Chapitre 6
Conclusion

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Le présent rapport fait ressortir plusieurs constatations pertinentes pour la compréhension du profil et des résultats sur le marché du travail des titulaires de doctorat des universités ontariennes.

L'Ontario était à l'origine de quatre diplômés canadiens sur dix en 2005, soit une proportion légèrement supérieure à la part que cette province représente dans la population canadienne. Même si les femmes continuaient d'être regroupées dans des disciplines traditionnellement réservées aux femmes en 2005, un nombre proportionnellement plus élevé de femmes en Ontario avaient obtenu un diplôme en sciences de la vie, tandis qu'un moins grand nombre avait choisi les sciences humaines que dans les cohortes précédentes.

Comparativement aux autres provinces, l'Ontario comptait un plus grand nombre de titulaires de doctorat dont la langue maternelle n'était pas une langue officielle. En outre, la proportion d'allophones titulaires d'un doctorat au Canada a augmenté continuellement au cours des 20 dernières années. Tant en Ontario qu'à l'extérieur de la province, leur proportion a doublé entre les promotions de 1995 et 2005, passant de 16 % à 34 % en Ontario et de 14 % à 28 % dans les autres provinces.

Nonobstant la réduction des postes permanents ou menant à la permanence à temps plein dans les universités canadiennes, environ les deux tiers (65 %) des diplômés de l'Ontario ont fait des études de doctorat pour devenir professeurs d'université, une proportion qui était plus élevée de 7 points de pourcentage (58 %) que dans le cas des diplômés des autres provinces.

La majorité des diplômés qui prévoyaient déménager aux États-Unis au moment de l'obtention de leur diplôme avaient aussi l'intention d'effectuer un stage postdoctoral, les proportions se situant à 67 % dans le cas des diplômés de l'Ontario et à 81 % pour les diplômés des autres provinces.

Par ailleurs, la proportion de diplômés de l'Ontario qui avaient déménagé aux États-Unis après l'obtention de leur diplôme et qui sont revenus au Canada était plus élevée que dans le cas des diplômés des autres provinces. Les rapatriés en Ontario représentaient 27 % des diplômés qui avaient déménagé au sud de la frontière après l'obtention de leur diplôme, comparativement à 21 % de ceux qui avaient déménagé des autres provinces.

En 2007, deux ans après l'obtention du diplôme, neuf titulaires de doctorat sur dix travaillaient comme employés salariés ou comme travailleurs autonomes. Les gains médians des diplômés de l'Ontario qui travaillaient à temps plein étaient supérieurs de 5 500 $ aux gains de leurs homologues qui avaient obtenu leur diplôme dans d'autres provinces. Cet écart au chapitre des gains rend compte de la rémunération plus élevée de l'ensemble de la population au travail en Ontario comparativement à la plupart des autres provinces à ce moment-là.

Contrairement à leurs homologues des autres provinces, les diplômés de sexe féminin en Ontario gagnaient autant que les hommes, soit 67 000 $ et 68 000 $ respectivement. Qui plus est, les diplômés qui vivaient et travaillaient au Canada deux ans après l'obtention de leur diplôme gagnaient substantiellement plus que ceux qui travaillaient aux États-Unis. Cette disparité au chapitre des gains pourrait être liée aux projets de stage postdoctoral des personnes qui ont déménagé aux États-Unis.

Le secteur public est demeuré le principal employeur des nouveaux titulaires de doctorat au Canada en 2007, plus des trois quarts ayant trouvé un emploi dans les services d'enseignement (58 % pour l'Ontario et 55 % pour les diplômés des autres provinces), dans les soins de santé et l'assistance sociale (13 % pour les deux groupes) et dans les administrations publiques (7 % pour les deux groupes).

Le présent rapport souligne aussi le fait qu'un moins grand nombre de diplômés de la promotion de 2005 travaillaient dans le secteur de la fabrication que dans les deux cohortes précédentes, par suite des changements structurels dans l'économie canadienne au cours des 10 années couvertes par l'étude.

Les prochains cycles de l'END pourraient mieux nous informer sur l'effet des cycles économiques sur les résultats sur le marché du travail des titulaires de doctorat. La promotion de 2010, en particulier, pourrait avoir été touchée par le ralentissement économique qui a commencé en octobre 2008. Il a fallu 28 mois pour que l'emploi au pays remonte à son niveau d'octobre 2008, c'est-à-dire jusqu'au début de 2011. Quelles étaient les perspectives d'emploi qui se sont offertes à cette cohorte de titulaires de doctorat? Comment les nouveaux arrivants sur le marché du travail se sont-ils intégrés dans la population active? Alors que l'emploi à temps partiel et à temps plein a repris à la fin de 2010, l'emploi à temps plein n'a pas récupéré aussi rapidement que l'emploi à temps partiel. Cela a-t-il mené à un niveau plus élevé de sous-emploi pour les titulaires de doctorat?

Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses questions auxquelles la prochaine END pourrait fournir certaines réponses.

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