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L'obtention d'un diplôme au Canada : profil, situation sur le marché du travail et endettement des diplômés de la promotion de 2005
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- Remerciements
- Acronymes
- Section 1 : Profil des diplômés
- Section 2 : Études et activité sur le marché du travail après l'obtention du diplôme
- Section 3 : Emprunts et dettes des étudiants
- Section 4 : Autres types de programmes d'études
- Conclusion
- Annexe
- Bibliographie
- Renseignements supplémentaires
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Section 3 : Emprunts et dettes des étudiants
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Les étudiants qui avancent dans le système postsecondaire canadien font face à des frais qui varient selon certaines dimensions, y compris le niveau d'études et le domaine d'études, la province de leur établissement d'enseignement, et le temps consacré à l'obtention de leur diplôme. S'ils décident de financer leurs études postsecondaires, les étudiants peuvent avoir recours à une combinaison de prêts étudiants du gouvernement, de gains provenant d'un emploi, de prêts privés, de l'aide de leur famille, et de leurs épargnes, entre autres. Pour un grand nombre d'entre eux, les dettes contractées auprès de sources gouvernementales et non gouvernementales deviennent partie intégrante de la vie après l'obtention du diplôme. La section qui suit donne un aperçu des différentes formes d'endettement des étudiants et de leur relation avec les niveaux d'études. Plus précisément, elle débute avec les diplômés endettés auprès de sources gouvernementales ou non gouvernementales, suivis des diplômés endettés auprès de sources non gouvernementales, des diplômés qui devaient de l'argent uniquement à des sources gouvernementales et, finalement, des diplômés qui avaient contracté les deux types de dettes. Toutes les analyses dans la section qui suit sont limitées aux diplômés qui n'ont pas poursuivi d'autres études dans les deux années suivant l'obtention de leur diplôme.
3.1 Aperçu de l'endettement
Près de la moitié des diplômés en 2005 qui n'ont pas fait d'autres études étaient endettés d'une façon quelconque au moment de l'obtention de leur diplôme
Parmi les 194 600 diplômés de 2005 qui n'ont pas fait d'autres études, 49 % avaient financé leurs études postsecondaires au moyen de prêts étudiants sous une forme ou une autre. La proportion de diplômés endettés au moment de l'obtention de leur diplôme, peu importe la source, variait selon les niveaux d'études, soit de 44 % des diplômés du doctorat à 54 % des diplômés du baccalauréat.
Figure 3.1 Diagramme schématique de l'endettement des étudiants
Information sur les prêts étudiants dans l'Enquête nationale auprès des diplômés (promotion de 2005)
Les répondants de l'Enquête nationale auprès des diplômés ont été interrogés au sujet du montant et des types de prêts qu'ils avaient utilisés pour financer leurs études. On leur demandait, entre autres, de l'information sur les dettes contractées auprès de sources gouvernementales ou non gouvernementales, ainsi que sur les montants correspondants. Par exemple, les prêts étudiants financés par l'État sont considérés comme une source gouvernementale, alors que les prêts privés, bancaires ou consentis par la famille sont considérés comme une source non gouvernementale. Le montant que doivent les diplômés au moment de l'obtention de leur diplôme peut inclure des dettes accumulées au cours d'études postsecondaires antérieures, qui ne sont peut-être pas directement reliées au grade, diplôme ou certificat le plus récent. Aux fins de la présente analyse, seuls les diplômés qui n'ont pas fait d'autres études dans les deux années suivant l'obtention de leur diplôme et qui ont donc été tenus de commencer à rembourser leurs dettes d'étudiant sont inclus.
De même, on constatait chez les diplômés qui s'étaient endettés pour financer leurs études de fortes variations dans leurs niveaux d'endettement moyens auprès de toutes les sources, allant de 13 600 $ à 25 600 $. Les diplômés du collégial1, dont le programme est de plus courte durée, enregistraient dans l'ensemble le niveau d'endettement moyen le plus faible, suivi des bacheliers, des diplômés de la maîtrise et, finalement, des diplômés du doctorat. Le graphique 3.2 montre le pourcentage de diplômés ayant reçu des fonds de toutes les sources et l'endettement moyen au moment de l'obtention du diplôme à chaque niveau d'études.
Sur les 54 % de bacheliers qui étaient endettés sous une forme ou une autre au moment de l'obtention de leur diplôme (environ 51 000 diplômés), presque 80 % devaient des sommes au gouvernement. La situation était semblable à tous les niveaux d'études : 76 % (sur les 45 %) des diplômés du collégial, 74 % (sur les 46 %) au niveau de la maîtrise, et 77 % (sur les 44 %) au niveau du doctorat. Les niveaux d'endettement moyen que représentaient ces prêts étudiants étaient très similaires à l'endettement moyen des diplômés qui devaient de l'argent uniquement à des sources gouvernementales (voir le tableau A.7 en annexe).
En dépit d'un endettement moyen supérieur à 20 000 $ pour les diplômés du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat, environ le quart avaient remboursé la totalité de leur dette deux ans après avoir obtenu leur diplôme. Les diplômés de la maîtrise étaient les plus nombreux (32 %) à avoir remboursé leurs prêts étudiants (de source gouvernementale et non gouvernementale), suivis des diplômés du doctorat (30 %), des bacheliers (28 %) et, enfin, des diplômés du collégial (24 %).
Un diplômé sur neuf était endetté uniquement auprès de sources non gouvernementales, avec peu de variation entre les niveaux d'études
Environ 22 000 diplômés – ou 11 % de tous les diplômés de 2005 qui n'avaient pas fait d'autres études – devaient des sommes uniquement à des sources non gouvernementales. Les prêts étudiants de sources non gouvernementales, qui se composent surtout de prêts consentis par le secteur privé, les banques et la famille, variaient peu entre les niveaux d'études, la gamme étant de 10 % des doctorats à 12 % des maîtrises. Toutefois, le montant moyen de la dette des diplômés qui avaient contracté des prêts uniquement auprès de sources non gouvernementales indiquait que des niveaux d'études plus élevés étaient associés à des niveaux d'endettement plus élevés. Le graphique 3.3 montre que le montant moyen de la dette due uniquement à des sources non gouvernementales au moment de l'obtention du diplôme variait de 9 300 $ au niveau du collégial à plus de 20 000 $ au niveau de la maîtrise.
Une forte proportion des diplômés avaient remboursé entièrement les prêts obtenus de sources non gouvernementales deux ans après avoir obtenu leur diplôme ou grade en 2005. Dans l'ensemble, 43 % des diplômés de 2005 qui devaient des sommes uniquement à des sources non gouvernementales avaient remboursé au complet leur dette deux ans après l'obtention de leur diplôme, les bacheliers en représentant la proportion la plus forte (45 %) suivis des diplômés du doctorat (42 %) et des diplômés du collégial et de la maîtrise (41 %).
Environ le quart de tous les diplômés de la promotion de 2005 qui n'ont pas fait d'autres études avaient uniquement des prêts étudiants financés par le gouvernement
À peu près 50 000 diplômés – ou environ 26 % des diplômés de 2005 qui n'ont pas fait d'autres études – devaient des sommes uniquement à des sources gouvernementales lorsqu'ils ont obtenu leur diplôme. La proportion de diplômés qui avaient contracté des dettes ne différait pas beaucoup selon le niveau d'études, s'établissant à 25 % des diplômés du collégial, 24 % des diplômés de la maîtrise et du doctorat, et 27 % des diplômés du baccalauréat.
L'endettement moyen des diplômés qui avaient contracté des dettes uniquement auprès de sources gouvernementales était le plus élevé pour les diplômés du doctorat (21 600 $) et le plus faible pour les diplômés du collégial (12 300 $). Dans le cas des bacheliers, qui représentaient près de la moitié de ce groupe, le montant moyen était de 18 200 $. Le graphique 3.4 montre la répartition des diplômés qui n'avaient que des prêts du gouvernement à rembourser, ainsi que la taille moyenne de cette dette.Dans l'ensemble, près de 14 000 diplômés – ou environ 27 % de ceux qui devaient de l'argent uniquement à des sources gouvernementales au moment d'obtenir leur diplôme – avaient remboursé leur dette deux ans plus tard. La proportion différait selon les niveaux d'études, les diplômés de la maîtrise étant les plus nombreux à avoir remboursé leur dette (34 %), suivis des diplômés du doctorat (33 %), des bacheliers (31 %) et, enfin, des diplômés du collégial (20 %).
À peu près 12 % de tous les diplômés qui n'ont pas fait d'autre études devaient des sommes à la fois à des sources gouvernementales et non gouvernementales
Plus d'un diplômé du baccalauréat sur sept n'ayant pas fait d'autres études devait des sommes à la fois à des sources gouvernementales et non gouvernementales. De même, environ 10 % des diplômés de la maîtrise et du doctorat avaient fait appel aux deux types de financement. À l'instar des graphiques 3.2, 3.3 et 3.4, le graphique 3.5 montre la fréquence de la dette et le montant moyen dû aux deux types de sources (gouvernementales et non gouvernementales) selon le niveau d'études.Même si la proportion de diplômés qui avaient fait appel aux deux sources de financement n'était pas remarquablement élevée, en termes relatifs le montant moyen qu'ils devaient différait considérablement de celui que devaient les diplômés qui n'avaient utilisé qu'une seule source de financement.
La première différence substantielle qui se dégage du graphique 3.6 ci-après est l'ampleur de l'endettement moyen par rapport aux montants moyens dus à un seul type de source. Par exemple, l'endettement moyen d'un diplômé du collégial qui avait emprunté aux deux sources était de 1 000 $ de plus à l'obtention du diplôme que si l'on combinait la dette moyenne de ceux qui avaient fait appel uniquement à des sources gouvernementales avec la dette moyenne de ceux qui n'avaient fait appel qu'à des sources non gouvernementales au niveau du collégial.
Le deuxième contraste substantiel qui ressort du graphique 3.6 est la différence dans les montants moyens des dettes entre les niveaux d'études. La différence entre la dette moyenne (pour les diplômés qui avaient utilisé les deux sources) d'un diplômé du collégial et celle d'un bachelier était de 14 400 $. Il y aurait lieu de faire une analyse plus poussée et plus complète de la composition de la dette de ces diplômés.Dans la prochaine section, on analysera la façon dont ont changé la proportion de diplômés endettés (qui ont emprunté à des sources gouvernementales et non gouvernementales) et le montant moyen de leur dette comparativement aux diplômés de 2000. À des fins de comparaison, toutes les formes de dettes ont été converties à des dollars constants de 2007.
La proportion de diplômés endettés au moment de l'obtention de leur diplôme et le montant moyen de leur dette étaient semblables pour les promotions de 2000 et de 2005
Comme il a déjà été mentionné, environ la moitié des diplômés de 2005 qui n'ont pas poursuivi leurs études devaient de l'argent à une source gouvernementale ou non gouvernementale pour leurs études postsecondaires. Cette proportion était à peu près identique à la proportion des diplômés de 2000 qui avaient fait appel à une source de financement (50 %). Étant donné que la promotion de 2005 représentait un nombre plus élevé de diplômés que toutes les cohortes antérieures de diplômés, le nombre de diplômés endettés est passé de 89 700 en 2000 à 96 300 en 2005.
Le montant moyen de la dette de toutes les sources en dollars constants de 2007 des membres de la cohorte de 2005 qui avaient contracté des prêts étudiants ne différait pas beaucoup du montant de la promotion de 2000. Les différences, même si elles sont petites, ont révélé que les niveaux d'endettement moyens des diplômés de 2005 étaient plus faibles que ceux de leurs homologues de 2000 : les diplômés du doctorat devaient environ 1 300 $ de moins, en moyenne, et les diplômés du collégial, environ 700 $ de moins.
Les diplômés de la promotion de 2005 qui avaient contracté des prêts uniquement auprès de sources non gouvernementales avaient tendance, en moyenne, à devoir davantage que leurs homologues de 2000 à tous les niveaux d'études
La promotion de 2005 comptait une plus forte proportion de diplômés qui devaient des sommes uniquement à des sources non gouvernementales, et le niveau d'endettement moyen de ces diplômés était plus élevé par rapport à celui de diplômés semblables de 2000. Plus précisément, les diplômés de 2005 du collégial devaient environ 1 400 $2 de plus, les bacheliers environ 3 600 $ de plus, et les diplômés de la maîtrise environ 4 100 $ de plus. Pour ce qui est des différences en pourcentage, les bacheliers qui avaient eu recours uniquement à des sources non gouvernementales devaient 32 % de plus que les bacheliers de 2000, alors que les diplômés de la maîtrise de la promotion de 2005 devaient 24 % de plus que leurs homologues de 2000. Le tableau 3.1 montre que la proportion de diplômés et leur niveau d'endettement moyen (source non gouvernementales seulement) étaient plus élevés en 2005 qu'en 2000 à la plupart des niveaux d'études.
La proportion de diplômés endettés uniquement auprès de sources gouvernementales et leur endettement moyen étaient plus faibles parmi les diplômés de 2005 par comparaison à la cohorte de 2000
À tous les niveaux d'études en 2005, la proportion de diplômés qui avaient eu uniquement recours à des sources gouvernementales a régressé par rapport aux niveaux observés en 2000 : le tableau 3.2 révèle une baisse de huit points de pourcentage de la proportion de diplômés du collégial qui avaient contracté des dettes uniquement auprès du gouvernement, de sept points de pourcentage pour les bacheliers, de six points de pourcentage pour les diplômés de la maîtrise et, finalement, de deux points de pourcentage pour les diplômés du doctorat.
Non seulement la proportion de diplômés endettés uniquement auprès du gouvernement était-elle plus faible en 2005 comparativement à 2000, mais le niveau d'endettement moyen pour ces prêts était inférieur aux niveaux de 2000, sauf pour les diplômés du doctorat. La différence la plus marquée dans le niveau d'endettement moyen auprès du gouvernement entre les diplômés de 2005 et les diplômés de 2000 se situait au niveau du baccalauréat, où les diplômés de 2005 devaient environ 3 600 $ de moins.Conformément aux niveaux d'endettement moyens plus faibles (sources gouvernementales seulement), la proportion de diplômés endettés au moment de l'obtention de leur diplôme qui avaient acquitté leur dette au gouvernement deux ans après l'obtention de leur diplôme était plus élevée dans la cohorte de 2005 que dans celle de 2000 (voir le tableau 3.3 ci-dessous).
Une comparaison entre les deux cohortes (promotion de 2000 et promotion de 2005) révèle que les proportions de diplômés endettés auprès des deux sources de financement n'étaient pas significativement différentes pour la plupart des niveaux d'études. On relève, toutefois, une hausse de quatre points de pourcentage dans la proportion des bacheliers qui, au moment de l'obtention de leur diplôme, avaient des prêts à rembourser à des sources aussi bien gouvernementales que non gouvernementales. Si nous convertissons en dollars constants de 2007 les montants de 2000 et de 2005 dus aux deux sources de financement au moment de l'obtention du diplôme, les diplômés de 2000 qui devaient des sommes aux deux sources affichaient un endettement moyen plus élevé aux niveaux de la maîtrise et du doctorat, alors que les diplômés de 2005 qui avaient eu recours aux deux types de prêts avaient un endettement moyen plus élevé aux niveaux du collégial et du baccalauréat. Le tableau 3.4 montre le montant moyen de la dette devant être remboursée aux deux sources ainsi que la différence en dollars entre les deux promotions.
3.2 Dettes d'études financées par le gouvernement
L'aperçu de l'endettement (auprès de sources gouvernementales et non gouvernementales) présenté dans la section précédente a révélé que les diplômés de 2000 et de 2005 ont contracté des emprunts pour financer leurs études de montants différents qui variaient selon qu'il s'agissait d'un prêt gouvernemental ou non gouvernemental. Les diplômés de la promotion de 2005 qui étaient endettés étaient plus susceptibles d'avoir contracté des dettes uniquement auprès de sources non gouvernementales – et d'avoir un un endettement moyen plus élevé. Par contre, ils étaient moins susceptibles de devoir des sommes uniquement à des sources gouvernementales – et leur endettement moyen était moins élevé. Le montant moyen des dettes indiquait également que certains diplômés devaient faire face à un lourd fardeau financier après avoir obtenu leur diplôme. Dans ce contexte, certains diplômés – surtout ceux que l'on jugeait fortement endettés – pourraient avoir des difficultés à rembourser leur dette.
Dans la section qui suit, qui porte surtout sur les prêts consentis aux étudiants par le gouvernement, on décrit le lourd fardeau d'endettement, le revenu personnel, les difficultés en matière de remboursement et les ratios du service de la dette pour les diplômés qui n'ont pas fait d'autres études. À noter que toutes les références à un endettement dans la section suivante s'appliquent aux diplômés qui devaient de l'argent au gouvernement au moment de l'obtention de leur diplôme, et non pas à toute la promotion de diplômés de 2005.
Dans l'ensemble, certains étudiants ont accumulé des dettes financées par le gouvernement de 25 000 $ ou plus à tous les niveaux d'études
Parmi les étudiants de la promotion de 2005 qui avaient obtenu des prêts étudiants du gouvernement, une proportion considérable des diplômés aux niveaux du collégial, du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat étaient fortement endettés – des dettes 25 000 $ ou plus. Les diplômés du doctorat endettés auprès du gouvernement affichaient la proportion la plus élevée de prêts substantiels (35 %), suivis des bacheliers (32 %), des diplômés de la maîtrise (27 %) et des diplômés du collégial (12 %). En outre, on relevait des différences dans la proportion des diplômés fortement endettés entre les domaines d'études et à l'intérieur de chaque niveau d'études. Par exemple, 47 % des diplômés en sciences humaines et 11 % des diplômés en administration des affaires au niveau du collégial faisaient face à un lourd endettement au moment de l'obtention de leur diplôme. Le graphique 3.7 montre la taille de la dette moyenne au moment de l'obtention du diplôme ainsi que la proportion des bacheliers des divers domaines d'études qui étaient lourdement endettés3.Fait intéressant qui ressort du graphique 3.7, les diplômés en commerce, gestion et administration publique affichaient non seulement l'endettement moyen le plus faible mais également la proportion la plus faible de diplômés fortement endettés. Le domaine de la santé, des parcs, de la récréation et du conditionnement physique – un domaine qui comprenait la médecine – affichait le taux d'endettement moyen le plus élevé (23 600 $) en plus de la proportion la plus élevée de lourds fardeaux d'endettement (39 %).
Comprendre la répartition de l'endettement des étudiants : peu endettés, moyennement endettés, lourdement endettés
Le montant des dettes que contractent les étudiants pour leurs études postsecondaires peut varier selon le niveau d'études, la province où se situe l'établissement d'enseignement, et la durée du programme. Aux fins du présent rapport, on a utilisé trois niveaux d'endettement : petite dette – moins de 10 000 $, dette moyenne – 10 000 $ à 24 999 $, et dette importante – 25 000 $ ou plus.
Les diplômés dont le niveau d'endettement au moment de l'obtention de leur diplôme était plus élevé étaient moins susceptibles de rembourser leur dette en moins de deux ans. Les diplômés du baccalauréat qui remboursaient encore leur dette deux ans après l'obtention de leur diplôme étaient proportionnellement plus de deux fois plus nombreux à être lourdement endettés auprès du gouvernement (25 000 $ ou plus). Les résultats étaient semblables aux niveaux de la maîtrise et du doctorat.
Une comparaison des diplômés des deux cohortes indique que la proportion de ceux qui étaient lourdement endettés au moment de l'obtention de leur diplôme est demeurée à peu près inchangée. Il y a toutefois une exception : les diplômés du doctorat de 2005 étaient plus susceptibles que leurs homologues de 2000 de faire face à un lourd fardeau d'endettement. Le tableau 3.5 divise les diplômés endettés auprès du gouvernement en deux catégories : 1) ceux qui remboursaient encore leur dette au gouvernement deux ans après l'obtention de leur diplôme et 2) ceux qui avaient remboursé leurs prêts. Un examen portant uniquement sur les diplômés qui remboursaient encore leur dette au gouvernement deux ans après l'obtention de leur diplôme a fait ressortir peu de différences entre les cohortes dans les proportions de diplômés lourdement endettés, sauf au niveau du doctorat (32 % étaient lourdement endettés au moment de l'obtention de leur diplôme en 2000 comparativement à 40 % en 2005). Bien que la proportion des diplômés lourdement endettés à l'obtention de leur diplôme ait été similaire pour les diplômés de la maîtrise et supérieure pour les diplômés du doctorat de la cohorte de 2005, davantage de diplômés de la maîtrise et du doctorat avaient remboursé leurs prêts comparativement à la cohorte de 2000.Dans l'ensemble, les diplômés qui remboursaient encore leur dette au gouvernement deux ans après l'obtention de leur diplôme gagnaient moins que les diplômés qui étaient complètement libérés de leurs prêts étudiants
Dans l'ensemble, un revenu moyen plus élevé en 2006 était associé à des niveaux d'études plus élevés aussi bien pour ceux qui avaient remboursé leur dette que pour ceux qui payaient encore. Fait intéressant, le revenu gagné en 2006 était plus élevé à chaque niveau d'études pour les diplômés qui avaient réussi à s'acquitter de la dette qu'ils avaient contractée auprès de sources gouvernementales, comparativement à ceux qui continuaient encore à rembourser. Les bacheliers qui avaient acquitté leur dette gagnaient plus de 8 000 $ de plus – ou environ 23 % de plus – que leurs homologues encore endettés deux ans après l'obtention de leur diplôme. Des résultats semblables ont été observés pour le collégial (7 %), la maîtrise (27 %) et le doctorat (7 %).
Les taux d'emploi ne différaient pas entre les deux groupes de diplômés (qui avaient ou non remboursé leur dette d'étudiant) aux niveaux du collège et du baccalauréat, mais on constatait quelques différences assez prononcées aux niveaux de la maîtrise et du doctorat. Les diplômés de la maîtrise qui avaient payé leur dette au gouvernement affichaient un taux d'emploi qui était de six points de pourcentage supérieur, alors que les diplômés du doctorat enregistraient un taux d'emploi de trois points de pourcentage plus élevé.
Des comparaisons entre les promotions de 2005 et de 2000 révèlent que dans l'ensemble, le revenu moyen (en dollars constants de 2007) différait entre les cohortes aux niveaux du baccalauréat et du doctorat : les bacheliers de 2005 qui avaient des dettes de sources gouvernementales au moment de l'obtention de leur diplôme gagnaient environ 2 500 $ de plus que les diplômés de 2000 dans une situation semblable. Les diplômés du doctorat qui, au moment de l'obtention de leur diplôme, avaient un prêt étudiant consenti par le gouvernement touchaient environ 9 500 $ dollars de moins (en dollars constants de 2007). Si l'on fait la distinction entre les diplômés qui avaient remboursé leur dette et ceux qui ne l'avaient pas fait, on se rend compte que certains diplômés de 2005 réussissaient mieux que les diplômés de 2000, alors que d'autres réussissaient moins bien. Les bacheliers qui avaient accumulé des dettes pendant leur programme et qui étaient libérés de ces dettes deux ans plus tard (promotion de 2005) gagnaient 12 % de plus, en moyenne, que les bacheliers de 2000 dans la même situation. Par ailleurs, les diplômés du collégial et du doctorat de 2005 touchaient un revenu qui était de 10 % et 14 % respectivement inférieur à celui des diplômés du collégial et du doctorat de la promotion de 2000.
En ce qui concerne les diplômés qui payaient encore leur dette deux ans après l'obtention de leur diplôme, seuls les diplômés du doctorat de 2005 différaient de leurs homologues de 2000 : ils gagnaient environ 9 000 $ de moins ou 85 % de ce que gagnaient les diplômés de 2000. Il y avait très peu de différence entre les cohortes dans les taux d'emploi.
Environ un diplômé sur quatre endetté auprès du gouvernement au moment de l'obtention de son diplôme en 2005 a déclaré avoir de la difficulté à rembourser ses emprunts
Le tableau 3.6 montre que les diplômés endettés auprès du gouvernement au moment de l'obtention de leur diplôme avaient de la difficulté à rembourser leurs emprunts à tous les niveaux d'études. La proportion de diplômés qui ont déclaré des difficultés variait d'un sommet de 29 % au niveau du collégial à 23 % au niveau de la maîtrise. Fait intéressant, même ceux qui avaient acquitté la dette qu'ils avaient souscrite auprès du gouvernement ont affirmé avoir eu des difficultés : 13 % des diplômés du collégial, 11 % des bacheliers, 16 % au niveau de la maîtrise et 17 % au niveau du doctorat. Toutefois, ceux qui remboursaient encore leur dette deux ans après l'obtention de leur diplôme étaient, à tous les niveaux, sensiblement plus nombreux à déclarer des difficultés. Il serait intéressant de chercher à comprendre pourquoi les diplômés éprouvent des difficultés à rembourser leur dette d'études. On pourrait se demander si c'est parce qu'ils ont accumulé des types de dettes autres que des dettes d'études, en utilisant par exemple des cartes de crédit ou en contractant un prêt hypothécaire, un prêt-auto ou un prêt personnel.Calcul du remboursement de la dette
L'analyse du remboursement de la dette se fonde sur deux principes directeurs : 1) comparaisons au sein d'une même cohorte (entre les diplômés d'une année donnée) et 2) comparaisons entre les cohortes (entre des diplômés comparables de différentes promotions). Les comparaisons de la dette peuvent se révéler complexes : faut-il comparer des dollars constants (corrigés pour tenir compte de l'inflation) pour une année de base précise, ou des dollars courants pour l'année à laquelle la dette a été déclarée? Dans le présent document, les comparaisons de la dette entre les promotions sont fondées sur le dollar constant de 2007. Par contre, pour les raisons exposées dans le paragraphe qui suit, une correction de l'inflation n'a pas été faite pour les comparaisons de la dette au sein d'une même promotion.
La correction de l'inflation ne peut être appliquée aux comparaisons au sein d'une même cohorte, comme l'ont démontré Allen et Vaillancourt (2004) et comme l'illustre l'exemple suivant, qui pourrait donner l'impression que les répondants ont remboursé une partie de leur dette même si ce n'est pas le cas. En effet, si un répondant doit 1 000 $ lorsqu'il obtient son diplôme et 1 000 $ deux ans plus tard, la conversion de la dette après deux ans en dollars constants de l'année d'obtention du diplôme, selon un taux d'inflation de 3 %, indiquerait que le répondant a remboursé environ 5 % de sa dette ((943 $ - 1 000 $) / 1 000 $), ce qui est inexact.
Les similitudes et les contrastes constatés entre les cohortes (la promotion de 2005 par rapport à la promotion de 2000) ont révélé qu'une fréquence plus élevée de difficultés déclarées au sujet du remboursement de la dette était reliée à des niveaux d'études plus faibles pour les diplômés de 2005 et de 2000 qui étaient endettés au moment de l'obtention de leur diplôme : elle était la plus forte chez les diplômés du collégial et la plus faible chez les diplômés de la maîtrise (la plus faible chez les diplômés du doctorat en 2000).
En ce qui concerne les contrastes entre les cohortes, on relevait des différences mineures dans les difficultés de remboursement à chaque niveau d'études; toutefois, les diplômés du doctorat de 2005 qui étaient endettés étaient plus susceptibles de déclarer des difficultés à acquitter leur dette comparativement à leurs pairs de 2000 (une différence de sept points de pourcentage). Enfin, un examen des difficultés qu'avaient eues les diplômés qui avaient complètement remboursé leur dette a révélé que la récente cohorte (2005) était plus susceptible de signaler des difficultés que ses prédécesseurs.
3.3 Profil de la taille de l'endettement à l'obtention du diplôme
Une dette de 25 000 $ ou plus était considérée comme lourde, car l'accumulation d'une dette de cette taille constitue un gros fardeau financier pour la plupart des diplômés. Mais que dire des diplômés qui ont réussi à maintenir à des niveaux plus bas leur endettement auprès du gouvernement? Par exemple, quelle est la répartition des diplômés selon l'importance de la dette (peu endetté, moyennement ou lourdement endetté)? Cette répartition diffère-t-elle selon les niveaux d'études? Dans la présente section, on dresse le profil des diplômés pour ce qui est de leur endettement moyen, de leur revenu et de leur difficulté à rembourser leur dette aux différents niveaux d'études.
Les diplômés du collégial étaient les plus nombreux à être peu endettés (moins de 10 000 $)
Une plus forte proportion (46 %) des diplômés du collégial qui étaient endettés au moment de l'obtention de leur diplôme en raison de prêts étudiants consentis par le gouvernement ont terminé leurs études avec relativement peu de dettes, comparativement aux diplômés du baccalauréat (28 %), de la maîtrise (28 %) et du doctorat (21 %). Toutefois, le niveau d'endettement moyen des diplômés du collégial peu endettés au moment de l'obtention de leur diplôme n'était pas différent de celui d'autres diplômés aux niveaux du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat. En d'autres mots, ceux dont le niveau d'endettement était faible au moment de l'obtention de leur diplôme avaient à peu près le même niveau d'endettement à tous les niveaux d'études.
La classification de l'importance des dettes était directement reliée au nombre de diplômés libérés de dettes4 deux ans après l'obtention de leur diplôme. Les bacheliers peu endettés étaient les plus susceptibles d'avoir remboursé leur dette – 53 % l'avaient fait – alors que les diplômés du collégial étaient les moins nombreux (30 %) à avoir acquitté leur petite dette deux ans après l'obtention de leur diplôme.
Il n'est pas étonnant que les diplômés lourdement endettés à tous les niveaux d'études étaient les moins susceptibles d'avoir remboursé leur dette deux ans après l'obtention de leur diplôme.Non seulement les diplômés du doctorat avaient-ils la plus forte proportion de diplômés lourdement endettés, mais ceux-ci avaient le fardeau d'endettement moyen le plus élevé
Le graphique 3.8 révèle également que les diplômés du doctorat dont le fardeau d'endettement était élevé (35 %) devaient en moyenne plus de 41 000 $ au gouvernement. Enfin, la proportion de diplômés moyennement endettés (10 000 $ à 24 999 $) était la plus élevée chez les diplômés de la maîtrise (45 %), mais pas beaucoup plus élevée que celle qui a été observée au niveau du baccalauréat (40 %), du collégial (42 %) ou du doctorat (43 %).
Les diplômés lourdement endettés et, dans une certaine mesure, les diplômés moyennement endettés, ont déclaré avoir des difficultés à rembourser leurs emprunts
À chaque niveau d'études, un certain nombre de diplômés ont affirmé avoir de la difficulté à rembourser leur dette. Les proportions les plus élevées de diplômés ayant des difficultés se trouvaient dans les catégories des lourdement ou moyennement endettés. Plus précisément, environ 45 % des diplômés ayant une dette importante et plus du quart des diplômés ayant une dette de taille moyenne ont déclaré des difficultés. Dans la catégorie d'endettement la plus faible, environ 14 % des diplômés ont affirmé avoir des difficultés à rembourser leurs prêts étudiants au gouvernement.
Si l'on examine chaque niveau d'études séparément, les diplômés du collégial étaient les plus susceptibles de déclarer des difficultés à rembourser, et ce à chaque niveau d'endettement. Le tableau 3.7 montre la proportion de diplômés qui ont affirmé avoir des difficultés à rembourser leurs prêts étudiants au gouvernement, selon le niveau d'études.Interprétation des ratios du service de la dette
Les ratios du service de la dette sont des mesures monétaires approximatives du fardeau financier – ou de la capacité de payer – qui sont exprimés en pourcentage. Ils sont calculés comme le ratio entre le remboursement de la dette et le revenu gagné pendant une certaine période, et ils sont interprétés comme le pourcentage du revenu consacré au remboursement de dettes. Les ratios du service de la dette peuvent être élevés pour diverses raisons, qui comprennent un faible revenu non volontaire ou des paiements élevés volontaires.
Même si elles sont loin d'être concluantes, diverses études américaines sur les fardeaux d'endettement des étudiants ont souvent utilisé 8 % comme point de repère : on considère que les diplômés qui dépassent ce seuil ont des dettes qu'ils ont de la difficulté à gérer. Dans le contexte canadien, les diplômés dans cette situation pourraient avoir recours à la disposition relative à la révision des modalités : cette disposition leur donne la flexibilité nécessaire pour gérer le remboursement de leurs prêts en l'adaptant à leur situation. Ce moyen peut être utilisé comme une mesure de gestion de la dette pour diminuer le montant des paiements mensuels – et le fardeau d'endettement. À l'inverse, il peut être utilisé pour rembourser plus rapidement la dette au moyen de la négociation de paiements plus élevés.
Le montant moyen payé au titre du remboursement de la dette d'un étudiant au cours d'une année donnée est directement relié au revenu (voir l'encadré Interprétation des ratios du service de la dette). Les diplômés qui ne sont plus aux études sont tenus de commencer à rembourser les prêts qu'ils ont obtenus du gouvernement, normalement selon des conditions définies dès le début de l'entente. Le montant qui est payé en une année donnée tient compte du montant de la dette, du taux d'intérêt, des gains, et du délai de remboursement du prêt. Au lieu de déterminer le fardeau d'endettement, on a fait appel à des ratios du service de la dette5. Même si cette mesure est quelque peu approximative, certaines études ont établi des repères pour les ratios du service de la dette afin d'évaluer l'importance du fardeau financier. Pour situer ces ratios dans leur contexte, on a utilisé dans un certain nombre d'études un point de repère de 8 % pour indiquer un fardeau d'endettement élevé; il convient toutefois de mentionner que Baum et Schwartz (2006) ont conclu qu'un ratio du service de la dette abordable devrait être fondé sur un revenu qui tient compte de la taille de la famille6. À titre d'exemple, prenons trois situations : un célibataire qui gagne 25 000 $ par an, une famille de cinq qui gagne 25 000 $ par an, et une famille de trois qui gagne 150 000 $ par an. Dans ces trois cas, le point de référence de 8 % indiquant un fardeau d'endettement élevé serait appliqué de façon très différente. Dans le deuxième cas, on pourrait faire valoir qu'aucun paiement ne devrait être fait, alors que dans le dernier cas 8 % ne représenterait sûrement pas un fardeau.
Aux fins du présent rapport, on n'a pas tenu compte de la taille de la famille, ce qu'il ne faudrait pas oublier lorsqu'on interprète les ratios du service de la dette. Enfin, les ratios du service de la dette ont été classés par ordre ascendant, à partir duquel on a déterminé le ratio de la dette au 25e centile, la médiane et, enfin, le 75e centile.
Le quart des bacheliers lourdement endettés auprès du gouvernement affichaient des ratios du service de la dette de 15 % ou plus
Les bacheliers lourdement endettés au moment de l'obtention de leur diplôme – 25 000 $ ou plus – enregistraient le ratio du service de la dette le plus élevé au 75e centile, avec 15 %. C'est-à-dire, après avoir théoriquement remboursé leur prêt étudiant au gouvernement, il leur restait 85 % de leur revenu brut pour toutes leurs autres dettes, les nécessités de la vie et d'autres dépenses connexes. Des proportions semblables ont été constatées pour les diplômés du collégial lourdement endettés auprès du gouvernement (ratio de 14 %), les diplômés de la maîtrise (13 %) et, enfin, les diplômés du doctorat (11 %). Il est peu étonnant que dans les catégories d'endettement plus faible, les ratios de la dette était sensiblement plus petits. Par exemple, dans la catégorie de l'endettement moyen – 10 000 $ à 24 999 $ – le ratio du service de la dette au 75e centile était de 9 % au niveau du collégial, de 10 % au niveau du baccalauréat, de 7 % au niveau de la maîtrise et, enfin, de 7 % au niveau du doctorat. Il convient de mentionner, toutefois, que ces résultats ne sont pas étonnants : toucher un revenu brut similaire tout en se trouvant dans une catégorie d'endettement plus élevé ferait augmenter la répartition des ratios du service de la dette.
Résumé
La section 3 a montré qu'un certain nombre de diplômés ont non seulement contracté des dettes pendant leurs études mais aussi qu'ils ont accumulé des dettes de 25 000 $ ou plus. En outre, les diplômés endettés à la fois auprès de sources gouvernementales et non gouvernementales affichaient les fardeaux d'endettement moyen les plus élevés. Selon une analyse descriptive où l'on a comparé la promotion de 2000 avec la promotion de 2005, la composition de l'endettement a changé : les diplômés de la promotion de 2005 étaient plus susceptibles de devoir des sommes à des sources non gouvernementales et moins susceptibles de devoir des sommes à des sources gouvernementales au moment de l'obtention de leur diplôme. L'analyse a aussi révélé que certains diplômés qui avaient soit remboursé leur dette ou soit remboursaient encore leur dette deux ans après l'obtention de leur diplôme avaient des difficultés à acquitter ces dettes. Enfin, la proportion de diplômés qui ont signalé des difficultés à rembourser leurs prêts augmentait parallèlement au montant de la dette qu'ils avaient contractée auprès d'une source gouvernementale.
Notes
- Pour la majorité du texte, il faut bien se rappeler que l'endettement moyen s'applique aux diplômés qui était endettés, tel que déclaré dans l'END.
- Représente la différence dans la dette moyenne due uniquement à des sources non gouvernementales, en dollars constants de 2007.
- La présentation de la répartition entre les domaines d'études au niveau du baccalauréat et non aux niveaux du collégial, de la maîtrise ou du doctorat a été arbitrairement choisie.
- Les diplômés libérés de dettes désignent les diplômés qui n'avaient plus à rembourser au gouvernement leur prêt étudiant deux ans après l'obtention de leur diplôme.
- À noter que le calcul du fardeau d'endettement dans le présent rapport ne traduit peut-être pas fidèlement la gestion de la dette. Dans certains cas, les versements minimums au titre de dettes existantes représentent une proportion élevée du revenu. Dans d'autres cas, des particuliers peuvent payer un montant supérieur au montant mensuel exigé ou déposer des sommes forfaitaires pour réduire plus rapidement leur dette.
- Voir Baum et Schwartz (2006) pour une analyse détaillée du concept de ratio du service de la dette, de la capacité de gérer l'endettement, et des raisons dans l'histoire qui ont motivé l'utilisation d'un point de référence.
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