Enquête nationale auprès des apprentis : Vue d?ensemble du Canada 2015
Section 2 Profil des apprentis

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Les métiers spécialisés sont essentiels à la prospérité à long terme et à la croissance économique du Canada. De nombreux programmes de soutien, y compris des subventions, des prêts, des crédits d’impôt et des prestations d’assurance-emploi (AE) durant la formation en classe, ont été mis sur pied pour inciter les Canadiens à apprendre un métier. Afin que ces programmes puissent atteindre leurs objectifs et être une réussite, il importe de savoir qui sont les Canadiens ayant besoin de soutien pour terminer leur formation.

L’un des objectifs de l’Enquête nationale auprès des apprentis (ENA) de 2015 est de générer un profil sociodémographique des apprentis qui ont soit terminé leur programme d’apprentissage, soit cessé leur formation. La présente section met en lumière les caractéristiques sociodémographiques des apprentis qui sont des finissants et des décrocheurs, notamment l’âge, l’état matrimonial, le sexe, l’appartenance à une minorité visible, le statut d’immigrant, l’identité autochtone, la province ou le territoire d’inscription et le plus haut niveau de scolarité atteint. Des renseignements détaillés sur ces caractéristiques figurent dans le tableau A.2.1 à l’annexe A.

Afin d’encourager les Canadiens à s’inscrire à un programme d’apprentissage et à terminer celui-ci, il est également utile d’en savoir davantage sur ces programmes. Cette section présente certaines données de l’ENA de 2015 concernant le nombre d’apprentis inscrits dans divers métiers du Sceau rouge ainsi que le nombre d’années durant lesquelles les apprentis sont demeurés dans leur programme d’apprentissage.

Principales conclusions

Statut d’apprenti entre 2011 et 2013 et activités d’apprentissage subséquentes

Parmi les 28 469 apprentis interviewés dans le cadre de l’ENA, 57,5 % étaient des finissants. Parmi ceux ayant terminé leur programme entre 2011 et 2013, 95,2 % ont obtenu leur certification (tableau A.2.2, annexe A). Des renseignements ont aussi été recueillis afin de savoir si les apprentis participant à l’ENA avaient suivi un autre programme d’apprentissage après celui qu’ils avaient terminé ou abandonné entre 2011 et 2013. Le graphique 2.1 donne un aperçu du statut des apprentis participant à l’ENA entre 2011 et 2013, ainsi que d’autres renseignements sur le statut d’apprenti en 2015 chez les décrocheurs (soit dans le même métier, soit dans un nouveau métier). Bien que la plupart des apprentis ayant cessé leur programme entre 2011 et 2013 étaient toujours des décrocheurs en 2015 (82,3 %), plus de 1 sur 10 étaient devenu persévérants dans un programme d’apprentissage au moment de l’enquête (12,7 %). Fait à noter, 5 % des apprentis ayant cessé leur programme entre 2011 et 2013 avaient terminé un programme d’apprentissage en 2015. Pour obtenir les résultats détaillés, veuillez consulter le tableau A.2.2 à l’annexe A.

Graphique 2.1

Tableau de données du graphique 2.1
Tableau de données du graphique 2.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2.1 Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage
Finissant 5,0
Décrocheur 82,3
Persévérant 12,7

Caractéristiques démographiques des apprentis

La plupart des apprentis (52,8 %) étaient âgés de moins de 25 ans lorsqu’ils ont commencé leur apprentissage (tableau A.2.1, annexe A). La répartition des apprentis selon l’âge à l’inscription figure dans le graphique 2.2 ci-dessous. Les finissants qui ont participé à l’ENA étaient davantage représentés dans le groupe d’âge le plus jeune (les personnes de moins de 25 ans) par rapport aux décrocheurs, alors que les décrocheurs étaient légèrement plus susceptibles que les finissants de s’être inscrits à un âge plus avancé (50 ans et plus). L’âge moyen des apprentis à l’inscription était de 27,0 ansNote 1.

Graphique 2.2

Tableau de données du graphique 2.2
Tableau de données du graphique 2.2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2.2 Finissants et Décrocheurs, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Finissants Décrocheurs
pourcentage
Moins de 25 ans 54,3 50,7
25 à 29 ans 18,1 17,4
30 à 34 ans 10,5 11,5
35 à 39 ans 6,6 6,9
40 à 44 ans 4,4 5,7
45 à 49 ans 2,9 3,8
50 ans et plus 3,1 4,1

Lorsqu’ils ont commencé leur programme d’apprentissage, la majorité des apprentis (63,9 %) étaient célibataires, et environ le tiers d’entre eux (33,2 %) étaient mariés ou vivaient en union libre (tableau A.2.1, annexe A). Une faible proportion d’apprentis (2,7 %) étaient séparés ou divorcés, et plus des trois quarts (77,0 %) n’avaient pas de personnes à charge âgées de moins de 18 ans.

Bien que les finissants étaient plus susceptibles que les décrocheurs d’être mariés ou de vivre en union libre lorsqu’ils ont commencé leur programme (34,6 % et 31,4 % respectivement), ils étaient moins enclins que les décrocheurs à avoir des personnes à charge âgées de moins de 18 ans (tableau A.2.1, annexe A). Les décrocheurs étaient légèrement plus susceptibles d’être célibataires (65,1 %) et d’être séparés ou divorcés (3,3 %) que les finissants (62,9 % des finissants étaient célibataires et 2,4 %, séparés ou divorcés).

La plupart des apprentis étaient des hommes (86,3 %), nés au Canada (91,3 %), non-Autochtones (93,7 %) et n’appartenaient pas à une minorité visible (91,8 %) (tableau A.2.1, annexe A). Les femmes, qui constituaient 13,7 % des apprentis participant à l’ENA, étaient plus représentées dans certains métiers, dont ceux d’éducatrice de la petite enfance, de coiffeuse et de cuisinière. Les résultats démontrent aussi que la représentation des femmes était semblable chez les finissants et les décrocheurs (13,6 % et 13,9 % respectivement).

Les immigrants représentaient 9 % des apprentis participant à l’ENA (tableau A.2.1, annexe A), ce qui représente une faible proportion compte tenu du fait qu’ils composent 20,6 % de la population canadienneNote 2. Par ailleurs, les décrocheurs étaient légèrement plus susceptibles que les finissants d’être des immigrants.

La proportion d’apprentis appartenant à une minorité visibleNote 3 était de 8,2 %, ce qui est également modeste par rapport à leur représentation au sein de la population canadienneNote 4, qui est d’environ 19 %.

Alors que les Autochtones représentaient environ 4 % de la population canadienne totale en 2011Note 5, un peu plus de 6 % des apprentis avaient déclaré être Autochtones lors de l’ENA de 2015Note 6. Si l’on répartit cette proportion selon le groupe autochtone, les résultats montrent que la plupart des apprentis ont indiqué être des Premières Nations (3,2 %) ou des Métis (2,9 %), et une faible proportion d’apprentis ont mentionné être des Inuits (0,1 %). Les apprentis autochtones représentaient 8,2 % des décrocheurs et 4,9 % des finissants (tableau A.2.1, annexe A).

Des renseignements sur la situation vis-à-vis de l’incapacité des apprentis ont également été recueillis dans le cadre de l’ENA de 2015. La grande majorité des apprentis (92,0 %) ont indiqué ne pas avoir d’incapacité avant de s’inscrire à leur programme d’apprentissage et au moment de l’enquête, alors que 2,9 % ont déclaré avoir une incapacité à ces deux moments (tableau A.2.1, annexe A). Quelque 5,1 % des apprentis ont rapporté un changement de leur situation entre le moment de l’inscription et celui de l’enquête; la majorité d’entre eux ont développé une incapacité durant cette période (4,2 %). Seulement 0,9 % des apprentis souffraient d’une incapacité lorsqu’ils se sont inscrits à leur programme d’apprentissage; toutefois, cette incapacité n’était plus présente en 2015. Les résultats montrent également que les finissants (94,1 %) étaient plus susceptibles que les décrocheurs (89,2 %) de ne pas avoir une incapacité avant de commencer leur programme ou au moment de l’enquête. Une proportion plus élevée de décrocheurs (4,0 %) que de finissants (2,0 %) souffrait d’une incapacité au début de leur apprentissage, et cette incapacité était toujours présente au moment de l’enquête. Les apprentis qui avaient cessé leur programme étaient aussi plus susceptibles que les finissants de ne pas avoir eu d’incapacité au début de leur apprentissage, mais d’avoir déclaré une incapacité au moment de l’enquête (5,7 % et 3,0 % respectivement).

Les provinces d’inscription où l’on a observé la plus grande proportion d’apprentis étaient l’Ontario (27,8 %), l’Alberta (24,5 %), le Québec (20,0 %) et la Colombie-Britannique (17,3 %). Ensemble, cinq autres provinces comprenaient environ 10 % d’apprentis inscrits aux programmes : la Saskatchewan comportait une proportion d’apprentis inscrits de 3,3 %, suivie du Manitoba (2,4 %), de la Nouvelle-Écosse (1,6 %), du Nouveau-Brunswick (1,4 %) et de Terre-Neuve-et-Labrador (1,3 %). Dans le cas de l’Île-du-Prince-Édouard et des trois territoires combinés, la proportion d’apprentis inscrits aux programmes d’apprentissage était d’environ 0,5 %. Les résultats détaillés figurent dans le tableau A.2.3 à l’annexe A.

Niveau de scolarité des apprentis

L’ENA de 2015 a permis de recueillir des renseignements sur le plus haut niveau de scolarité atteint des apprentis lorsqu’ils ont commencé leur apprentissage, ainsi que sur le niveau de scolarité le plus élevé qu’ils avaient atteint au moment de l’enquête. Ces données sont présentées dans le tableau A.2.4 à l’annexe A.

Début de l'encadré

Note aux lecteurs : Nouvelle variable dérivée pour le plus haut niveau de scolarité atteint par les apprentis au moment de l’enquête (2015)

Une nouvelle variable dérivée a été créée pour le plus haut niveau de scolarité atteint par les apprentis au moment de l’enquête (2015) afin de corriger les incohérences dans les données. Trois types d’incohérences ont été relevés. Premièrement, certains apprentis ont déclaré un plus faible niveau de scolarité au moment de l’enquête qu’au moment de leur inscription (dans 6,87 % des cas). Dans ces cas, le plus haut niveau de scolarité atteint au moment de l’inscription a été utilisé comme plus haut niveau de scolarité atteint par l’apprenti au moment de l’enquête. Deuxièmement, dans 5,2 % des cas, les apprentis ont déclaré un niveau de scolarité inférieur au certificat d’une école de métiers au moment de leur inscription et ont dit détenir un certificat d’une école de métiers comme plus haut niveau de scolarité au moment de l’enquête, sans avoir terminé leur programme d’apprentissage (c.-à-d. étaient des décrocheurs). Ce problème a été résolu en utilisant le niveau de scolarité de ces apprentis au moment de leur inscription comme plus haut niveau de scolarité au moment de l’enquête. Troisièmement, dans certains cas (4,39 %), les apprentis ont indiqué détenir un niveau de scolarité inférieur au certificat d’une école de métiers au moment de l’enquête comme plus haut niveau de scolarité, mais avaient complété un programme d’apprentissage. La valeur « certificat d’une école de métiers » a donc été attribuée à ces apprentis comme plus haut niveau de scolarité au moment de l’enquête.

Fin de l'encadré

La plupart des apprentis (55,7 %) détenaient un diplôme d’études secondaires comme plus haut niveau de scolarité atteint lorsqu’ils ont commencé leur programme d’apprentissage, alors qu’environ 12 % n’avaient pas ce niveau de scolarité. Un peu plus de 1 apprenti sur 5 détenait un quelconque certificat ou diplôme d’études postsecondaires autre qu’un certificat d’une école de métiers au moment de commencer le programme d’apprentissage; cela laisse entendre qu’un métier spécialisé n’était pas le premier choix de carrière de ces apprentis. Près de 17 % des apprentis détenaient un diplôme ou un certificat d’un collège, d’un cégep ou d’un autre établissement non universitaire et 3,0 % possédaient un baccalauréat. De plus, 1 apprenti sur 10 détenait déjà un certificat ou un diplôme d’une école de métiers.

Le graphique 2.3 ci-dessous résume quel était le plus haut niveau de scolarité atteint des apprentis lorsqu’ils ont commencé leur programme, selon le statut d’apprenti, entre 2011 et 2013. Les décrocheurs (13,6 %) étaient plus susceptibles que les finissants (10,6 %) d’avoir commencé leur programme d’apprentissage sans détenir un diplôme d’études secondaires, alors que les finissants étaient plus susceptibles que les décrocheurs d’avoir obtenu un diplôme d’études secondaires (56,7 % et 54,4 % respectivement). Des proportions semblables de finissants et de décrocheurs ont été observées pour les autres niveaux de scolarité.

Au moment de l’enquête, 45,9 % des apprentis de l’ENA ont déclaré avoir obtenu un certificat ou un diplôme d’une école de métiers comme plus haut niveau de scolarité atteint, alors que plus de 1 sur 5 a indiqué avoir obtenu un certificat ou un diplôme d’un collège, d’un cégep ou d’un autre établissement non universitaire. Des proportions plus élevées d’apprentis ont déclaré détenir un certificat d’un collège, d’un cégep ou d’un autre établissement non universitaire ou un baccalauréat comme plus haut niveau de scolarité atteint en 2015 qu’au début de leur programme d’apprentissage. Il convient de noter que les décrocheurs étaient plus susceptibles que les finissants d’avoir déclaré ces titres scolaires en 2015. Cela laisse entendre que certains décrocheurs ont tenté d’obtenir d’autres titres scolaires de niveau postsecondaire après s’être inscrits à un programme d’apprentissage.

Dans le cadre de l’ENA de 2015, des renseignements ont été recueillis pour déterminer si les parents des apprentis avaient déjà obtenu un certificat ou un diplôme d’une école de métiers (tableau A.2.4, annexe A). Globalement, 33,6 % des pères des apprentis avaient obtenu un certificat ou un diplôme d’une école de métiers à un certain moment de leur scolarité, et la mère de 1 apprenti sur 10 détenait ce même titre scolaire. Des proportions semblables de finissants et de décrocheurs avaient une mère et un père détenant un certificat d’une école de métiers.

Graphique 2.3

Tableau de données du graphique 2.3
Tableau de données du graphique 2.3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2.3 Finissants et Décrocheurs, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Finissants Décrocheurs
pourcentage
Niveau inférieur à un diplôme
d’études secondaires
10,6 13,6
Diplôme d’études
secondaires
56,7 54,4
Certificat ou diplôme
d’une école de métiers
10,7 9,9
Certificat d’un collègue
ou autre, non universitaire
16,8 16,3
Certificat universitaire
inférieur au baccalauréat
1,8 2,1
Baccalauréat 2,9 3,2

Métiers désignés Sceau rouge

Dans le cadre de l’ENA de 2015, les personnes qui étaient des apprentis dans les 10 principaux métiers du Sceau rouge ont été suréchantillonnées afin d’assurer une représentation adéquate de ces métiersNote 7. La répartition relative à ces 10 métiers est présentée dans le tableau A.2.5 à l’annexe A. Les résultats montrent que 78,2 % des apprentis étaient dans un métier du Sceau rouge.

Les apprentis pratiquant les 10 principaux métiers du Sceau rouge représentaient la moitié de tous les apprentis participant à l’ENA. Les personnes inscrites aux programmes d’apprentissage des métiers de charpentier et d’électricien en construction représentaient chacun environ 12 % des apprentis. À l’exception de la proportion de 0,9 % des apprentis du métier d’électricien industriel, les sept autres métiers représentaient chacun de 2 % à 5 % des apprentis. La répartition relative à ces 10 métiers du Sceau rouge selon le statut d’apprenti est présentée ci-dessous dans le graphique 2.4.

Les finissants ayant participé à l’ENA étaient plus susceptibles que les décrocheurs d’être des apprentis électriciens en construction, coiffeurs, plombiers, mécaniciens industriels (de chantier) et électriciens industriels, bien que certains écarts soient minces. Inversement, les décrocheurs étaient plus fortement représentés que les finissants dans les métiers de charpentier, de cuisinier, monteur d’appareils de chauffage et de soudeur. Les proportions de finissants et de décrocheurs étaient semblables chez les apprentis du métier de mécanicien de véhicules automobiles.

Graphique 2.4

Tableau de données du graphique 2.4
Tableau de données du graphique 2.4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2.4 Finissants et Décrocheurs, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Finissants Décrocheurs
pourcentage
Charpentier 10,6 15,3
Électricien (construction) 13,4 9,1
Mécanicien
de véhicules automobiles
4,8 5,0
Coiffeur 5,4 4,4
Monteur d’appareils
de chauffage
2,7 3,5
Plombier 3,9 2,5
Soudeur 3,5 4,1
Cuisinier 1,9 3,2
Mécanicien industriel
(de chantier)
2,7 2,1
Électricien industriel 1,0 0,7

Nombre d’années écoulées avant qu’un apprenti termine ou cesse un programme d’apprentissage

La répartition du nombre d’années écoulées avant que les apprentis aient terminé ou cessé leur programme est présentée dans le tableau A.2.6 à l’annexe A. Le nombre d’années passées dans un programme d’apprentissage a été obtenu à partir de l’année d’inscription et de l’année d’achèvement ou d’abandon du programme (c.-à-d. que l’année d’inscription a été soustraite de l’année d’achèvement ou de l’année où l’apprenti a cessé le programme).

Environ 3 finissants sur 5 ont terminé leur programme en moins de quatre ans, alors que plus du quart ont terminé leur programme en cinq à sept ans. Moins de 10 % des finissants ont pris plus de huit ans pour terminer leur programme d’apprentissage (tableau A.2.6, annexe A). Parmi les 10 principaux métiers du Sceau rouge, le nombre médian d’années nécessaires pour terminer le programme variait de deux à cinq ansNote 8. Les apprentis coiffeurs sont ceux qui terminaient leur programme le plus rapidement (deux ans), suivis des apprentis cuisiniers et soudeurs (trois ans). La durée nominale du programme d’apprentissage du métier de coiffeur varie de deux à trois ans, selon les autorités provinciales et territoriales. Quant aux cuisiniers, la durée de leur programme d’apprentissage est généralement de trois ans, à l’exception du Québec (deux ans) et de l’Ontario (quatre ans). Les apprentis des métiers d’électricien en construction ainsi que de plombier présentaient le plus grand nombre médian d’années nécessaires pour terminer le programme, soit cinq ans. Pour les apprentis des autres métiers (charpentier, mécanicien de véhicules automobiles, monteur d’appareils de chauffage, mécanicien industriel et électricien industriel), le nombre médian d’années nécessaires à l’achèvement du programme était de quatre ansNote 9.

Parmi les décrocheurs, environ le tiers a abandonné son programme d’apprentissage après y avoir consacré moins d’un an, alors que près de 1 décrocheur sur 5 a cessé son programme après un ou deux ans. Dans l’ensemble, plus de 80 % des décrocheurs ont cessé leur programme dans les cinq années suivant leur inscription (tableau A.2.6, annexe A).

Notes

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