Regards sur la société canadienne
L’insécurité alimentaire chez les familles canadiennes

par Sharanjit Uppal

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Remerciements

Cette étude a été financée par le Centre Maple Leaf pour la sécurité alimentaire, une œuvre caritative enregistrée créée dans le but de réduire l'insécurité alimentaire au Canada.

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Aperçu de l’étude

La présente étude, fondée sur les données de l’Enquête canadienne sur le revenu de 2021, a été réalisée dans le but de mieux comprendre l’insécurité alimentaire, et ce au moyen d’une analyse des familles se situant en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté et d’une analyse des familles en fonction des quintiles de revenu. Les données de l’Enquête sur la sécurité financière de 2019 ont également été utilisées afin d’examiner la valeur nette des familles étant les plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire.

  • En 2022, 18 % des familles canadiennes ont déclaré s’être trouvées en situation d’insécurité alimentaire au cours des 12 mois précédents, ce qui représente une hausse par rapport à la proportion de 16 % enregistrée 2021.
  • Le taux d’insécurité alimentaire le moins élevé a été enregistré au Québec (14 %), et les taux les plus élevés ont été observés à Terre-Neuve-et-Labrador (23 %), au Nouveau-Brunswick (22 %) et en Alberta (22 %).
  • Les familles dont le principal soutien économique était une femme étaient plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que celles dont le principal soutien économique était un homme (21 % par rapport à 16 %). En outre, l’insécurité alimentaire était la plus importante chez les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin (41 %).
  • Le taux d’insécurité alimentaire était plus élevé chez les familles dont le principal soutien économique était une personne racisée (23 %) que chez celles dont le principal soutien économique était une personne non racisée et non autochtone (16 %). Cette situation était particulièrement marquée chez les personnes noires (38 %).
  • Le taux d’insécurité alimentaire était près de deux fois plus élevé chez les familles vivant dans les provinces et hors réserve et dont le principal soutien économique était une personne autochtone (34 %) que chez celles dont le principal soutien économique était une personne non autochtone (18 %).
  • Plus du tiers (35 %) des familles vivant sous le seuil de la pauvreté ont déclaré être en situation d’insécurité alimentaire; il s’agit du double de la proportion enregistrée chez les familles vivant au-dessus du seuil de la pauvreté (16 %). Même si le taux d’insécurité alimentaire chez les familles vivant en dessous du seuil de la pauvreté était plus élevé, une plus grande proportion de familles (78 %) en situation d’insécurité alimentaire vivaient au-dessus du seuil de la pauvreté. 
  • Le risque d’insécurité alimentaire était beaucoup plus élevé chez certains groupes vivant sous le seuil de la pauvreté. Par exemple, 62 % des familles vivant dans des logements subventionnés ont déclaré se trouver en situation d’insécurité alimentaire, un taux plus de trois fois plus élevé que la moyenne générale (18 %). Les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin (48 %), les familles dont le principal soutien économique était au chômage toute l’année (60 %), les familles autochtones vivant dans les provinces et hors réserve (48 %) et les personnes noires (56 %) comptaient également parmi les groupes vulnérables vivant sous le seuil de la pauvreté. Les mêmes groupes, mais vivant au-dessus du seuil de la pauvreté, étaient aussi plus à risque d’insécurité alimentaire.
  • Diverses autres caractéristiques sociodémographiques, y compris le revenu familial, permettent d’expliquer une part de l’écart observé entre les taux d’insécurité alimentaire enregistrés chez les groupes suivants : les familles dont le principal soutien économique était un homme et celles dont le principal soutien économique était une femme; les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin et les autres types de familles; et les familles dont le principal soutien économique était une personne noire ou d'origine philippine, ou dont le principal soutien économique était une personne non racisée et non autochtone.
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Introduction

La sécurité alimentaire est assurée « lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires afin de mener une vie saine et active »Note . Elle comporte quatre aspects : la disponibilité physique des aliments, l’accès économique et physique à de la nourriture, l’utilisation des aliments et la stabilité des trois premiers aspects au fil du temps. Les quatre aspects doivent être respectés simultanément pour que les objectifs en matière de sécurité alimentaire soient atteints.

L’insécurité alimentaire, en revanche, est « l’incapacité de se procurer ou de consommer des aliments de qualité, ou en quantité suffisante, de façon socialement acceptable, ou encore l’incertitude d’être en mesure de le faire »Note . Elle résulte habituellement d’une incapacité à se procurer des aliments adéquats en raison de contraintes financières. L’insécurité alimentaire est très préoccupante, car on a constaté qu’elle est liée à divers problèmes de santé chroniquesNote , à des problèmes de santé mentaleNote  et à d’autres maladies et infectionsNote . On a également établi qu’elle augmente la probabilité d’être hospitaliséNote  et qu’elle est liée à une mortalité prématuréeNote , surchargeant ainsi le système de soins de santé. Des études canadiennes menées récemment sur l’insécurité alimentaire ont traité de son lien avec diverses caractéristiques sociodémographiques et économiquesNote , de son lien avec la santé mentaleNote , des besoins insatisfaits en matière de soins de santéNote  et de la variation de sa prévalence pendant la pandémie de COVID-19Note .

Maintenant reconnue en tant qu’indicateur clé de l’objectif visant à réduire la pauvreté, la surveillance de la prévalence de la sécurité alimentaire a été mentionnée pour la première fois dans « Une chance pour tous : la première Stratégie canadienne de réduction de la pauvreté » de 2018. Elle a depuis été renforcée par le Cadre de qualité de vie de 2021 du gouvernement du Canada, qui désigne la sécurité alimentaire en tant qu’indicateur du bien-être dans le domaine de la « prospérité ». Afin d’obtenir des données sur cet indicateur, Statistique Canada a lancé le module d’enquête sur la sécurité alimentaire des ménages dans le cadre de l’Enquête canadienne sur le revenu de 2018 pour mesurer et suivre les tendances en matière d’insécurité alimentaire au fil du temps Note . Le module couvre un éventail complet d’aspects de l’insécurité alimentaire, allant de la peur de manquer de nourriture au fait que des enfants passent une journée entière sans manger (voir la section « Sources de données, méthodes et définitions »).

Dans la présente étude, les données de l’Enquête canadienne sur le revenu (ECR) de 2021 sont utilisées pour analyser la variation de l’insécurité alimentaire (insécurité alimentaire marginale, modérée et grave) chez les familles canadiennes (familles économiques et personnes hors famille) vivant dans les 10 provincesNote . Les familles vivant en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté sont incluses, car il est admis que le revenu n’est pas l’unique facteur de l’insécurité alimentaireNote . D’autres contraintes financières, à savoir des niveaux d’endettement élevés ou de faibles niveaux d’actifs (autrement dit, de faibles niveaux de valeur nette), sont examinées à partir des données de l’Enquête sur la sécurité financière (ESF) de 2019Note . L’ESF ne permet pas de recueillir de renseignements sur l’insécurité alimentaire, mais les données sur le niveau d’endettement et le niveau d’actifs peuvent être utilisées pour établir le profil de la situation financière des groupes les plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire (à la lumière des conclusions de l’ECR).

L’article est divisé en trois sections. La première section porte sur les tendances générales de l’insécurité alimentaire. On analyse ensuite le lien entre le revenu et l’insécurité alimentaire, en examinant la situation des familles les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire selon que celles-ci se trouvent en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté. Dans la dernière section, on se penche sur le rôle possible des actifs et des dettes dans l’insécurité alimentaire. En raison de l’utilisation de données transversales, les résultats présentés dans cet article doivent être interprétés en tant qu’associations et non comme des liens de causalité.

Section 1 Quelles familles sont les plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire?

En 2022, 18 % des familles canadiennes, représentant 6,9 millions de personnes, ont déclaré s’être trouvées en situation d’insécurité alimentaire dans une certaine mesure au cours des 12 mois précédents (tableau 1). Plus particulièrement, 5 % des familles étaient en situation d’insécurité alimentaire marginale, c’est-à-dire craignaient de manquer de nourriture ou d’avoir un choix d’aliments restreint en raison d’un manque d’argent pour acheter de la nourriture. Un autre 8 % étaient considérés comme étant en situation d’insécurité alimentaire modérée, où la qualité des aliments et/ou leur quantité étaient comprises en raison d’un manque d’argent pour acheter de la nourriture. Enfin, 5 % étaient en situation d’insécurité alimentaire grave, ceux-ci sautant des repas, réduisant leur consommation d’aliments et, dans les cas les plus extrêmes, ne mangeant pas pendant une ou plusieurs journées.

La proportion de familles ayant connu un certain niveau d’insécurité alimentaire était en hausse par rapport à 2021, ayant augmenté de 16 % à 18 % entre 2021 et 2022Note . Cette proportion est également légèrement plus élevée qu'avant la pandémie (17 % en 2019). La prévalence relativement plus élevée de l’insécurité alimentaire peut être en partie attribuable à la hausse de l’inflation, qui réduit le pouvoir d’achat des consommateurs et contraint ainsi les familles à dépenser plus pour acheter moins.

Le taux d’inflation d’une année à l’autre a bondi, passant de 1,0 % en janvier 2021 à 4,8 % en décembre 2021. Parallèlement, le taux d’inflation annuel du prix des aliments a augmenté, passant de 1,0 % à 5,2 % au cours de la même période. Les prix ont poursuivi leur croissance et, en juin 2022, le taux d’inflation global s’établissait à 8,1 %, tandis que le taux d’inflation du prix des aliments atteignait 8,8 %; il s’agit de la plus forte variation annuelle observée en 40 ans. 

L’inflation touche toutes les régions du pays; cependant, d’autres facteurs, comme le coût de la vie et les politiques visant à réduire la pauvreté, peuvent influer sur la prévalence de la sécurité alimentaire à l’échelle provinciale. En 2022, le taux d’insécurité alimentaire le moins élevé a été enregistré au Québec, où 14 % des familles ont déclaré s’être trouvées en situation d’insécurité alimentaire dans une certaine mesure. Le Québec était aussi la seule province où les niveaux d’insécurité alimentaire n’avaient pas changé de 2019 à 2022.

En revanche, les taux d’insécurité alimentaire les plus élevés ont été observés à Terre-Neuve-et-Labrador (23 %), au Nouveau-Brunswick (22 %) et en Alberta (22 %). Ces provinces étaient aussi celles, avec l’Île-du-Prince-Édouard, où l’insécurité alimentaire avait connu la plus forte hausse de 2019 à 2022, c’est-à-dire une augmentation allant de 3 à 4 points de pourcentage.

En 2022, parmi les plus grandes régions métropolitaines de recensement, le taux d’insécurité alimentaire le plus élevé a été enregistré à Edmonton (21 %) et le taux d’insécurité alimentaire le plus faible a été observé dans la région d’Ottawa‒Gatineau (14 %). Par ailleurs, les familles vivant dans les régions rurales (15 %) ont enregistré un niveau d’insécurité alimentaire plus faible que celles habitant dans les centres de population (19 %).

Les ménages dirigés par une personne âgée affichent des taux d’insécurité alimentaire plus faibles

L’âge du principal soutien économique avait une incidence sur la probabilité de se trouver en situation d’insécurité alimentaire, les ménages dirigés par une personne âgée étant moins susceptibles de déclarer une telle situation. En 2022, 10 % des familles dont le principal soutien économique était âgé de 65 ans et plus ont indiqué une situation d’insécurité alimentaire, comparativement à 17 % des familles dont le principal soutien économique était âgé de 55 à 64 ans et à 23 % de celles dont le principal soutien économique était âgé de 35 à 44 ans. Les groupes d’âge plus vieux sont plus susceptibles d’avoir une source de revenu plus stable, comme les pensions du gouvernement, de même que d’avoir accumulé des actifs au cours de leur vie. En revanche, les familles dont le soutien économique est d’âge moyen ont peut-être plus d’obligations financières, comme une hypothèque et de jeunes enfants.

L’insécurité alimentaire est plus élevée chez les familles dont le principal soutien économique est une femme

Dans l’ensemble, les familles dont le principal soutien économique était une femme étaient plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire que celles dont le principal soutien économique était un homme (21 % par rapport à 16 %)Note . Cet écart peut être attribuable aux différences entre les genres dans les niveaux de revenu. En 2021, le revenu annuel médian après impôt des familles dont le principal soutien économique était une femme s’établissait à 58 200 $, alors qu’il s’élevait à 76 600 $ chez celles dont le principal soutien économique était un hommeNote .

La structure familiale est également liée à l’insécurité alimentaire, et certains types de familles sont plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Cela est particulièrement vrai pour les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin. En effet, plus de 4 familles monoparentales sur 10 (42 %) dont le parent est de sexe féminin ont déclaré se trouver en situation d’insécurité alimentaire. L’insécurité alimentaire était aussi plus élevée que la moyenne chez les familles monoparentales dont le parent est de sexe masculin, mais dans une proportion beaucoup plus faible (24 %). Les personnes non âgées hors famille économique (24 %) et les couples non âgés avec enfants (20 %) comptaient également parmi les familles chez qui le taux d’insécurité alimentaire était supérieur à la moyenne. Ce sont les familles âgées sans enfants qui affichaient le niveau d’insécurité alimentaire le plus faible.

L’état matrimonial est étroitement lié à la structure familiale, car il a aussi à voir avec la possibilité de mise en commun d’actifs et de ressources financières, ce qui peut avoir une incidence sur la capacité d’assurer la sécurité alimentaire de la famille. Les personnes séparées (28 %), divorcées (22 %) et célibataires (23 %) étaient plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire que les couples mariés (14 %) et les personnes vivant en union libre (15 %). Les conséquences financières négatives de la séparation et du divorce sont bien connuesNote . Les personnes veuves (12 %) étaient moins susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire, principalement en raison de l’effet de l’âge.

L’insécurité alimentaire est trois fois plus élevée chez les chômeurs chroniques

La probabilité de se trouver en situation d’insécurité alimentaire est liée au niveau de scolarité et à la situation d’activité sur le marché du travail, car ces facteurs sont à leur tour étroitement liés au potentiel de gains. Le fait d’être titulaire d’un grade universitaire était un facteur de protection contre l’insécurité alimentaire. En effet, 13 % des familles dont le principal soutien économique détenait un grade universitaire se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire, soit une proportion inférieure à celle de 22 % enregistrée chez les familles dont le principal soutien économique ne détenait pas de diplôme d’études secondaires. Le lien entre un niveau de scolarité plus élevé et une rémunération plus élevée est bien documentéNote . De plus, un niveau de scolarité plus élevé est associé à de meilleures connaissances financières, ce qui, à son tour, est lié à une meilleure planification financièreNote . Une rémunération plus élevée et une planification financière solide sont possiblement des facteurs permettant d’atténuer l’insécurité alimentaire.

L’analyse de la situation d’activité sur le marché du travail a révélé que le fait d’occuper un emploi stable ― c.-à-d. d’être occupé toute l’année ― était lié à une plus faible probabilité d’insécurité alimentaire (15 %). En revanche, les chômeurs chroniques ― c.-à-d. les personnes au chômage toute l’année ― affichaient un taux d’insécurité alimentaire trois fois plus élevé que leurs homologues occupés (45 %).

Cela dit, même chez les personnes occupées, le niveau d'insécurité alimentaire variait selon la catégorie de travailleur. Les travailleurs autonomes (13 %) étaient moins susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire que les employés rémunérés (18 %). Même si la diversité est très grande au sein de la population des travailleurs autonomes, les recherches montrent que ces derniers ont tendance à être plus riches et à avoir de meilleures connaissances financières que les employés rémunérésNote .

Les employés rémunérés et les travailleurs autonomes ont respectivement tendance à tirer leur principale source de revenu des traitements et salaires et du revenu provenant d’un travail autonome. Les familles dirigées par une personne âgée, quant à elles, dépendent souvent du revenu de placements et des pensions. En 2022, les familles qui ont déclaré que leur revenu de placements ou leurs pensions de retraite étaient leur principale source de revenu étaient les moins susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire (5 % pour chacun des groupes).

Les familles les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire étaient celles qui dépendaient des transferts gouvernementaux comme principale source de revenu. En 2022, 29 % des familles dont la principale source de revenu provenait des transferts gouvernementaux, comme les prestations d’assurance-emploi, les prestations d’assistance sociale, les indemnités pour accident du travail et les prestations du Régime de pensions du Canada, se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire (voir l’encadré 1). 

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Encadré 1 L’insécurité alimentaire chez les familles pour qui les transferts gouvernementaux sont la principale source de revenu

Les familles dont la principale source de revenu provient des transferts gouvernementaux sont plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que celles ayant d’autres sources principales de revenu. Les transferts gouvernementaux comprennent toutes les prestations en espèces versées par l’administration fédérale, les provinces, les territoires ou les municipalités au cours de la période de référenceNote .

Chez les familles pour qui les transferts gouvernementaux constituaient la principale source de revenu en 2021, 65 % recevaient de l’argent du Régime de rentes du Québec (RRQ) ou du Régime de pensions du Canada (RPC), 59 %, de la Sécurité de la vieillesse (SV) ou du Supplément de revenu garanti (SRG), 19 %, de prestations d’assurance-emploi, 15 %, de prestations pour enfants, et 19 %, de prestations d’assistance sociale. Certains de ces transferts étaient liés à des taux d’insécurité alimentaire plus élevés. Par exemple, les familles pour qui les transferts gouvernementaux constituaient la principale source de revenu et qui recevaient des prestations d’assistance sociale étaient plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire, plus de la moitié (56 %) d’entre elles se trouvant dans cette situation (graphique 1).

Graphique 1 Insécurité alimentaire chez les familles dont les transferts gouvernementaux sont la principale source de revenu, selon certains types de transferts gouvernementaux et le sexe, 2021

Tableau de données du graphique 1 
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1. Les données sont présentées selon Source de revenu (titres de rangée) et Tous, Hommes et Femmes, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Source de revenu Tous Hommes Femmes
pourcentage
Ensemble des familles dont les transferts gouvernementaux sont la principale source de revenu 28,8 26,3 31,0
Sécurité de la vieillesse/Supplément de revenu garanti 15,8 14,5 17,1
Régime de pensions du Canada/Régime de rentes du Québec 18,9 17,5 20,3
Assurance-emploi 40,9 37,1 44,4
Prestations pour enfants 45,7 40,5 47,6
Assistance sociale 56,1 51,7 59,7

Toujours au sein des familles dont les transferts publics constituent la principale source de revenus en 2021, les taux d’insécurité alimentaire plus élevés étaient aussi courants chez les familles qui touchaient des prestations pour enfants (46 %) et des prestations d’assurance-emploi (41 %). En revanche, les familles qui recevaient de l’argent par l’intermédiaire du RRQ ou du RPC (19 %) et de la SV ou du SRG (16 %) étaient moins susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Les conclusions étaient similaires, peu importe si le principal soutien économique de la famille était un homme ou une femme, ou si la famille vivait en dessous ou au-dessus du seuil de la pauvreté (graphique 2).

Graphique 2 Insécurité alimentaire chez les familles dont les transferts gouvernementaux sont la principale source de revenu, selon certains types de transferts gouvernementaux et le seuil de pauvreté, 2021

Tableau de données du graphique 2 
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2. Les données sont présentées selon Source de revenu (titres de rangée) et En dessous du seuil de la pauvreté et Au-dessus du seuil de la pauvreté, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Source de revenu En dessous du seuil de la pauvreté Au-dessus du seuil de la pauvreté
pourcentage
Ensemble des familles dont les transferts gouvernementaux sont la principale source de revenu 43,3 22,9
Sécurité de la vieillesse/Supplément de revenu garanti 22,5 14,8
Régime de pensions du Canada/Régime de rentes du Québec 31,9 16,3
Assurance-emploi 52,4 38,5
Prestations pour enfants 48,1 44,8
Assistance sociale 62,8 47,7
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Le fait d’être propriétaire procure une certaine protection contre l’insécurité alimentaire

Le fait d’être propriétaire, qui peut être un indicateur de richesse, est lié à des niveaux moins élevés d’insécurité alimentaire. Moins de 1 famille sur 10 (9 %) propriétaire d’un logement et n’ayant pas d’hypothèque à payer a déclaré une situation d’insécurité alimentaire. La proportion correspondante était de 16 % chez les propriétaires ayant une hypothèque à payer.

Les locataires, quant à eux, étaient plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Cela était particulièrement vrai pour les familles vivant dans un logement subventionné. En effet, environ 1 locataire sur 4 (26 %) habitant dans un logement non subventionné et plus de 4 locataires sur 10 (42 %) vivant dans un logement subventionné ont déclaré une situation d’insécurité alimentaire. 

L'insécurité alimentaire est plus élevée chez les familles autochtones, les communautés racisées et les familles d’immigrants

En moyenne, l’insécurité alimentaire avait tendance à être plus élevée chez les familles autochtones. Les familles autochtones vivant dans les provinces et hors réserve étaient près de deux fois plus susceptibles que la population non autochtone de se trouver en situation d’insécurité alimentaire (34 % par rapport à 18 %)Note Note . Le taux était plus élevé chez les familles des Premières Nations vivant hors réserve (38 %) que chez les Métis (31 %). En raison de la taille limitée de l’échantillon, il a été impossible de présenter une estimation pour les Inuit. Cependant, l’insécurité alimentaire au sein de la population inuite a déjà fait l’objet d’une étudeNote . Étant donné que les familles qui vivent dans les trois territoires, dans les réserves et dans d’autres établissements autochtones des provinces sont exclues, les résultats ne représentent pas l’insécurité alimentaire dans l’ensemble de la population autochtone.

L’insécurité alimentaire était aussi plus élevée chez les familles racisées. Dans l’ensemble, 23 % des familles dont le principal soutien économique était une personne racisée ont déclaré une situation d’insécurité alimentaire, comparativement à 16 % des familles non racisées et non autochtones. Cependant, le taux global d’insécurité alimentaire enregistré pour la population racisée cache des écarts importants entre les différents groupes raciaux.

Chez les groupes racisés, les Noirs affichaient le taux d’insécurité alimentaire le plus élevé, près de 4 personnes noires sur 10 (38 %) ayant déclaré se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Venaient ensuite les Philippins (28 %), les Asiatiques du Sud-Est (23 %), les Arabes (22 %) et les Sud-Asiatiques (19 %). Aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les Chinois, les Latino-Américains et la population non racisée et non autochtone.

Les familles immigrantes étaient plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire que les personnes nées au Canada. Au total, 1 famille sur 4 (26 %) dont le principal soutien économique avait immigré entre 2013 et 2022 (immigrants récents) a déclaré se trouver en situation d’insécurité alimentaire. La proportion correspondante était de 20 % chez les immigrants établis (ayant immigré avant 2013) et de 17 % chez les personnes nées au Canada.

Section 2 Examen du lien entre le revenu et la sécurité alimentaire

On peut s’attendre à ce que l’insécurité alimentaire soit plus courante dans les familles dont les niveaux de revenu sont plus faibles, toutefois le lien entre le revenu et l'insécurité alimentaire est complexe. On ne peut présumer que toutes les personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté se trouvent en situation d’insécurité alimentaire, mais on aurait aussi tort de supposer que les personnes qui vivent au-dessus du seuil de la pauvreté sont à l’abri de cette difficulté. Dans la section suivante, on traite de ce lien entre le revenu et l’insécurité alimentaire en examinant la situation des familles vivant en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté, et en faisant ressortir celles qui sont les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire et celles qui affichent un risque moins élevé. 

Selon la mesure fondée sur un panier de consommation (MPC), 11 % des familles vivaient sous le seuil de la pauvreté. Conformément à la MPC, une famille vit dans la pauvreté si son revenu ne lui permet pas d’acheter un panier de biens et de services précis dans sa collectivitéNote . Dans l’ensemble, les familles vivant en dessous du seuil de la pauvreté étaient plus de deux fois plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire que celles vivant au-dessus du seuil de la pauvreté (35 % par rapport à 16 %)Note . Même si le taux d’insécurité alimentaire chez les familles vivant en dessous du seuil de la pauvreté était plus élevé, une plus grande proportion de familles (78 %) en situation d’insécurité alimentaire vivaient au-dessus du seuil de la pauvreté.

Parmi les personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, les jeunes adultes sont les moins vulnérables à l’insécurité alimentaire

Contrairement à la tendance générale liée à l’âge en ce qui concerne l’insécurité alimentaire, les jeunes vivant sous le seuil de la pauvreté étaient moins susceptibles que les adultes d’âge moyen vivant sous le seuil de la pauvreté de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Environ 23 % des familles dont le principal soutien économique était âgé de 16 à 24 ans ont déclaré une situation d’insécurité alimentaire, comparativement à 46 % des familles dont le principal soutien économique était âgé de 35 à 44 ans. Les familles dont le principal soutien économique était âgé de 16 à 24 ans, qui représentent environ 4 % de l’ensemble des familles, étaient majoritairement composées de personnes hors famille (près de 9 sur 10). Le niveau d’insécurité alimentaire plus faible au sein de ce groupe pourrait être attribuable au fait que les gens qui le composent ont moins d’obligations financières. De plus, ce groupe était composé à moitié d’étudiants à temps plein; même s’ils vivent seuls, certains pourraient recevoir une aide financière de leurs parents.

Effectivement, le fait d’être un étudiant (à temps plein ou à temps partiel) était lié à des niveaux plus faibles d’insécurité alimentaire chez ceux vivant en dessous du seuil de la pauvreté, les taux enregistrés étant similaires à ceux observés chez les étudiants vivant au-dessus du seuil de la pauvreté. Par exemple, 26 % des étudiants à temps plein vivant en dessous du seuil de la pauvreté se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire, comparativement à 24 % de ceux vivant au-dessus du seuil de la pauvreté.

Les étudiants à temps plein (et les jeunes) vivant au-dessus du seuil de la pauvreté étaient en fait plus vulnérables à l’insécurité alimentaire que les personnes autres que des étudiants ou les adultes plus âgés vivant au-dessus du seuil de la pauvreté. Des différences sur le plan des caractéristiques pourraient expliquer en partie ce résultat. Par exemple, comparativement aux étudiants vivant en dessous du seuil de la pauvreté, les étudiants à temps plein vivant au-dessus du seuil de la pauvreté étaient plus susceptibles d’être mariés et d’avoir des enfants (15 % par rapport à 3 %Note ) et plus susceptibles d’être des mères seules (7 % par rapport à 3 %), soit des caractéristiques qui sont liées à une probabilité plus élevée d’insécurité alimentaire.

Le taux d’insécurité alimentaire est le plus faible chez les personnes âgées

Dans l’ensemble, et ce parmi tous les niveaux de revenu, les personnes âgées se trouvaient dans une meilleure situation que les adultes plus jeunes. En effet, les personnes âgées vivant en dessous du seuil de la pauvreté affichaient un taux d’insécurité alimentaire de 21 %, soit un taux inférieur au taux moyen enregistré chez les personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté (35 %), mais encore légèrement supérieur à la moyenne générale (18 %). Le taux d’insécurité alimentaire observé chez les personnes âgées vivant en dessous du seuil de la pauvreté était aussi deux fois plus élevé que celui enregistré chez les personnes âgées vivant au-dessus du seuil de la pauvreté (21 % par rapport à 9 %).

Les familles dirigées par une personne âgée, ainsi que les personnes âgées hors famille économique, s’en tiraient mieux, ce qui se reflète dans le taux d’insécurité alimentaire généralement inférieur observé chez les personnes âgées par rapport à celui enregistré chez les adultes plus jeunes. Par exemple, chez les personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté, le taux d’insécurité alimentaire des familles dirigées par une personne âgée et celui des personnes âgées hors famille (26 % et 20 %, respectivement) étaient deux fois moins élevés que le taux enregistré chez les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin (48 %).

En fait, les mères seules formaient l’un des groupes les plus vulnérables parmi ceux qui vivaient en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté, seulement huit points de pourcentage séparant les mères seules vivant en dessous (48 %) du seuil de la pauvreté de celles vivant au-dessus (40 %) du seuil de la pauvreté. Ces données contrastent avec la situation des couples non âgés ayant ou n’ayant pas d’enfants, chez qui l’écart entre ceux vivant en dessous du seuil de la pauvreté et ceux vivant au-dessus du seuil de la pauvreté était beaucoup plus important.

Au-dessus du seuil de la pauvreté, les mères seules étaient les plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire, leur taux étant près de quatre fois plus élevé que celui observé chez les couples non âgés sans enfants (40 % par rapport à 11 %). À titre de comparaison, les pères seuls et les couples non âgés ayant des enfants étaient seulement deux fois plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire (20 %) que les couples non âgés sans enfants. Les familles dirigées par une personne âgée étaient les moins susceptibles (8 %) de se trouver en situation d’insécurité alimentaire, ce qui reflète les tendances observées chez celles vivant en dessous du seuil de la pauvreté.

Il est crucial d’expliquer le taux d’insécurité alimentaire continuellement plus élevé chez les mères seules. Les constats semblent indiquer qu’il est important d’examiner l’intersectionnalité de la structure de la famille monoparentale et d’autres caractéristiques. Par exemple, près des deux tiers (65 %) des familles dirigées par une mère seule n’ayant pas de diplôme d’études secondaires ont déclaré une situation d’insécurité alimentaire (tableau 2). La proportion correspondante était deux fois moins élevée (31 %) chez les familles dirigées par une mère seule titulaire d’un grade universitaire.

Les mères seules qui n’avaient pas occupé d’emploi toute l’année étaient plus vulnérables à l’insécurité alimentaire, surtout les chômeuses (71 %). Plus de la moitié (55 %) des familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin et pour qui les transferts gouvernementaux constituaient la principale source de revenu se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire. Par ailleurs, 50 % de celles vivant dans des logements locatifs non subventionnés ont déclaré une situation d’insécurité alimentaire, comparativement à 18 % des propriétaires n’ayant pas d’hypothèque. Le taux était encore plus élevé chez les mères seules vivant dans des logements locatifs subventionnés (66 %).

Au total, 6 familles sur 10 (60 %) dirigées par une mère seule autochtone ont déclaré une situation d’insécurité alimentaire, comparativement à un taux de 41 % enregistré chez les familles dirigées par une mère seule non autochtone. Le taux d’insécurité alimentaire était particulièrement élevé chez les familles dirigées par une mère seule noire (62 %), comparativement à celui observé chez les familles dirigées par une mère seule non racisée et non autochtone (40 %). Les familles dirigées par une mère seule faisant partie des autres groupes racisés affichaient un taux plus faible (28 %)Note .

Le fait d’avoir un emploi toute l’année réduit le risque d’insécurité alimentaire chez les familles vivant en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté

La situation d’activité sur le marché du travail chez les familles vivant en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté semblait être un facteur important. En effet, le fait d’être occupé toute l’année réduisait le risque d’insécurité alimentaire, et ce même pour les travailleurs en situation de pauvreté. En 2022, 28 % des personnes occupées toute l’année, et vivant en dessous du seuil de la pauvreté, s’étaient trouvées en situation d’insécurité alimentaire. Même si cette proportion est supérieure à celle observée chez les personnes vivant au-dessus du seuil de la pauvreté (14 %), elle était beaucoup plus faible que celle enregistrée chez les personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté ayant été au chômage toute l’année (60 %) ou une partie de l’année (51 %). 

Le fait d’être propriétaire était lié à une plus faible probabilité d’insécurité alimentaire, et ce, peu importe si les familles vivaient en dessous ou au-dessus du seuil de la pauvreté. Par exemple, 22 % des familles vivant sous le seuil de la pauvreté et propriétaires de leur logement sans hypothèque ont déclaré se trouver en situation d’insécurité alimentaire, comparativement à 37 % des locataires d’un logement non subventionné et à 62 % des familles vivant dans un logement locatif subventionné.

Près de 6 familles sur 10 vivant sous le seuil de la pauvreté et dont le principal soutien économique est une personne noire déclarent se trouver en situation d’insécurité alimentaire

Dans l’ensemble, il n’y avait aucune différence entre les familles racisées et les familles non racisées et non autochtones vivant sous le seuil de la pauvreté en termes d’insécurité alimentaire. Cependant, cette tendance générale masque des différences sous-jacentes. L’examen de chacun des groupes racisés a révélé que les Chinois (24 %) et les Sud-Asiatiques (25 %) étaient moins susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que la population non racisée et non autochtone (36 %). En revanche, les personnes noires (56 %) étaient beaucoup plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire.

Même lorsqu’elles se trouvaient au-dessus du seuil de pauvreté, les familles autochtones et racisées étaient plus susceptibles de souffrir d'insécurité alimentaire

Les familles autochtones vivant au-dessus du seuil de la pauvreté et hors réserve (31 %) étaient deux fois plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que les familles non autochtones (15 %). Le taux était un peu plus élevé chez les familles des Premières Nations vivant hors réserve (34 %) que chez les Métis (28 %).

Les familles racisées vivant au-dessus du seuil de la pauvreté (21 %) étaient plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire que leurs homologues non racisées et non autochtones (14 %). L’examen de chacun des groupes racisés a révélé que cela n’était vrai que chez les Noirs (33 %), les Philippins (28 %), les Arabes (21 %) et les Sud-Asiatiques (19 %). Fait intéressant, comme il a été mentionné plus tôt, les Sud-Asiatiques vivant en dessous du seuil de la pauvreté étaient moins susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que leurs homologues non racisés et non autochtones. De plus, les familles immigrantes vivant au-dessus du seuil de la pauvreté étaient plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire. 

Des tendances en termes de vulnérabilité vis-à-vis la sécurité alimentaire sont également constatées au sein de tous les quintiles de revenu

Une autre façon d’examiner le lien entre le revenu et l’insécurité alimentaire consiste à comparer les familles en fonction des quintiles de revenu. Comme l’on s’y attendait, il existe un fort lien entre le revenu et l’insécurité alimentaire. Les familles qui faisaient partie du quintile inférieur du revenu familial ajustéNote  étaient plus de quatre fois plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que celles se situant dans le quintile supérieur (30 % par rapport à 7 %) (tableau 3). Les proportions correspondantes observées chez les familles qui se trouvaient dans les deuxième, troisième et quatrième quintiles, s’établissaient à 23 %, 17 % et à 12 %, respectivement.

Certaines caractéristiques familiales étaient associées à une probabilité plus élevée ou plus faible d’insécurité alimentaire, et certaines d’entre elles se retrouvent au sein de tous les quintiles de revenu. Sans surprise, les tendances correspondent à celles observées chez les familles vivant en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté.

Dans tous les quintiles de revenu, les taux d’insécurité alimentaire étaient les plus faibles chez les personnes âgées, les travailleurs autonomes, les personnes occupées toute l’année et les propriétaires (particulièrement ceux n’ayant pas d’hypothèque), et les plus élevés chez les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin, les familles autochtones et les familles racisées.

Les groupes les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire demeurent les mêmes, même après avoir tenu compte de l’interaction entre plusieurs facteurs socioéconomiques

L’analyse précédente portait sur les liens descriptifs. Puisqu’on s’attend à une corrélation entre les diverses caractéristiques familiales, des régressions logistiques ont été estimées afin de calculer les probabilités prédites de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Il a été impossible d’inclure toutes les caractéristiques dans le même modèle, étant donné que certaines d’entre elles étaient parfaitement colinéaires. Par exemple, la catégorie du groupe d’âge des personnes de « 65 ans et plus » et les catégories de types de familles économiques que sont les « familles dirigées par une personne âgée/personnes âgées hors famille économique » étaient parfaitement colinéaires. Les résultats d’un modèle dont les caractéristiques sont le sexe, le niveau de scolarité, le type de famille, la catégorie de travailleur, le groupe racisé, la principale source de revenu, le mode d’occupation (propriétaire ou locataire), le quintile de revenu, la région métropolitaine de recensement et la province sont présentés dans le tableau A1.

La plupart des conclusions tirées des statistiques descriptives demeuraient semblables, bien que l’ampleur des différences variait. Par exemple, après avoir tenu compte de diverses caractéristiques, les familles dont le principal soutien économique était une femme étaient toujours plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que les familles dont le principal soutien économique était un homme. Cependant, l’écart était plus faible ― avec une probabilité prédite de 0,19 pour les familles dirigées par une femme par rapport à 0,17 pour celles dirigées par un homme. De même, la différence entre les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin et les autres types de familles s’expliquait en partie par les caractéristiques familiales, mais les premières étaient toujours plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Par ailleurs, les familles dont le principal soutien économique était une personne noire ou d’origine philippine demeuraient plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que les familles dont le principal soutien économique était une personne non racisée et non autochtone, mais l’écart était plus mince. 

Certains des résultats fondés sur des statistiques descriptives ont changé à la suite de la prise en compte des diverses caractéristiques. Par exemple, il n’y avait plus aucune différence statistiquement significative entre les familles non racisées et non autochtones et les familles sud-asiatiques, asiatiques du Sud-Est et arabes.

Si l’on examine les familles vivant sous le seuil de la pauvreté, après avoir pris en compte diverses caractéristiques, on constate que les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin ne faisaient plus partie des familles les plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. 

Chez les familles vivant au-dessus du seuil de la pauvreté, les familles monoparentales dont le parent est de sexe masculin n’étaient pas plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. En outre, les différences entre les familles non racisées et non autochtones et les familles sud-asiatiques et arabes s’expliquaient par les covariables. 

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Encadré 2 Insécurité alimentaire et familles dont le principal soutien économique est une personne ayant une incapacité

Les familles dont le principal soutien économique est une personne ayant une incapacité sont plus susceptibles de déclarer être en situation d’insécurité alimentaire

Les familles dont le principal soutien économique était une personne ayant une incapacité étaient plus susceptibles de déclarer être en situation d’insécurité alimentaire (30 % par rapport à 18 % pour l’ensemble des familles canadiennes), la proportion étant plus élevée lorsque l’incapacité était plus grave ou lorsque la personne avait un plus grand nombre d’incapacités (tableau 4).

Près du quart (23 %) des familles dont le principal soutien économique était une personne ayant une incapacité légère ont déclaré se trouver en situation d’insécurité alimentaire. La proportion était de 32 % chez les familles dont le principal soutien économique avait une incapacité modérée, de 38 % chez celles dont le principal soutien économique avait une incapacité grave et de 39 % chez celles dont le principal soutien économique avait une incapacité très grave.

En outre, le nombre d’incapacités augmentait la probabilité de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Au total, 1 famille sur 4 (23 %) a déclaré une situation d’insécurité alimentaire lorsque le principal soutien économique avait une seule incapacité, une proportion qui augmentait pour s’établir à 28 % chez celles dont le principal soutien économique avait deux incapacités et à 42 % chez celles dont le principal soutien économique avait quatre incapacités et plus. 

Au total, 6 mères seules sur 10 ayant une incapacité se trouvent en situation d’insécurité alimentaire

L’examen des groupes d’âge a révélé que les jeunes étaient plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. En effet, près de la moitié (49 %) des familles dont le principal soutien économique était âgé de 16 à 24 ans ont déclaré une telle situation. En revanche, les familles dont le principal soutien économique était âgé de 65 ans et plus étaient moins susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Le fait que les personnes de 65 ans et plus soient plus susceptibles d’avoir une incapacité liée à l’âge que d’avoir eu une incapacité plus tôt au cours de leur vie pourrait expliquer cette situation. Les personnes âgées ayant une incapacité ont peut-être été employées pendant leurs années d’activité, ce qui leur aurait permis de se constituer de solides assises financières.

À l’instar de la tendance générale, les familles dont le principal soutien économique était une femme ayant une incapacité étaient plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire que les familles dont le principal soutien économique était un homme ayant une incapacité (32 % par rapport à 27 %). En outre, plus de 6 mères seules sur 10 (62 %) ayant une incapacité ont déclaré être en situation d’insécurité alimentaire, comparativement à un taux de 45 % enregistré chez les pères seuls. La proportion correspondante était de 30 % chez les couples non âgés ayant des enfants, et de 23 % chez ceux n’ayant pas d’enfants.

L’emploi est un facteur de protection contre l’insécurité alimentaire chez les personnes ayant une incapacité

Les familles dont le principal soutien économique était occupé toute l’année étaient considérablement moins susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Par exemple, leur taux d’insécurité alimentaire (24 %) représentait près du tiers de celui enregistré chez les familles dont le principal soutien économique était au chômage toute l’année.

Plus de la moitié (54 %) des familles vivant dans un logement locatif subventionné se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire. La proportion correspondante était de 41 % chez les familles vivant dans un logement locatif non subventionné, et beaucoup plus faible chez les propriétaires ayant une hypothèque (26 %) et chez ceux n’ayant pas d’hypothèque (14 %).

Les niveaux de revenu ont une grande incidence sur l’insécurité alimentaire. Les familles dont le principal soutien économique était une personne ayant une incapacité étaient plus susceptibles de vivre sous le seuil de la pauvreté (16 % par rapport à 11 % pour l’ensemble des familles canadiennes). En outre, elles étaient plus susceptibles de se trouver dans le quintile inférieur de la répartition des revenus : 29 % d’entre elles se trouvaient dans le quintile de revenu inférieur et seulement 14 % se situaient dans le quintile supérieur. Les familles vivant en dessous du seuil de la pauvreté étaient plus de deux fois plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que celles vivant au-dessus du seuil de la pauvreté (52 % par rapport à 25 %). De plus, les familles se trouvant dans le quintile de revenu inférieur (44 %) étaient quatre fois plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire que celles se situant dans le quintile supérieur (11 %).

Les personnes racisées ayant une incapacité se trouvent plus souvent en situation d’insécurité alimentaire

Les familles dont le principal soutien économique était une personne racisée (36 %) ayant une incapacité étaient plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire que celles dont le principal soutien économique était une personne non racisée et non autochtone (27 %). L’examen de groupes racisés précis a révélé que les personnes noires étaient les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire, plus de la moitié d’entre elles (55 %) ayant déclaré une telle situation.

Les familles dont le principal soutien économique était une personne autochtone vivant hors réserve affichaient un taux d’insécurité alimentaire plus élevé que celles dont le principal soutien économique était une personne non autochtone (52 % par rapport à 29 %). Le taux était encore plus élevé chez les familles des Premières Nations vivant hors réserve (55 %).

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Section 3 Le rôle de la valeur nette des actifs par rapport à l’insécurité alimentaire

La littérature existante semble indiquer que l’insécurité alimentaire résulte d’une interaction des ressources (incluant les actifs), des dépenses et des dettes du ménageNote . L’Enquête canadienne sur le revenu (ECR) permet de recueillir des renseignements sur le statut de propriétaire, ayant ou non une hypothèque à payer, lequel peut servir d’indicateur de dettes et d’actifs. Cette mesure a d’ailleurs été utilisée dans le cadre de la précédente analyse.

Cependant, le fait d’être propriétaire ne peut à lui seul brosser un portrait complet de la situation financière d’une famille. L’Enquête sur la sécurité financière (ESF) ne permet pas de recueillir de renseignements sur l’insécurité alimentaire, mais celle-ci permet de recueillir des données détaillées sur les dettes, les actifs et la valeur nette, lesquelles peuvent être utilisées afin d’établir le profil de la situation financière des groupes les plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire (à la lumière des conclusions de l’ECR)Note .

Quatre indicateurs du bien-être financier sont utilisés : i) la proportion des familles ayant une dette de consommation; ii) le niveau médian de la dette de consommation chez les familles ayant une dette de consommation; iii) le niveau médian de la valeur nette (la valeur générale des actifs détenus par la famille, moins l’ensemble de ses dettes); et iv) la proportion des familles ayant une valeur nette nulle ou négative. Les niveaux élevés de dettes de consommation sont considérés comme menant à un niveau de bien-être financier plus bas, étant donné qu’ils ne sont pas nécessairement garantis par un actif, comme c’est le cas pour les prêts hypothécaires. Un faible niveau de valeur nette ou encore une valeur nette nulle ou négative constitueraient toutefois des indicateurs encore plus révélateurs d’une situation financière précaire.

L’équité du logement et la valeur nette sont intrinsèquement liées, ce qui signifie que les propriétaires ont une valeur nette plus élevée

Le fait d’être propriétaire, qui est associé à un taux plus faible d’insécurité alimentaire, est lié à un niveau plus élevé de valeur nette. Les propriétaires qui n’ont pas d’hypothèque ont tendance à avoir une plus grande équité du logement disponible, ce qui signifie qu’ils pourraient puiser à même cette valeur en cas de besoin. Dans l’ensemble, ces propriétaires avaient une valeur nette moyenne de 965 000 $ (tableau 5). À titre de comparaison, les propriétaires ayant une hypothèque, bien que l’équité de leur logement soit peut-être moins élevée, avaient tout de même une valeur nette considérable de 497 500 $. En fait, cela se traduisait par une valeur nette environ 20 fois plus élevée que la valeur nette des locataires (24 700 $). En outre, presque aucun propriétaire n’avait une valeur nette nulle ou négative, comparativement à 14 % des locataires.

Néanmoins, il est important de situer dans son contexte le pouvoir de l’équité du logement en tant que facteur de richesse, qui, dans le marché actuel, est peut-être moins atteignable chez les jeunes propriétaires et chez les premiers acheteurs. Les hausses récentes du prix des logements, ainsi que l’augmentation des taux d’intérêt qui affectent à la fois les versements hypothécaires (au renouvellement d’un taux fixe ou à un taux variable) et les marges de crédit hypothécaire, signifient que certains propriétaires ont moins de revenu disponible qu’avant, et qu’ils ont moins d’incitatifs à utiliser le crédit hypothécaire.

Comme le montrent les données du Recensement de 2021, le fait d’être propriétaire est lié à l’âge. En effet, les trois quarts des personnes âgées (75 %) étaient propriétaires de leur logement, comparativement à 36 % des personnes de 25 à 29 ans et à 52 % de celles de 30 à 34 ans. La valeur nette médiane des familles dont le principal soutien économique était âgé de 65 ans et plus était de 543 200 $, soit le double de la valeur nette des familles dont le principal soutien économique était âgé de 35 à 44 ans (234 400 $), ce qui reflète cette tendance relative au fait d’être propriétaire (et à possiblement la présence d’une hypothèque). Par ailleurs, les groupes d’âge plus vieux affichaient des proportions plus faibles de valeur nette nulle ou négative.

Il existe un écart considérable entre la valeur nette des pensionnés et des familles qui reçoivent des transferts gouvernementaux

Les pensionnés d’un régime de retraite privé avaient l’une des valeurs nettes les plus élevées de tous les groupes. Affichant une valeur nette moyenne de 1 089 800 $, ces pensionnés avaient une valeur nette 1,6 fois plus élevée que celle des travailleurs autonomes (672 400 $), près de 3,8 fois plus élevée que celle des employés rémunérés (288 900 $) et 10 fois plus élevée que celle des personnes dont les transferts gouvernementaux constituaient la principale source de revenu (109 700 $). Cette tendance à la baisse de la valeur nette reflète celle à la hausse en matière d’insécurité alimentaire. 

Les personnes qui dépendaient d’un revenu de placements, comme l’intérêt, les dividendes et les gains en capital, affichaient la valeur nette globale la plus élevée, celle-ci s’établissant à 1 297 700 $. En outre, comme les pensionnés d’un régime de retraite privé (0,1 %), ces personnes étaient moins susceptibles d’avoir une valeur nette nulle ou négative (2 %). En comparaison, 8 % des personnes dont les transferts gouvernementaux constituaient la principale source de revenu avaient une valeur nette nulle ou négative. 

Une plus faible valeur nette est plus courante chez les mères seules et les personnes hors famille

Les familles dont le principal soutien économique est une femme sont plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire. La valeur nette médiane des familles dont le principal soutien économique était une femme s’établissait à 278 000 $, une valeur 28 % moins élevée que la valeur nette des familles dont le principal soutien économique était un homme (384 900 $). De plus, 7 % des familles dont le principal soutien économique était une femme avaient une valeur nette nulle ou négative, comparativement à 5 % des familles dont le principal soutien économique était un homme. Un plus faible niveau de valeur nette et une probabilité plus élevée d’avoir une valeur nette nulle ou négative sont des facteurs de vulnérabilité sur le plan financier, ce qui peut être associé à une plus grande probabilité d’insécurité alimentaire.

Dans certains cas, les femmes qui sont le principal soutien économique de la famille peuvent aussi être des mères seules, un groupe susceptible d’afficher des taux plus élevés d’insécurité alimentaire. La valeur nette des mères seules (64 500 $) était, cependant, beaucoup plus faible que la valeur nette globale des familles dont le principal soutien économique était une femme (278 000 $) et considérablement inférieure à celle des couples non âgés ayant des enfants (435 700 $). En outre, les mères seules étaient les plus susceptibles d’avoir une valeur nette nulle ou négative, 16 % d’entre elles se trouvant dans cette situation.

L’examen de l’état matrimonial a révélé que les personnes séparées, divorcées et célibataires (jamais mariées) étaient les plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire. La valeur nette des personnes divorcées (116 300 $) et des personnes célibataires (54 200 $) était relativement plus faible, et la proportion des personnes ayant une valeur nette nulle ou négative était relativement plus élevée au sein de ces groupes. Cela n’était toutefois pas le cas chez les personnes séparées. En effet, celles-ci avaient une valeur nette relativement élevée (418 200 $), et une faible proportion d’entre elles avaient une valeur nette nulle ou négative (1 %).

La valeur nette est plus faible chez les familles autochtones et les immigrants récents

La valeur nette des familles autochtones vivant hors réserve (102 000 $), particulièrement celle des familles des Premières Nations vivant hors réserve (56 000 $), était inférieure à celle des familles non autochtones (341 000 $). La valeur nette des familles métisses s’établissait quant à elle à 168 000 $. Les familles autochtones étaient également plus susceptibles d’avoir une valeur nette nulle ou négative.

Enfin, les immigrants récents (arrivés entre 2010 et 2019) avaient une valeur nette considérablement plus faible, et une plus grande proportion d’entre eux avaient une valeur nette nulle ou négative, comparativement aux personnes nées au Canada.

La valeur nette varie considérablement parmi les personnes vivant au-dessus du seuil de faible revenu

Même s’ils vivent au-dessus du seuil de la pauvreté, certains types de familles étaient plus susceptibles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire. Il s’agissait, entre autres, des familles dont le principal soutien économique était une femme, les personnes plus jeunes, les personnes moins scolarisées, les immigrants récents ou les Autochtones. Toutes ces caractéristiques étaient aussi associées à une situation de plus grande vulnérabilité sur le plan financier, en raison d’une plus faible valeur nette ou d’une probabilité plus élevée d’avoir une valeur nette nulle ou négative.

Chez les familles vivant au-dessus du seuil de faible revenuNote , celles qui habitaient dans un logement locatif avaient une valeur nette beaucoup moins élevée et une probabilité beaucoup plus grande d’avoir une valeur nette nulle ou négative (tableau 6). Leur valeur nette s’établissait à 41 700 $, comparativement à 499 400 $ chez les propriétaires ayant une hypothèque et à 1 009 300 $ chez les propriétaires n’ayant pas d’hypothèque.

La valeur nette des familles pour qui les transferts gouvernementaux constituaient la principale source de revenu était près de deux fois moins élevée que celle enregistrée chez les familles pour qui les traitements et salaires constituaient la principale source de revenu, et était considérablement inférieure à celle observée chez les personnes dont la principale source de revenu était le revenu de placements, la pension d’un régime de retraite privé et le revenu d’un travail autonome. La valeur nette des employés rémunérés s’établissait quant à elle à moins de la moitié de celle des travailleurs autonomes.

Les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin, et vivant au-dessus du seuil de la pauvreté, étaient au moins deux fois plus susceptibles que les autres types de familles de déclarer une situation d’insécurité alimentaire. Leur valeur nette (104 200 $) était la plus faible parmi tous les types de familles ― elle représentait moins du quart de celle de tous les types de familles, à l’exception des personnes non âgées hors famille économique. Ces familles étaient aussi les plus susceptibles d’avoir une valeur nette nulle ou négative.

Les familles autochtones vivant au-dessus du seuil de faible revenu et hors réserve avaient une valeur nette de 153 400 $, tandis que les familles non autochtones avaient une valeur nette de 427 500 $. La valeur nette des familles des Premières Nations vivant hors réserve était encore plus faible, se chiffrant à 89 800 $. Elle s’établissait à 225 700 $ chez les familles Métis. Les familles autochtones étaient aussi plus susceptibles d’avoir une valeur nette nulle ou négative.

Comparativement aux personnes nées au Canada et aux immigrants établis, les immigrants récents avaient une plus faible valeur nette, et le dixième d’entre eux avaient une valeur nette nulle ou négative.

Conclusion

L’insécurité alimentaire, qui se définit comme le fait de ne pas avoir accès à suffisamment de nourriture ou à des aliments de bonne qualité pour répondre à ses besoins primaires, est préoccupante, celle-ci ayant été associée à divers problèmes de santé chroniques. Dans la présente étude, les données de l’Enquête canadienne sur le revenu de 2021 ont été utilisées pour examiner les caractéristiques des familles ayant déclaré se trouver en situation d’insécurité alimentaire. Les données de l’Enquête sur la sécurité financière de 2019 ont également été utilisées afin d’analyser le bien-être financier des familles étant plus susceptibles de se trouver dans une telle situation.

En 2022, 18 % des familles canadiennes ont déclaré s’être trouvées en situation d’insécurité alimentaire dans une certaine mesure au cours des 12 mois précédents. Il s’agissait d’une hausse par rapport à 2021 (16 %) et à 2020 (17 %). En 2022, 35 % des familles vivant en dessous du seuil de la pauvreté ont déclaré se trouver situation d’insécurité alimentaire, comparativement à 16 % de celles vivant au-dessus du seuil de la pauvreté, bien que la majorité des familles (78 %) qui se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire vivaient au-dessus du seuil de la pauvreté. Parmi les quintiles de revenu, 30 % des familles faisant partie du quintile inférieur se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire, comparativement à 7 % des familles se situant dans le quintile supérieur. 

Dans l’ensemble, les familles dont le principal soutien économique était une femme étaient plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que celles dont le principal soutien économique était un homme. De plus, les familles dont le principal soutien économique était âgé de 55 ans et plus étaient moins susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire que les familles dont le principal soutien économique était plus jeune. Le fait d’avoir un niveau de scolarité plus élevé et le fait d’être employé étaient tous deux liés à un taux d’insécurité alimentaire moins élevé.

Certains types de familles et certaines caractéristiques familiales étaient associés à un niveau plus élevé d’insécurité alimentaire, en général, et ce peu importe le niveau de revenu (en dessous ou au-dessus du seuil de la pauvreté et dans tous les quintiles de revenu). Il s’agissait notamment des familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin, des familles vivant dans un logement locatif, des familles dont le principal soutien économique était une personne autochtone ou noire, ainsi que des familles pour qui les transferts gouvernementaux constituaient la principale source de revenu.

Les familles qui étaient plus susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire étaient aussi plus susceptibles de se trouver dans une situation financière précaire. Par exemple, en 2019, comparativement à une valeur nette de 329 900 $ enregistrée pour l’ensemble des familles canadiennes, la valeur nette des familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin (64 500 $), des locataires (24 700 $), des familles dont le principal soutien économique était une personne autochtone (102 000 $) et de celles pour qui les transferts gouvernementaux étaient la principale source de revenu (109 700 $) était considérablement plus faible.

Il convient de noter que l’étude comporte un certain nombre de limites. Tout d’abord, il n’a pas été possible d’établir un lien direct entre l’insécurité alimentaire, les dettes, les actifs et la valeur nette, car l’Enquête sur la sécurité financière ne permet pas de recueillir de renseignements sur l’insécurité alimentaire. Ensuite, l’exclusion des familles vivant dans les trois territoires, dans les réserves et dans d’autres établissements autochtones à l’intérieur des provinces est une autre limite de l’étudeNote . Ceci donnera probablement lieu à une sous-estimation de l’insécurité alimentaire au sein de la population autochtone.


Sharanjit Uppal est économiste principal au Centre de renseignements et d’innovation en données sociales de Statistique Canada


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Sources de données, méthodes et définitions

Les données utilisées dans la présente étude proviennent de deux sources : l’Enquête canadienne sur le revenu (ECR) de 2021 et l’Enquête sur la sécurité financière (ESF) de 2019. Les personnes vivant dans les territoires, dans les réserves et dans d’autres établissements autochtones à l’intérieur des provinces, la population vivant en établissement et les ménages vivant dans des régions extrêmement éloignées sont exclus.

Le principal objectif de l’ECR consiste à fournir des renseignements sur le revenu et les sources de revenu des Canadiennes et Canadiens, de même que sur leurs caractéristiques personnelles et celles de leur ménage. Les données recueillies dans le cadre de l’ECR sont combinées avec les données de l’Enquête sur la population active ainsi qu’avec des données fiscales.

L’ESF a pour objet de recueillir des renseignements sur les actifs, les dettes, l’emploi, le revenu et la scolarité auprès d’un échantillon de ménages canadiens. Elle permet de brosser un portrait complet de la santé financière de la population canadienne. Dans le cadre de l’enquête, des renseignements sont recueillis sur la valeur des principaux actifs financiers et non financiers des répondants, ainsi que sur les sommes dues sur des prêts hypothécaires, des prêts automobiles, des cartes de crédit, des prêts étudiants et d’autres dettes.

L’ECR permet de recueillir des données sur l’insécurité alimentaire au moyen du module d’enquête sur la sécurité alimentaire des ménages. Ce dernier contient 18 questions conçues pour mesurer l’insécurité alimentaire découlant de ressources financières limitées. Les questions portent sur l’expérience du ménage au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. L’enquête a été menée du 16 janvier au 5 juillet 2022. 

À la lumière de l’expérience d’un ménage, l’insécurité alimentaire était divisée en trois catégories : l’insécurité alimentaire marginale, c’est-à-dire avoir peur de manquer de nourriture ou avoir un choix d’aliments restreint en raison d’un manque d’argent pour acheter de la nourriture; l’insécurité alimentaire modérée, c’est-à-dire le fait de compromettre la qualité des aliments ou leur quantité en raison d’un manque d’argent pour acheter de la nourriture; et l’insécurité alimentaire grave, c’est-à-dire sauter des repas, réduire sa consommation d’aliments et, dans les cas les plus extrêmes, ne pas manger pendant une ou plusieurs journées. Dans cette étude, l’insécurité alimentaire regroupe les trois catégories (l’insécurité alimentaire marginale, modérée et grave).

Le seuil de pauvreté repose sur la mesure du faible revenu fondée sur un panier de consommation (MPC). La MPC établit des seuils de la pauvreté qui reposent sur le coût d’un panier de biens et de services (alimentation, habillement, logement, transport et autres) correspondant à un niveau de vie de base modeste pour les personnes hors famille et les familles. Une famille dont le revenu disponible est inférieur au seuil de la pauvreté selon sa taille et sa région vivrait dans la pauvreté (Heisz, 2019).

Les quintiles de revenu ont été calculés au moyen du revenu d’une famille économique après impôt et de la taille de la famille économique. Les niveaux de revenu ont été rajustés en divisant le revenu de la famille économique par la racine carrée de la taille de la famille économique.

L’unité d’analyse correspond aux familles canadiennes. Les familles canadiennes comprennent les familles économiques et les personnes hors famille. Une famille économique désigne un groupe de deux personnes ou plus qui vivent dans le même logement et qui sont apparentées par le sang, par alliance, par union libre, par adoption ou par une relation de famille d’accueil. 

Il a été convenu d’utiliser les familles plutôt que les ménages en tant qu’unité d’analyse pour produire des estimations de l’insécurité alimentaire à partir des données de l’ECR pour deux raisons : i) l’étude porte sur les familles vivant en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté, et la mesure de la pauvreté établie en fonction de la MPC est fondée sur le revenu familial plutôt que sur le revenu du ménage pour définir le seuil de pauvreté; et ii) l’unité d’analyse de l’ESF est la famille. Étant donné que l’insécurité alimentaire est une mesure du ménage, les résultats doivent être interprétés comme suit : « les familles économiques et les personnes hors famille économique vivant dans des ménages qui se sont trouvés en situation d’insécurité alimentaire ».

Les caractéristiques familiales comme le sexe, l’âge, le niveau de scolarité, l’état matrimonial, le statut d’étudiant, le statut d’immigrant, le groupe racisé, l’identité autochtone, la situation d’activité sur le marché du travail et la catégorie de travailleur renvoient aux caractéristiques du principal soutien économique.

La valeur nette d’une famille correspond à la différence entre le total de ses actifs et le total de ses dettes. Le total des actifs désigne le total des actifs de la famille et comprend les biens immobiliers (résidence principale et tous les autres biens immobiliers), les régimes de retraite d’employeurs (valeur fondée sur la cessation), ainsi que tous les autres actifs. La dette totale désigne la dette totale de la famille et comprend la dette hypothécaire sur la résidence principale et tous les autres biens immobiliers (au Canada et à l’étranger), ainsi que la dette de consommation.

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Tableau 1
Proportion de familles qui se sont trouvées en situation d’insécurité alimentaire, selon les caractéristiques familiales et les caractéristiques du principal soutien économique, 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion de familles qui se sont trouvées en situation d’insécurité alimentaire. Les données sont présentées selon Caractéristiques (titres de rangée) et Ensemble des familles, Seuil de pauvreté, Sexe du principal soutien économique, En dessous, Au-dessus, Hommes et Femmes, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques Ensemble des familles Seuil de pauvreté Sexe du principal soutien économique
En dessous Au-dessus Hommes Femmes
pourcentage
Ensemble des familles 17,9 35,3 15,7 15,9 20,5
Sexe
Hommes (réf.) 15,9 35,1 14,0 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Femmes 20,5Note * 35,4 18,1Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Groupe d’âge
16 à 24 ans 22,1 23,2Note * 21,3 20,2 24,0
25 à 34 ans 21,9 34,3Note * 20,2 18,8 26,3
35 à 44 ans (réf.) 22,8 45,7 20,7 19,6 27,4
45 à 54 ans 20,2Note * 43,8 17,6Note * 18,9 21,9Note *
55 à 64 ans 16,9Note * 45,6 12,9Note * 14,6Note * 20,3Note *
65 ans et plus 10,2Note * 21,2Note * 9,3Note * 9,1Note * 11,6Note *
Plus haut niveau de scolarité atteint
Sans diplôme d’études secondaires (réf.) 22,1 42,1 17,7 21,0 23,8
Diplôme d’études secondaires 21,6 36,9 18,8 19,9 23,9
Certificat d’un collège ou d’une école de métiers 19,3Note * 38,4 17,2 15,8Note * 24,1
Grade universitaire 12,6Note * 24,6Note * 11,6Note * 11,4Note * 14,1Note *
Type de famille économique
Couple non âgé sans enfants (réf.) 11,9 29,0 11,1 11,2 13,2
Couple non âgé avec enfants 20,4Note * 40,7 19,5Note * 18,1Note * 24,5Note *
Mère seule 41,4Note * 48,2Note * 39,9Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 41,4Note *
Père seul 24,4Note * Note F: trop peu fiable pour être publié 20,4Note * 24,4Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Autres familles non âgées 17,9Note * 37,2 17,1Note * 16,1Note * 20,3Note *
Personne non âgée hors famille économique 24,0Note * 38,0 19,1Note * 22,7Note * 25,6Note *
Familles âgées 8,3Note * 25,5 7,7Note * 7,2Note * 11,0
Personne âgée hors famille économique 12,3 20,2 11,1 13,1 11,8
Taille de la famille économique
Une personne 20,2Note * 34,5Note * 16,2Note * 20,5 19,9Note *
Deux personnes 12,7Note * 33,7Note * 11,5Note * 10,3Note * 16,6Note *
Trois personnes 18,0Note * 40,6 16,8Note * 14,9Note * 22,4Note *
Quatre personnes 18,6Note * 37,7 17,7Note * 15,8Note * 23,2Note *
Cinq personnes et plus (réf.) 24,2 52,6 23,4 20,1 30,9
État matrimonial
Marié(e) (réf.) 14,3 30,6 13,6 12,7 17,6
Vivant en union libre 15,3 42,4 14,2 14,3Note * 17,1
Séparé(e) 27,5Note * 42,8Note * 24,5Note * 22,2Note * 31,9Note *
Divorcé(e) 22,3Note * 38,2 18,9Note * 19,5 24,1Note *
Veuf(ve) 12,0Note * 27,0 10,4Note * 11,3 12,3Note *
Célibataire (jamais marié[e]) 23,1Note * 35,6 19,5Note * 21,5Note * 25,1Note *
Situation d’activité annuelle pendant l’année de référence
Occupé(e) toute l’année (réf.) 14,7 28,1 14,3 13,6 16,6
Au chômage toute l’année 45,3Note * 60,0Note * 30,7Note * 45,3Note * 45,4Note *
Inactif(ve) toute l’année 26,1Note * 42,6Note * 17,8Note * 23,8Note * 28,4Note *
Occupé(e) une partie de l’année et au chômage une partie de l’année 29,6Note * 40,5Note * 27,8Note * 26,3Note * 34,5Note *
Occupé(e) une partie de l’année et inactif(ve) une partie de l’année 19,4Note * 26,9 18,3Note * 16,5Note * 23,2Note *
Au chômage une partie de l’année et inactif(ve) une partie de l’année 40,7Note * 51,0Note * 32,1Note * 27,2Note * 52,7Note *
Occupé(e), au chômage et inactif(ve) au cours de l’année 34,7Note * 27,1 37,2Note * 29,5Note * 41,0Note *
Catégorie de travailleur pendant l’année de référence
Employé(e) (réf.) 18,4 29,3 17,7 16,5 21,0
Travailleur(euse) autonome 12,8Note * 28,4 10,0Note * 11,1Note * 16,4Note *
Employé(e) et travailleur(euse) autonome 18,3 34,1 16,1 16,6 20,7
N’a pas travaillé 18,3 39,9 12,5 16,3 20,4
Statut d’étudiant pendant l’année de référence
Étudiant(e) à temps plein (réf.) 25,0 25,9 24,2 19,8 28,8
Étudiant(e) à temps partiel 24,4 28,6 24,0 19,5 27,9Note *
Pas un(e) étudiant(e) 17,4Note * 37,7Note * 15,2Note * 15,7 19,7
Identité autochtone
Autochtone 34,2Note * 48,1Note * 30,6Note * 29,6Note * 39,7Note *
Membre des Premières Nations vivant hors réserve 37,5Note * 49,1Note * 34,0Note * 34,6Note * 40,1Note *
Métis 31,2Note * 43,6 28,4Note * 25,4Note * 39,4Note *
Inuit(e) Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Non-Autochtone (réf.) 17,5 34,7 15,3 15,6 20,0
Groupe racisé
Tous les groupes racisés 22,7Note * 32,4 21,0Note * 20,4Note * 25,5Note *
Sud-Asiatique 19,3Note * 24,6Note * 18,5Note * 15,5 25,5Note *
Chinois(e) 17,3 23,9Note * 15,8 16,4 18,2
Noir(e) 37,6Note * 56,4Note * 33,2Note * 35,2Note * 40,1Note *
Philippin(e) 27,5Note * Note F: trop peu fiable pour être publié 28,4Note * 26,9Note * 28,1Note *
Arabe 21,9Note * Note F: trop peu fiable pour être publié 20,6Note * 21,6Note * 22,4
Latino-Américain(e) 19,0 Note F: trop peu fiable pour être publié 16,2 19,0 19,0
Asiatique du Sud-Est 23,3Note * Note F: trop peu fiable pour être publié 17,7 21,7Note * 24,9
Autre groupe racisé 19,1 21,7Note * 18,4Note * 15,1 23,9
Personnes non racisées et non autochtones (réf.) 15,9 35,7 13,7 14,1 18,2
Statut d’immigrant
Personne ayant immigré entre 2013 et 2022 25,6Note * 29,0 25,0Note * 20,3Note * 32,4Note *
Personne ayant immigré avant 2013 20,0Note * 35,8 18,1Note * 18,0Note * 22,5Note *
Personne née au Canada (réf.) 16,7 38,2 14,2 15,0 18,9
Principale source de revenu
Traitements et salaires (réf.) 16,5 26,4 16,0 15,2 18,4
Revenu provenant d’un travail autonome 11,6 16,3 10,5Note * 9,8Note * 14,5
Transferts gouvernementaux 28,8Note * 43,3Note * 22,9Note * 26,3Note * 31,0Note *
Revenu de placements 4,9Note * Note F: trop peu fiable pour être publié 4,3Note * 4,7Note * FNote *
Pensions de retraite privées 4,8Note * Note F: trop peu fiable pour être publié 4,6Note * 4,5Note * 5,0Note *
Autre revenu 17,6 19,5 16,5 11,2 23,2
Mode d'occupation du logement
Propriétaire sans hypothèque (réf.) 8,7 21,7 7,9 7,7 10,1
Propriétaire avec hypothèque 16,1Note * 27,1 15,4Note * 15,0Note * 17,8Note *
Locataire d’un logement non subventionné 25,5Note * 37,3Note * 22,6Note * 23,1Note * 28,2Note *
Locataire d’un logement subventionné 42,3Note * 61,9Note * 33,6Note * 40,4Note * 43,8Note *
Centre de population/région rurale
Centre de population (réf.) 18,5 35,7 16,2 16,4 21,3
Région rurale 14,6Note * 31,6 13,1Note * 13,7 16,1
Région métropolitaine de recensement
Montréal 15,8Note * 33,3 14,0Note * 13,7Note * 18,6Note *
Ottawa‒Gatineau 14,4Note * 23,6 13,4Note * 12,7Note * 16,7Note *
Toronto (réf.) 20,2 34,6 17,8 17,6 23,3
Winnipeg 18,7 30,8 16,8 16,3 21,6
Calgary 19,5 33,6 17,5 18,9 20,3
Edmonton 20,7 27,3 19,8 20,3 21,2
Vancouver 15,9Note * 32,4 13,2Note * 13,6Note * 18,8
Autre région métropolitaine de recensement ou agglomération de recensement 18,4 38,6 16,0 16,4 21,1
Province
Terre-Neuve-et-Labrador 22,6Note * 50,1Note * 19,2Note * 19,7 26,7Note *
Île-du-Prince-Édouard 21,2 23,6Note * 20,9Note * 18,5 24,3
Nouvelle-Écosse 21,1Note * 35,9 18,8Note * 17,7 25,3Note *
Nouveau-Brunswick 21,8Note * 37,5 20,0Note * 20,1Note * 24,0
Québec 14,1Note * 32,9 12,3Note * 12,2Note * 16,6Note *
Ontario (réf.) 18,7 36,2 16,4 16,8 21,2
Manitoba 18,8 32,5 16,9 16,9 21,4
Saskatchewan 19,7 37,0 17,2 17,6 22,8
Alberta 21,7Note * 36,2 19,6Note * 20,8Note * 23,0
Colombie-Britannique 16,9 33,9 14,3Note * 13,9Note * 20,8

Tableau 2
Proportion de familles monoparentales, dont le parent est de sexe féminin, qui se sont trouvées en situation d’insécurité alimentaire, selon certaines caractéristiques, 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion de familles monoparentales Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage
Ensemble des familles 41,4
Groupe d’âge
16 à 24 ans Note F: trop peu fiable pour être publié
25 à 34 ans 50,6
35 à 44 ans (réf.) 40,5
45 à 54 ans 37,7
55 à 64 ans Note F: trop peu fiable pour être publié
65 ans et plus Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Plus haut niveau de scolarité atteint
Sans diplôme d’études secondaires (réf.) 65,4
Diplôme d’études secondaires 43,5Note *
Certificat d’un collège ou d’une école de métiers 42,1Note *
Grade universitaire 30,8Note *
Taille de la famille économique
Une personne Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Deux personnes 36,9
Trois personnes 43,4
Quatre personnes 40,2
Cinq personnes et plus (réf.) 51,9
État matrimonial
Marié(e) (réf.) 37,9
Vivant en union libre Note F: trop peu fiable pour être publié
Séparé(e) 40,9
Divorcé(e) 35,1
Veuf(ve) Note F: trop peu fiable pour être publié
Célibataire (jamais marié[e]) 46,0
Situation d’activité annuelle pendant l’année de référence
Occupé(e) toute l’année (réf.) 33,4
Au chômage toute l’année 70,5Note *
Inactif(ve) toute l’année 56,5Note *
Occupé(e) une partie de l’année et au chômage une partie de l’année 52,5Note *
Occupé(e) une partie de l’année et inactif(ve) une partie de l’année 37,3
Au chômage une partie de l’année et inactif(ve) une partie de l’année Note F: trop peu fiable pour être publié
Occupé(e), au chômage et inactif(ve) au cours de l’année 55,5Note *
Catégorie de travailleur pendant l’année de référence
Employé(e) (ref.) 39,6
Travailleur(euse) autonome 18,9
Employé(e) et travailleur(euse) autonome Note F: trop peu fiable pour être publié
N’a pas travaillé 57,4
Statut d’étudiant pendant l’année de référence
Étudiant(e) à temps plein (réf.) 57,1
Étudiant(e) à temps partiel Note F: trop peu fiable pour être publié
Pas un(e) étudiant(e) 40,3
Identité autochtone
Autochtone vivant hors réserve 60,1Note *
Non-Autochtone (réf.) 40,6
Groupe racisé
Personne noire 62,4Note *
Personne faisant partie d'un autre groupe racisé 27,8Note *
Personne non racisée et non autochtone (réf.) 40,3
Statut d’immigrant
Personne ayant immigré entre 2013 et 2022 46,3
Personne ayant immigré avant 2013 40,2
Personne née au Canada (réf.) 41,4
Principale source de revenu
Traitements et salaires (réf.) 34,6
Revenu provenant d’un travail autonome Note F: trop peu fiable pour être publié
Transferts gouvernementaux 54,9Note *
Revenu de placements Note F: trop peu fiable pour être publié
Pensions de retraite privées Note F: trop peu fiable pour être publié
Autre revenu Note F: trop peu fiable pour être publié
Mode d'occupation du logement
Propriétaire sans hypothèque (réf.) 17,7
Propriétaire avec hypothèque 29,8Note *
Locataire d’un logement non subventionné 49,9Note *
Locataire d’un logement subventionné 66,0Note *

Tableau 3
Proportion de familles qui se sont trouvées en situation d’insécurité alimentaire, selon le quintile de revenu familial ajusté, 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion de familles qui se sont trouvées en situation d’insécurité alimentaire. Les données sont présentées selon Caractéristiques (titres de rangée) et Quintile de revenu familial rajusté, Inférieur, Deuxième, Troisième, Quatrième et Supérieur, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques Quintile de revenu familial rajusté
Inférieur Deuxième Troisième Quatrième Supérieur
pourcentage
Ensemble des familles 30,4 23,3 17,4 11,7 6,6
Sexe
Hommes (réf.) 28,8 21,3 16,4 11,4 6,6
Femmes 31,8 25,5Note * 18,8 12,1 6,6
Groupe d’âge
16 à 24 ans 24,5Note * 24,9Note * 17,0Note * Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
25 à 34 ans 34,9Note * 30,7 22,2 12,4 10,1Note *
35 à 44 ans (réf.) 44,5 35,1 25,3 14,3 6,4
45 à 54 ans 43,2 27,9Note * 22,2 17,9Note * 7,3
55 à 64 ans 40,6 24,4Note * 12,4Note * 10,0Note * 5,9
65 ans et plus 18,0Note * 10,8Note * 7,4Note * 4,1Note * 2,5Note *
Plus haut niveau de scolarité atteint
Sans diplôme d’études secondaires (réf.) 31,1 19,4 15,1 9,6 Note F: trop peu fiable pour être publié
Diplôme d’études secondaires 32,5 23,1 18,4 15,9Note * 7,9
Certificat d’un collège ou d’une école de métiers 33,0 26,2Note * 19,0 11,6 7,4
Grade universitaire 22,9Note * 21,4 15,1 10,0 5,8
Type de famille économique
Couple non âgé sans enfants (réf.) 27,0 23,7 14,3 10,0 5,6
Couple non âgé avec enfants 39,1Note * 32,9Note * 23,7Note * 14,6Note * 7,4
Mère seule 54,8Note * 45,9Note * 28,1Note * 18,3Note * Note F: trop peu fiable pour être publié
Père seul 50,6Note * 30,3 15,6Note * Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Autres familles non âgées 38,4Note * 32,7Note * 20,2Note * 16,6Note * 8,1Note *
Personne non âgée hors famille économique 36,4Note * 25,1 20,6Note * 12,1 8,7Note *
Familles âgées 18,0Note * 9,8Note * 9,0Note * 4,2Note * 2,4Note *
Personne âgée hors famille économique 18,1Note * 11,7Note * 5,0Note * 4,0Note * Note F: trop peu fiable pour être publié
Taille de la famille économique
Une personne 29,2Note * 20,0Note * 16,2Note * 10,4Note * 7,7Note *
Deux personnes 27,5Note * 19,4Note * 12,6Note * 8,5Note * 4,4Note *
Trois personnes 40,3 27,5Note * 20,7 13,4 7,1Note *
Quatre personnes 40,9 33,7 21,4 14,9 6,7Note *
Cinq personnes et plus (réf.) 45,0 36,7 26,5 17,4 11,9
État matrimonial
Marié(e) (réf.) 24,2 21,9 17,6 11,9 6,1
Vivant en union libre 36,7Note * 25,8 18,2 10,7 6,3
Séparé(e) 39,7Note * 36,1Note * 25,8Note * 13,7 Note F: trop peu fiable pour être publié
Divorcé(e) 33,3Note * 24,2 14,9 14,1 6,2
Veuf(ve) 18,8Note * 11,7Note * 5,9Note * 5,8Note * Note F: trop peu fiable pour être publié
Célibataire (jamais marié[e]) 34,1Note * 26,3Note * 19,1 11,9 9,7Note *
Situation d’activité annuelle pendant l’année de référence
Occupé(e) toute l’année (réf.) 24,9 25,6 19,3 12,6 6,2
Au chômage toute l’année 56,7Note * 38,1 Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Inactif(ve) toute l’année 40,0Note * 22,0 9,1Note * 7,4Note * 7,6
Occupé(e) une partie de l’année et au chômage une partie de l’année 43,0Note * 30,5 29,3Note * 18,6Note * 11,4
Occupé(e) une partie de l’année et inactif(ve) une partie de l’année 26,5 29,0 19,2 12,1 9,3Note *
Au chômage une partie de l’année et inactif(ve) une partie de l’année 52,5Note * Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Occupé(e), au chômage et inactif(ve) au cours de l’année 31,4 44,6Note * 35,4Note * 22,1Note * Note F: trop peu fiable pour être publié
Catégorie de travailleur pendant l’année de référence
Employé(e) (ref.) 31,1 29,7 21,2 14,0 7,4
Travailleur(euse) autonome 23,1Note * 21,9Note * 13,3Note * 4,5Note * 3,4Note *
Employé(e) et travailleur(euse) autonome 35,1 24,6 23,2 Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
N’a pas travaillé 31,0 14,0 7,5 5,0 4,4
Statut d’étudiant pendant l’année de référence
Étudiant(e) à temps plein (réf.) 25,0 31,0 21,7 18,0 Note F: trop peu fiable pour être publié
Étudiant(e) à temps partiel 33,2 29,5Note * 27,2 20,8 Note F: trop peu fiable pour être publié
Pas un(e) étudiant(e) 31,2 22,7 17,0 11,3 6,4
Identité autochtone
Autochtone 47,5Note * 36,2Note * 33,5Note * 29,1Note * Note F: trop peu fiable pour être publié
Membre des Premières Nations vivant hors réserve 48,1Note * 38,7Note * 36,6Note * 40,5Note * Note F: trop peu fiable pour être publié
Métis 44,2Note * 33,7Note * 31,5Note * 23,0Note * Note F: trop peu fiable pour être publié
Inuit(e) Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Non-Autochtone (réf.) 29,8 23,0 17,0 11,3 6,5
Groupe racisé
Tous les groupes racisés 31,5 29,0Note * 23,7Note * 16,1Note * 11,0Note *
Sud-Asiatique 25,4 26,7 23,6Note * 13,4 7,6
Chinois(e) 23,2 21,8 16,3 13,5 10,7Note *
Noir(e) 53,1Note * 45,0Note * 37,3Note * 17,6Note * 19,4Note *
Philippin(e) Note F: trop peu fiable pour être publié 36,5Note * 27,5Note * 27,3Note * 21,7Note *
Arabe 26,0 33,8 Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Latino-Américain(e) 38,6 21,7 Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Asiatique du Sud-Est 42,5 Note F: trop peu fiable pour être publié 25,6Note * Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Autre groupe racisé 25,5 25,6 24,8Note * Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Personnes non racisées et non autochtones (réf.) 29,2 21,1 15,0 9,9 5,3
Statut d’immigrant
Personne ayant immigré entre 2013 et 2022 28,6 31,5Note * 29,8Note * 16,5Note * 12,9Note *
Personne ayant immigré avant 2013 30,5 25,7 19,3Note * 16,4Note * 9,3Note *
Personne née au Canada (réf.) 31,3 21,8 15,8 10,1 5,6
Principale source de revenu
Traitements et salaires (réf.) 26,8 27,4 20,2 13,5 7,4
Revenu provenant d’un travail autonome 13,7Note * 23,2 12,2 13,1 Note F: trop peu fiable pour être publié
Transferts gouvernementaux 34,1Note * 22,6Note * 21,7 12,6 Note F: trop peu fiable pour être publié
Revenu de placements 11,6Note * Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Pensions de retraite privées 13,2Note * 7,9Note * 5,3Note * 2,2Note * 2,5Note *
Autre revenu 19,2 Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Mode d'occupation du logement
Propriétaire sans hypothèque (réf.) 18,0 11,4 7,6 5,6 2,6
Propriétaire avec hypothèque 26,3Note * 24,0Note * 20,2Note * 13,5Note * 8,4Note *
Locataire d’un logement non subventionné 34,3Note * 29,6Note * 22,1Note * 14,9Note * 8,4Note *
Locataire d’un logement subventionné 48,8Note * 40,8Note * 21,1Note * Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Centre de population/région rurale
Centre de population (réf.) 31,1 24,5 18,0 12,1 6,8
Région rurale 26,5Note * 17,3Note * 14,5Note * 9,6Note * 6,0
Région métropolitaine de recensement
Montréal 27,1 21,1Note * 13,0Note * 9,4 5,9
Ottawa‒Gatineau 21,0Note * 17,3Note * 21,4 12,0 6,4
Toronto (réf.) 31,6 35,2 19,0 12,1 7,1
Winnipeg 29,1 25,0Note * 14,7 12,8 8,5
Calgary 34,8 23,6Note * 28,8Note * 10,8 7,1
Edmonton 26,9 26,5 28,2Note * 21,5Note * 7,2
Vancouver 29,7 16,3Note * 16,4 13,3 6,2
Autre région métropolitaine de recensement ou agglomération de recensement 32,6 22,6Note * 17,5 11,1 6,5
Province
Terre-Neuve-et-Labrador 38,2 26,3 22,2 12,8 Note F: trop peu fiable pour être publié
Île-du-Prince-Édouard 26,2 31,6 17,8 12,2 Note F: trop peu fiable pour être publié
Nouvelle-Écosse 32,7 29,2 19,6 9,2 Note F: trop peu fiable pour être publié
Nouveau-Brunswick 31,9 25,0 21,4 14,6 8,8
Québec 25,6Note * 16,4Note * 11,8Note * 7,8Note * 4,7
Ontario (réf.) 32,2 27,9 18,2 11,7 6,6
Manitoba 29,6 23,1 15,6 12,1 8,8
Saskatchewan 31,5 25,5 19,9 12,2 7,1
Alberta 34,1 27,1 27,1Note * 18,1Note * 9,1
Colombie-Britannique 31,0 19,4Note * 17,5 12,6 6,2

Tableau 4
Proportion de familles qui se sont trouvées en situation d’insécurité alimentaire et dont le principal soutien économique est une personne ayant une incapacité, 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion de familles qui se sont trouvées en situation d’insécurité alimentaire et dont le principal soutien économique est une personne ayant une incapacité. Les données sont présentées selon Caractéristiques (titres de rangée) et Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques Pourcentage
Ensemble des familles 29,5
Nombre d’incapacités
Une incapacité (ref.) 23,3
Deux incapacités 28,1Note *
Trois incapacités 33,9Note *
Quatre incapacités et plus 42,2Note *
Gravité de l’incapacité
Légère (ref.) 23,3
Modérée 31,9Note *
Grave 38,0Note *
Très grave 39,2Note *
Sexe
Hommes (réf.) 26,6
Femmes 32,4Note *
Groupe d’âge
16 à 24 ans 49,1
25 à 34 ans 39,6
35 à 44 ans (réf.) 37,9
45 à 54 ans 35,8
55 à 64 ans 32,5
65 ans et plus 16,2Note *
Plus haut niveau de scolarité atteint
Sans diplôme d’études secondaires (réf.) 33,6
Diplôme d’études secondaires 33,1
Certificat d’un collège ou d’une école de métiers 30,3
Grade universitaire 22,9Note *
Type de famille économique
Couple non âgé sans enfants (réf.) 22,8
Couple non âgé avec enfants 29,7
Mère seule 62,0Note *
Père seul 45,1Note *
Autres familles non âgées 33,7
Personne non âgée hors famille économique 42,6Note *
Familles âgées 13,6Note *
Personne âgée hors famille économique 18,5Note *
État matrimonial
Marié(e) (réf.) 21,2
Vivant en union libre 29,2Note *
Séparé(e) 47,6Note *
Divorcé(e) 32,3Note *
Veuf(ve) 17,3Note *
Célibataire (jamais marié[e]) 41,2Note *
Situation d’activité annuelle pendant l’année de référence
Occupé(e) toute l’année (réf.) 23,8
Au chômage toute l’année 65,6Note *
Inactif(ve) toute l’année 41,6Note *
Occupé(e) une partie de l’année et au chômage une partie de l’année 45,0Note *
Occupé(e) une partie de l’année et inactif(ve) une partie de l’année 34,5Note *
Au chômage une partie de l’année et inactif(ve) une partie de l’année 59,5Note *
Occupé(e), au chômage et inactif(ve) au cours de l’année 48,4Note *
Catégorie de travailleur pendant l’année de référence
Employé(e) (réf.) 31,4
Travailleur(euse) autonome 22,1Note *
Employé(e) et travailleur(euse) autonome 30,7
N’a pas travaillé 28,6
Statut d’étudiant pendant l’année de référence
Étudiant(e) à temps plein (réf.) 53,9
Étudiant(e) à temps partiel 41,7Note *
Pas un(e) étudiant(e) 28,3
Identité autochtone
Autochtone 52,2Note *
Membre des Premières Nations vivant hors réserve 55,2Note *
Métis 48,8Note *
Inuit(e) Note F: trop peu fiable pour être publié
Non-Autochtone (réf.) 28,7
Groupe racisé
Tous les groupes racisés 35,7Note *
Sud-Asiatique 30,5
Chinois(e) 30,1
Noir(e) 54,5Note *
Philippin(e) 42,2
Arabe 35,0
Latino-Américain(e) 35,4
Asiatique du Sud-Est 46,8
Autre groupe racisé 23,2
Personnes non racisées et non autochtones (réf.) 27,3
Statut d’immigrant
Personne ayant immigré entre 2013 et 2022 41,5Note *
Personne ayant immigré avant 2013 29,8
Personne née au Canada (réf.) 29,0
Principale source de revenu
Traitements et salaires (réf.) 27,6
Revenu provenant d’un travail autonome 21,3
Transferts gouvernementaux 39,9Note *
Revenu de placements 7,1Note *
Pensions de retraite privées 9,1Note *
Autre revenu 33,0
Mode d'occupation du logement
Propriétaire sans hypothèque (réf.) 14,2
Propriétaire avec hypothèque 26,1Note *
Locataire d’un logement non subventionné 41,3Note *
Locataire d’un logement subventionné 54,3Note *
Pauvreté
En dessous du seuil de la pauvreté 52,2Note *
Au-dessus du seuil de la pauvreté (réf.) 25,1
Quintile de revenu
Inférieur (réf.) 44,3
Deuxième 35,5Note *
Troisième 23,6Note *
Quatrième 17,1Note *
Supérieur 10,7Note *
Centre de population/région rurale
Centre de population (réf.) 30,4
Région rurale 24,5Note *
Région métropolitaine de recensement
Montréal 32,0
Ottawa‒Gatineau 24,1
Toronto (réf.) 32,1
Winnipeg 32,4
Calgary 39,0
Edmonton 33,1
Vancouver 20,9Note *
Autre région métropolitaine de recensement ou agglomération de recensement 29,7
Province
Terre-Neuve-et-Labrador 40,0Note *
Île-du-Prince-Édouard 34,5
Nouvelle-Écosse 34,9
Nouveau-Brunswick 30,7
Québec 27,6
Ontario (réf.) 29,7
Manitoba 29,7
Saskatchewan 31,5
Alberta 34,5
Colombie-Britannique 24,6Note *

Tableau 5
Dette de consommation et valeur nette, selon les caractéristiques familiales et les caractéristiques du principal soutien économique, 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Dette de consommation et valeur nette. Les données sont présentées selon Caractéristiques (titres de rangée) et Proportion de familles ayant une dette de consommation, Dette de consommation médiane, Valeur nette médiane et Valeur nette nulle ou négative, calculées selon pourcentage et dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques Proportion de familles ayant une dette de consommation Dette de consommation médiane Valeur nette médiane Valeur nette nulle ou négative
pourcentage dollars pourcentage
Ensemble des familles 61,2 20 000 329 900 5,6
Sexe
Hommes 61,6 20 000 384 900 4,8
Femmes 60,5 17 600 278 000 6,7
Groupe d’âge
16 à 24 ans 53,9 8 900 13 300 15,5
25 à 34 ans 73,2 20 000 79 700 12,0
35 à 44 ans 73,9 21 000 234 400 7,2
45 à 54 ans 69,6 24 000 521 100 3,6
55 à 64 ans 62,4 22 000 690 000 3,5
65 ans et plus 38,6 10 000 543 200 1,2
Plus haut niveau de scolarité atteint
Sans diplôme d’études secondaires 47,5 10 700 186 000 5,6
Diplôme d’études secondaires 60,2 17 300 249 700 5,6
Certificat d’un collège ou d’une école de métiers 66,9 20 000 328 300 5,8
Grade universitaire 61,4 22 000 530 002 5,4
Type de famille économique
Couple non âgé sans enfants 68,4 25 000 459 400 3,9
Couple non âgé avec enfants 77,5 27 300 435 700 4,0
Mère seule 73,6 15 000 64 500 16,0
Père seul 73,2 17 000 356 300 7,3
Autres familles non âgées 74,2 25 000 579 800 3,8
Personne non âgée hors famille économique 58,4 12 500 51 000 11,8
Familles âgées 44,1 14 000 840 900 0,5
Personne âgée hors famille économique 33,4 5 700 322 300 1,8
Taille de la famille économique
Une personne 49,9 10 300 109 400 8,4
Deux personnes 59,2 20 000 551 200 3,5
Trois personnes 72,4 22 500 462 000 4,8
Quatre personnes 75,6 29 000 551 100 3,6
Cinq personnes et plus 80,8 29 700 460 300 4,4
État matrimonial
Marié(e) 63,5 25 000 657 600 2,3
Vivant en union libre 77,3 21 600 284 800 5,6
Séparé(e) 31,9 10 000 418 200 1,1
Divorcé(e) 66,6 20 500 116 300 13,5
Veuf(ve) 60,3 12 500 251 300 7,2
Célibataire (jamais marié[e]) 58,2 11 900 54 200 10,8
Catégorie de travailleur
Employé(e) 71,9 21 000 288 900 5,9
Travailleur(euse) autonome 64,6 26 600 672 400 6,0
Travailleur(euse) familial(e) non rémunéré(e) 29,0 F F Note F: trop peu fiable pour être publié
N’a pas travaillé 42,5 10 000 350 600 5,0
Identité autochtone
Autochtone 66,1 24 300 102 000 9,1
Membre des Premières Nations vivant hors réserve 58,7 21 200 56 000 7,9
Métis 74,1 25 000 168 000 10,5
Inuit(e) Note F: trop peu fiable pour être publié F F Note F: trop peu fiable pour être publié
Non-Autochtone 61,0 19 600 341 000 5,5
Statut d’immigrant
Personne ayant immigré entre 2010 et 2019 67,2 18 000 55 200 10,8
Personne ayant immigré avant 2010 56,4 20 000 524 200 4,6
Personne née au Canada 62,7 20 000 359 000 5,3
Principale source de revenu de la famille économique
Traitements et salaires 71,3 21 000 326 900 5,6
Revenu provenant d’un travail autonome 60,0 20 400 399 900 5,4
Transferts gouvernementaux 43,6 1 000 109 700 7,7
Revenu de placements 53,0 34 200 1 297 700 1,8
Pensions de retraite privées 39,6 11 900 1 089 800 0,1
Autre revenu 57,8 10 500 39 000 16,2
Mode d'occupation du logement
Propriétaire sans hypothèque 44,1 20 000 965 000 Note F: trop peu fiable pour être publié
Propriétaire avec hypothèque 77,4 25 000 497 500 0,7
Locataire 58,7 12 500 24 700 13,9
Région rurale
Pas une région rurale 60,8 19 200 328 000 5,9
Région rurale 64,5 21 800 341 200 2,4
Région métropolitaine de recensement
Montréal 61,6 12 500 220 200 5,8
Ottawa‒Gatineau 59,5 19 400 348 000 7,9
Toronto 54,6 20 000 467 900 6,0
Calgary 62,4 25 000 336 100 8,9
Vancouver 52,7 21 800 521 500 4,6
Province
Terre-Neuve-et-Labrador 69,1 24 600 247 300 4,9
Île-du-Prince-Édouard 65,6 20 000 211 400 5,6
Nouvelle-Écosse 69,2 20 000 257 900 9,6
Nouveau-Brunswick 71,1 21 200 185 000 5,3
Québec 62,4 13 000 237 800 4,5
Ontario 59,9 20 000 434 500 6,1
Manitoba 59,5 16 000 295 700 2,7
Saskatchewan 66,4 24 000 330 500 4,0
Alberta 63,8 26 000 317 300 7,2
Colombie-Britannique 55,7 21 500 423 700 5,4

Tableau 6
Dette de consommation et valeur nette des familles vivant en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté, selon les caractéristiques familiales et les caractéristiques du principal soutien économique, 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Dette de consommation et valeur nette des familles vivant en dessous et au-dessus du seuil de la pauvreté. Les données sont présentées selon Caractéristiques (titres de rangée) et En dessous du seuil de faible revenu, Au-dessus du seuil de faible revenu, Dette de consommation médiane, Valeur nette médiane et Valeur nette nulle ou négative, calculées selon dollars et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques En dessous du seuil de faible revenu Au-dessus du seuil de faible revenu
Dette de consommation médiane Valeur nette médiane Valeur nette nulle ou négative Dette de consommation médiane Valeur nette médiane Valeur nette nulle ou négative
dollars pourcentage dollars pourcentage
Ensemble des familles 9 900 13 700 13,3 20 000 415 100 4,4
Sexe
Hommes 10 000 14 000 10,4 21 000 456 900 4,1
Femmes 8 000 13 300 16,2 19 000 351 200 4,9
Groupe d’âge
16 à 24 ans 8 000 6 100 14,0 11 000 23 200 17,2
25 à 34 ans 10 000 7 200 19,2 20 500 101 300 10,9
35 à 44 ans 10 500 19 800 16,9 24 000 280 300 5,8
45 à 54 ans 12 000 21 100 14,3 25 000 582 800 2,4
55 à 64 ans 12 000 32 500 11,9 22 500 800 600 2,2
65 ans et plus 3 900 65 000 Note F: trop peu fiable pour être publié 10 000 586 500 1,0
Plus haut niveau de scolarité atteint
Sans diplôme d’études secondaires 2 500 8 100 9,8 13 700 235 000 4,7
Diplôme d’études secondaires 6 300 8 700 12,2 20 000 380 600 4,3
Certificat d’un collège ou d’une école de métiers 10 500 8 400 15,9 20 000 388 600 4,3
Grade universitaire 13 500 54 200 14,0 23 000 620 000 4,5
Type de famille économique
Couple non âgé sans enfants 25 000 216 700 Note F: trop peu fiable pour être publié 25 000 491 700 3,7
Couple non âgé avec enfants 25 000 53 300 Note F: trop peu fiable pour être publié 28 000 457 100 3,5
Mère seule 7 000 7 000 19,9 18 800 104 200 14,9
Père seul F F Note F: trop peu fiable pour être publié 17 300 415 000 Note F: trop peu fiable pour être publié
Autres familles non âgées 8 000 42 000 Note F: trop peu fiable pour être publié 26 000 622 000 3,8
Personne non âgée hors famille économique 8 500 5 400 16,8 15 000 122 800 9,4
Familles âgées F 534 000 Note F: trop peu fiable pour être publié 13 500 847 400 Note F: trop peu fiable pour être publié
Personne âgée hors famille économique 2 500 33 000 Note F: trop peu fiable pour être publié 6 600 377 400 1,7
Taille de la famille économique
Une personne 8 000 8 000 14,3 12 000 205 600 6,3
Deux personnes 13 200 175 000 8,6 20 000 567 500 3,3
Trois personnes 12 300 38 000 12,2 24 000 493 100 4,2
Quatre personnes 20 800 53 300 Note F: trop peu fiable pour être publié 30 000 592 700 3,4
Cinq personnes et plus 12 100 23 300 Note F: trop peu fiable pour être publié 30 000 478 500 3,6
État matrimonial
Marié(e) 22 500 158 000 7,0 25 000 691 500 2,0
Vivant en union libre F 27 700 Note F: trop peu fiable pour être publié 21 800 297 200 5,3
Séparé(e) F 134 000 Note F: trop peu fiable pour être publié 10 000 447 100 Note F: trop peu fiable pour être publié
Divorcé(e) 5 500 21 800 Note F: trop peu fiable pour être publié 25 000 192 000 13,9
Veuf(ve) 10 500 6 300 16,4 15 000 315 200 4,9
Célibataire (jamais marié[e]) 8 000 6 000 16,2 13 000 115 700 8,7
Catégorie de travailleur
Employé(e) 9 900 13 000 14,3 22 000 326 100 5,2
Travailleur(euse) autonome 12 500 92 500 Note F: trop peu fiable pour être publié 29 000 780 600 4,4
Travailleur(euse) familial(e) non rémunéré(e) F F Note F: trop peu fiable pour être publié F F Note F: trop peu fiable pour être publié
N’a pas travaillé 7 000 9 500 12,7 11 000 512 000 2,8
Identité autochtone
Autochtone 7 100 1 400 Note F: trop peu fiable pour être publié 27 500 153 400 7,2
Membre des Premières Nations vivant hors réserve F 1 400 Note F: trop peu fiable pour être publié 24 000 89 800 Note F: trop peu fiable pour être publié
Métis F F Note F: trop peu fiable pour être publié 31 500 225 700 Note F: trop peu fiable pour être publié
Inuit(e) F F Note F: trop peu fiable pour être publié F F Note F: trop peu fiable pour être publié
Non-Autochtone 9 900 15 000 13,1 20 000 427 500 4,3
Statut d’immigrant
Personne ayant immigré entre 2010 et 2019 10 000 15 300 14,1 18 000 71 000 9,9
Personne ayant immigré avant 2010 10 000 24 700 13,2 20 000 601 000 3,1
Personne née au Canada 10 000 13 700 14,7 20 000 422 500 4,2
Principale source de revenu de la famille économique
Traitements et salaires 9 900 12 900 14,9 22 000 364 500 5,0
Revenu provenant d’un travail autonome 18 000 40 000 Note F: trop peu fiable pour être publié 29 000 667 600 Note F: trop peu fiable pour être publié
Transferts gouvernementaux 8 000 9 600 12,9 10 000 210 700 5,1
Revenu de placements F 794 600 Note F: trop peu fiable pour être publié 35 000 1 493 800 Note F: trop peu fiable pour être publié
Pensions de retraite privées F F Note F: trop peu fiable pour être publié 12 000 1 089 800 Note F: trop peu fiable pour être publié
Autre revenu 10 500 5 500 Note F: trop peu fiable pour être publié 12 000 204 000 Note F: trop peu fiable pour être publié
Mode d'occupation du logement
Propriétaire sans hypothèque 13 000 581 000 Note F: trop peu fiable pour être publié 20 000 1 009 300 Note F: trop peu fiable pour être publié
Propriétaire avec hypothèque 20 000 415 100 Note F: trop peu fiable pour être publié 25 000 499 400 0,7
Locataire 8 000 5 500 16,5 14 000 41 700 13,0
Région rurale
Pas une région rurale 9 900 13 300 13,8 20 000 420 400 4,6
Région rurale 11 000 67 700 Note F: trop peu fiable pour être publié 22 000 368 600 2,4
Région métropolitaine de recensement
Montréal 9 900 7 000 17,4 13 000 318 700 3,2
Ottawa‒Gatineau 15 000 14 500 Note F: trop peu fiable pour être publié 19 500 536 500 Note F: trop peu fiable pour être publié
Toronto 10 500 15 000 Note F: trop peu fiable pour être publié 20 800 671 900 5,2
Calgary 6 000 16 000 Note F: trop peu fiable pour être publié 27 000 413 800 7,6
Vancouver 17 000 39 800 Note F: trop peu fiable pour être publié 23 000 685 400 3,5
Province
Terre-Neuve-et-Labrador F 3 700 Note F: trop peu fiable pour être publié 27 000 280 400 Note F: trop peu fiable pour être publié
Île-du-Prince-Édouard F F Note F: trop peu fiable pour être publié 21 000 257 000 Note F: trop peu fiable pour être publié
Nouvelle-Écosse 10 800 1 300 Note F: trop peu fiable pour être publié 20 300 311 800 7,4
Nouveau-Brunswick 3 700 10 100 Note F: trop peu fiable pour être publié 23 500 199 100 4,3
Québec 6 000 9 000 14,6 14 000 303 100 2,9
Ontario 10 000 14 500 11,2 21 000 548 900 5,2
Manitoba 2 000 25 300 Note F: trop peu fiable pour être publié 17 000 378 000 Note F: trop peu fiable pour être publié
Saskatchewan F 49 400 Note F: trop peu fiable pour être publié 24 500 376 500 Note F: trop peu fiable pour être publié
Alberta 7 000 16 000 21,5 27 500 343 300 5,6
Colombie-Britannique 14 400 25 000 11,4 22 500 534 000 4,3

Tableau A1
Probabilités prédites calculées à partir des régressions logistiques sur l’insécurité alimentaire
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Probabilités prédites calculées à partir des régressions logistiques sur l’insécurité alimentaire. Les données sont présentées selon Caractéristiques (titres de rangée) et Ensemble des familles, Seuil de pauvreté, Sexe du principal soutien économique, En dessous, Au-dessus, Hommes et Femmes, calculées selon probabilités prédites unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques Ensemble des familles Seuil de pauvreté Sexe du principal soutien économique
En dessous Au-dessus Hommes Femmes
probabilités prédites
Sexe
Hommes (réf.) 0,17 0,35 0,15 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Femmes 0,19Note * 0,36 0,16Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Plus haut niveau de scolarité atteint
Sans diplôme d’études secondaires (réf.) 0,20 0,39 0,17 0,19 0,21
Diplôme d’études secondaires 0,19 0,36 0,17 0,17 0,21
Certificat d’un collège ou d’une école de métiers 0,19 0,38 0,17 0,16 0,23
Grade universitaire 0,15Note * 0,28Note * 0,13Note * 0,13Note * 0,17Note *
Type de famille économique
Couple non âgé sans enfants (réf.) 0,18 0,38 0,15 0,16 0,20
Couple non âgé avec enfants 0,24Note * 0,49 0,20Note * 0,21Note * 0,29Note *
Mère seule 0,28Note * 0,39 0,26Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 0,31Note *
Père seul 0,24Note * 0,54 0,19 0,21 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Autres familles non âgées 0,23Note * 0,43 0,20Note * 0,21Note * 0,26Note *
Personne non âgée hors famille économique 0,20Note * 0,40 0,17 0,18 0,23
Familles âgées 0,09Note * 0,24Note * 0,09Note * 0,07Note * 0,13Note *
Personne âgée hors famille économique 0,08Note * 0,14Note * 0,08Note * 0,08Note * 0,09Note *
Catégorie de travailleur pendant l’année de référence
Employé(e) (réf.) 0,18 0,31 0,16 0,15 0,21
Travailleur(euse) autonome 0,14Note * 0,31 0,11Note * 0,13Note * 0,15Note *
Employé(e) et travailleur(euse) autonome 0,18 0,36 0,16 0,16 0,21
N’a pas travaillé 0,19 0,39Note * 0,15 0,18 0,21
Groupe racisé
Sud-Asiatique 0,17 0,28 0,16 0,14 0,21
Chinois(e) 0,17 0,28 0,17 0,17 0,18
Noir(e) 0,28Note * 0,52Note * 0,25Note * 0,27Note * 0,29Note *
Philippin(e) 0,23Note * 0,14 0,23Note * 0,22Note * 0,26
Arabe 0,16 0,24 0,15 0,17 0,15
Latino-Américain(e) 0,18 0,48 0,14 0,18 0,17
Asiatique du Sud-Est 0,18 0,49 0,14 0,18 0,19
Autre groupe racisé 0,16 0,24 0,16 0,13 0,19
Personnes non racisées et non autochtones (réf.) 0,17 0,36 0,15 0,15 0,20
Autochtones vivant hors réserve 0,24Note * 0,39 0,23Note * 0,21Note * 0,29Note *
Principale source de revenu
Traitements et salaires (réf.) 0,16 0,28 0,14 0,15 0,17
Revenu provenant d’un travail autonome 0,14 0,19 0,15 0,11 0,17
Transferts gouvernementaux 0,25Note * 0,43Note * 0,22Note * 0,23Note * 0,29Note *
Revenu de placements 0,09Note * 0,13Note * 0,09Note * 0,08Note * 0,09Note *
Pensions de retraite privées 0,12Note * 0,22 0,11Note * 0,11Note * 0,14
Autre revenu 0,13 0,18 0,15 0,08Note * 0,17
Mode d'occupation du logement
Propriétaire sans hypothèque (réf.) 0,11 0,23 0,10 0,10 0,14
Propriétaire avec hypothèque 0,17Note * 0,27 0,16Note * 0,16Note * 0,19Note *
Locataire d’un logement non subventionné 0,21Note * 0,39Note * 0,19Note * 0,19Note * 0,24Note *
Locataire d’un logement subventionné 0,26Note * 0,50Note * 0,22Note * 0,25Note * 0,29Note *
Région métropolitaine de recensement
Montréal 0,21 0,41 0,19 0,19 0,24
Ottawa‒Gatineau 0,17 0,22Note * 0,16 0,15 0,20
Toronto (réf.) 0,19 0,36 0,17 0,16 0,23
Winnipeg 0,17 0,28 0,15 0,14 0,22
Calgary 0,13Note * 0,28 0,12Note * 0,13 0,14Note *
Edmonton 0,14Note * 0,24 0,13 0,13 0,15Note *
Vancouver 0,16 0,40 0,13Note * 0,14 0,18
Autre région métropolitaine de recensement ou agglomération de recensement 0,18 0,36 0,16 0,16 0,21
Province
Terre-Neuve-et-Labrador 0,22Note * 0,41 0,19Note * 0,20 0,25
Île-du-Prince-Édouard 0,21 0,30 0,20Note * 0,19 0,24
Nouvelle-Écosse 0,21 0,36 0,19Note * 0,17 0,25Note *
Nouveau-Brunswick 0,22Note * 0,35 0,20Note * 0,20Note * 0,24Note *
Québec 0,13Note * 0,29 0,10Note * 0,11Note * 0,15Note *
Ontario (réf.) 0,19 0,36 0,16 0,17 0,21
Manitoba 0,17 0,37 0,15 0,17 0,18
Saskatchewan 0,19 0,37 0,17 0,17 0,22
Alberta 0,26 0,44 0,24Note * 0,24 0,29Note *
Colombie-Britannique 0,19 0,34 0,17 0,16Note * 0,24Note *
Quintile de revenu
Inférieur (réf.) 0,24 0,35 0,25 0,22 0,27
Deuxième 0,22Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 0,21Note * 0,20 0,24
Troisième 0,19Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 0,17Note * 0,17Note * 0,20Note *
Quatrième 0,14Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 0,12Note * 0,13Note * 0,15Note *
Supérieur 0,09Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 0,08Note * 0,08Note * 0,09Note *
Deuxième au cinquième Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 0,48 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Renseignements additionnels

Articles connexes

Sources de données

Références bibliographiques

  1. Documents consultés
  2. Comment citer le présent article

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