Chapitre 3
Profil des titulaires de doctorat de 2005 deux ans après l'obtention de leur diplôme

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Parmi les 3 500 titulaires de doctorat de la promotion de 2005 qui vivaient au Canada ou aux États-Unis deux ans après l'obtention de leur diplôme, un peu plus de quatre sur dix (41 % ou environ 1 440) ont obtenu leur diplôme dans une université ontarienne. Entre 1995 et 2005, les établissements de l'Ontario ont vu leur nombre de titulaires de doctorat augmenter de 15,7 %, comparativement à une hausse de 10,7 % pour toutes les autres provinces combinées.

Le quart des titulaires de doctorat de 2005 en Ontario ont obtenu un diplôme en sciences de la vie, et un cinquième, en psychologie et en sciences sociales. Les proportions de diplômés dans les quatre autres domaines étaient similaires à 13 % ou 14 % dans chaque cas (tableau A.1.1 en annexe).

Les proportions de diplômés en Ontario étaient comparables aux proportions de diplômés dans les autres provinces dans trois domaines d'études, à savoir : génie (14 % et 13 % respectivement), informatique, mathématiques et sciences physiques (14 % et 12 %), et enseignement et autres domaines d'études (13 % et 15 %). À l'extérieur de l'Ontario, toutefois, les sciences de la vie regroupaient presque le tiers (32 %) des titulaires de doctorat (comparativement à 25 % pour l'Ontario), tandis qu'un titulaire de doctorat sur dix avait un diplôme en sciences humaines, comparativement à 14 % en Ontario.

Les femmes étaient toujours regroupées dans des domaines d'études traditionnellement réservés aux femmes

Les données du Système d'information sur les étudiants postsecondaires (SIEP), qui vont de 1992 à 2009, montrent que la proportion de femmes diplômées universitaires au Canada a dépassé dans une large mesure celle des hommes, passant de 56 % en 1992 à 60 % en 2009.

Toutefois, dans le cas des études de doctorat, les hommes constituent la majorité des diplômés. En 1992, les femmes représentaient moins du tiers des titulaires de doctorat (32 %), cette proportion ayant augmenté pour s'établir à 41 % huit ans plus tard, soit en 2000. Entre 2004 et 2009, la proportion de femmes titulaires de doctorat a fluctué entre 43 % et 45 %1.

Les données de l'END montrent que, dans la promotion de 2005, les femmes représentaient 45 % des titulaires de doctorat des universités ontariennes et 46 % des titulaires de doctorat des universités du reste du Canada. Cela est comparable à la proportion de femmes dans la promotion de 2000 (43 % pour les deux groupes de diplômés), mais représente une augmentation de 10 points de pourcentage par rapport à la promotion de 1995, pour laquelle la proportion s'établissait à 35 %, tant pour les diplômés de l'Ontario que pour ceux du reste du Canada (tableau A.1.2 en annexe, graphique 1).

La différence entre les proportions de diplômés de sexe féminin et de sexe masculin en Ontario était la plus marquée en génie où, pour chaque diplômé de sexe féminin (20 %), on comptait quatre diplômés de sexe masculin (80 %), ainsi qu'en informatique, mathématiques et sciences physiques, où la proportion d'hommes, à 73 %, représentait presque le triple de celle des femmes (27 %). Même si l'écart entre les sexes dans ces domaines d'études était un peu plus prononcé dans les autres provinces, les femmes représentant 16 % et 26 % des diplômés, ces proportions n'étaient pas significativement différentes de celles de l'Ontario.

Par ailleurs, les femmes constituaient la majorité des diplômés de l'Ontario dans trois domaines d'études : psychologie et sciences sociales (59 %); enseignement et autres domaines d'études (56 %) et sciences de la vie (53 %). Les proportions de femmes dans ces domaines d'études étaient comparables à l'extérieur de la province, sauf en psychologie et en sciences sociales, où presque sept diplômés sur dix étaient de sexe féminin (69 %), une différence de 10 points de pourcentage entre l'Ontario et les autres provinces.

Graphique 1 Proportion de femmes titulaires de doctorat selon le domaine d'études, promotion de 2005, Ontario et Canada sans l'Ontario

Un plus grand nombre de femmes en Ontario ont obtenu un doctorat en sciences de la vie en 2005 que dans les cohortes précédentes

Les répartitions des femmes entre les différents domaines d'études étaient similaires en Ontario et à l'extérieur de la province. Les femmes étaient principalement concentrées dans les sciences de la vie (29 % en Ontario et 33 % dans les autres provinces) et en psychologie et sciences sociales (26 % et 27 % respectivement). Les domaines de l'enseignement et les domaines d'études professionnels venaient au troisième rang, à 16 % en Ontario et à 18 % dans les autres provinces, suivis par les sciences humaines à 14 % et 11 % (tableau A.1.1 en annexe).

Par contre, on constate des différences significatives entre l'Ontario et les autres provinces dans la répartition des diplômés de sexe masculin selon le domaine d'études. Même si les sciences de la vie affichaient les proportions les plus fortes d'hommes en Ontario et à l'extérieur de la province, la proportion en Ontario était inférieure de 9 points de pourcentage à celle de toutes les autres provinces combinées (22 % comparativement à 31 %). De même, en Ontario, on retrouvait des proportions significativement plus élevées de diplômés de sexe masculin en psychologie et en sciences sociales (15 %), ainsi qu'en sciences humaines (14 %), qu'à l'extérieur de la province (11 % et 9 %, respectivement).

La répartition entre les domaines d'études des diplômés de sexe masculin de la promotion de 2005 en Ontario était similaire à celle des promotions de 2000 et de 1995. Toutefois, un nombre proportionnellement plus élevé de femmes en Ontario ont obtenu un doctorat en sciences de la vie en 2005 (29 %) qu'en 2000 (22 %) et qu'en 1995 (21 %), et un moins grand nombre ont choisi une carrière en sciences humaines (14 %), comparativement à 19 % dans les cohortes précédentes (tableau A.1.1 en annexe).

Les diplômés les plus jeunes se retrouvaient en informatique, mathématiques et sciences physiques, ainsi qu'en sciences de la vie

L'âge médian des titulaires de doctorat au moment de l'obtention du diplôme était similaire, peu importe s'ils avaient obtenu ou non leur diplôme d'une université de l'Ontario, soit 32 et 33 ans respectivement. Dans les deux groupes de diplômés, ceux en enseignement et dans d'autres domaines d'études ont déclaré l'âge médian le plus élevé, soit 41 et 42 ans respectivement (tableau A.1.3 en annexe, graphique 2).

De même, les âges médians les plus faibles au moment de l'obtention du diplôme se retrouvaient en informatique, mathématiques et sciences physiques (30 ans, tant en Ontario que dans les autres provinces) et en sciences de la vie (31 ans dans les deux groupes).

Graphique 2 Âge médian des titulaires de doctorat au moment de l'obtention du diplôme selon le domaine d'études, promotion de 2005, Ontario et Canada sans l'Ontario

L'âge relativement élevé des diplômés en enseignement et dans d'autres domaines professionnels peut s'expliquer par le fait que ces diplômés avaient en moyenne 9 ans de plus que leurs homologues des autres principaux domaines d'études au début de leur programme, soit 36 ans, comparativement à un âge médian de 27 ans pour l'ensemble des programmes. Cela est probablement dû au fait que la plupart d'entre eux n'étaient pas aux études au cours des 12 mois précédant leur inscription au programme, six étudiants sur dix en enseignement et dans d'autres domaines d'études étant au travail avant de commencer leur doctorat, comparativement à un peu plus du tiers de tous les diplômés en Ontario (35 %) et à 40 % des diplômés dans les autres provinces (tableau A.5 en annexe).

Par contre, environ le cinquième des diplômés ontariens de 2005 en informatique, mathématiques et sciences physiques (22 %) et un peu plus du tiers des diplômés en sciences de la vie (35 %) travaillaient au cours des 12 mois précédant le début de leur programme de doctorat.

Par ailleurs, les diplômés en enseignement et dans d'autres domaines professionnels étaient aussi moins susceptibles d'avoir suivi l'ensemble de leur programme à temps plein (53 % pour l'Ontario et 57 % pour les autres provinces respectivement), comparativement à tous les diplômés combinés (82 % en Ontario et 78 % dans les autres provinces). En fait, la majorité des diplômés en enseignement et dans d'autres domaines d'études (70 % en Ontario et 62 % à l'extérieur de la province) ont indiqué que la raison pour laquelle il n'avait pas suivi l'ensemble de leur programme à temps plein était parce qu'ils occupaient un emploi à temps plein.

L'âge médian des titulaires de doctorat des deux autres cohortes était similaire à celui de la promotion de 2005 dans tous les domaines d'études, sauf en psychologie et en sciences sociales, où ils étaient deux ans et quatre ans plus jeunes, en Ontario et dans les autres provinces respectivement, comparativement à leurs homologues des cohortes précédentes (tableau A.1.3 en annexe).

Par rapport aux autres provinces, l'Ontario comptait un plus grand nombre de titulaires de doctorat dont la langue maternelle n'était pas une langue officielle

Comme les universités canadiennes offrent leur enseignement en anglais ou en français et que la poursuite d'un programme de doctorat exige d'excellentes capacités en lecture et en écriture, il convient d'examiner à ce chapitre les profils des titulaires de doctorat en fonction de la première langue apprise au foyer pendant l'enfance et encore comprise, c'est-à-dire la langue maternelle.

Un peu plus des deux tiers des titulaires de doctorat en Ontario (67 %) ont déclaré l'anglais ou le français comme langue maternelle, tandis que 34 % avaient une langue maternelle autre que l'anglais ou le français (tableau A.2 en annexe).

À l'extérieur de la province, la proportion de diplômés dont la langue maternelle était l'une des deux langues officielles était légèrement plus élevée, soit 72 %. Cela est principalement attribuable au Québec, où presque les deux tiers (60 %) des titulaires de doctorat avaient le français comme langue maternelle. En outre, la proportion d'allophones2 dans les autres provinces était significativement plus faible qu'en Ontario, à 28 %.

La proportion d'allophones titulaires d'un doctorat au Canada a continuellement augmenté au cours des 20 dernières années. Tant en Ontario qu'à l'extérieur de la province, leur proportion a doublé entre les promotions de 1995 et de 2005, passant de 16 % à 34 % en Ontario et de 14 % à 28 % dans les autres provinces.

Trois diplômés ontariens sur dix dont la langue maternelle n'était pas une langue officielle parlaient chinois

Après l'anglais et le français, les langues chinoises3 représentaient le troisième groupe linguistique en importance. La proportion de diplômés de l'Ontario en 2005 qui déclaraient une langue chinoise comme langue maternelle, soit 10 %, était significativement plus élevée que dans les autres provinces combinées, à 7 %. Il est intéressant de noter que ces proportions sont identiques aux pourcentages de locuteurs chinois qui détenaient un doctorat dans la population en général (10 % en Ontario et 7 % dans le reste du Canada)4.

Par ailleurs, les locuteurs chinois représentaient presque trois titulaires de doctorat sur dix dont la langue maternelle n'était pas une langue officielle (29 %) en Ontario, tandis que la proportion dans les autres provinces était de 25 %. En outre, la grande majorité des allophones des universités ontariennes vivaient au Canada deux ans après l'obtention de leur diplôme, plutôt qu'aux États-Unis, peu importe si leur langue maternelle était le chinois (84 %) ou une autre langue non officielle (86 %).

La proportion de diplômés dont la langue maternelle n'est pas une langue officielle variait considérablement selon les domaines d'études. Plus des deux tiers des diplômés en génie (68 %), et quatre diplômés sur dix en informatique, mathématiques et sciences physiques (40 %) des universités ontariennes avaient une langue non officielle comme langue maternelle. Les deux premiers domaines d'études affichaient aussi les proportions les plus fortes d'allophones dans les autres provinces combinées (61 % et 35 % respectivement). Toutefois, les allophones représentaient le quart des diplômés en sciences de la vie dans ces provinces, soit 7 points de pourcentage de moins qu'en Ontario.

Les domaines comme les sciences humaines (18 % en Ontario et 17 % dans les autres provinces), ainsi que l'enseignement et les autres domaines d'études (25 % et 19 % respectivement), affichaient des proportions relativement faibles de diplômés déclarant une langue non officielle comme langue maternelle. Toutefois, l'Ontario affichait une proportion plus forte d'allophones en psychologie et en sciences sociales (25 %) que les autres provinces (16 %), la différence se situant à 9 points de pourcentage.

La proportion de diplômés ayant déclaré appartenir à un groupe de minorité visible était plus élevée en génie que dans tout autre domaine d'études

Dans l'ensemble, plus du quart des titulaires de doctorat appartenait à un groupe de minorité visible (29 % en Ontario et 26 % dans les autres provinces). La proportion était la plus élevée en génie (67 % en Ontario et 58 % dans les autres provinces), suivi par l'informatique, les mathématiques et les sciences physiques (33 % et 32 % respectivement), ainsi que les sciences de la vie (29 % et 25 %, respectivement). Les sciences humaines affichaient les proportions les plus faibles de minorités visibles, soit 10 % en Ontario et 11 % dans les autres provinces (graphique 3).

En psychologie et en sciences sociales la proportion de diplômés déclarant appartenir à un groupe de minorité visible était significativement plus élevée (20 %) qu'à l'extérieur de la province (13 %). Mis à part ce domaine d'études, on n'a pas noté de différences significatives entre l'Ontario et les autres provinces dans la proportion de diplômés qui appartenaient à un groupe de minorité visible.

Graphique 3 Proportion de titulaires de doctorat appartenant à une minorité visible selon le domaine d'études, promotion de 2005, Ontario et Canada sans l'Ontario

La proportion globale de titulaires de doctorat de la promotion de 1995 indiquant appartenir à un groupe de minorité visible était comparable à celle de la promotion de 2005. Qui plus est, tous les domaines d'études, sauf l'informatique, les mathématiques et les sciences physiques en Ontario, comportaient des proportions de membres de groupes de minorité visible similaires à la promotion de 2005.

Cela contraste avec la promotion de 2000, dans laquelle les membres de groupes de minorité visible représentaient un peu plus du cinquième des titulaires de doctorat en Ontario (20 %) et un peu moins du quart des diplômés dans les autres provinces (23 %) (tableau A.3.1 en annexe). Ces résultats peuvent être attribués en partie au génie, où les proportions de diplômés appartenant à des groupes de minorité visible ont diminué de 17 points de pourcentage en Ontario et de 18 points de pourcentage dans les autres provinces en 2000, comparativement à la promotion de 1995. Cinq ans plus tard, en 2005, leurs proportions avaient augmenté de façon marquée, passant de 47 % à 67 % en Ontario et de 44 % à 58 % dans les autres provinces (tableau A.3.1 en annexe).

La grande majorité des titulaires de doctorat de la promotion de 2005 nés à l'étranger étaient naturalisés ou étaient devenus des immigrants reçus en 2007

Les proportions élevées de diplômés appartenant à des minorités visibles en génie et en informatique, mathématiques et sciences physiques peuvent être attribuées au fait qu'un grand nombre d'entre eux sont nés à l'extérieur du Canada. En fait, environ les trois quarts des titulaires de doctorat en génie (76 % en Ontario et 73 % dans les autres provinces), ainsi que 44 % et 45 % des diplômés en informatique, mathématiques et sciences physiques en Ontario et dans les autres provinces respectivement, étaient nés à l'extérieur du Canada, comparativement à 37 % et 36 % pour tous les domaines d'études combinés (tableau A.3.2 en annexe, figure 1).

Toutefois, la grande majorité des diplômés nés à l'étranger5 de la promotion de 2005 qui vivaient au Canada ou aux États-Unis deux ans après avoir obtenu leur diplôme (92 % en Ontario et 91 % dans les autres provinces) étaient naturalisés ou étaient devenus des immigrants reçus au moment de l'interview, en 2007. Comme le montre la figure 1 ci-dessous, plus des trois quarts des titulaires de doctorat de l'Ontario nés à l'étranger étaient déjà naturalisés au moment de l'interview (76 %). Par ailleurs, la plupart des diplômés de l'Ontario nés à l'étranger qui sont devenus des immigrants reçus l'étaient avant l'obtention de leur doctorat en 2005 (59 %).

Figure 1 Citoyenneté en 2007 des titulaires de doctorat de 2005, Ontario et Canada sans l'Ontario

Dans l'ensemble, les proportions des diplômés nés à l'étranger dans les promotions de 2000 et 2005 étaient comparables, à 32 % et 37 % respectivement. Toutefois, on comptait un nombre significativement plus élevé de diplômés nés à l'étranger en génie dans la promotion de 2005 que dans la promotion de 2000, soit une différence d'environ 20 points de pourcentage (76 % comparativement à 56 % en Ontario). Dans les autres provinces, la différence n'était pas statistiquement significative (73 % comparativement à 64 %)6.

La moitié des titulaires de doctorat avaient un parent détenant au moins un baccalauréat

Des études antérieures ont laissé supposer qu'un niveau plus élevé de scolarité des parents donne lieu à des niveaux plus élevés de scolarité des enfants, et que le type d'études postsecondaires entreprises par les jeunes Canadiens comporte un lien étroit avec le niveau de scolarité des parents. Par exemple, Knighton et Mirza (2002) ont déterminé que les jeunes dont les parents avaient un grade universitaire étaient trois fois plus susceptibles de poursuivre des études universitaires que ceux dont les parents avaient un diplôme d'études secondaires ou un niveau inférieur d'études7.

Par ailleurs, une étude des titulaires de doctorat menée aux États-Unis a montré que ceux qui étaient des citoyens américains étaient plus susceptibles que leurs homologues qui n'avaient pas la citoyenneté d'avoir au moins un parent possédant au moins un baccalauréat8.

Comme le montre le graphique 4, la moitié des titulaires de doctorat avaient un parent dont le niveau le plus élevé de scolarité était au moins un baccalauréat (53 % en Ontario et 49 % dans les autres provinces). En outre, la proportion de diplômés déclarant qu'au moins un de leurs parents avait un grade supérieur était identique en Ontario et à l'extérieur de la province, à 24 %. Par ailleurs, en Ontario, la proportion de diplômés dont les parents avaient un baccalauréat ou un autre grade universitaire inférieur à la maîtrise était plus élevée qu'à l'extérieur de la province, soit 29 % comparativement à 25 %, mais la proportion de diplômés dont les parents avaient des études postsecondaires inférieures au baccalauréat était plus faible (15 % en Ontario et 18 % dans les autres provinces). Cela est probablement dû aux différences entre les systèmes d'enseignement des provinces.

En Ontario, la comparaison du niveau de scolarité des parents n'a pas fait ressortir de différences significatives entre les diplômés nés au Canada et ceux nés à l'étranger. À l'extérieur de la province, toutefois, les étudiants nés à l'étranger étaient plus susceptibles d'avoir des parents qui n'avaient pas fait d'études postsecondaires (38 % comparativement à 30 % pour les étudiants nés au Canada), tandis que les étudiants nés au Canada étaient plus susceptibles d'avoir des parents qui avaient terminé des études postsecondaires inférieures au baccalauréat (20 % comparativement à 14 % pour ceux nés à l'étranger). Encore une fois, cela peut être expliqué par les différences dans la structure des systèmes d'enseignement au Canada, où le système de collèges communautaires et de collèges en arts et technologie appliquée est bien développé par rapport aux autres pays (graphique 4 et tableau A.4 en annexe).

Graphique 4 Plus haut niveau de scolarité des parents des titulaires de doctorat nés au Canada et nés à l'étranger, promotion de 2005, Ontario et Canada sans l'Ontario

Une proportion plus élevée de diplômés étaient aux études avant de commencer leur programme en Ontario que dans les autres provinces

Plus de la moitié (55 %) des diplômés de l'Ontario étaient aux études l'année précédant l'inscription à leur programme de doctorat; cette proportion est de 7 points de pourcentage plus élevée que dans le cas des diplômés des autres provinces (48 %). Dans ces provinces, quatre diplômés sur dix travaillaient avant le début de leurs études de doctorat, comparativement à un peu plus du tiers en Ontario (35 %) (graphique 5).

Les proportions les plus fortes de diplômés qui étaient aux études avant le début de leur doctorat se retrouvaient en informatique, mathématiques et sciences physiques, où plus de six diplômés sur dix, tant en Ontario qu'à l'extérieur de la province (68 % et 61 % respectivement), fréquentaient l'école. En Ontario, ces diplômés étaient suivis par ceux en sciences humaines (61 %), en psychologie et en sciences sociales (60 %), en sciences de la vie (58 %) et en génie (52 %). À l'extérieur de la province, ils étaient suivis par les diplômés en psychologie et sciences sociales (56 %), en sciences de la vie (52 %) et en sciences humaines (46 %). La proportion de diplômés en génie qui étaient aux études avant le début de leur programme de doctorat dans ces provinces était significativement plus faible qu'en Ontario, à 40 %.

Comme il est indiqué précédemment, un moins grand nombre de diplômés en enseignement et dans d'autres domaines d'études étaient aux études avant le début de leur programme de doctorat. Cette tendance était encore plus prononcée en Ontario, où seulement 21 % étaient aux études, comparativement à 26 % en enseignement et dans les autres domaines d'études dans les autres provinces (tableau A.5 en annexe).

Graphique 5 Principale activité des titulaires de doctorat 12 mois avant leur inscription au programme, promotion de 2005, Ontario et Canada sans l'Ontario

La proportion de diplômés de la promotion de 2000 en Ontario qui étaient aux études avant le début de leur programme (53 %) était similaire à celle de la promotion de 2005, alors que le pourcentage était plus faible pour la promotion de 1995 (49 %). Des différences significatives ont été observées entre les promotions de 1995 et de 2005 dans deux domaines d'études en particulier : informatique, mathématiques et sciences physiques, où on a noté un écart de presque 10 points de pourcentage (59 % pour les diplômés de 1995 comparativement à 68 % pour ceux de 2005), et en psychologie et sciences sociales, avec un écart de 8 points de pourcentage (52 % et 60 % respectivement).

La majorité des titulaires de doctorat souhaitaient devenir des professeurs d'université

Des études antérieures ont montré qu'une proportion importante des titulaires de doctorat s'attendaient à travailler dans un établissement d'enseignement supérieur une fois leur diplôme obtenu9. Ainsi, le souhait de devenir un professeur d'université demeure l'une des principales raisons de la poursuite d'études de doctorat au Canada.

Environ les deux tiers (65 %) des diplômés de l'Ontario faisaient des études de doctorat avec l'intention de devenir des professeurs d'université, une proportion qui était plus élevée de 7 points de pourcentage (58 %) que dans les autres provinces (tableau A.6.1 en annexe).

En Ontario, les proportions étaient comparables dans la presque totalité des domaines d'études, à environ 60 %. Une exception digne de mention était les sciences humaines, où presque neuf diplômés sur dix (86 %) prévoyaient devenir des professeurs d'université.

Dans les autres provinces, toutefois, il y avait de plus grandes variations entre les domaines d'études. La proportion était supérieure à la moyenne en sciences humaines (71 %) et en enseignement et autres domaines d'études (64 %), mais inférieure à la moyenne en informatique, mathématiques et sciences physiques (51 %) et en psychologie et sciences sociales (50 %). Les sciences de la vie (59 %) et le génie (58 %), pour leur part, se situaient au même niveau que la moyenne.

On a demandé aux diplômés qui ne souhaitaient pas devenir des professeurs d'université pourquoi ils n'envisageaient pas ce choix de carrière. Les raisons fournies par les diplômés peuvent être décrites comme des raisons de perception de meilleures possibilités à l'extérieur du milieu universitaire ou de choix personnel (tableau A.6.2 en annexe, graphique 6).

Parmi ce groupe de diplômés, seulement 5 % ont indiqué que l'absence apparente de postes disponibles dans leur domaine dans les universités constituait la raison. Le pourcentage pour les diplômés des autres provinces est légèrement supérieur, à 7 %. Toutefois, trois diplômés sur dix (29 % en Ontario et 30 % dans les autres provinces) ont indiqué qu'ils pouvaient gagner plus d'argent ou avoir de meilleures possibilités d'emploi à l'extérieur du milieu universitaire. Une proportion relativement élevée de diplômés (44 % et 43 %) ont fourni une vaste gamme d'autres raisons, par exemple : une préférence pour les travaux cliniques ou pratiques, le souhait de faire de la recherche uniquement ou l'absence d'intérêt à l'égard de l'enseignement. Une autre proportion de 13 % n'aimait pas la vie universitaire. Les diplômés qui restent ont indiqué qu'ils trouvaient qu'une carrière comme professeur d'université était trop stressante (8 % en Ontario et 6 % dans les autres provinces).

Graphique 6 Raisons pour lesquelles le diplômé ne voulait pas devenir professeur d'université, promotion de 2005, Ontario et Canada sans l'Ontario

Les résultats étaient comparables dans la plupart des domaines d'études, sauf pour les diplômés en psychologie et en sciences sociales ainsi qu'en sciences humaines en Ontario. Parmi les diplômés qui n'ont pas choisi une carrière de professeur d'université, la grande majorité de ceux en sciences humaines (80 %) n'étaient tout simplement pas intéressés par l'enseignement et plus intéressés par d'autres carrières, comme la recherche seulement ou les travaux cliniques ou pratiques. Presque quatre diplômés sur dix en psychologie et en sciences sociales (38 %) croyaient qu'il existait de meilleures possibilités d'emploi à l'extérieur du secteur universitaire ou qu'ils pouvaient gagner davantage dans d'autres carrières.

Un nombre substantiellement plus élevé des diplômés de la promotion de 2000 qui ne souhaitaient pas devenir des professeurs d'université étaient d'avis que de meilleures possibilités ou un revenu plus élevé s'offraient à l'extérieur du milieu universitaire, soit 49 % en Ontario et 51 % dans les autres provinces, comparativement à 29 % et 30 % respectivement pour la promotion de 2005. Aucune différence significative n'a été observée par suite de l'examen des domaines d'études10.

Au moment d'obtenir leur diplôme, plus des trois quarts des diplômés de 2005 avaient des projets précis

Au moment d'obtenir leur diplôme, la plupart des titulaires de doctorat ont des projets définis pour entrer sur le marché du travail, poursuivre leur recherche, ou encore poursuivre d'autres études ou d'autres activités, tandis que d'autres ne sont pas décidés. Au moment de l'obtention de leur diplôme en 2005, plus des trois quarts des titulaires de doctorat (78 % en Ontario et 77 % dans les autres provinces) avaient des projets définis d'emploi ou d'études postdoctorales ou encore de formation plus poussée pour l'année suivant l'obtention de leur diplôme (graphique 7).

Selon l'Enquête auprès des titulaires d'un doctorat (ETD), la proportion des diplômés de l'Ontario ayant des projets définis au moment de l'obtention de leur diplôme était statistiquement comparable pour tous les domaines d'études, et allait de 66 % à 85 %. Toutefois, les diplômés nés au Canada (83 %) étaient plus susceptibles que leurs homologues nés à l'étranger (72 %) d'avoir des projets précis pour l'année suivante au moment de l'obtention de leur diplôme. C'était aussi le cas pour les diplômés nés au Canada et nés à l'étranger dans les autres provinces, où les proportions étaient de 83 % et 67 % respectivement.

Les diplômés en génie de l'extérieur de l'Ontario étaient moins susceptibles d'avoir des projets précis que les diplômés dans les autres domaines d'études, dans une proportion de 60 %. Par ailleurs, il n'y avait pas de différences substantielles entre les hommes et les femmes, que ce soit en Ontario (81 % pour les hommes et 76 % pour les femmes) ou à l'extérieur de la province (75 % et 79 % respectivement).

Graphique 7 Proportion des titulaires de doctorat de 2005 ayant des projets précis au moment de l'obtention du diplôme, promotion de 2005, Ontario et Canada sans l'Ontario

Peu importe s'ils avaient obtenu leur diplôme d'une université ontarienne ou non, plus de la moitié des diplômés ayant des projets précis (54 % en Ontario et 53 % dans les autres provinces) s'attendaient à entrer sur le marché du travail au moment de l'obtention de leur diplôme (tableau A.6.3 en annexe). Un nombre proportionnellement plus élevé des diplômés de sexe féminin (61 % et 64 % respectivement) que de sexe masculin (49 % et 44 %) avaient des projets d'emploi, tandis que plus de la moitié des diplômés de sexe masculin (51 % et 56 %) prévoyaient poursuivre une formation postdoctorale ou une autre formation (voir l'encadré 2 pour une définition de stage postdoctoral).

Encadré 2 : Stage postdoctoral

Pour les besoins de l'Enquête auprès des titulaires d'un doctorat, on entend par « stage postdoctoral » un poste temporaire permettant à l'étudiant d'acquérir une formation et des connaissances complémentaires en recherche, habituellement au sein du milieu universitaire, du secteur industriel ou de l'administration publique.

Au Canada, on appelle habituellement « boursier postdoctoral » ou « attaché de recherche au niveau postdoctoral » un diplômé qui conclut une entente avec une université (et parfois avec un professeur) pour mener une recherche universitaire avancée qui lui permettra de se perfectionner professionnellement et d'accroître ses compétences dans un domaine spécialisé. Historiquement, ils ont davantage été considérés comme des stagiaires que comme des employés de l'université ou de l'établissement de recherche. Toutefois, en 2010, l'Agence du revenu du Canada et le gouvernement fédéral ont indiqué clairement qu'aux fins de l'impôt sur le revenu, ces personnes doivent être considérées comme des employés.

Ces nominations se produisent habituellement dans les cinq ans suivant l'obtention du doctorat et sont limitées dans le temps (souvent jusqu'à concurrence de trois ans), avec possibilité de renouvellement. La rémunération du chercheur postdoctoral peut prendre la forme d'un salaire, d'un paiement forfaitaire ou d'un parrainage. Le montant annuel de la bourse de recherche varie habituellement entre 25 000 $ et 50 000 $, selon le domaine de recherche, l'organisme de financement et l'établissement de recherche.

Source : Données recueillies dans divers sites Web d'universités canadiennes.

De plus, on observe des écarts marqués entre les domaines d'études en ce qui concerne les projets précis. La presque totalité des diplômés de l'Ontario en enseignement et autres domaines, ainsi qu'en sciences humaines (93 % chacun), prévoyaient travailler immédiatement après avoir obtenu leur diplôme. Venaient ensuite les diplômés en psychologie et sciences sociales (70 %). Par contre, plus des deux tiers des diplômés en sciences de la vie (69 %) et les trois quarts des diplômés en informatique, mathématiques et sciences physiques (76 %) avaient des projets d'études postdoctorales ou de recherche après avoir obtenu leur diplôme en 2005.

En Ontario, même si la proportion des diplômés nés à l'étranger qui avaient des projets précis d'études postdoctorales était plus élevée de 11 points de pourcentage que celle des diplômés nés au Canada (à 53 % et 42 % respectivement), la différence n'était pas statistiquement significative.

Lorsque l'on procède à une comparaison entre les domaines d'études, les résultats pour les diplômés de l'extérieur de l'Ontario affichent des tendances similaires. La majorité des diplômés en enseignement et autres domaines d'études (92 %), en sciences humaines (82 %) et en psychologie et sciences sociales (70 %) prévoyaient travailler après avoir reçu leur diplôme, tandis que la majorité de ceux en sciences de la vie et en informatique, mathématiques et sciences physiques (les deux à 68 %) avaient des projets d'études postdoctorales.

Contrairement à ce qui a été observé en Ontario, les diplômés nés à l'étranger des autres provinces étaient beaucoup plus susceptibles que leurs homologues nés au Canada de prévoir poursuivre des études postdoctorales, soit 59 % comparativement à 41 %.

Des proportions similaires de diplômés en génie en Ontario et à l'extérieur de la province prévoyaient entrer sur le marché du travail ou poursuivre des études postdoctorales, les proportions variant entre 48 % et 52 % (tableau A.6.3 en annexe).

Sommaire

L'Ontario était à l'origine de quatre titulaires de doctorat sur dix au pays en 2005, une proportion légèrement supérieure à la part que cette province représente dans la population canadienne. Même si les titulaires de doctorat de sexe féminin de la promotion de 2005 en Ontario étaient encore regroupées dans des domaines d'études traditionnellement réservés aux femmes, un nombre proportionnellement plus grand de femmes ont obtenu un doctorat en sciences de la vie en 2005 que dans les deux cohortes précédentes, et un moins grand nombre de femmes ont choisi une carrière en sciences humaines.

Comparativement aux autres provinces, l'Ontario comptait plus de titulaires de doctorat dont la langue maternelle n'était pas une langue officielle. Par ailleurs, la proportion d'allophones titulaires d'un doctorat au Canada a augmenté continuellement au cours des 20 dernières années. Tant en Ontario qu'à l'extérieur de la province, leurs proportions ont doublé entre les promotions de 1995 et de 2005.

Environ les deux tiers (65 %) des diplômés de l'Ontario poursuivaient des études de doctorat dans l'intention de devenir des professeurs d'université, une proportion qui était plus élevée de 7 points de pourcentage (58 %) par rapport aux diplômés des autres provinces. Une proportion substantielle (44 % en Ontario et 43 % dans les autres provinces) des diplômés qui ne souhaitaient pas devenir des professeurs d'université ont fourni une vaste gamme de raisons de poursuivre un doctorat, par exemple, une préférence pour les travaux cliniques ou pratiques, le souhait de se consacrer à la recherche seulement ou le manque d'intérêt à l'égard de l'enseignement, et trois sur dix (29 % en Ontario et 30 % dans les autres provinces) ont indiqué qu'ils pouvaient gagner davantage ou avaient de meilleures possibilités d'emploi à l'extérieur du milieu universitaire.


Notes :

  1. Statistique Canada. Tableau 477-0020 – Diplômés postsecondaires publics, selon la Classification pancanadienne type de l'éducation (CPCTE), Classification des programmes d'enseignement, regroupement principal (CPE-RP), sexe et statut immigrant, annuel (nombre), CANSIM (base de données).
  2. Le terme « allophone » a trait aux personnes dont la langue maternelle est une langue autre que l'anglais ou le français.
  3. Les langues chinoises comprennent le mandarin, le cantonais, le hakka, le taïwanais, le chaochow (teochow), le fou-kien et le shanghaïen.
  4. Statistique Canada, Recensement de la population de 2006.
  5. Comprend les étudiants détenteurs d'un visa; toutefois, ceux-ci ne représentaient que 4 % et 5 % de tous les diplômés nés à l'étranger en Ontario et dans les autres provinces respectivement.
  6. On n'a pas posé de questions concernant le pays de naissance ou la citoyenneté aux diplômés de la promotion de 1995.
  7. Voir, par exemple, Knighton, Tamara et Sheba Mirza. 2002, « L'incidence du niveau de scolarité des parents et du revenu du ménage sur la poursuite d'études postsecondaires », Revue trimestrielle de l'éducation.Vol. 8, no 3, p. 25 à 32. Produit no 81-003-XPB2001 au catalogue de Statistique Canada.
  8. Hoffer, T.B., M. Hess, V. Welch Jr. et K. Williams. 2007. Doctorate Recipients from United States Universities: Summary Report 2006, Chicago, National Opinion Research Centre, 203 p.
  9. Voir King, Eisl-Culkin et Desjardins (2008) et Auriol (2010).
  10. On ne disposait pas de données comparables pour les diplômés de 1995.
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