Section 2 : Études et activité sur le marché du travail après l'obtention du diplôme

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Les diplômés de programmes postsecondaires suivent généralement l'un de deux parcours : soit qu'ils optent pour entrer directement sur le marché du travail, soit qu'ils choisissent de poursuivre leurs études. Divers facteurs peuvent influer sur ces choix, comme la perception que le potentiel de gains s'accroîtra avec un autre diplôme, les responsabilités familiales, les conditions du marché du travail et les possibilités d'emploi. Certains types de programmes postsecondaires préparent les diplômés à des emplois particuliers, alors que d'autres sont de nature plus générale, ce qui complique un peu la transition de l'école au marché du travail. Les sections qui suivent fournissent des détails sur les diplômés qui ont poursuivi leurs études après 2005, ainsi que sur les résultats sur le marché du travail de ceux qui ont plutôt décidé d'y entrer immédiatement après l'obtention de leur diplôme.

2.1 Poursuite des études

Les données de l'Enquête nationale auprès des diplômés révèlent que même si la plupart des diplômés n'ont pas poursuivi leurs études immédiatement après l'obtention de leur diplôme, plus d'étudiants de la promotion de 2005 comparativement à la promotion de 2000 l'ont fait.

Plus du tiers (36 %) des diplômés de la promotion de 2005 ont fait d'autres études, un pourcentage qui variait selon le niveau d'études comme l'indique le graphique 2.1. Davantage de bacheliers (42 %) ont fait d'autres études tandis qu'une proportion similaire de diplômés titulaires d'un diplôme collégial ou d'une maîtrise ont choisi ce parcours (31 % et 30 % respectivement). Par contraste, une petite proportion de diplômés du doctorat ont poursuivi leurs études.

Plus de diplômés de la promotion de 2005 que de la promotion de 2000 ont poursuivi leurs études (36 % contre 33 % respectivement). Cette hausse est avant tout attribuable au plus grand nombre de diplômés du collégial qui ont fait d'autres études, le pourcentage étant de 26 % pour la promotion de 2000. Par contraste, la proportion de diplômés du doctorat qui ont fait d'autres études était plus faible pour la promotion de 2005 (8 % contre 11 % pour la promotion de 2000), alors que les proportions de bacheliers et de titulaires d'une maîtrise qui ont emprunté ce parcours ont légèrement augmenté (graphique 2.1).

Graphique 2.1 Pourcentage des diplômés qui ont poursuivi leurs études après l'obtention de leur diplôme, selon le niveau d'études

La proportion de diplômés qui ont fait d'autres études variait selon le domaine d'études. Comme l'indique le tableau A.2 en annexe, au niveau du collégial les diplômés en sciences humaines étaient les plus susceptibles parmi les diplômés de tous les domaines de poursuivre leurs études (77 %), alors qu'aux niveaux du baccalauréat et de la maîtrise, c'était le cas des diplômés en sciences physiques et de la vie et technologies (69 % et 46 % respectivement). Par contraste, au niveau du collégial, les diplômés dans la catégorie des autres professions dans le domaine de la santé et sciences cliniques connexes étaient les moins susceptibles de faire d'autres études (19 %) tout comme les diplômés aux niveaux du baccalauréat et de la maîtrise en éducation (16 % et 18 % respectivement).

2.2 Les diplômés sur le marché du travail

La majorité des diplômés de la promotion de 2005 (64 %) n'ont pas poursuivi leurs études au cours des deux années suivant l'obtention de leur diplôme et ont pu intégrer directement la population active. Cette proportion était légèrement inférieure à celle de la promotion de 2000 (67 %), bien que la promotion de 2005 entrait sur le marché du travail à un moment où les taux de chômage étaient en régression (graphique 2.2) et les possibilités d'emploi en croissance.

Graphique 2.2 Taux de chômage selon le niveau de scolarité, 25 à 44 ans, 1990 à 2007

Les tendances qui se sont dégagées de l'Enquête sur la population active indiquent que les titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires réussissent toujours mieux sur le marché du travail que ceux qui n'ont qu'un diplôme d'études secondaires (graphique 2.2). L'Enquête nationale auprès des diplômés fournit plus de renseignements sur les résultats des diplômés sur le marché du travail; dans la présente section, nous examinerons les résultats pour ce qui est des conditions d'emploi et des gains, selon le niveau d'études, le domaine d'études et le sexe.

2.2.1 Emploi

Neuf diplômés sur dix du collégial, du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat qui n'avaient pas fait d'autres études travaillaient deux ans après l'obtention de leur diplôme (graphique 2.3). Une proportion un peu plus faible de diplômés du collégial travaillaient à temps plein comparativement aux diplômés des autres niveaux, et la proportion de ceux qui occupaient un emploi à temps partiel était semblable pour les diplômés du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat, à 7 %.

Graphique 2.3 Proportion des diplômés de 2005 travaillant à temps plein ou à temps partiel, en chômage ou inactifs, selon le niveau d'études

Les taux d'emploi étaient les plus élevés pour les diplômés de la maîtrise

Une plus forte proportion d'hommes et de femmes diplômés de la maîtrise travaillaient à temps plein en 2007 comparativement aux diplômés du collégial, du baccalauréat ou du doctorat. Même si le bassin de diplômés de la maîtrise a augmenté en 2005 comparativement à 2000, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, le taux d'emploi chez les diplômés de la maîtrise est demeuré stable pour les hommes à 94 %, mais il s'est accru pour les femmes, soit de 89 % en 2002 à 92 % en 2007 (voir le tableau A.3 en annexe). Par conséquent, dans le cas des diplômés de la maîtrise, l'écart dans les taux d'emploi entre les femmes et les hommes a presque disparu.

En 2007, la proportion de femmes qui travaillaient à temps partiel était plus du double de celle des hommes

Plus de femmes que d'hommes avaient un emploi à temps partiel en 2007, à tous les niveaux d'études. Comme l'indique le graphique 2.4, aux niveaux du baccalauréat et de la maîtrise, le pourcentage de femmes travaillant à temps partiel était le double de celui des hommes, et la différence était encore plus forte au niveau du doctorat. Toutefois, l'écart était encore plus prononcé chez les diplômés du collégial : 14 % des diplômées du collégial de 2005 avaient un emploi à temps partiel en 2007, comparativement à seulement 5 % de leurs homologues masculins (voir le tableau A.3 en annexe).

Graphique 2.4 Proportion des diplômés de 2005 travaillant à temps partiel en 2007, selon le sexe et le niveau d'études

Les taux d'emploi selon le domaine d'études varient entre les niveaux d'études

Il existe des variations dans le taux d'emploi à temps plein par rapport au taux d'emploi à temps partiel selon le niveau d'études, mais certaines différences se dégagent également en fonction des domaines d'études. Les diplômés dans certains domaines sont plus susceptibles que d'autres d'obtenir un emploi à tous les niveaux d'études; dans d'autres domaines, les taux d'emploi sont plus élevés pour les diplômés de la maîtrise ou du baccalauréat que pour les diplômés du collégial. Dans la section suivante, nous examinons les taux d'emploi selon le domaine d'études.

Il est difficile de cerner des tendances uniformes dans l'emploi selon le domaine d'études; les taux d'emploi à temps plein n'augmentent pas nécessairement selon le niveau d'études à l'intérieur de divers domaines, et certains domaines enregistrent des taux d'emploi élevés uniquement à un niveau, et des taux plus faibles à tous les autres. Toutefois, la catégorie architecture, génie et technologies connexes est un exemple d'un domaine d'études où un grade ou diplôme semble aboutir directement à un emploi, peu importe le niveau – c'est dans ce domaine que l'on relevait l'un des pourcentages les plus élevés de diplômés travaillant à temps plein en 2007, à tous les niveaux d'études, lesquels variaient de 86 % chez les diplômés du collégial à 93 % chez les bacheliers (voir le tableau A.4 en annexe).

Comme il a déjà été mentionné, les bacheliers affichaient, dans l'ensemble, des taux plus élevés d'emploi à temps plein que les diplômés du collégial. Ces résultats valaient pour presque tous les domaines d'études, à l'exception des arts visuels et d'interprétation et technologies des communications, le seul domaine où l'emploi à temps plein étaient sensiblement plus élevé chez les diplômés du collégial (77 %) comparativement aux bacheliers (71 %).

La différence dans les taux d'emploi à temps plein et à temps partiel variait à l'intérieur de certains domaines d'études, selon le niveau d'études. Par exemple, les infirmières et infirmiers titulaires d'un baccalauréat étaient proportionnellement beaucoup plus nombreux en 2007 à occuper un emploi à temps plein que leurs homologues du collégial – 86 % comparativement à 72 %, respectivement – et le taux d'emploi à temps partiel était près du triple pour les diplômés du collégial. En dépit de ces différences, les diplômés en soins infirmiers enregistraient les taux d'emploi les plus élevés parmi tous les domaines – 96 % au niveau collégial, et 95 % au niveau du baccalauréat (voir le tableau A.4 en annexe).

Parmi tous les domaines d'études, ce sont les diplômés en éducation au niveau collégial qui étaient les moins susceptibles d'avoir trouvé un emploi à temps plein. Le taux d'emploi à temps plein chez ces diplômés a régressé de 75 % qu'il était en 2002 à 61 % en 2007. La proportion de diplômés en éducation qui travaillaient à temps plein était plus élevée dans le cas des titulaires d'un baccalauréat (77 %), même si le taux de chômage était semblable pour les titulaires d'un diplôme collégial ou d'un baccalauréat. Ces données indiquent que comparativement aux diplômés en éducation du niveau collégial, la différence au titre de l'emploi pour les bacheliers se situait entre un travail à temps partiel par rapport à un travail à temps plein, plutôt qu'entre le chômage et un travail à temps plein. Il convient également de mentionner que le nombre de diplômés en éducation au niveau du baccalauréat est passé de 13 500 en 2000 à 16 400 en 2005, alors que le nombre de diplômés en éducation au niveau du collégial a régressé de plus de la moitié.

La croissance des emplois à temps plein deux ans après l'obtention du diplôme entre la promotion de 2000 et celle de 2005 variait en fonction du niveau d'études et du domaine d'études

La croissance des emplois à temps plein chez les diplômés de 2005 comparativement aux diplômés de 2000 variait considérablement entre les niveaux d'études et les domaines d'études (voir le graphique 2.5). En fait, au niveau collégial, le taux de ces emplois a chuté dans de nombreux domaines entre 2002 et 2007 – tout particulièrement dans l'éducation où l'on a constaté une baisse de 75 % à 61 %, comme il a déjà été mentionné. Au niveau du baccalauréat, l'emploi à temps plein a augmenté modérément pour les diplômés de 2005 comparativement aux diplômés de 2000 dans presque tous les domaines. Au niveau de la maîtrise, l'emploi à temps plein s'est accru dans certains domaines, alors qu'il a diminué dans d'autres1.

Graphique 2.5 Taux d'emploi à temps plein deux ans après l'obtention du diplôme pour les diplômés de 2000 et de 2005, selon le niveau d'études et divers domaines d'études

2.2.2 Gains

Même s'il importe de savoir quel degré de succès ont connu les diplômés de divers programmes à se trouver un emploi après avoir terminé leurs études, leurs gains fournissent un tableau plus complet de la façon dont ils réussissent sur le marché du travail. Dans la section suivante, on examine les gains des diplômés selon le niveau et le domaine d'études, ainsi que selon le sexe.

Les gains augmentent parallèlement aux niveaux d'études

Même si une proportion relativement semblable des diplômés du collégial, du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat en 2005 ont pu se trouver un emploi deux ans après l'obtention de leur diplôme, on constatait des différences dans leurs gains. Les gains annuels médians de ceux qui travaillaient à temps plein étaient les plus faibles pour les diplômés du collégial à 35 000 $, et ce montant passait à 45 000 $ pour les diplômés du baccalauréat, 60 000 $ pour les diplômés de la maîtrise et 65 000 $ pour les diplômés du doctorat (tableau A.5 en annexe). Le plus gros avantage salarial2 se situait entre le baccalauréat et la maîtrise à 33 %, comparativement à 29 % entre le collégial et le baccalauréat, et à 8 % entre la maîtrise et le doctorat.

Même si les gains augmentaient généralement selon le niveau d'études, chaque niveau était marqué par de fortes distributions des gains annuels. Certains diplômés du collégial gagnaient donc plus qu'un grand nombre de bacheliers. Par exemple, 25 % des diplômés du collégial gagnaient 44 300 $ ou plus par année, alors que 50 % des bacheliers touchaient 45 000 $ ou moins (tableau A.5 en annexe).

Interprétation des gains

L'information sur les gains a trait aux diplômés travaillant à temps plein qui n'ont pas poursuivi ni terminé d'autres études depuis l'obtention de leur diplôme en 2005. Lorsqu'on interprète les résultats concernant les gains, il faut tenir compte du fait que de nombreuses raisons peuvent expliquer les différences dans les gains entre les diplômés de programmes différents et de niveaux d'études différents. Par exemple, les résultats décrits dans le présent rapport ne reflètent pas nécessairement le niveau d'études le plus élevé des diplômés, mais tout simplement le plus récent; ainsi, un diplômé pourrait déjà avoir une maîtrise et avoir par la suite obtenu un diplôme collégial en 2005. L'étudiant serait alors compté comme un diplômé du collégial, même si ses gains peuvent davantage refléter la maîtrise.

À tous les niveaux d'études, les hommes diplômés étaient mieux rémunérés que les femmes diplômées

L'écart dans les gains annuels selon le niveau d'études différait pour les hommes et pour les femmes qui travaillaient à temps plein (graphique 2.6). Pour les femmes, les gains médians augmentaient en fonction du niveau d'études. Pour les hommes, les gains médians progressaient du niveau du collégial au niveau du baccalauréat, et du niveau du baccalauréat au niveau de la maîtrise, mais ils demeuraient les mêmes entre les niveaux de la maîtrise et du doctorat.

Les hommes gagnaient normalement plus que les femmes à tous les niveaux d'études (graphique 2.6). L'augmentation du niveau des gains (en centile) s'accompagnait également d'un accroissement de l'écart entre les sexes – du moins chez les diplômés du collégial, du baccalauréat et de la maîtrise. Au niveau du doctorat, la différence entre les gains des hommes et ceux des femmes existait encore à la médiane et au 75e centile, mais elle était moins forte qu'à d'autres niveaux d'études. Au 25e centile, toutefois, les gains des diplômées du doctorat dépassaient de 2 400 $ ceux des hommes. L'écart de rémunération le plus prononcé entre les sexes se situait au niveau de la maîtrise, au 75e centile, où le salaire brut des hommes dépassait de 13 000 $ celui des femmes. Cette tendance n'a pas changé par rapport à cinq ans auparavant.

Graphique 2.6 Répartition des gains des diplômés de 2005 travaillant à temps plein en 2007, selon le sexe et le niveau d'études

Les gains variaient également selon le domaine d'études; toutefois, une analyse plus poussée des gains des diplômés selon le domaine d'études devrait être effectuée dans l'optique du niveau d'études, étant donné que les distributions des gains entre les domaines sont très différentes aux niveaux du collégial, du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat. Les graphiques 2.7.1, 2.7.2, 2.7.3 et 2.7.4 montrent ces distributions pour chaque niveau. Le tableau A.6 en annexe renferme des données détaillées sur les gains par domaine d'études.

Parmi les diplômés du collégial, le revenu médian typique était le plus élevé chez les diplômés de l'architecture, du génie et des technologies connexes et le plus faible chez les diplômés des sciences sociales et de comportements et du droit. Parmi les bacheliers, ce revenu était le plus élevé pour les diplômés de la santé, des parcs, de la récréation et du conditionnement physique et le plus faible pour les diplômés des arts visuels et d'interprétation et des technologies des communications. Au niveau de la maîtrise, un diplômé type des services personnels, de protection et de transport gagnait plus que ses homologues dans d'autres domaines d'études, et près de trois fois le salaire d'un diplômé type du domaine des arts visuels et d'interprétation et des technologies des communications, qui était le domaine où le revenu médian était le plus faible. Les diplômés du doctorat dans le domaine du commerce, de la gestion et de l'administration publique affichaient le revenu médian le plus élevé, soit presque le double de celui des diplômés du doctorat en sciences physiques et de la vie, et technologies, qui touchaient le revenu médian le plus faible.

Si l'on examine la distribution des gains à l'intérieur de divers domaines d'études (l'écart entre les diplômés les mieux rémunérés et les diplômés les moins rémunérés dans un domaine donné), la distribution dans certains domaines comme les sciences infirmières était plus étroite, alors que dans d'autres domaines, comme les sciences humaines, elle était plus large. En particulier, le domaine des sciences humaines se démarque au niveau du collégial : les diplômés des programmes en sciences humaines au niveau du collégial qui étaient les mieux rémunérés gagnaient plus du double de ce que gagnaient leurs homologues à l'extrémité inférieure de l'échelle (en dollars, cela correspond à 25 000 $ au 25e centile et à 53 000 $ au 75e centile). Aux niveaux du baccalauréat et de la maîtrise, la différence entre les diplômés les mieux rémunérés et les diplômés les moins rémunérés dans le domaine des sciences humaines était moins prononcée, bien qu'elle demeurait encore parmi les plus marquées de tous les domaines d'études. Chez les diplômés du doctorat, toutefois, elle était la plus faible.

Graphique 2.7.1 Distribution des gains des diplômés de 2005 travaillant à temps plein en 2007, selon le domaine d'études et le niveau d'études - collégial

Graphique 2.7.2 Distribution des gains des diplômés de 2005 travaillant à temps plein en 2007, selon le domaine d'études et le niveau d'études - baccalauréat

Graphique 2.7.3 Distribution des gains des diplômés de 2005 travaillant à temps plein en 2007, selon le domaine d'études et le niveau d'études - maîtrise

Graphique 2.7.4 Distribution des gains des diplômés de 2005 travaillant à temps plein en 2007, selon le domaine d'études et le niveau d'études - doctorat

Comme il a déjà été mentionné, les gains augmentaient avec les niveaux d'études. C'était aussi généralement le cas lorsqu'on examinait le domaine d'études. En 2007, les gains des diplômés dans la plupart des domaines suivaient la tendance générale, c'est-à-dire qu'ils augmentaient parallèlement à des niveaux d'études plus élevés, mais certains domaines offraient le plus gros avantage au niveau de la maîtrise, alors que pour d'autres l'augmentation la plus forte se produisait au niveau du baccalauréat ou du doctorat. Par exemple, les diplômés en éducation au niveau du baccalauréat gagnaient en 2007 42 % de plus que les diplômés des programmes d'éducation au niveau du collégial (31 700 $ au niveau du collégial comparativement à 45 000 $ au niveau du baccalauréat); au niveau du doctorat, les diplômés dans le domaine des arts visuels et d'interprétation et technologie des communications gagnaient presque deux fois plus que ceux qui étaient titulaires d'une maîtrise dans ce domaine (37 500 $ chez les titulaires d'une maîtrise et 69 000 $ chez les titulaires d'un doctorat).

Une comparaison des gains deux ans après l'obtention du diplôme entre la promotion de 2000 et celle de 2005 révèle que les gains médians ont augmenté pour les diplômés de certains domaines alors qu'ils ont diminué pour d'autres

Au niveau agrégé, les gains des diplômés ont augmenté à tous les niveaux d'études de 2002 à 2007, mais seulement légèrement, soit de 1 % à 4 %. Les gains médians des diplômés de programmes d'éducation à tous les niveaux se sont accrus par rapport à cinq ans auparavant (en dollars constants). Par ailleurs, les gains des diplômés dans les programmes de mathématiques, d'informatique et de sciences de l'information ont diminué, peu importe le niveau d'études (des diplômés du collégial aux diplômés du doctorat).

Au niveau du doctorat, les diplômés de secteurs de programme traditionnellement dominés par les hommes (sciences physiques et de la vie et technologies, mathématiques, informatique et sciences de l'information, et architecture, génie et technologies connexes) avaient un revenu moindre en 2007 comparativement à la cohorte antérieure (les diplômés de 2000 interviewés en 2002, les gains étant exprimés en dollars constants). Par ailleurs, les titulaires d'un doctorat en éducation, en commerce, gestion et administration publique, et en agriculture, ressources naturelles et conservation étaient mieux rémunérés.

Résumé

L'END de 2007 a révélé que, comparativement à la promotion de 2000, une proportion plus faible de diplômés de la promotion de 2005 se sont joints à la population active après l'obtention de leur diplôme, et ce en dépit de conditions du marché du travail favorables. Parmi ceux qui n'ont pas poursuivi leurs études, les taux d'emploi étaient élevés pour les diplômés de tous les niveaux d'études, allant de 90 % pour les dipômés du collégial à 93 % pour les diplômés de la maîtrise.

Même si une proportion relativement semblable des diplômés du collégial, du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat de la promotion de 2005 ont pu trouver un emploi deux ans après l'obtention de leur diplôme, on relevait des différences dans leurs gains. L'avantage salarial le plus marqué se situait entre le baccalauréat et la maîtrise, indiquant qu'il est financièrement avantageux d'investir dans des études supérieures. Par contre, l'avantage salarial entre une maîtrise et un doctorat laisse entendre que les gains supplémentaires tirés d'un emploi deux ans après l'obtention d'un doctorat sont minimes. Une autre enquête de suivi, qui sera menée cinq ans après la remise des diplômes, révélera si les avantages salariaux entre les différents niveaux d'études évoluent à long terme.

Les résultats sur le marché du travail variaient selon le sexe. Comparativement aux hommes, les femmes diplômées étaient proportionnellement plus nombreuses à occuper des emplois à temps partiel, peu importe le niveau d'études, et celles qui travaillaient à temps plein gagnaient généralement moins que leurs homologues masculins. L'END peut être utilisée pour déterminer si plus de femmes décident de travailler à temps partiel, ou s'il est plus difficile d'obtenir un emploi à temps plein dans des domaines où la majorité des diplômés sont des femmes. En outre, l'END pourrait servir à déterminer si les différences dans les gains entre les travailleurs à temps plein tiennent aux différences dans les domaines d'études ou les choix de profession.

Même si le présent rapport n'analyse pas en détail les résultats sur le marché du travail selon le domaine d'études, il révèle que la répartition des gains varie énormément d'un domaine d'études à un autre, et également à l'intérieur des domaines d'études selon le niveau d'études. Les données de l'END pourraient servir à examiner le rapport entre les domaines d'études et les choix de profession, ainsi que son impact sur les résultats obtenus sur le marché du travail.

Notes

  1. Au niveau du doctorat, il est difficile de faire des comparaisons étant donné que bon nombre des chiffres sur l'emploi de 2002 ont dû être supprimés pour des raisons de confidentialité.
  2. Le terme « avantage salarial » s'entend de la hausse d'un salaire moyen (médian) d'un certain niveau au niveau suivant; en d'autres mots, les diplômés de la maîtrise gagnent en moyenne 33 % de plus que les bacheliers.
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