Enquête nationale auprès des apprentis : Vue d?ensemble du Canada 2015
Section 10 Conclusion

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L’Enquête nationale auprès des apprentis de 2015 fournit une source complète de données au sujet des apprentis qui ont terminé ou abandonné leur apprentissage en 2011, 2012 ou 2013. Ce rapport résume les principales conclusions concernant les facteurs et les difficultés liés à l’achèvement ou à l’abandon par les apprentis de leur apprentissage, y compris l’aide financière, les résultats sur le marché du travail, la mobilité et les attitudes des apprentis. Une analyse des résultats concernant trois groupes démographiques d’intérêt a fourni une explication plus précise des expériences vécues par les femmes, les Autochtones et les immigrants dans le système d’apprentissage.

Selon l’ENA de 2015, la majorité des apprentis se sont inscrits avant d’avoir eu 25 ans, avec un âge moyen à l’inscription de 27 ansNote 1 et étaient célibataires, sans personnes à charge de moins de 18 ans, lorsqu’ils ont commencé leur programme. Au moment de l’inscription, le plus haut niveau de scolarité atteint pour la plupart des apprentis de l’ENA était le diplôme d’études secondaires. La plupart étaient des apprentis dans un métier du Sceau rouge. La majorité des apprentis étaient des finissants.

Les apprentis de l’ENA ont rencontré des difficultés dans le cadre de leur apprentissage, et l’ENA a permis de mettre en évidence leurs expériences. Les raisons les plus fréquemment citées par les apprentis pour expliquer la décision d’entamer un programme d’apprentissage étaient « leur intérêt pour le métier », « les conditions de travail satisfaisantes » et « l’attente d’un emploi permanent ». La plupart des apprentis ont travaillé pour un seul employeur pendant leur programme et la majeure partie des apprentis ont indiqué n’avoir eu aucune difficulté à trouver un employeur qui embauche des apprentis lorsqu’ils ont commencé leur apprentissage. La plupart des apprentis n’ont pas trouvé que leur expérience de travail ou les cours suivis étaient difficiles et ils ont évalué très favorablement l’équipement et la technologie utilisés pendant leur formation professionnelle. La plupart des apprentis ont également indiqué que l’expérience de travail acquise pendant leur apprentissage les a bien préparés à l’examen en vue de l’obtention du certificat.

Les résultats relatifs à l’aide financière ont révélé que les programmes d’apprentissage sont largement financés par les revenus d’emploi versés par les employeurs d’apprentis. Les résultats montrent également qu’un plus grand nombre de finissants que de décrocheurs ont eu recours à d’autres formes de soutien offertes, comme les subventions incitatives aux apprentis et les subventions à l’achèvement de la formation d’apprenti, les crédits d’impôt, les prestations d’assurance-emploi et les allocations de formation. Les finissants étaient aussi plus susceptibles de recevoir de l’aide supplémentaire de leur employeur d’apprentis.

Un examen du statut de certification des apprentis de la population de l’ENA a révélé que la grande majorité des finissants détenaient un certificat de qualification dans leur métier. Parmi les apprentis qui n’avaient pas de certificat, la plupart des finissants avaient tenté l’examen de certification, alors que la plupart des décrocheurs ne l’avaient pas tenté. Parmi les finissants, la plupart avaient une certification Sceau rouge.

Les apprentis avaient généralement des résultats d’emploi positifs, puisque la plupart occupaient des emplois permanents, travaillaient à temps plein et ont indiqué avoir des avantages sociaux dans le cadre de leur emploi. Les décrocheurs étaient plus susceptibles que les finissants d’être des travailleurs autonomes. En outre, la plupart des finissants travaillaient dans la même profession que leur programme d’apprentissage. La grande majorité des apprentis de l’ENA ont déclaré qu’ils étaient satisfaits de leur salaire, de leur sécurité d’emploi et des conditions de santé et de sécurité au travail.

Les principales conclusions concernant la mobilité des apprentis ont révélé que seule une faible proportion d’apprentis avait déménagé d’une autre province, d’un autre territoire ou d’un autre pays pour commencer leur apprentissage. La plupart des apprentis qui ont travaillé à l’extérieur de leur province ou de leur territoire d’inscription pendant leur apprentissage l’ont fait parce que leur emploi l’exigeait. Un petit nombre d’apprentis a vécu et travaillé dans des provinces ou des territoires différents. Parmi les 10 principaux métiers du Sceau rouge, les apprentis monteurs d’appareils de chauffage représentaient la plus forte proportion ayant vécu et travaillé dans des provinces ou des territoires différents; ils étaient suivis des apprentis soudeurs, mécaniciens industriels et plombiers.

Les renseignements sur les attitudes des apprentis à l’égard de l’apprentissage et de la pratique d’un métier ont révélé que la plupart des apprentis avaient une attitude positive à l’égard des métiers. La plupart étaient d’accord ou tout à fait d’accord avec les énoncés « Être apprenti/Un programme d’apprentissage est la meilleure manière d’apprendre un métier » et « la pratique d’un métier est plus payante que les autres emplois ». En outre, la plupart des apprentis ne considéraient pas les métiers comme un deuxième choix de carrière. Cependant, une plus forte proportion d’apprentis plus âgés que de jeunes apprentis étaient d’accord sur ce point. La grande majorité des apprentis de l’ENA estimaient que de plus en plus de Canadiens considéraient les métiers comme une bonne option de carrière.

Les femmes représentaient une faible proportion des apprentis de la population de l’ENA. La plupart des femmes apprenties occupaient un emploi ou travaillaient dans une entreprise dans la semaine précédant l’entrevue de l’enquête, mais elles étaient moins susceptibles d’être embauchées que leurs homologues masculins. Les Autochtones apprentis étaient plus susceptibles d’avoir éprouvé des difficultés dans le cadre de leur programme d’apprentissage que les Non-Autochtones. Bien que les Autochtones apprentis étaient moins susceptibles que les non-Autochtones d’être embauchés; ceux qui travaillaient dans la semaine précédant l’entrevue de l’enquête étaient tout aussi susceptibles que les non-Autochtones d’être des travailleurs autonomes et de travailler à temps plein. Enfin, les immigrants apprentis étaient plus susceptibles que leurs homologues non immigrants de déclarer avoir eu de la difficulté à trouver un employeur au début de leur apprentissage. L’enquête révèle néanmoins que les immigrants apprentis avaient des résultats d’emploi semblables à ceux des non-immigrants.

Ces résultats d’enquête fournissent de nouveaux renseignements sur les apprentis de tout le Canada et peuvent être utilisés par les autorités de l’apprentissage, les enseignants et les décideurs concernés par les programmes d’apprentissage. Ces renseignements peuvent aussi être utiles pour les personnes qui envisagent la pratique d’un métier comme possibilité de carrière.

Note

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