santé général, un niveau de stress élevé, une moins grande satisfaction à l'égard de la vie et un très faible sentiment d'appartenance à la communauté.
- Ces rapports persistent même après correction pour tenir compte de l'âge, du sexe et du niveau de scolarité des membres du ménage.
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