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Faits saillants

Chapitre A: Les résultats des établissements d’enseignement et l’impact de l’apprentissage

A1 Niveau de scolarité de la population adulte

  • Entre 1998 et 2008, la proportion de Canadiens âgés de 25 à 64 ans sans diplôme d’études secondaires est passée de 21 % à 13 %, enregistrant chaque année un léger recul. Chaque province, ainsi que la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), affiche également de telles baisses.

  • En 2008, 92  % des Canadiens âgés de 25 à 34 ans possédaient au moins un diplôme d’études secondaires, comparé à 80% pour ceux âges de 55 à 64 ans, ce qui reflète la progression dans le temps du niveau de scolarité.

  • Il y a relativement peu de différences entre les provinces en ce qui concerne la proportion d’adultes âgés de 25 à 34 ans possédant au moins un diplôme d’études secondaires; les chiffres allaient de 88 % au Manitoba à 93 % au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Colombie-Britannique.

  • En 2008, le quart (24 %) des Canadiens âgés de 25 à 64 ans avaient terminé des programmes d’études tertiaires de type B, ce qui est de loin supérieur à la moyenne de 9 % déclarée par l’OCDE pour ses 31 pays membres. Au Canada, lesétudes tertiaires de type B comprennent les certificats ou diplômes non universitaires d’un collège communautaire, d’un CEGEP ou d’une école de sciences infirmières, ainsi que les certificats universitaires inférieurs au baccalauréat.

  • La proportion correspondante à l’échelle internationale en ce qui concerne les programmes d’études tertiaires de type A et les programmes de recherche de haut niveau était de 21 %, contre 25 % au Canada. Au Canada, le tertiaire de type A comprend le baccalauréat et la maîtrise et d’autres diplômes ou certificats universitaires supérieurs au baccalauréat (mais inférieurs à un doctorat), alors que les programmes de recherche de haut niveau comprennent les doctorats et les programmes postdoctoraux.

A2 Obtention d’un diplôme de fin d’études secondaires

  • Le taux d’obtention d’un diplôme de fin d’études secondaires était de 77% au Canada en 2007. La majorité des autres pays membres de l’OCDE affichaient également des taux d’obtention de diplôme supérieurs à 75 % et la plus récente moyenne de l’OCDE était de 80 %. Le taux d’obtention d’un diplôme de fin d’études secondaires mesure la proportion de diplômés d’études secondaires par rapport à la taille de la population de jeunes à l’âge typique de graduation.

  • Les taux d’obtention d’un diplôme de fin d’études secondaires chez les femmes étaient supérieurs à ceux des hommes dans la totalité des provinces et des territoires, ainsi que dans la grande majorité des pays de l’OCDE pour lesquels on dispose de données comparables. Au Canada, les taux d’obtention d’un diplôme de fin d’études secondaires étaient de 81 % chez les femmes et de 73 % chez les hommes.

A3 Obtention d’un diplôme d’études tertiaires

  • Au Canada, le taux d’obtention d’un premier diplôme de l’enseignement tertiaire de type B (comprenant essentiellement les diplômes décernés par les collèges) était de 26,4 % en 2006. La plus récente moyenne comparable des pays membres de l’OCDE est 9,5 %. Cet écart important témoigne de la vigueur du secteur de l’enseignement tertiaire de type B au Canada, une importance que l’on ne trouve que dans peu de pays de l’OCDE. (Le taux d’obtention d’un diplôme d’études tertiaires mesure la proportion de diplômés d’études tertiaires par rapport à la taille de la population de jeunes à l’âge typique de graduation.)

  • Le taux moyen d’obtention d’un premier diplôme d’études tertiaires de type A (baccalauréat) au Canada était de 34,1 % (2007), soit environ 4 points de pourcentage de moins que la plus récente moyenne de 38,0 % enregistrée par l’OCDE. Toutefois, ce taux n’est pas vraiment faible si l’on tient compte de l’ensemble du secteur tertiaire au Canada, où de nombreux étudiants du niveau postsecondaire choisissent de suivre une formation tertiaire de type B.

  • Au Canada, le taux estimé d’obtention d’un premier diplôme d’études tertiaires de type B était plus élevé chez les femmes (32,2 %) que chez les hommes (20,9 %), soit un écart assez appréciable de 11 points de pourcentage. Les taux d’obtention d’un diplôme d’études tertiaires de type A (43,2 % chez les femmes, contre 25,3 % chez les hommes) révèlent un écart encore plus grand entre les sexes, soit 18 points de pourcentage. Au niveau de l’OCDE, les écarts correspondants étaient de l’ordre de 2,3 points de pourcentage pour le tertiaire de type B et de 15,5 points de pourcentage pour le tertiaire de type A.

  • À l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, où le taux d’obtention d’un diplôme d’études tertiaires de type B était de 46,3 % chez les hommes (contre 31,8 % chez les femmes), les taux enregistrés par les femmes étaient supérieurs à ceux des hommes dans toutes les provinces. Quant à l’obtention d’un diplôme d’études tertiaires de type A, les taux des femmes étaient, sans exception, supérieurs à ceux des hommes partout au pays.

A4 Résultats sur le marché du travail

  • Au Canada et dans les autres pays de l’OCDE, il est évident que les perspectives d’emploi augmentent par rapport au niveau de scolarité. En 2008, le taux global d’emploi des personnes âgées de 25 à 64 ans n’ayant pas obtenus leur diplôme de fin d’études secondaires était de 58%, tandis que le taux pour les diplômés ayant obtenus un diplôme de fin d’études secondaires ou un diplôme postsecondaire non-tertiaire était de 77%, et de 83% pour les diplômés du tertiaire.

  • Dans la majorité des pays de l’OCDE, l’écart entre les taux d’emploi des hommes et des femmes était moins prononcé chez les diplômés de niveau tertiaire de type A et des programmes de recherche de haut niveau que chez ceux des diplômés du deuxième cycle du secondaire. Au Canada, on observe un écart entre les sexes de 12 points de pourcentage chez les diplômés du deuxième cycle du secondaire. Cet écart était deux fois moins important (6 points) chez les diplômés du niveau tertiaire de type A et des programmes de recherche de haut niveau.

  • Entre 1998 et 2008, l’écart entre le taux d’emploi global des diplômés de niveau tertiaire et celui des personnes sans diplôme de fin d’études secondaires s’est légèrement rétréci au Canada passant de 29 à 25 points de pourcentage. Ce type d’écart a aussi eu tendance à diminuer dans le temps dans les provinces.

A5 Avantages économiques liés à l’éducation

  • Les gains relatifs des Canadiens âgés de 25 à 64 ans indiquent clairement que les gains annuels moyens provenant d’un emploi (avant impôts) augmentent avec le niveau de scolarité. Cette tendance se manifeste également à l’échelle internationale.

  • En 2007, l’avantage le plus marqué au chapitre des gains revient aux diplômés universitaires appartenant aux catégories CITE 5A et 6 (enseignement tertiaire de type A et programmes de recherche de haut niveau). Ces diplômés gagnaient en moyenne 75 % plus que les titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires ou de formation professionnelle.

  • Les gains des individus détenteurs d’un diplôme universitaire étaient nettement supérieurs dans toutes les provinces, les avantages allant de 45 % en Alberta à 103 % au Nouveau-Brunswick.

  • Au Canada, les femmes continuent de gagner un revenu nettement inférieur à celui des homme, quel que soit leur niveau de scolarité. En 1998, les gains annuels moyens des femmes avec une éducation de niveau tertiaire (collège ou université) équivalaient à 61% ceux des hommes. L’écart entre les deux sexes avait diminué en 2007, alors que les femmes gagnaient toujours 63 % du revenu des hommes.

Chapitre B: Les ressources financières investies dans l’éducation

B1 Dépenses en éducation en pourcentage du produit intérieur brut (PIB)

  • Avec 6,1 % de son PIB affecté aux établissements d’enseignement en 2006, le Canada consacrait plus que la moyenne de 5,7 % enregistrée dans les pays de l’OCDE. L’affectation des ressources financières au titre des établissements d’enseignement est un choix collectif qui fait intervenir les pouvoirs publics, les entreprises, les élèves, les étudiants et leur famille. Elle dépend aussi, en partie, de la taille de la population d’âge scolaire et du taux de scolarisation, ainsi que de la richesse relative du pays.

  • L’effort financier consacré aux établissements d’enseignement variait également d’une province ou d’un territoire à l’autre. En 2006, alors que l’Alberta investissait 4,3 % de son PIB dans les établissements d’enseignement, le Yukon et le Nunavut investissaient plus du double de cette proportion, soit, respectivement, 9,0 % et 13,1 %.

  • En 2006, 43 % (soit 2,6 % de 6,1 %) de la part du PIB canadien investie en éducation ont été affectés au secteur tertiaire. Parmi les pays de l’OCDE, le Canada, ainsi que les États-Unis (41 %), consacraient donc la plus forte proportion des dépenses en éducation à l’enseignement tertiaire.

B2 Répartition des dépenses en éducation

  • La proportion des dépenses en éducation affectée aux dépenses de fonctionnement était relativement élevée au Canada en 2006 : 92 % au niveau de l’enseignement primaire et secondaire, et 94 % au niveau de l’enseignement tertiaire. Ces chiffres sont relativement semblables aux proportions moyennes enregistrées par les pays membres de l’OCDE, soit, respectivement, 92 % et 91 %. Les dépenses de fonctionnement concernent les ressources utilisées chaque année par les établissements scolaires dans le cadre de leurs activités.

  • En 2006, au niveau de l’enseignement primaire et secondaire, la rémunération du personnel (78 %) – surtout celle des enseignants (62 %) – constituait le poste le plus important des dépenses de fonctionnement au Canada, de même que dans tous les autres pays de l’OCDE. Au niveau de l’enseignement tertiaire au Canada, 63 % des dépenses de fonctionnement étaient consacrées à la rémunération de l’ensemble du personnel et 37 %, à la rémunération des enseignants. La proportion des dépenses de fonctionnement affectée à la rémunération du personnel du secteur de l’éducation était plus importante au niveau de l’enseignement primaire et secondaire qu’à celui de l’enseignement tertiaire dans l’ensemble des provinces et des territoires, à l’exception du Yukon.

  • Au Canada, 6,5 % des dépenses en éducation au titre de l’enseignement tertiaire étaient affectées aux dépenses en capital; la moyenne était de 9.3 % pour les pays de l’OCDE. Pour l’enseignement primaire et secondaire, la proportion correspondante pour le Canada et les pays de l’OCDE était de 7,6 %. Les dépenses en capital portent sur les biens dont la durée de vie est supérieure à un an et comprennent les dépenses consacrées à la construction de locaux, à leur rénovation et aux réparations importantes.

  • Sauf à l’Île-du-Prince-Édouard, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique, la proportion des dépenses en capital était généralement plus importante au niveau de l’enseignement primaire et secondaire qu’à celui de l’enseignement tertiaire.

Chapitre C: Accès à l’éducation, participation et progression

C1 Étudiants internationaux

  • Au Canada, les étudiants internationaux représentaient une plus forte proportion des effectifs des programmes de recherche de haut niveau (20 %) que des programmes d’enseignement tertiaire de type A (7 %) et des programmes d’enseignement tertiaire de type B (4 %). Les étudiants internationaux comprennent les étudiants qui ne sont pas des citoyens canadiens ni des résidents permanents du Canada.

  • Les proportions d’étudiants internationaux inscrits aux programmes de recherche de haut niveau étaient supérieures à la moyenne canadienne et à la moyenne des pays de l’OCDE (20 % et 18 %, respectivement) dans sept provinces : l’Île-du-Prince-Édouard (46 %), la Saskatchewan (35 %), Terre-Neuve-et-Labrador (33 %), le Manitoba (29 %), la Colombie-Britannique (24 %), le Nouveau Brunswick (24 %), et l’Alberta (21 %). En général, la proportion d’étudiants internationaux inscrits aux programmes d’enseignement tertiaire de type A et d’enseignement tertiaire de type B variait moins d’une province à l’autre.

C2 Transitions au marché du travail

  • Au Canada, en 2008, 20 % des jeunes âgés de 15 à 19 ans ne suivaient plus de formation scolaire. Ce chiffre est élevé, puisque la fréquentation scolaire est obligatoire au moins jusqu’à l’âge de 16 ans dans la plupart des provinces et des territoires et jusqu’à l’âge de 18 ans en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

  • Dans les pays de l’OCDE, une moyenne de 15 % des jeunes de 15 à 19 ans n’étaient pas aux études en 2008. Cette proportion a diminué au cours de la décennie (20 % en 1998), tandis qu’elle est restée stable au Canada.

  • La proportion de jeunes âgés de 15 à 19 ans qui ne sont plus en formation variait également d’une province à l’autre, de 14 % au Nouveau-Brunswick à 26 % en Alberta. Encore plus élevées, les estimations correspondantes pour le Nord s’échelonnaient de 25 % à 34 %.

  • Certaines provinces canadiennes semblent mieux réussir que d’autres à intégrer à la population active les jeunes adultes possédant un niveau de scolarité relativement faible. Dans les provinces de l’Ouest, le lien entre un taux d’emploi relativement élevé (environ 70 %) et une proportion relativement élevée de jeunes gens hors formation indique que les marchés du travail qui manquent de main-d’œuvre peuvent attirer et employer des jeunes sans égard à leur niveau de scolarité.

C3 Participation à l’apprentissage des adultes

  • Au Canada, en 2008, 42 % des adultes de 25 à 64 ans avaient participé, pour des raisons professionnelles ou personnelles, à l’éducation ou à la formation formelle ou non formelle. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les adultes participaient à l’éducation et à la formation dans la même proportion (41 %) que leurs homologues au Canada. L’éducation et la formation formelles consistent en activités d’apprentissage structurées qui mènent à l’obtention d’un titre officiel (grade, diplôme, certificat ou licence). L’éducation et la formation non formelles consistent en activités d’apprentissage structurées qui ne conduisent pas à l’obtention d’un titre officiel. 

  • Au Canada, le taux de participation des adultes de 25 à 34 ans atteignait près du double (50 %) de celui des personnes de 55 à 64 ans (28 %). Dans la plupart des provinces, les plus hauts taux de participation s’observaient aussi chez les jeunes adultes.

  • Les taux de participation des adultes de 35 à 44 ans et de 45 à 54 ans, qui représentent une part importante de la population active, réelle ou potentielle, étaient quelque peu inférieurs à ceux des personnes âgées de 25 à 34 ans, mais ils restaient supérieurs à 40 %.

  • La participation des adultes à l’éducation et à la formation est liée de manière positive au niveau de scolarité. C’est le cas dans l’ensemble du Canada et dans chaque province. Au Canada, 18 % des adultes dont le plus haut niveau de scolarité était inférieur au deuxième cycle du secondaire avaient participé à des activités d’éducation et de formation en 2008. Ce chiffre grimpait à 54 % chez les diplômés de l’enseignement tertiaire.