Sources de soutien pour la prochaine génération d'étudiants de niveau postsecondaire

Warning Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Les deux tiers des enfants de 0 à 17 ans avaient de l'épargne pour leurs études postsecondaires
La proportion d'enfants ayant de l'épargne dans un REEE était plus élevée chez les enfants plus jeunes
La proportion d'enfants ayant de l'épargne augmentait avec le revenu parental
Les enfants obtenant de meilleures notes et dont les parents avaient de plus grandes aspirations à l'égard de leur éducation et avaient atteint un niveau de scolarité plus élevé étaient plus susceptibles d'avoir de l'épargne pour leurs études
Résumé
Notes

Compte tenu de la montée du coût des études, il est non seulement avantageux de commencer tôt à planifier le financement des études postsecondaires, mais parfois aussi nécessaire. Les parents et les autres membres de la famille jouent un rôle important dans le paiement des études postsecondaires et de nombreux facteurs déterminent si les parents ont les moyens d'épargner pour les études postsecondaires de leurs enfants.

La présente section s'intéresse à la cohorte des enfants de l'EASEF, c'est-à-dire aux enfants de 0 à 17 ans, et cherche tout particulièrement à savoir si leurs parents ou tuteurs1 ont épargné en prévision de leurs études postsecondaires. Elle s'attarde également à la proportion d'enfants qui, parmi ceux qui ont de l'épargne pour leurs études postsecondaires, ont un régime enregistré d'épargne-études (REEE).

Les deux tiers des enfants de 0 à 17 ans avaient de l'épargne pour leurs études postsecondaires

Selon l'EASEF, les parents de la majorité (68 %) des enfants de 0 à 17 ans avaient épargné pour les futures études postsecondaires de ceux-ci et 69 % des enfants ayant de l'épargne avaient des REEE (graphique 4.1).

Comme le montre le graphique 4.2, la proportion des enfants de 0 à 17 ans ayant de l'épargne pour faire des études postsecondaires augmentait avec l'âge des parents. La proportion des parents qui avaient épargné pour les études de leurs enfants était de 53 % chez ceux de 18 à 24 ans et de 72 % chez ceux de 55 ans et plus.

Parmi les enfants dont les parents avaient épargné pour leurs études, ceux dont les parents avaient 35 ans ou plus étaient un peu plus susceptibles d'avoir de l'épargne dans un REEE que ceux ayant de plus jeunes parents (18 à 34 ans).

La proportion d'enfants ayant de l'épargne en prévision de leurs études postsecondaires augmentait avec le temps

Comme le montre le graphique 4.1, les parents se soucient de l'augmentation du coût des études et sont proportionnellement de plus en plus nombreux avec le temps à commencer à planifier tôt pour les futures études postsecondaires de leurs enfants.

En 2008, près de 7 enfants sur 10 (68 %) de 0 à 17 ans dont les parents s'attendaient à ce qu'ils poursuivent leurs études au-delà du secondaire avaient de l'épargne en prévision de leurs études postsecondaires, ce qui représente une augmentation par rapport aux proportions de 43 % et de 52 % observées respectivement en 1999 et en 2002. Au fil du temps, la proportion d'enfants ayant de l'épargne dans un REEE s'est aussi accrue. Parmi les enfants ayant de l'épargne pour leurs études, 69 % en avaient dans un REEE en 2008, ce qui est une proportion supérieure à celles de 42 % et de 55 % enregistrées respectivement en 1999 et en 2002.

Graphique 4.1 Proportion d'enfants de 0 à 17 ans ayant de l'épargne pour leurs études postsecondaires, 1999, 2002 et 2008 Graphique 4.1 Proportion d'enfants de 0 à 17 ans ayant de l'épargne pour leurs études postsecondaires, 1999, 2002 et 2008

Graphique 4.2 Proportion d'enfants dont les parents ont épargné pour leurs études postsecondaires, selon le groupe d'âge du parent, 2008 Graphique 4.2 Proportion d'enfants dont les parents ont épargné pour leurs études postsecondaires, selon le groupe d'âge du parent, 2008

La proportion d'enfants ayant de l'épargne dans un REEE était plus élevée chez les enfants plus jeunes

Comme le montre le tableau A.4.1 en annexe, la proportion d'enfants ayant de l'épargne pour leurs études postsecondaires variait peu selon l'âge des enfants, mais le pourcentage d'enfants ayant de l'épargne dans un REEE était plus élevé chez ceux de 0 à 12 ans que chez ceux de 13 à 17 ans. Cela tient peut-être à l'introduction, en 1998, et à la notoriété accrue du programme de la Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE) (voir l'encadré « Notoriété du programme de la Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE) »).

Notoriété du programme de la Subvention canadienne

La Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE) a été introduite en 1998 pour encourager les parents à épargner en vue des études postsecondaires de leurs enfants par l'entremise d'un régime enregistré d'épargne-études (REEE)2. La SCEE paie 20 % de la première tranche de 2 500 $ des cotisations annuelles à un REEE. Selon le revenu net de la famille, le programme peut bonifier de 10 % à 20 % la première tranche de 500 $ des cotisations annuelles. Le total à vie de la SCEE est de 7 200 $3.

L'EASEF révèle que les enfants plus âgés étaient moins susceptibles d'avoir des parents au courant de l'existence du Programme canadien pour l'épargne-études (PCEE) (voir le tableau A.4.2 en annexe). En effet, 84 % des enfants de 0 à 4 ans et 80 % des enfants de 5 à 12 ans avaient des parents qui étaient au courant de l'existence du PCEE. Ce pourcentage était moindre (75 %) chez les enfants de 13 à 17 ans.

La proportion d'enfants dont les parents étaient au courant de l'existence du PCEE variait également selon l'âge du parent (graphique 4.3), allant de 65 % chez les enfants ayant de plus jeunes parents (18 à 24 ans) à 81 % chez ceux dont les parents avaient de 45 à 54 ans.

Graphique 4.3 Notoriété du Programme canadien pour l'épargne-études (PCEE), selon le groupe d'âge du parent, 2008Graphique 4.3 Notoriété du Programme canadien pour l'épargne-études (PCEE), selon le groupe d'âge du parent, 2008

La proportion de filles ayant de l'épargne était légèrement supérieure à celle des garçons (69 % et 66 % respectivement). Les filles étaient également plus nombreuses (71 %), toutes proportions gardées, que les garçons (67 %) à avoir de l'épargne dans un REEE.

La proportion d'enfants ayant de l'épargne et de l'épargne dans un REEE variait également en fonction du nombre d'enfants dans le ménage. Les enfants faisant partie d'un ménage comptant deux enfants (72 %) ou un enfant (68 %) étaient les plus susceptibles d'avoir de l'épargne pour leurs études. Si les enfants des ménages comptant trois enfants ou plus étaient moins susceptibles d'avoir de l'épargne (62 %), ceux qui en avaient étaient plus susceptibles que les enfants des ménages comptant un enfant d'en avoir dans un REEE (voir le tableau A.4.1 en annexe).

La proportion d'enfants ayant de l'épargne augmentait avec le revenu parental4

Comme on pouvait s'y attendre, il y avait un lien étroit entre la proportion d'enfants ayant de l'épargne pour les études et le revenu parental (voir le tableau A.4.1 en annexe). Les enfants issus de familles touchant un revenu parental de 100 000 $ ou plus étaient à peu de choses près deux fois plus susceptibles d'avoir de l'épargne pour leurs études que les enfants faisant partie de familles touchant un revenu parental de moins de 25 000 $ (83 % comparativement à 42 %). La proportion d'enfants ayant de l'épargne dans un REEE avait également tendance à s'accroître avec le revenu, mais les différences d'une tranche de revenus à l'autre n'étaient pas aussi prononcées (graphique 4.4).

Graphique 4.4 Proportion d'enfants dont les parents ont épargné pour leurs études postsecondaires, selon le revenu parental, 2008 Graphique 4.4 Proportion d'enfants dont les parents ont épargné pour leurs études postsecondaires, selon le revenu parental, 2008

Les enfants de l'Alberta et de la Saskatchewan étaient plus susceptibles que tous les autres d'avoir de l'épargne pour leurs études, les moins susceptibles d'en avoir étant ceux de la Nouvelle-Écosse et du Québec. Les enfants ayant de l'épargne pour leurs études les plus susceptibles d'avoir un REEE étaient ceux de l'Alberta, tandis que les moins susceptibles d'en avoir un étaient ceux de la Nouvelle-Écosse. À l'exception de ceux de Terre-Neuve-et-Labrador, les enfants du Québec et des provinces à l'est du Québec étaient les moins susceptibles d'avoir de l'épargne pour leurs études, les plus susceptibles d'en avoir étant ceux de l'Ontario et des provinces à l'ouest de l'Ontario (graphique 4.5).

Graphique 4.5 Proportion d'enfants dont les parents ont épargné pour leurs études postsecondaires, selon la province, 2008 Graphique 4.5 Proportion d'enfants dont les parents ont épargné pour leurs études postsecondaires, selon la province, 2008

Les enfants obtenant de meilleures notes et dont les parents avaient de plus grandes aspirations à l'égard de leur éducation et avaient atteint un niveau de scolarité plus élevé étaient plus susceptibles d'avoir de l'épargne pour leurs études

Selon l'EASEF, les enfants qui réussissaient bien à l'école et dont les parents avaient de plus grandes aspirations pour eux en matière d'éducation et qui étaient davantage scolarisés étaient plus susceptibles d'avoir de l'épargne pour leurs études. Près des trois quarts (73 %) des enfants dont la moyenne la plus récente à l'école dépassait 90 % avaient de l'épargne pour leurs études, ce qui n'était le cas que de 37 % de ceux dont la moyenne la plus récente était inférieure à 50 %. Fait à noter, s'il est vrai que les enfants dont la moyenne la plus récente était de moins de 50 % affichaient la plus faible proportion de parents épargnant pour leurs études, un pourcentage élevé de ceux ayant de l'épargne (71 %) avaient des REEE.

La proportion d'enfants ayant de l'épargne était de 70 % chez ceux dont les parents aspiraient à ce qu'ils étudient à l'université et de 50 % chez ceux dont les parents aspiraient à ce qu'ils étudient au collège ou dans une école de métiers (voir le tableau A.4.1 en annexe). Dans le même ordre d'idées, les enfants dont les parents avaient un titre d'études postsecondaires étaient plus susceptibles dans une proportion de près du double d'avoir de l'épargne que ne l'étaient les enfants dont les parents n'avaient pas de diplôme d'études secondaires (72 % comparativement à 37 %).

La proportion d'enfants ayant de l'épargne était un peu plus élevée chez ceux nés au Canada, mais celle d'enfants ayant de l'épargne dans un REEE était plus élevée chez ceux qui n'étaient pas Canadiens de naissance (voir le tableau A.4.1 en annexe).

Résumé

Les parents sont attentifs à l'augmentation du coût des études. Près de sept enfants sur dix (68 %) de 0 à 17 ans avaient de l'épargne pour leurs études postsecondaires et 69 % d'entre eux avaient un REEE. L'EASEF souligne l'importance du rôle que jouent les valeurs des parents en matière d'éducation et le rendement scolaire des enfants dans les habitudes d'épargne des parents. Les enfants dont les parents avaient une scolarité postsecondaire étaient quasiment deux fois plus susceptibles d'avoir de l'épargne que ne l'étaient les enfants dont les parents n'avaient pas de diplôme d'études secondaires (72 % comparativement à 37 %). En outre, près des trois quarts (73 %) des enfants dont la moyenne la plus récente était supérieure à 90 % avaient de l'épargne pour leurs études, une proportion qui descendait à 37 % chez ceux dont les dernières notes scolaires étaient de moins de 50 %.

On observe au fil du temps une augmentation de la proportion d'enfants dont les parents commencent tôt à planifier pour leurs études postsecondaires et de la proportion d'enfants ayant un REEE. En 2002, 52 % des enfants dont les parents s'attendaient à les voir poursuivre leurs études après le secondaire avaient de l'épargne, comparativement à 43 % en 1999, et la proportion d'enfants avec de l'épargne ayant des REEE a augmenté de 42 % en 1999 à 55 % en 2002.


Notes

1. Pour les besoins de la présente section, un parent est la personne la mieux renseignée (PMR) au sujet d'un enfant de 0 à 17 ans. Pour 99 % des enfants, la PMR était un parent ou un tuteur.

2. Les parents, les grands-parents, les autres membres de la famille et les amis peuvent tous cotiser à un REEE.

3. Pour plus d'information sur la SCEE et sur le REEE, consulter : http://www.rhdcc.gc.ca/fra/apprentissage/epargne_education/index.shtml.

4. Le revenu parental fait référence au revenu de la personne la mieux renseignée et au revenu du conjoint ou partenaire.

Date de modification :