Enquête nationale auprès des apprentis : Vue d?ensemble du Canada 2015
Section 4 Aide financière aux apprentis

Warning Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Comme le démontre la section 3, l’achèvement ou l’abandon d’un programme d’apprentissage est influencé par une variété de facteurs. Les contraintes financières et l’instabilité de l’emploi représentent des obstacles importants pour de nombreux apprentis, surtout ceux qui ont éprouvé des difficultés ou qui ont abandonné leur programme d’apprentissage. Les apprentis sont des travailleurs qui, à la fois, gagnent un salaire et suivent une formation pour devenir des ouvriers de métiers qualifiés. Cependant, comme les programmes d’apprentissage sont dictés par l’industrie, il est possible que les apprentis n’aient pas accès à suffisamment de travail pour subvenir à leurs besoins financiers pendant toute la durée du programme. De nombreuses formes d’aide financière sont offertes aux apprentis, y compris des subventions, des prêts, des crédits d’impôt et le régime d’assurance-emploi (AE). Cette section porte sur la façon dont les apprentis financent leur formation en apprentissage, y compris la sensibilisation à certains types d’aide financière et le recours à ceux-ci.

Principales conclusions

Subventions aux apprentis et crédits d’impôt

Deux subventions du gouvernement fédéral sont offertes aux apprentis dans les métiers du Sceau rouge : la subvention incitative aux apprentis (SIA) et la subvention à l’achèvement de la formation d’apprenti (SAFA)Note 1. Ces subventions ont pour but d’accroître l’accès aux programmes d’apprentissage dans les métiers du Sceau rouge et d’encourager la progression de l’apprenti dès les premières années du programme, afin qu’il poursuive sur sa lancée vers l’achèvement de la formation en apprentissage. L’ENA de 2015 comprenait une série de questions permettant d’évaluer la connaissance de ces subventions et le recours à celles-ci. Les résultats à propos des subventions aux apprentis sont présentés dans le tableau A.4.1, annexe A.

Environ 60 % des apprentis de l’ENA de 2015 étaient au courant des subventions aux apprentis offertes par le gouvernement fédéral pendant leur programme, les finissants étant plus susceptibles que les décrocheurs d’être au courant de ces dernières (consulter le tableau A.4.1, annexe A, pour obtenir les conclusions détaillées). La plupart des apprentis qui étaient au courant des subventions en ont fait la demande (SIA 75,5 % et SAFA 70,4 %), et la plupart des demandes de subvention (plus de 95 %) ont été approuvées. Les raisons les plus fréquemment citées par les apprentis pour expliquer le fait qu’ils n’avaient pas demandé de subvention étaient qu’ils n’étaient pas admissibles (SIA 24,7 % et SAFA 32,7 %) ou qu’ils avaient cessé leur apprentissage avant de pouvoir soumettre une demande (SIA 19,2 % et SAFA 25,5 %). Environ 90 % des finissants ont effectué une demande de SIA et de SAFA. Trois quarts (75,6 %) des finissants ont vu leur demande de SIA approuvée pour les deux années, et presque tous ceux qui en ont fait la demande (97,3 %) ont reçu une SAFA. Alors que les décrocheurs étaient moins susceptibles d’avoir soumis une demande de SIA (42,5 %), parmi ceux qui ont demandé cette subvention, la plupart (87,7 %) ont reçu cette subvention pour au moins une année ou un niveau.

On a demandé aux apprentis de commenter les fonds offerts par l’entremise des subventions. La plupart (81,5 %) étaient d’avis que l’argent des subventions les a aidés à assumer les coûts liés à l’apprentissage. De la même façon, près des trois quarts (72,6 %) estimaient que l’argent des subventions les avait encouragés à terminer leur apprentissage.

Des crédits d’impôt fédéraux et, dans certains cas, provinciaux/territoriaux, sont offerts aux apprentis pour les dépenses admissibles, comme le paiement des frais de scolarité ou l’achat des outils requis. Plus du tiers des apprentis (37,2 %) ont indiqué avoir déjà demandé un crédit d’impôt dans leur déclaration de revenus, et les finissants (45,2 %) étaient plus susceptibles d’en avoir fait la demande que les décrocheurs (26,4 %). La plupart de ceux qui n’avaient pas demandé de crédit d’impôt ont indiqué qu’ils ne l’avaient pas fait parce qu’ils n’étaient pas au courant de cette possibilité (56,2 %) ou parce qu’ils n’y étaient pas admissibles (15,2 %).

Recours au régime d’assurance-emploi (AE)

Les apprentis peuvent être admissibles aux prestations du régime d’assurance-emploi (AE)Note 2 pendant qu’ils cherchent un emploi ou qu’ils prennent congé de leur travail pour se concentrer à temps plein à leur formation. Les conclusions qui concernent le recours au régime d’AE sont présentées dans le tableau A.4.2 (annexe A).

Pendant les périodes de formation professionnelle obligatoire, lesquelles durent généralement de six à huit semaines, il est possible que les apprentis ne gagnent aucun revenu d’emploi. Parmi les apprentis qui avaient suivi au moins une période de formation professionnelle ou de cours, 59,1 % avaient soumis une demande de prestations d’assurance-emploi, et presque tous (97,7 %) en avaient reçu au moins une fois (tableau A.4.2, annexe A). Une plus forte proportion de finissants (66,0 %) que de décrocheurs (44,2 %) ont demandé de l’assurance-emploi pendant leur formation professionnelle; cependant, les taux d’approbation étaient semblables pour les deux groupes. Environ 40 % des apprentis ont indiqué que leur premier versement d’assurance-emploi est arrivé dans le délai prévu; cependant, la moitié (52,3 %) ont dit qu’il était arrivé plus tard ou beaucoup plus tard que prévu.

Les écoles de métiers et les instructeurs (49,0 %) constituaient pour les apprentis la principale source d’information au sujet des prestations d’assurance-emploi, suivis des représentants de Service Canada (13,2 %) et les employeurs d’apprentis (12,7 %). Les finissants (52,6 %) étaient plus susceptibles que les décrocheurs (37,3 %) de déclarer que leur école de métiers leur avait fourni de l’information sur l’AE.

La plupart de ceux qui n’ont pas fait de demande d’assurance-emploi pendant leur formation professionnelle ont indiqué qu’ils avaient un emploi rémunéré (44,7 %) ou qu’ils n’étaient pas admissibles (13,3 %). Bien que certains apprentis ne savaient pas qu’ils pouvaient demander des prestations d’assurance-emploi (12,7 %), d’autres (16,8 %) ont indiqué qu’ils n’avaient pas besoin d’argent supplémentaire. Une plus grande proportion de décrocheurs ont indiqué qu’ils n’étaient pas admissibles à l’assurance-emploi ou ne savaient pas qu’ils pouvaient en faire la demande, alors que les finissants étaient plus susceptibles de ne pas y recourir puisqu’ils avaient un emploi rémunéré ou qu’ils recevaient un salaire de leur employeur.

Parmi les apprentis dont les demandes ont été refusées ou qui n’étaient pas admissibles à l’assurance-emploi, les raisons les plus fréquemment citées étaient liées aux exigences du régime d’assurance-emploi : ils n’avaient pas accumulé suffisamment d’heures de travail (26,9 %); ils avaient un emploi (18,4 %); ou ils n’étaient pas inscrits à temps plein à des cours obligatoires (14,1 %).

Plus du quart des apprentis (27,7 %) ont indiqué avoir reçu des prestations d’assurance-emploi ordinaires en dehors des périodes de formation professionnelle de leur programme, probablement pour les aider pendant ces périodes de chômage.

Autres sources d’aide financière

Dans le cadre de l’ENA de 2015, on a demandé aux apprentis s’ils avaient eu recours à d’autres formes d’aide financière pour les aider à assumer les dépenses liées à la formation (voir le tableau A.4.3 [annexe A] pour consulter les résultats détaillés). Bien que de nombreux apprentis aient eu recours aux subventions, aux crédits d’impôt et aux prestations d’assurance-emploi qui étaient à leur disposition, la formation en apprentissage est en grande partie financée par la portion de formation en cours d’emploi de l’apprentissage. En fait, les employeurs d’apprentis étaient la principale source de revenus pour 83,9 % des apprentis. Une plus grande proportion de finissants (87,2 %) que de décrocheurs (79,4 %) ont indiqué recevoir un salaire de leur employeur de programme d'apprentissage, et les décrocheurs étaient plus susceptibles de recevoir un salaire d’un autre employeur (p. ex., un deuxième emploi) ou aucun revenu du tout.

On a demandé aux apprentis si d’autres sources d’aide financière les ont aidés à assumer les dépenses liées à la formation, comme l’équipement, les outils, les repas et le transport. Environ deux tiers (67,4 %) n’ont reçu aucune autre aide financière. Parmi ceux qui en ont reçu, l’aide financière était offerte par les employeurs de leur programme d’apprentissage (18,4 %) et la famille ou les amis (12,0 %). Quelques apprentis (6,6 %) ont vu leur employeur de programme d’apprentissage verser un supplément à leurs prestations d’AE pendant leur formation professionnelle, et quelques-uns (5,6 %) ont reçu des subventions ou des allocations de formation d’une autre source que le gouvernement fédéral.

Les finissants étaient plus susceptibles que les décrocheurs de recevoir une aide supplémentaire et de recevoir un supplément à leurs prestations d’assurance-emploi de la part de leur employeur de programme d’apprentissage ainsi que d’autres subventions ou allocations de formation. Pendant la formation professionnelle, les finissants (59,1 %) étaient plus susceptibles que les décrocheurs (41,3 %) de recevoir de l’aide de leur employeur de programme d’apprentissage s’ils ne recevaient pas de prestations d’assurance-emploi. Par ailleurs, les décrocheurs étaient plus susceptibles (23,3 %) que les finissants (15,9 %) de compter sur le salaire versé par un autre employeur ou de n’avoir aucun autre revenu (34,1 % contre 21,2 %) pendant cette période.

Les prêts sont un autre moyen auquel les personnes ont généralement recours pour payer leur formation et leur scolarité. Environ un apprenti sur cinq (22,4 %) a indiqué avoir emprunté de l’argent qu’il devait rembourser. Parmi ceux qui ont reçu un prêt, 43,8 % ont contracté un prêt à la banque (ou un prêt d’une autre institution financière) ou ont utilisé une carte de crédit ou une marge de crédit; 35,9 % ont emprunté de l’argent à leur famille ou à leurs amis; et 29,3 % bénéficiaient de prêts étudiants du gouvernement.

Étant donné la nature de la formation en apprentissage, il est possible que les apprentis n’aient pas été admissibles aux prêts étudiants standards. Cependant, en 2014, le prêt canadien aux apprentis (PCA)Note 3 a été instauré. Même si le PCA n’était pas disponible pour cette cohorte d’apprentis, près du tiers (29,3 %) des apprentis qui avaient suivi une certaine formation professionnelle étaient au courant de ce programme, et environ la moitié (49,5 %) ont indiqué qu’ils en auraient fait la demande si ce prêt leur avait été offert lorsqu’ils étaient apprentis.

Notes

? ?
Date de modification :