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    L’obtention d’un diplôme au Canada : profil, situation sur le marché du travail et endettement des diplômés de la promotion de 2009/2010 - Révisé

    Section 2
    Études et activité sur le marché du travail après l’obtention du diplôme

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    Une des principales fonctions du système d’enseignement canadien consiste à préparer les étudiants à réussir sur le marché du travail. Au cours des dernières années, la demande des employeurs pour des niveaux plus élevés de scolarité a augmenté. La majorité des diplômés poursuivent des études ou entrent sur le marché du travail. L’Enquête nationale auprès des diplômés (END) examine les parcours scolaires et les activités professionnelles des diplômés après qu’ils ont terminé leurs études.

    Près de la moitié des diplômés du baccalauréat ont suivi des études plus poussées dans les trois ans suivant l’obtention de leur diplôme

    Comme il s’agissait de la première promotion de diplômés de l’END après le ralentissement économique, il est important d’examiner la proportion de diplômés qui ont poursuivi d’autres études postsecondaires dans les trois ans suivant l’obtention de leur diplôme en 2009/2010, comme l’une des mesures de la transférabilité de leurs compétences sur le marché du travail. Les diplômés du baccalauréat étaient les plus susceptibles d’avoir poursuivi des études (49 %), suivis par les diplômés du collégial (35 %), les diplômés de la maîtrise (32 %) et les diplômés du doctorat (16 %). (Graphique 2.1) Plus d’un quart (28 %) des diplômés du baccalauréat ont achevé le programme qu’ils ont suivi après l’obtention de leur diplôme, comparativement à 17 % des diplômés du collégial, 13 % des diplômés de la maîtrise et 17 % des diplômés du doctorat.

    Description du graphique 2.1

    Notes sur le calcul des taux d’emploi et de chômage

    Il n’est pas recommandé d’établir des comparaisons entre les taux d’emploi et de chômage présentés dans le présent rapport avec d’autres sources des données, en raison de la définition de la population utilisée pour déclarer les résultats sur le marché du travail.

    Dans le présent rapport, la section consacrée aux activités sur le marché du travail se penche principalement sur ceux qui n’ont pas suivi d’études plus poussées dans les trois ans suivant l’obtention de leur diplôme et, par conséquent, les dénominateurs pour l’emploi ne comprennent pas ceux qui ont suivi des études plus poussées après l’obtention de leur diplôme. Cela contraste avec le calcul normalisé des taux d’emploi, dans lequel ceux qui sont aux études peuvent ou non faire également partie du dénominateur (selon qu’ils ont déclaré ou non qu’ils étaient disponibles pour travailler). La différence du dénominateur peut expliquer les taux d’emploi plus élevés de l’END, comparativement à ceux de l’Enquête sur la population active (EPA) ou de l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM).

    De même, comme les taux de chômage présentés dans le présent rapport ne tiennent pas compte de ceux qui sont retournés à l’école dans les trois ans suivant l’obtention de leur diplôme, le taux de chômage pourrait être plus faible que celui que l’on constate dans d’autres sources.

    La population qui est retournée à l’école dans les trois ans suivant l’obtention du diplôme n’est pas incluse dans les résultats sur le marché du travail pour l’END, afin que l’on puisse examiner le rapport avec le niveau et le domaine d’études choisis en 2009/2010 et fournir un lien direct entre le niveau/programme d’études le plus récent et les résultats sur le marché du travail. Cette approche permet d’établir des comparaisons entre différents groupes de l’END (par exemple le sexe, les groupes d’âge, les niveaux d’études et les domaines d’études), plutôt qu’entre des sources.

    Les diplômés avaient des taux d’emploi relativement élevés pour tous les niveaux d’études

    En termes généraux, on associe des taux d’emploi plus élevés à des niveaux plus élevés d’études. La plupart des diplômés qui n’étaient pas retournés à l’école dans les trois ans suivant la fin de leurs études avaient des taux d’emploi relativement élevés, allant de 90 % chez les diplômés du collégial à 93 % chez les diplômés du doctorat. (Tableau A.4 en annexe)

    Bien que les taux d’emploi aient été semblables pour les hommes et les femmes, l’emploi à temps plein était plus élevé chez les hommes et l’emploi à temps partiel plus élevé chez les femmes

    Comme le montre le graphique 2.2, les taux d’emploi n’étaient que légèrement plus élevés chez les hommes que chez les femmes. Au niveau du baccalauréat, la différence des taux d’emploi entre les hommes et les femmes n’était que de trois points de pourcentage (93 % pour les hommes contre 90 % pour les femmes). Cependant, des différences plus importantes apparaissaient lorsque l’on comparait les taux d’emploi à temps plein des hommes et des femmes. Au niveau du doctorat, 88 % des hommes étaient employés à temps plein, comparativement à 80 % des femmes. Les différences les plus importantes de l’emploi à temps plein se produisaient chez les diplômés du collégial, dont 88 % des hommes étaient employés à temps plein, contre 76 % des femmes.

    Les femmes étaient plus susceptibles de travailler à temps partiel que les hommes. Par exemple, 14 % des diplômées du collégial travaillaient à temps partiel, comparativement à 4 % des diplômés du collégial de sexe masculin. Ceci représentait la différence la plus importante de la proportion de ceux qui travaillaient à temps partiel entre les sexes à n’importe quel niveau.

    Description du graphique 2.2

    Comme le montre le tableau 2.1, environ un quart des diplômés du collégial (27 %) et du baccalauréat (24 %), qui travaillaient à temps partiel ont déclaré qu’ils ne le faisaient pas volontairement. Cette proportion était plus faible pour les titulaires de maîtrises et de doctorats (14 % et 11 % respectivement). Bien que les diplômés du doctorat fussent les moins susceptibles de travailler à temps partiel faute de mieux, leur taux d’emploi à temps partiel (8 %) était égal à celui des diplômés du baccalauréat (8 %). (Tableau 2.1 et tableau A.4 en annexe)

    Les diplômés du doctorat étaient plus susceptibles de travailler à des postes non permanents

    Les diplômés du doctorat étaient bien plus susceptibles que tout autre de travailler à un emploi qui n’était pas permanent (38 %) trois ans après avoir obtenu leur diplôme, comparativement aux diplômés des autres niveaux d’études. Cependant, la proportion des diplômés du doctorat qui occupaient des postes temporaires était bien plus élevée chez ceux qui travaillaient à des postes postdoctoraux qu’à des postes non postdoctoraux. Les titulaires de doctorat qui travaillaient à des postes postdoctoraux étaient presque trois fois plus susceptibles de déclarer occuper un emploi non permanent, soit 77 %, contre 28 % des titulaires de doctorats occupant des postes non postdoctoraux. Ces taux plus élevés peuvent être attribués au genre de profession que les titulaires de doctorat pratiquent habituellement. Par exemple, la majorité (57 %) des titulaires d’un doctorat qui occupaient des postes temporaires non postdoctoraux travaillaient comme professeurs d’université et assistants d’enseignement au niveau postsecondaire et, jusqu’à ce qu’ils soient titularisés, ces emplois tendent à être temporaires.

    Chez les diplômés de tous les niveaux, les titulaires de maîtrise et de doctorat étaient les plus susceptibles de déclarer qu’ils occupaient le poste qu’ils espéraient avoir après l’obtention du diplôme

    L’END a également mesuré la proportion de diplômés qui ont déclaré que leur profession trois ans après l’obtention du diplôme était celle qu’ils avaient espéré occuper après l’obtention du diplôme. (Tableau 2.1 ci‑dessus et tableau A.8 en annexe) Cette proportion était en règle générale plus élevée chez ceux qui avaient un niveau d’études supérieur, mais les diplômés du baccalauréat étaient moins susceptibles que les diplômés du collégial de déclarer que leur emploi était celui qu’ils avaient espéré avoir après l’obtention du diplôme, soit 61 %, contre 64 %. Cet écart était plus prononcé pour les hommes, 56 % des diplômés du baccalauréat déclarant que leur emploi était celui qu’ils avaient espéré avoir, comparativement à 62 % pour les diplômés du collégial. Une importante proportion de titulaires de maîtrise (73 %) et de doctorat (74 %) ont déclaré que leur emploi était celui qu’ils avaient espéré avoir après l’obtention du diplôme, mais environ un quart des personnes détenant l’un ou l’autre de ces niveaux de scolarité élevés déclaraient encore que leur emploi n’était pas celui qu’ils avaient espéré avoir après l’obtention du diplôme (27 % pour les diplômés de la maîtrise et 26 % pour les diplômés du doctorat).

    Une plus forte proportion de diplômés ont poursuivi des études dans des domaines d’études dans lesquels les taux d’emploi étaient plus faibles

    Moins de la moitié des diplômés de 2009/2010 ont poursuivi des études après l’obtention de leur diplôme, la proportion variant de 49 % chez les diplômés du baccalauréat à 16 % chez les détenteurs de doctorat. (Tableau A.1 en annexe) Cependant, comme le montre le graphique 2.3.1, il peut exister une relation entre les taux d’emploi et la proportion de ceux qui retournent aux études après l’obtention de leur diplôme selon le domaine d’études.  Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles un diplômé peut retourner aux études, notamment l’augmentation des exigences scolaires pour satisfaire à la demande des employeurs, l’intérêt personnel ou les difficultés qu’il éprouve sur le marché du travail.

    Au niveau du baccalauréat, les diplômés comprenant les plus fortes proportions de ceux qui ont poursuivi des études après l’obtention de leur diplôme affichaient des taux d’emploi plus faibles que la moyenne. (Graphique 2.3.1 et tableaux A.2 et A.5 en annexe)

    Les domaines d’études au niveau du baccalauréat dans lesquels un pourcentage plus élevé de diplômés ont poursuivi des études étaient « sciences biologiques et biomédicales » (77 %), « psychologie » (75 %) et « mathématiques et statistiques » (71 %). Les diplômés dans ces domaines affichaient également des taux d’emploi inférieurs à la moyenne, allant de 86 % à 90 % comparativement à 92 % au niveau du baccalauréat globalement. De même, les diplômés en « sciences physiques et de la vie et technologies  » (70 %) et « sciences humaines » (61 %) enregistraient également des proportions élevées de personnes poursuivant des études (comparativement à la moyenne de 49 %) et affichaient des taux d’emploi inférieurs à la moyenne globale (87 % à 84 % respectivement).

    Description du graphique 2.3.1

    On constate une tendance semblable au niveau de la maîtrise, comme l’indiquent le graphique 2.3.2 et les tableaux A.2 et A.5 en annexe. Par exemple, au niveau de la maîtrise, les diplômés en « sciences physiques et de la vie et technologies » (54 %) et en « arts visuels et d’interprétation et technologie des communications » (39 %) affichaient des taux supérieurs à la moyenne de retour aux études (comparativement à la moyenne globale pour un diplômé de la maîtrise de 32 %) et plus faibles que les taux d’emploi moyens (86 % pour « arts visuels et d’interprétation et technologie des communications » et 89 % pour « sciences physiques et de la vie et technologies » comparativement au taux d’emploi global pour un titulaire de maîtrise de 92 %). Par ailleurs, les diplômés en « architecture, génie et technologies connexes » (26 %) et « santé, parcs, récréation et conditionnement physique » (27 %) affichaient des taux inférieurs à la moyenne de ceux qui ont poursuivi des études (32 %) est plus élevé que les taux d’emploi moyens (96 % et 95 % respectivement).

    Description du graphique 2.3.2

    Les diplômés du collégial et du baccalauréat étaient moins susceptibles de déclarer que leur emploi correspondait à leurs études que les diplômés de la maîtrise et du doctorat

    Une des mesures de la qualité de l’emploi dans l’END est la mesure dans laquelle les diplômés ont décrit la profession qu’ils occupaient pendant la semaine de référence en 2013 comme étant liée au titre d’études qu’ils avaient obtenu en 2009/2010. Comme le montre le graphique 2.4, les diplômés du collégial étaient semblablement susceptibles de déclarer qu’il y avait « un lien étroit » ou « un lien plutôt étroit » entre leur emploi et leurs études, avec 81 %, contre 80 % des diplômés du baccalauréat. Selon les diplômés de l’université, la mesure dans laquelle leur emploi correspondait à leurs études était plus élevée à chaque niveau : 92 % et 96 % des diplômés de la maîtrise et du doctorat déclarant que leur emploi était « étroitement » ou « quelque peu » lié à leurs études.

    Comme pour les cohortes antérieures de l’END, les femmes ont déclaré une concordance quelque peu meilleure entre les études et la profession, particulièrement chez les diplômées de la maîtrise chez qui 94 % des femmes ont déclaré que leur emploi était « étroitement » ou « quelque peu » lié à leurs études, comparativement à 90 % des hommes. (Tableau A.6 en annexe)

    Description du graphique 2.4

    Il y avait également des différences selon le domaine d’études dans les proportions de la concordance entre l’emploi et les études (Tableau A.7 en annexe). Chez les diplômés du collégial, une forte proportion de diplômés dans les domaines d’études suivants indiquaient que leur emploi était « étroitement » ou « quelque peu » lié à leurs études : « santé, parcs, récréation et conditionnement physique » (88 %), « éducation » (88 %), « sciences sociales et de comportements et droit » (86 %) et « architecture, génie et technologies connexes » (83 %). Par ailleurs, la proportion de diplômés qui ont déclaré qu’il n’y avait « aucun lien » entre leur emploi et leur diplôme était la plus élevée dans les domaines d’études suivants : « sciences humaines » (59 %), « arts visuels et d’interprétation, et technologie des communications » (38 %) et « services personnels, de protection et de transport » (28 %).

    Au niveau du baccalauréat, la proportion de diplômés qui ont déclaré les concordances les plus élevées (« étroitement » ou « quelque peu » liés) appartenait aux regroupements principaux des domaines d’études suivants : « santé, parcs, récréation et conditionnement physique » (94 %), « architecture, génie et technologies connexes » (93 %), « mathématiques, informatique et sciences de l’information » (90 %); tous étaient supérieurs à la moyenne globale des diplômés du baccalauréat de 80 %. Les diplômés dans ces trois domaines avaient également des taux de poursuite des études plus faibles que la moyenne.

    Les diplômés de la maîtrise (92 %) et du doctorat (96 %) affichaient des proportions plus élevées de concordance entre la profession et les études, comparativement aux diplômés du baccalauréat (80 %). Les diplômés en « santé, parcs, récréation et conditionnement physique » et « mathématiques, informatique et sciences de l’information » affichaient les taux les plus élevés de concordance au niveau de la maîtrise et ceux en « commerce, gestion et administrations publiques » et « santé, parcs, récréation et conditionnement physique » affichaient les taux les plus élevés de concordance chez les diplômés du doctorat. Les diplômés dans tous ces domaines ont déclaré des taux de concordance étude-profession supérieurs à 97 %.

    Au niveau du baccalauréat et de la maîtrise, les domaines « sciences humaines » et « arts visuels et d’interprétation, et technologie des communications » affichaient la proportion la plus élevée de diplômés qui ont déclaré que leur emploi n’avait « aucun lien » avec leurs études.

    Les diplômés qui étaient titulaires d’un doctorat qui occupaient un poste postdoctorale étaient plus susceptibles d’être des hommes, de vivre aux États-Unis, de travailler à un poste temporaire et d’avoir des gains moins élevés contre ceux qui ne travaillaient pas à des postes postdoctoraux

    Parmi les diplômés de 2009/2010 qui étaient titulaires d’un doctorat et qui n’étaient pas retournés aux études, 1 200 soit 20 % travaillaient à un poste postdoctoral trois ans après l’obtention de leur diplôme. La proportion de femmes était plus faible (45 %) chez celles qui travaillaient à des postes postdoctoraux, comparativement à ceux qui ne travaillaient pas à des postes postdoctoraux (51 %).

    Il était également trois fois plus habituel pour ceux qui travaillaient à des postes postdoctoraux de vivre aux États-Unis (14 %) pendant la semaine de référence, comparativement à ceux qui ne travaillaient pas à des postes postdoctoraux pendant la semaine de référence (5 %).

    Les domaines d’études principaux les plus habituels chez ceux qui travaillaient à des postes postdoctoraux étaient « sciences physiques et de la vie et technologies », qui était le domaine d’études de 38 % de ceux qui travaillaient à des postes postdoctoraux, suivi par « santé, parcs, récréation et conditionnement physique », qui en représentait un tiers (33 %). Ces deux regroupements de domaines d’études rassemblaient plus des deux tiers (71 %) de tous les diplômés du doctorat travaillant à des postes postdoctoraux. La répartition des domaines d’études de ceux qui ne travaillaient pas à des postes postdoctoraux était moins concentrée, les domaines « sciences physiques et de la vie et technologies », « sciences sociales et de comportements et droit », « agriculture, ressources naturelles et conservation » et « santé, parcs, récréation et conditionnement physique » se partageant des proportions semblables (entre 17 % et 18 % chacun). Ces quatre regroupements représentaient plus des deux tiers (69 %) de tous les diplômés du doctorat ne travaillant pas à des postes postdoctoraux.


    Interprétation des gains

    L’information sur les gains a trait aux diplômés travaillant à temps plein qui n’ont pas poursuivi ni terminé d’autres études depuis l’obtention de leur diplôme en 2010. Lorsqu’ils interprètent les résultats concernant les gains, les lecteurs doivent tenir compte du fait que de nombreuses raisons peuvent expliquer la différence dans les gains entre les diplômés de programmes différents et de niveaux d’études différents. Par exemple, les résultats décrits dans le présent rapport ne reflètent pas nécessairement le niveau d’études le plus élevé des diplômés, mais tout simplement le plus récent; ainsi, un diplômé pourrait déjà avoir une maîtrise et avoir par la suite obtenu un diplôme collégial en 2009/2010. L’étudiant serait alors compté comme diplômé collégial, même si ses gains peuvent davantage refléter la maîtrise.

    L’Enquête nationale auprès des diplômés fait état de la rémunération annuelle brute des diplômés qui ne sont pas retournés aux études dans les trois ans suivant l’obtention de leur diplôme et qui travaillaient à temps plein en 2013.

    Le revenu annuel médian brut estimé des diplômés du collégial travaillant à temps plein en 2013 était de 41 600 $ (Tableau A.10 en annexe). Au niveau collégial, les hommes gagnaient davantage que les femmes, particulièrement parmi ceux qui avaient les plus gros salaires (75e centile), chez lesquels la différence des gains entre les hommes et les femmes était de 15 600 $. Ceci était probablement influencé par le fait que 41 % des diplômés de sexe masculin au niveau collégial ont étudié dans le regroupement « architecture, génie et technologies connexes », (Tableau A.2 en annexe) dans lequel les gains étaient plus élevés que pour le diplômé du collégial moyen (52 000 $ comparativement à 41 600 $ à la médiane). Par ailleurs, chez les femmes titulaires d’un diplôme collégial, trois sur dix ont étudié dans le domaine « santé, parcs, récréation et conditionnement physique », dans lequel les gains étaient soit les mêmes soit légèrement plus élevés que ceux des diplômés du collégial (43 000 $ contre 41 600 $ à la médiane, ce qui est égal au 75e centile).

    Comme le montre le graphique 2.5, les diplômés du baccalauréat avaient des revenus supérieurs à ceux des diplômés du collégial, et cet avantage salarial était plus important pour les femmes que pour les hommes. À la médiane, les femmes titulaires d’un baccalauréat gagnaient 51 000 $, contre 57 000 $ pour les hommes. Les femmes titulaires d’un baccalauréat gagnaient 12 100 $ (soit 31 %) de plus que les femmes détenant un diplôme collégial, tandis que les hommes détenteurs d’un baccalauréat gagnaient 9 000 $ (soit 19 %) de plus que les hommes titulaires d’un diplôme collégial.

    Les titulaires d’une maîtrise avaient l’avantage salarial le plus important selon le niveau d’études

    Les diplômés de la maîtrise typique (au niveau médian) avaient un avantage salarial important par rapport aux bacheliers, car ils gagnaient 70 000 $ (comparativement à 53 000 $ pour les titulaires d’un baccalauréat). Le quartile de revenu supérieur pour les hommes détenteurs d’une maîtrise atteignait 100 000 $, et 81 000 $ pour les femmes. Ce quartile représentait le plus important écart de revenu entre les sexes à tous les niveaux d’études en dollars absolus (Tableau A.10 en annexe).

    Description du graphique 2.5

    Les gains médians globaux des diplômés du doctorat étaient de 75 000 $, cependant il y avait un écart de revenu important entre ceux qui travaillaient à des postes postdoctoraux (50 000 $) et ceux qui ne le faisaient pas (82 000 $) (Tableau A.10 en annexe). Les diplômés du doctorat enregistraient les plus faibles avantages salariaux par rapport au niveau précédent, et en fait pour les hommes, il n’y avait pas d’avantage du tout. Les détenteurs de doctorat de sexe masculin gagnant moins en moyenne dans chaque quartile que les diplômés de la maîtrise (Graphique 2.5 ci‑dessus). Ce désavantage comparatif disparaît lorsque l’on divise les détenteurs de doctorat en ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas dans des postes postdoctoraux. Comme le montre le tableau A.10 en annexe, les diplômés du doctorat typiques travaillant à un poste non postdoctoral gagnaient 17 % de plus que les titulaires d’une maîtrise (82 000 $ contre 70 000 $), comparativement à 29 % de moins qu’un titulaire de maîtrise dans le cas de ceux travaillant à des postes postdoctoraux (50 000 $ contre 70 000 $). La différence de revenu entre ceux qui travaillaient dans des professions non postdoctorales et les diplômés de la maîtrise était deux fois plus importante pour les femmes (différence de 15 000 $) que pour les hommes (différence de 8 600 $). Les gains médians des femmes travaillant à des postes non postdoctoraux étaient de 23 % plus élevés que ceux des diplômées de la maîtrise (80 000 $ contre 65 000 $), tandis que les hommes travaillant à des postes non postdoctoraux gagnaient 11 % de plus que les titulaires de maîtrise (85 000 $ contre 76 400 $).

    Les femmes titulaires d’un doctorat gagnaient presque autant que les hommes

    La détention d’un doctorat avait tendance à être un facteur d’équilibre lorsqu’il s’agissait des revenus entre les sexes, pour lesquels les plus faibles différences se produisaient à tous les niveaux. À la médiane, les détentrices de doctorat ne gagnaient que 1 800 $ (soit 2 %) de moins que les hommes. Parmi les personnes occupant des postes postdoctoraux, les femmes et les hommes affichaient des revenus médians égaux (50 000 $). Au 75e centile, parmi ceux occupant des postes postdoctoraux, les femmes gagnaient 10 000 $ (14 %) de plus que les hommes; il s’agit de l’un des deux seuls endroits à n’importe quel niveau où cela s’est produitNote 5. Les gains de quartile les plus faibles des hommes (détenteurs d’un doctorat) occupant un poste postdoctoral étaient semblables (45 000 $) aux plus faibles gains de quartile des hommes détenteurs d’un baccalauréat (44 000 $)Note 6 (Tableau A.10 en annexe).

    Les gains variaient selon le domaine d’études

    Outre le niveau d’études et le sexe, les gains variaient également selon le domaine d’études. Comme on peut le constater au graphique 2.6.1, parmi les diplômés du collégial, le regroupement mineur de domaines d’études affichant les gains médians les plus élevés était « mécanique et réparation » à 55 600 $, « métiers de la construction » à 54 100 $ et « techniques/technologie du génie » à 52 000 $, comparativement à 41 600 $ pour les diplômés du collégial globalement. Les regroupements mineurs de domaines d’études affichant les gains médians les plus faibles étaient « services personnels et culinaires » à 29 600 $ et « sciences de la famille et de la consommation/sciences humaines » à 33 800 $.

    Les diplômes en médecine et en droit sont inclus au baccalauréat, mais ils comportent des caractéristiques différentes de celles des autres programmes au niveau du baccalauréat et vont également de pair avec des revenus plus élevés. Les gains médians globaux pour les diplômés du baccalauréat étaient de 53 000 $, alors que ceux qui ont étudié dans le regroupement mineur de « droit, services juridiques et études du droit » gagnaient 43 000 $ de plus, soit 96 000 $ (Graphique 2.6.2). Alors que les diplômés en « médecine » avaient le même revenu que ceux dans « droit, services juridiques et études du droit » au 25e centile, au 75e, les diplômés en « médecine » avaient des revenus plus élevés (250 000 $ pour les diplômés en médecine) comparativement à 120 000 $ pour les diplômés des « droit, services juridiques et études du droit ». Les diplômés en « sciences biologiques et biomédicales » avaient les gains médians les plus faibles à 32 000 $ dans les regroupements mineurs au niveau du baccalauréat. Les diplômés en « sciences biologiques et biomédicales » affichaient également les taux les plus élevés de poursuite des études (77 % contre 49 % globalement pour les diplômés du baccalauréat) et par conséquent, les gains moyens plus faibles peuvent influencer le taux élevé de poursuite des études (Tableau A.2 en annexe).

    Contrairement à ce qui est le cas au niveau du baccalauréat, au niveau de la maîtrise et du doctorat, les diplômés en « commerce, gestion et administration publique  » étaient ceux qui gagnaient le plus, enregistrant des gains médians de 77 000 $ et 98 800 $ respectivement, comparativement aux gains médians des diplômés de la maîtrise (70 000 $) et du doctorat (75 000 $) globalement. Les diplômés en « santé, parcs, récréation et conditionnement physique » et « éducation » affichaient les gains médians classés deuxième et troisième par ordre d’importance au niveau de la maîtrise, et gagnaient 72 200 $ et 72 000 $ respectivement; comme le faisaient les diplômés en « éducation » au niveau du doctorat (deuxième salaire par ordre d’importance à 84 000 $). Les diplômés en « éducation » bénéficiaient de gains médians élevés au niveau de la maîtrise et du doctorat, mais affichaient des taux de retour aux études plus faibles et des taux de concordance emploi-études et des taux d’emploi dans la moyenne (Graphiques 2.6.3 et 2.6.4).

    De même, au niveau du baccalauréat, bien que les taux d’emploi pour les diplômés en « éducation » fussent plus faibles et les gains semblables à ceux constatés pour tous les diplômés du baccalauréat, ces diplômés affichaient les taux les plus faibles de poursuite des études, des taux élevés de concordance emploi-études et une satisfaction au travail supérieure à la moyenneNote 7. Les diplômés qui ont obtenu leur diplôme dans les « sciences humaines » et « sciences physiques et de la vie et technologies  » appartenaient aux trois principaux domaines d’études affichant les gains médians les plus faibles à tous les niveaux universitaires (baccalauréat, maîtrise et doctorat). Il y avait une importante différence entre les gains des diplômés en « sciences biologiques et biomédicales » et « sciences physiques » à tous les niveaux, avec l’écart le plus important se situant au niveau du baccalauréat (37 400 $ contre 55 000 $).

    Description du graphique 2.6.1

    Description du graphique 2.6.2

    Description du graphique 2.6.3

    Description du graphique 2.6.4

    Résumé

    Une forte proportion de diplômés de 2009/2010 ont poursuivi des études après l’obtention de leur diplôme. Les diplômés du baccalauréat étaient les plus susceptibles d’avoir poursuivi des études, soit 49 %, suivis par les diplômés du collégial (35 %), les diplômés de la maîtrise (32 %) et du doctorat (16 %).

    Parmi ceux qui sont entrés sur le marché du travail, la plupart des diplômés à chaque niveau d’études ont bénéficié de taux d’emploi plus élevés, allant de 90 % chez les diplômés du collégial à 93 % chez les diplômés du doctorat. Alors que les taux d’emploi globaux étaient semblables entre les hommes et les femmes, les femmes étaient moins susceptibles de travailler à temps plein et plus susceptibles de travailler à temps partiel que les hommes.

    Les diplômés du doctorat étaient plus susceptibles que tout autre d’occuper un emploi qui n’était pas permanent (38 %) trois ans suivant l’obtention de leur diplôme, comparativement aux diplômés des autres niveaux d’études. Cependant, la proportion qui occupait des postes temporaires était plus élevée chez les détenteurs de doctorat travaillant à des postes postdoctoraux que chez ceux occupant des postes non postdoctoraux.

    Les résultats de l’END indiquent qu’il y a un rapport entre l’emploi et la proportion des diplômés ayant poursuivi des études dans les trois ans suivant l’obtention de leur diplôme. Une plus forte proportion de diplômés a poursuivi des études dans des domaines d’études dans lesquels les taux d’emploi étaient plus faibles. Par exemple, chez les diplômés du baccalauréat, « sciences biologiques et biomédicales » (77 %) et « mathématiques et statistiques » (71 %) figuraient parmi les sous-groupes de domaines d’études comptant les plus fortes proportions d’étudiants retournant aux études, et tous deux affichaient des taux d’emploi inférieurs à la moyenne (88 % et 86 % comparativement à 92 % globalement pour les diplômés du baccalauréat).

    Une proportion semblable de diplômés du collégial et du baccalauréat avaient déclaré qu’il y avait un lien « étroit » ou « quelque peu étroit » entre leur emploi et leurs études (81 % et 80 % respectivement). Par contraste, la proportion de ceux qui ont déclaré un lien « étroit » ou « quelque peu étroit » entre leur emploi et leurs études était plus élevée chez les diplômés de la maîtrise (92 %) et du doctorat (96 %).

    Les gains des diplômés de 2009/2010 trois ans après l’obtention de leur diplôme étaient généralement plus élevés chez ceux qui avaient des niveaux d’études plus élevés, l’avantage salarial le plus important d’un niveau à l’autre profitant aux diplômés de la maîtrise (70 000 $ pour ceux titulaires d’une maîtrise contre 53 000 $ pour ceux détenteurs d’un baccalauréat à la médiane). Les diplômés du doctorat travaillant à des postes non postdoctoraux gagnaient considérablement plus en moyenne (75 000 $) que ceux occupant des postes postdoctoraux (50 000 $). L’obtention d’un doctorat avait tendance à être un facteur égalisateur lorsqu’il s’agissait des gains entre les sexes, où les plus faibles différences de tous les niveaux se sont produites. À la médiane, les détentrices de doctorat ne gagnaient que 1 800 $ (soit 2 %) de moins que les hommes. Chez ceux occupant des postes postdoctoraux, les gains étaient les mêmes pour les hommes et les femmes à la médiane (50 000 $) et au 75e centile, les femmes gagnaient 10 000 $ (14 %) de plus que les hommes.

    Notes

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