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    Culture, tourisme et Centre de la statistique de l'éducation : documents de recherche

    Espérances et résultats sur le marché du travail des titulaires de doctorat des universités canadiennes

    Section 3 Profil des titulaires de doctorat de 2005 deux ans après l'obtention de leur diplôme

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    Deux ans après l'obtention de leur diplôme, environ 3 500 diplômés des programmes de doctorat de la promotion de 2005 vivaient au Canada ou aux États-Unis; ils représentaient 83 % des 4 200 titulaires de doctorat issus des universités canadiennes en 2005.

    Près de trois titulaires de doctorat sur dix obtiennent leur diplôme en sciences de la vie

    Près de la moitié des titulaires de doctorat de 2005 qui vivaient au Canada ou aux États-Unis en 2007 avaient obtenu leur diplôme dans l'un de deux domaines d'études : 29 % en sciences de la vie et 19 % en psychologie et sciences sociales. La proportion de titulaires de doctorat dans les quatre autres domaines d'études variait entre 12 % et 14 % (tableau A.1 en annexe).

    Six femmes sur dix obtiennent leur diplôme en sciences de la vie et en psychologie et sciences sociales

    Les femmes représentaient 46 % des titulaires de doctorat de la promotion de 2005; il s'agit d'une hausse de 11 points de pourcentage par rapport à leur proportion de la promotion de 1995 (35 %)1.

    C'est en génie qu'on observe l'écart le plus élevé entre les proportions d'hommes et de femmes : pour chaque femme diplômée (17 %), on comptait près de cinq diplômés masculins (83 %); venaient ensuite l'informatique, les mathématiques et les sciences physiques, où la proportion des hommes (74 %) représentait près de trois fois celle des femmes (26 %). Les femmes constituaient la majorité des diplômés dans deux grands domaines d'études, soit en psychologie et sciences sociales (64 %) et en enseignement et autres domaines (56 %). La proportion des femmes était comparable à celle des hommes en sciences de la vie (50 %) et en sciences humaines (52 % contre 48 %) (graphique 1).

    Graphique 1 Proportion des femmes titulaires de doctorat de 2005, selon le domaine d'études

    En outre, environ six femmes sur dix (59 %) ont obtenu leur diplôme dans deux domaines d'études, soit en sciences de la vie (32 %) et en psychologie et sciences sociales (27 %). Les sciences de la vie enregistraient aussi la plus forte proportiond'hommes (27 %), mais celle-ci était inférieure à celle des femmes et était suivie par le génie (21 %) et l'informatique, les mathématiques et les sciences physiques (17 %).

    Si l'âge médian des titulaires de doctorat était de 33 ans au moment de l'obtention du diplôme en 2005, les diplômés en enseignement et en autres domaines d'études avaient cependant l'âge médian le plus élevé (42 ans). Ces diplômés étaient aussi beaucoup plus âgés au début de leur programme de doctorat : 36 ans, comparativement à un âge médian global de 27 ans. L'âge relativement élevé de ces diplômés au début du programme s'explique par le fait que la plupart d'entre eux n'étaient pas aux études au cours des douze mois qui ont précédé leur inscription au programme. En effet, parmi les diplômés en enseignement et autres domaines professionnels, sept sur dix (70 %) occupaient un emploi, contre 45 % de l'ensemble des diplômés (tableau A.5 en annexe). En outre, ils étaient moins susceptibles d'avoir entrepris leur doctorat à temps plein (56 %) que l'ensemble des diplômés (80 %). À l'exception de l'enseignement et autres domaines d'études, on n'observe pas d'écarts substantiels entre les domaines d'études en ce qui concerne l'âge au moment de l'inscription.

    Inversement, c'est en sciences de la vie (31 ans) et en informatique, mathématiques et sciences physiques (30 ans) qu'on observe l'âge médian le plus bas au moment de l'obtention du diplôme (graphique 2).

    Graphique 2 Âge médian des titulaires de doctorat de 2005 au moment de l'obtention du diplôme, selon le domaine d'études

    Les langues chinoises constituent le troisième groupe de langues maternelles en importance

    Comme les universités canadiennes offrent leur enseignement en anglais ou en français et que la poursuite d'un programme de doctorat exige des capacités de lecture et d'écriture très élevées, il convient d'examiner à ce chapitre les profils des titulaires de doctorat en fonction de la première langue apprise au foyer pendant l'enfance et encore comprise, c'est-à-dire la langue maternelle.

    Environ deux tiers des titulaires de doctorat (67 %) ont déclaré comme langue maternelle l'anglais (47 %) ou le français (20 %). Parallèlement, 30 % avaient une langue maternelle autre que l'anglais ou le français; 1 % avaient appris et comprenaient encore l'anglais et le français; enfin, 2 % avaient appris et comprenaient encore l'anglais ou le français ainsi qu'une langue non officielle. Après l'anglais et le français, les langues chinoises2 constituaient le troisième groupe en importance, 8 % des titulaires de doctorat ayant déclaré une langue chinoise comme langue maternelle. Cette proportion représente plus du double de celle déclarée dans l'ensemble de la population canadienne (3 %)3. En outre, les locuteurs chinois représentaient plus du quart (27 %) des titulaires de doctorat dont la langue maternelle était une langue non officielle. Par ailleurs, la vaste majorité des locuteurs chinois (81 %) ainsi que des locuteurs d'une autre langue non officielle (87 %) vivaient au Canada en 2007.

    La proportion de diplômés dont la langue maternelle est une langue non officielle varie considérablement selon le domaine d'études. Près des deux tiers des diplômés en génie (64 %) et près de quatre diplômés sur dix en informatique, mathématiques et sciences physiques (37 %) avaient une langue non officielle comme langue maternelle. Inversement, 20 % des diplômés en psychologie et sciences sociales et environ 17 % des diplômés en sciences humaines ont déclaré une langue non officielle comme langue maternelle (tableau A.2 en annexe).

    Plus de six diplômés en génie sur dix appartiennent à une minorité visible

    Dans l'ensemble, 28 % des titulaires de doctorat déclarent appartenir à une minorité visible, mais cette proportion varie selon le domaine d'études. La proportion de diplômés ayant déclaré appartenir à une minorité visible est élevée en génie (62 %) et en informatique, mathématiques et sciences physiques (32 %). Par contre, elle est faible en psychologie et sciences sociales (16 %) ainsi qu'en sciences humaines (11 %, graphique 3).

    Graphique 3 Proportion de titulaires de doctorat de 2005 appartenant à une minorité visible, selon le domaine d'études

    En 2007, la grande majorité des titulaires de doctorat de 2005 nés à l'étranger étaient naturalisés ou étaient devenus des immigrants reçus

    En génie ainsi qu'en informatique, mathématiques et sciences physiques, ces résultats sont attribuables au fait qu'une forte proportion de diplômés dans ces domaines d'études étaient nés à l'extérieur du Canada. En effet, près des trois quarts des titulaires d'un doctorat en génie (74 %) et 44 % des diplômés en informatique, mathématiques et sciences physiques étaient nés à l'étranger, contre 36 % pour l'ensemble des domaines d'études. Au moment de l'interview de 2007, toutefois, la grande majorité des diplômés de 2005 nés à l'étranger4 qui vivaient au Canada ou aux États-Unis deux ans après l'obtention de leur diplôme (91 %) étaient naturalisés ou étaient devenus des immigrants reçus (tableau A.3 en annexe). Comme le montre la figure 1, plus des deux tiers des immigrants diplômés étaient devenus des immigrants reçus avant d'achever leur programme de doctorat en 2005.

    Figure 1 Citoyenneté en 2007 des titulaires de doctorat de 2005

    La moitié des titulaires de doctorat ont un parent qui détient au moins un baccalauréat

    Selon des études antérieures, le niveau de scolarité élevé des parents serait propice au niveau de scolarité élevé des enfants. Plus précisément, le genre d'études postsecondaires suivies par les jeunes Canadiens serait étroitement lié au niveau de scolarité des parents. Les jeunes dont les parents détiennent un grade universitaire sont trois fois plus susceptibles de poursuivre des études universitaires que ceux dont les parents possèdent au plus un diplôme d'études secondaires5.

    En outre, selon une étude menée aux États-Unis, les titulaires de doctorat qui sont des citoyens américains sont plus susceptibles que leurs homologues non citoyens d'avoir au moins un parent possédant au moins un baccalauréat6.

    Comme le montre le graphique 4, la moitié des titulaires de doctorat canadiens ont un parent dont le plus haut niveau de scolarité est au moins un baccalauréat. On n'observe pas d'écart entre les proportions de diplômés nés au Canada (51 %) et de diplômés nés à l'étranger (50 %) dont au moins un des parents possédait ce niveau de scolarité. À l'opposé, on observe des écarts entre les diplômés nés au Canada et les diplômés nés à l'étranger dont les parents ne détiennent pas au moins un baccalauréat. Les étudiants nés à l'étranger sont plus susceptibles d'avoir des parents n'ayant pas fait d'études postsecondaires (36 % contre 30 % chez les diplômés nés au Canada), alors que les étudiants nés au Canada sont plus susceptibles d'avoir des parents ayant fait des études postsecondaires de niveau inférieur au baccalauréat (18 % contre 14 % chez les diplômés nés à l'étranger) (graphique 4). Ces écarts s'expliquent sans doute par les différences entre le Canada et d'autres pays au chapitre de la structure du système éducatif.

    Graphique 4 Plus haut niveau de scolarité des parents des titulaires de doctorat de 2005 nés au Canada et nés à l'étranger

    Deux diplômés sur dix ne détenaient pas de maîtrise avant d'entreprendre leur programme de doctorat

    Les titulaires de doctorat n'avaient pas tous obtenu une maîtrise avant de s'inscrire à leur programme, et ce ne sont pas tous les programmes de doctorat qui exigent une maîtrise comme condition d'admission. En effet, selon l'Enquête auprès des titulaires d'un doctorat, environ sept diplômés sur dix (69 %) ont déclaré qu'une maîtrise était un préalable à l'admission à leur programme de doctorat7. Par rapport au taux global, les diplômés en sciences de la vie (50 %) et ceux en informatique, mathématiques et sciences physiques (57 %) ont déclaré dans des proportions nettement inférieures que l'admission à leur programme exigeait une maîtrise.

    Ces mêmes diplômés ont aussi enregistré les plus faibles taux d'obtention d'une maîtrise, soit respectivement 63 % et 73 %. Les diplômés en sciences humaines affichent le taux d'obtention d'une maîtrise le plus élevé (95 %), par rapport au taux global de 80 %. En outre, une proportion semblable de diplômés en sciences humaines (93 %) ont déclaré avoir besoin d'une maîtrise pour être admis à leur programme de doctorat (tableau A.4.1 en annexe).

    En règle générale, il s'est écoulé une période médiane de quatre mois entre l'obtention d'une maîtrise et le début du programme de doctorat. Toutefois, dans le cas des diplômés qui détenaient une maîtrise et qui travaillaient au cours des douze mois ayant précédé leur inscription au programme de doctorat, la période médiane écoulée entre l'obtention de la maîtrise et le début des études doctorales était de trois ans et deux mois (tableau A.4.2 en annexe).

    Près de quatre diplômés sur dix travaillaient avant de s'inscrire à leur programme

    Environ la moitié (51 %) des titulaires de doctorat de 2005 étaient aux études au cours de l'année qui a précédé leur inscription au programme de doctorat. Près de quatre diplômés sur dix (38 %) travaillaient, alors que 7 % combinaient le travail et les études (graphique 5). La plus forte proportion de diplômés qui étaient aux études 12 mois avant le début de leur programme de doctorat était celle des diplômés en informatique, mathématiques et sciences physiques (64 %). Venaient ensuite les diplômés en psychologie et sciences sociales (58 %), en sciences de la vie (54 %) et en sciences humaines (54 %). Inversement, parmi les diplômés en enseignement et autres domaines d'études, sept sur dix travaillaient (60 %) ou combinaient le travail et les études (10 %) (tableau A.5 en annexe).

    Graphique 5 Principale activité des titulaires de doctorat de 2005 douze mois avant leur inscription au programme

    Au moment d'obtenir leur diplôme, plus des trois quarts des diplômés avaient des projets précis

    Au moment d'obtenir leur diplôme, les titulaires de doctorat peuvent avoir des projets précis d'entrer sur le marché du travail, de poursuivre leurs travaux de recherche, de poursuivre des études ou d'autres activités, ou encore être indécis. Au moment d'obtenir leur diplôme en 2005, les trois quarts des titulaires de doctorat avaient des projets précis d'emploi ou de formation ou d'études postdoctorales pour l'année suivant l'obtention de leur diplôme.

    On n'observe pas d'écart entre les proportions d'hommes et de femmes ayant des engagements précis (75 %). La proportion de diplômés qui avaient des projets précis au moment d'obtenir leur diplôme était comparable pour l'ensemble des domaines d'études et variait entre 77 % et 82 %, sauf en ce qui concerne le génie et les sciences humaines (environ 65 % dans les deux cas). En outre, les diplômés nés au Canada (79 %) étaient plus susceptibles que leurs homologues nés à l'étranger (68 %) d'avoir, au moment d'obtenir leur diplôme, des projets précis pour l'année suivante (graphique 6).

    Graphique 6 Proportion des titulaires de doctorat de 2005 ayant des projets précis au moment de l'obtention du diplôme

    Plus de la moitié des diplômés ayant des projets précis (56 %) prévoyaient entrer sur le marché du travail après avoir obtenu leur diplôme. Les femmes (61 %) étaient proportionnellement plus nombreuses que les hommes (52 %) à avoir des projets d'emploi, alors qu'environ la moitié des hommes (48 %) prévoyaient effectuer un stage postdoctoral ou suivre une autre formation (voir, dans l'encadré 2, la définition de stage postdoctoral).

    De plus, on observe des écarts marqués entre les domaines d'études en ce qui concerne les projets précis. Presque tous les diplômés en enseignement et autres domaines (93 %) prévoyaient travailler immédiatement après avoir obtenu leur diplôme. Venaient ensuite les diplômés en sciences humaines (76 %) et en psychologie et sciences sociales (70 %). Inversement, environ deux tiers des diplômés en sciences de la vie (69 %) et des diplômés en informatique, mathématiques et sciences physiques (64 %) prévoyaient poursuivre des études postdoctorales ou des travaux de recherche après avoir obtenu leur diplôme en 2005. Enfin, des proportions comparables de diplômés nés à l'étranger (49 %) et de diplômés nés au Canada (41 %) avaient des projets précis d'études postdoctorales (tableau A.6 en annexe).

    Encadré 2 :
    Le stage postdoctoral

    Pour les besoins de l'Enquête auprès des titulaires d'un doctorat, on entend par « stage postdoctoral » un poste temporaire permettant à l'étudiant d'acquérir une formation et des connaissances complémentaires en recherche, habituellement au sein du milieu universitaire, du secteur industriel ou de l'administration publique.

    Au Canada, on appelle habituellement « boursier postdoctoral » ou « attaché de recherche au niveau postdoctoral » un diplômé qui conclut une entente avec une université (et parfois avec un professeur) pour mener une recherche universitaire ou avancée afin de se perfectionner professionnellement et d'accroître ses compétences dans un domaine spécialisé. L'université ou l'établissement de recherche le considère comme un stagiaire et non comme un employé.

    Le stagiaire est habituellement engagé au cours des cinq ans suivant l'obtention du doctorat. Le stage est de durée limitée (souvent de trois ans au plus), avec possibilité de renouvellement. La rémunération du chercheur postdoctoral peut prendre la forme d'un salaire, d'un paiement forfaitaire ou d'un parrainage. Le montant de la bourse de recherche varie habituellement entre 25 000 $ et 50 000 $ selon le domaine de recherche, l'organisme de financement et l'établissement de recherche.

    Source : Sites Web de diverses universités canadiennes.

    Fin de l'encadré


    Notes

    1. Taillon, Jacques et Mike Paju, 1999, La promotion de 1995 : rapport de l'Enquête nationale (1997) auprès des diplômés de 1995, Ottawa : Développement des ressources humaines Canada, 17 p.
    2. Les langues chinoises comprennent le mandarin, le cantonais, le hakka, le taïwanais, le chaochow (teochow), le fou-kien et le shanghaïen
    3. Statistique Canada, Recensement de la population de 2006
    4. Comprend les étudiants détenteurs d'un visa; toutefois, ces derniers comptaient pour seulement 5 % des diplômés nés à l'étranger.
    5. Voir, par exemple, Knighton, Tamara et Sheba Mirza. 2002. « L'incidence du niveau de scolarité des parents et du revenu du ménage sur la poursuite d'études postsecondaires », Revue trimestrielle de l'éducation, vol 8, 3, pages 25 à 32, produit 81-003-XPB2001 au catalogue de Statistique Canada.
    6. Hoffer, T.B., M. Hess, V. Welch Jr. et K. Williams. 2007. Doctorate Recipients from United States Universities: Summary Report 2006, Chicago, National Opinion Research Centre, 203 p.
    7. Statistique Canada, Enquête nationale auprès des diplômés (promotion de 2005) et Enquête auprès des titulaires d'un doctorat, 2004-2005 et 2005-2006 (fichier couplé)
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