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Alors que l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) comporte des questions sur le nombre de blessures limitant les activités et survenues durant l'année précédente, les participants ont dû fournir des détails uniquement sur « la blessure la plus grave ». Les estimations liées à la gravité de la blessure sont donc quelque peu exagérées et ne représentent pas l'ensemble des blessures survenues.
 
Plusieurs caractéristiques des données de l'ESCC empêchent de fournir des estimations complètes de la fréquence des blessures au travail. Premièrement, les données sur les blessures mortelles ne sont pas disponibles. Deuxièmement, comme on n'a recueilli des renseignements que sur la blessure la plus grave, si une personne avait subi une blessure au travail et une autre blessure perçue comme étant plus grave, la blessure au travail n'aurait pas été déclarée. Parmi les personnes ayant déclaré une blessure au travail comme étant la blessure la plus grave, 19 % ont déclaré plus d'une blessure (données non présentées); le nombre de ces personnes qui avaient subi deux blessures ou plus au travail est inconnu. Troisièmement, l'analyse ne couvre pas les blessures dues à des mouvements répétitifs. Quatrièmement, les données d'enquête indiquent une probabilité décroissante de déclarer une blessure au travail à mesure qu'augmente le temps écoulé entre la blessure et la date de l'entrevue. La diminution de la déclaration des blessures non liées au travail au cours du temps est semblable (données non présentées). Cela donne à penser que la prévalence des blessures a été sous-estimée à cause de la remémoration décroissante au fil du temps, phénomène qui a été observé lors d'études antérieures29-34.

 

Pourcentage de personnes qui ont subi au moins une blessure au travail limitant les activités, selon le nombre de mois écoulés entre l'entrevue et le moment de la blessure, population à domicile occupée de 18 à 75 ans, Canada, 2003


Pourcentage de personnes qui ont subi au moins une blessure au travail limitant les activités, selon le nombre de mois écoulés entre l'entrevue et le moment de la blessure, population à domicile occupée de 18 à 75 ans, Canada, 2003

Nota : Les blessures survenues le même mois que l'entrevue ne sont pas incluses.
Source : Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2003.

 

L'information sur la durée de l'emploi actuel n'était pas disponible. Certaines personnes ayant déclaré avoir subi une blessure au travail l'année précédente pourraient avoir occupé un emploi différent au moment de la blessure. La mesure dans laquelle cela a pu se produire est inconnue. Toute classification incorrecte résultante (du type d'emploi ou « exposition ») pourrait avoir entraîné une sous-estimation ou une surestimation des associations réelles entre le type d'emploi et le risque de blessure.

Les facteurs influant sur le risque de blessure au travail n'ont pas tous été inclus dans l'analyse, parce que l'information n'était pas disponible ou que l'association avec les blessures au travail est inconnue. Des études ont montré que le risque de blessure au travail est lié à un mauvais sommeil et au ronflement35-37. D'autres ont révélé que des facteurs « humains », comme l'inexpérience et une propension à prendre des risques, contribuent au risque de blessure28,38. Cependant, comme le cycle 2.1 de l'ESCC n'a pas produit de données sur ces variables ou sur des facteurs directement liés à l'emploi, tels que l'activité professionnelle, les machines et les outils utilisés, ou l'exposition à des substances nuisibles, on n'a pu examiner leur relation avec les blessures. Vu l'absence de données ou le défaut d'inclure des variables influant sur le risque de blessure, il se pourrait que des associations tirées de l'analyse résultent en partie de facteurs non considérés.
 
L'analyse est fondée sur des données autodéclarées. Comme les réponses à l'enquête n'ont pas fait l'objet d'une vérification indépendante, on ne connaît pas la nature du biais causé par les erreurs de déclaration. En particulier, il se pourrait que s'en ressente l'exactitude des données sur les comportements socialement délicats, comme l'usage du tabac et la consommation d'alcool. La tendance des fumeurs ou des grands buveurs à nier ou sous-déclarer leur consommation pourrait contribuer à fausser leur classification ou à représenter incorrectement les associations réelles entre les blessures, d'une part, et l'usage du tabac et la consommation d'alcool, d'autre part. Il en va de même pour les associations concernant l'indice de masse corporelle. Elles risquent d'être altérées lorsque l'IMC est sous-estimé par suite d'erreurs de déclaration de la taille et du poids39, surtout chez les personnes qui font réellement de l'embonpoint ou qui sont obèses. Les données sur le revenu d'emploi n'étaient pas disponibles; le revenu personnel autodéclaré a été utilisé à la place.

La gravité des blessures est inconnue. Bien que l'on ait demandé aux participants à l'enquête de déclarer les blessures « suffisamment graves pour limiter leurs activités normales », un examen des soins recherchés donne à penser que la gravité des blessures variait fortement.

Les données sont transversales; par conséquent, aucune inférence quant au lien de causalité ou à l'ordre temporel des variables n'est possible d'après les résultats de l'analyse.