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    Culture, tourisme et Centre de la statistique de l'éducation

    Les expériences des jeunes sur le marché du travail après la fin des études : l'effet des cheminements scolaires au fil du temps

    Chapitre 2
    Données et méthodes

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    2.1 Données

    L'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET) est une enquête longitudinale canadienne ayant pour objet d'examiner les tendances des transitions principales dans la vie des jeunes gens, particulièrement en ce qui a trait à l'éducation, à la formation et au travail, et ce qui influence ces transitions. Pour atteindre ces objectifs, on a recueilli des données auprès de deux cohortes de jeunes lors du premier cycle de l'enquête, en 2000; les jeunes de la cohorte A étaient âgés de 15 ans et ceux de la cohorte B, de 18 à 20 ans, au début de leur participation. Dans le présent rapport, nous utilisons les cinq cycles de la cohorte B, qui fournissent des renseignements tous les deux ans, de 2000 à 2008. Au moment du dernier cycle, en 2008, les répondants étaient âgés de 26 à 28 ans. Toutes les enquêtes longitudinales sont sujettes à l'attrition de l'échantillon. Au cycle 1, on disposait de plus de 22 000 cas; au cycle 2, ce nombre avait diminué à moins de 19 000; au cycle 3, il avait encore reculé à moins de 15 000 et, au cycle 4, à un peu moins de 12 500, alors qu'au dernier cycle de données, en 2008, on ne disposait plus que de 9 946 cas à analyser. Le présent rapport étant fondé sur les cinq cycles de l'enquête, nous utilisons les poids de sondage du cycle 5 afin de pouvoir généraliser malgré l'attrition de l'échantillon.

    2.2 Restrictions relatives aux données et plan d'échantillonnage

    Nous utilisons les données de l'EJET pour évaluer les résultats sur le marché du travail à deux points dans temps : un an ou deux (moment 1), puis cinq ou six ans (moment 2) après l'achèvement ou l'interruption des études à temps plein. Pour créer l'échantillon à analyser, la principale restriction concernait la dernière date de fréquentation scolaire à temps plein. Pour pouvoir analyser les résultats sur le marché du travail jusqu'à six ans après la fin des études, il a fallu inclure uniquement les répondants ayant quitté les études au plus tard en décembre 2002. Nous avons également retiré de l'analyse un petit nombre de jeunes ayant quitté les études à temps plein avant janvier 1997. La taille de l'échantillon est donc grandement réduite, mais ces restrictions étaient nécessaires pour que l'échantillon produise des réponses valides concernant les résultats sur le marché du travail à deux moments après la fin des études à temps plein. Si l'échantillon n'est pas le même au fil du temps, il est difficile de démêler les changements attribuables au comportement individuel de ceux dus à la composition de l'échantillon. D'autres études ont utilisé cette approche avec succès (voir celle de Finnie (1999) fondée sur deux cycles de répondants à l' Enquête nationale auprès des diplômés (END).) Malgré ces restrictions importantes concernant l'échantillon, cette approche présente deux avantages : premièrement, étant axée sur la date de fin des études plutôt que sur celle de l'obtention du diplôme, elle permet d'inclure les jeunes ayant quitté le système d'éducation sans diplôme; deuxièmement, elle permet d'étudier l'incidence de certains cheminements scolaires sur la trajectoire d'une personne sur le marché du travail au cours d'une période de six ans.

    Après l'adoption des critères de sélection susmentionnés basés sur la fin des études à temps plein et après la suppression des données manquantes dans les covariables avec une approche « listwise », l'échantillon de 9 946 répondants a été réduit à 3 592 pour les estimations de l'emploi et à 3 042 pour les estimations des gains. Dans le cas des régressions des moindres carrés ordinaires concernant les gains, l'échantillon est de taille légèrement inférieure parce qu'il se limite aux jeunes qui avaient des gains positifs à chaque point dans le temps. L'inconvénient d'un tel échantillon restrictif est qu'il est plus susceptible d'inclure des jeunes dont le niveau de scolarité et le statut socio-économique sont faibles, puisqu'il exclut les jeunes qui étudiaient encore à temps plein, au collège ou à l'université.

    Le tableau 2.1, par exemple, compare certaines caractéristiques de l'échantillon principal ainsi que des deux échantillons ayant servi à analyser les résultats sur le marché du travail. En général, les répondants des échantillons restreints aux jeunes ayant quitté les études au plus tard en décembre 2002 sont plus susceptibles d'avoir un faible niveau de scolarité que ceux de l'ensemble de l'échantillon de l'EJET, puisqu'ils étaient plus jeunes et avaient un niveau de scolarité moins élevé lorsqu'ils ont quitté les études, d'où un certain biais. Par exemple, dans l'échantillon initial, l'âge moyen des jeunes ayant quitté les études à temps plein est de près de 23 ans mais, dans les échantillons restreints, il est d'environ 20 ans. De plus, dans l'échantillon initial, la proportion de jeunes possédant seulement un diplôme d'études secondaires est d'environ 9 % mais, dans les échantillons restreints, elle se situe autour de 20 %. Inversement, dans l'échantillon initial, la proportion de jeunes ayant obtenu un grade universitaire (sans avoir d'abord obtenu un diplôme d'études collégiales) est d'environ 12 %1, alors que dans les échantillons restreints, elle est nettement plus faible (entre 6,3 % et 2,3 %). Le tableau 2.1 montre aussi que les jeunes des échantillons analysés sont moins susceptibles d'avoir des parents qui possèdent un diplôme d'études postsecondaires et plus susceptibles d'être nés au Canada. Ce dernier constat témoigne du fait que les immigrants possèdent, en moyenne, des niveaux de scolarité supérieurs à ceux des personnes nées au Canada.

    Tableau 2.1 Statistiques descriptives par restrictions d'échantillon, pondérées Tableau 2.1 Statistiques descriptives par restrictions d'échantillon, pondérées


    Note

    1. La moyenne approximative des 14,59 % de non-stoppeurs à l'université(+) et des 9,38 % de stoppeurs à l'université(+) est de 11,99 %.
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