Annexe 2
Définitions et limites des données

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Les données de la présente analyse proviennent des deux premiers cycles de l'Enquête auprès des jeunes en transition pour la cohorte plus âgée (cohorte B âgée de 18 à 20 ans en décembre 1999). Cette enquête longitudinale permet d'identifier les personnes qui n'ont pas de diplôme d'études secondaires et qui ne fréquentent pas l'école (décrocheurs). Elle offre une mine de renseignement sur ces décrocheurs, leurs antécédents familiaux, leurs antécédents scolaires, leurs aspirations en matière d'études et leur expérience de travail. Elle recueille également de l'information sur tous les événements scolaires (inscription, décrochage, obtention du diplôme).

L'échantillon utilisé pour la présente analyse comprend les personnes âgées de 18 à 20 ans qui avaient abandonné les études sans obtenir de diplôme et qui ne fréquentaient pas l'école en décembre 1999. Cela excluait donc les décrocheurs du secondaire qui étaient inscrits à un programme d'études postsecondaires ou qui avaient obtenu un diplôme d'études postsecondaires22. Le cycle 1 de l'enquête s'est déroulé en 2000.

Le deuxième cycle de l'enquête a eu lieu deux ans plus tard (2002) et s'est soldé par un taux de réponse de 74 %, l'échantillon original étant passé de 2 350 décrocheurs en décembre 1999 à 1 716 en décembre 2001. Les poids d'échantillonnage ont été ajustés pour tenir compte de cette attrition. Ces poids sont utilisés tout au long de la présente analyse23.

Il arrive fréquemment aux décrocheurs du secondaire de répondre « (je) ne sais pas » ou de ne pas donner de réponse. Pour réduire au minimum la perte d'observations, nous n'avons pas systématiquement classé ces non-réponses dans la catégorie des réponses manquantes. Les taux de non-réponse ont été particulièrement élevés en regard de deux variables : la scolarité des parents et les raisons de décrocher. Dans le cas de la scolarité des parents, 17 % des répondants ont déclaré ne pas la connaître; une variable nominale a donc été créée pour rendre compte de ces non-réponses. En ce qui a trait aux raisons de décrocher, 12 % en ont invoqué une autre que celles figurant à la liste et 6 % n'ont pas répondue. Ces deux catégories ont été regroupées en une et les observations ont été conservées. L'échantillon final consiste en 1 587 observations.

Pour les besoins de la présente analyse, un retour est défini comme tout retour à l'école entre janvier 2000 et décembre 2001, que la personne se soit inscrite à l'école secondaire ou dans un établissement d'enseignement postsecondaire (collège communautaire, collège technique, institut privé de technologie ou université). Trois variables ont servi à construire la variable dépendante : la situation par rapport à l'école secondaire en décembre 2001, la situation par rapport aux études postsecondaires en décembre 2001 et avoir indiqué une dernière province de fréquentation de l'école primaire ou secondaire pour la fréquentation d'une école entre janvier 2000 et décembre 2001. Les deux premières variables permettent d'identifier les personnes qui avaient obtenu un diplôme d'études secondaires ou postsecondaires en décembre 2001, les personnes qui étaient alors inscrites dans l'un ou l'autre de ces deux types d'établissements et les personnes qui s'étaient inscrites dans un établissement d'enseignement postsecondaire à n'importe quel moment durant les deux années susmentionnées, mais qui l'avaient quitté sans compléter leurs études. La variable de la province permet d'identifier les personnes qui s'étaient inscrites dans une école secondaire à un moment durant les deux années en question, mais qui avaient abandonné leurs études sans les achever.

Compte tenu des limites des données, cette définition du retour ne permet pas de savoir si l'individu est retourné à l'école secondaire ou s'il s'est inscrit dans un établissement d'enseignement postsecondaire. Le système de la seconde chance est très différent d'une province à l'autre. Certaines provinces, d'autres non, offrent de nombreux programmes d'éducation aux adultes dans les écoles secondaires et les collèges. Dans quatre provinces, près de 15 % des décrocheurs avaient choisi de s'inscrire dans un établissement d'enseignement postsecondaire plutôt que de retourner à l'école secondaire, ce qu'ils avaient été moins de 1 % à faire au Nouveau- Brunswick et au Manitoba. Il faudrait faire une analyse provinciale pour dégager les facteurs qui influent sur le choix du programme (diplôme d'études secondaires par opposition à un diplôme d'études postsecondaires) au-delà de l'existence de l'un ou l'autre de ces deux types de programmes. Malheureusement, la petite taille de l'échantillon par province rend impossible la réalisation d'une telle analyse.

Toutes les variables indépendantes utilisées dans la présente étude correspondent aux caractéristiques que présentaient les individus au 31 décembre 1999 au moment de leur identification comme décrocheurs du secondaire.

Veuillez noter que la variable « veut obtenir un diplôme d'EPS » se fonde sur deux questions du questionnaire de l'EJET. Les deux questions, sur le niveau de scolarité que le répondant aimerait atteindre et celui auquel il s'attend, sont utilisées. La réponse à la question « aimerait » est le point de données primaire. Nous avons utilisé la réponse à la seconde question lorsque le répondant ne répondait pas à la première. Les réponses allaient de « certaines études secondaires ou moins » à « doctorat ». Pour les besoins de l'analyse, l'information est transformée en une variable nominale englobant tout type de diplôme d'études postsecondaires (y compris d'une école de métiers, d'une école de formation professionnelle, d'un collège ou d'une université).

Enfin, la variable des mathématiques pré-postsecondaires requiert l'inclusion d'une variable nominale pour le décrochage avant la 10e année. Les cours de mathématiques pré-postsecondaires sont offerts à partir de la 10e année dans toutes les provinces où ils existent, sauf en Ontario, où ils commencent en 9e année. Certaines personnes peuvent avoir quitté l'école avant la 10e année et n'auraient donc pas pu suivre un cours de mathématiques pré-postsecondaires.