Regards sur la société canadienne
Les étudiants étrangers qui deviennent des résidents permanents au Canada
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Début de l'encadré
Aperçu de l’étude
Le présent article fournit des renseignements sur les effectifs et les caractéristiques des étudiants étrangers au Canada et sur leur taux de transition vers le statut de résident permanent. Les variations de ces taux en fonction des caractéristiques des étudiants et de la cohorte à laquelle ils appartiennent sont également présentées, ainsi que l’influence de ces variations sur le profil des immigrants qui sont d’anciens étudiants étrangers. L’étude est fondée sur une nouvelle base de données administrative, la Base de données sur la dynamique canadienne entre employeurs et employés (BDDCEE).
- De 1990 à 1994, le Canada a admis 158 000 étudiants étrangers, définis comme des résidents temporaires qui obtiennent un nouveau permis d’études, soit environ 31 000 par an. De 2010 à 2013, près de 385 000 étudiants étrangers ont été admis, soit environ 96 000 par an.
- Au début des années 1990, les étudiants étrangers étaient plus susceptibles d’être âgés de moins de 18 ans et de fréquenter une école primaire ou secondaire. À la fin des années 2000, ils étaient plus susceptibles d’être âgés de 18 ans à 24 ans et de faire des études au niveau du baccalauréat ou à un niveau supérieur.
- Entre 20 % et 27 % des étudiants étrangers, selon leur cohorte d’arrivée, ont obtenu le statut de résident permanent au Canada dans les 10 ans ayant suivi l’obtention de leur premier permis d’études.
- Les taux de transition vers le statut de résident permanent sont plus élevés dans le cas des étudiants étrangers en provenance de pays ayant un PIB par habitant plus faible (comme l’Inde), comparativement à ceux originaires de pays ayant un PIB par habitant plus élevé (comme la Corée du Sud).
- Près de la moitié (48 %) des immigrants venus au Canada pour la première fois entre 2000 et 2004 en tant qu’étudiants étrangers ont fait une demande d’immigration comme demandeurs principaux dans la catégorie économique; pour ceux arrivés entre 1990 et 1994, la proportion était de 30 %.
Fin de l'encadré
Introduction
Chaque année, des dizaines de milliers d’étudiants étrangers en provenance de pays du monde entier sont attirés au Canada dans le cadre de la poursuite de leurs études. Depuis les années 1990, leur nombre a connu une croissance rapide. Les étudiants étrangers appartiennent, avec les travailleurs étrangers temporaires et les personnes admises dans le cadre du programme Expérience internationale Canada, à l’une des trois catégories de résidents temporaires profitables à l’économieNote 1. En conformité avec un plan stratégique publié au début 2014, le gouvernement canadien espère attirer 450 000 étudiants étrangers d’ici 2022, ce qui représenterait le double des effectifs actuelsNote 2.
Ce grand nombre d’étudiants étrangers fournit au Canada un bassin important de personnes bien formées, à partir duquel des résidents permanents peuvent être sélectionnés. En 2014, parmi les résidents temporaires étrangers ayant obtenu un permis d’études entre 1990 et 2014, plus de 270 000 (19 %) sont devenus des résidents permanentsNote 3. À la fin des années 2000, Citoyenneté et Immigration Canada a adopté de nouvelles mesures pour attirer les étudiants étrangers ayant un niveau de scolarité élevé et faciliter leur transition vers le statut de résident permanent, notamment en autorisant les étudiants étrangers à rechercher des occasions d’emploi leur permettant d’acquérir l’expérience de travail nécessaire pour présenter une demande de résidence permanenteNote 4.
Les immigrants qui sont arrivés pour la première fois au Canada en tant qu’étudiants étrangers jouissent de certains avantages par rapport aux autres immigrants : ils arrivent au Canada relativement jeunes; les qualifications obtenues dans le cadre de leur formation, contrairement aux diplômes et titres étrangers, sont plus facilement reconnus par les employeurs canadiens; ils ont tendance à mieux maîtriser au moins l’une des deux langues officielles; et ils ont souvent une meilleure connaissance du marché canadien du travail ainsi que des réseaux sociaux susceptibles de faciliter une recherche d’emploi. Pour ces raisons, les entraves à l’immigration devraient être moins nombreuses pour les immigrants qui étaient d’anciens étudiants étrangers que pour ceux qui ont été formés à l’étrangerNote 5. En ce qui concerne le marché du travail, cependant, les résultats des étudiants étrangers qui sont éventuellement reçus comme immigrants varient en fonction d’un certain nombre de caractéristiques comme le niveau de formation, les compétences linguistiques et la région d’origineNote 6. Une meilleure compréhension du profil des étudiants étrangers permet donc de jeter un nouvel éclairage sur la capacité de ces futurs immigrants potentiels à intégrer le marché du travail canadien.
Cet article présente les tendances en matière d’effectifs d’étudiants étrangers au Canada et de taux de transition vers le statut de résident permanent. L’analyse met essentiellement l’accent sur les caractéristiques des étudiants en fonction de leur appartenance à différentes cohortes, chacune d’entre elles étant définie sur la base de l’année au cours de laquelle l’étudiant a reçu son premier permis l’autorisant à étudier au Canada. L’article fournit également des renseignements sur les étudiants étrangers qui obtiennent éventuellement le droit d’établissement (également appelés immigrants reçus).
L’étude est fondée sur les données de la Base de données sur la dynamique canadienne entre employeurs et employés (BDDCEE), une initiative en matière de données visant à apparier les entreprises canadiennes et les personnes qu’elles emploient en exploitant diverses sources de données administratives. Le Fichier des résidents temporaires et le Fichier d’établissement des immigrants font partie de ces sources (voir Sources de données, méthodes et définitions), permettant ainsi aux chercheurs de tirer certaines conclusions quant à la trajectoire d’immigration des étudiants étrangers au Canada.
Les étudiants étrangers au Canada
Dans cet article, le nombre d’étudiants étrangers fait référence au nombre total de personnes venues au Canada avec le statut de résident temporaire et ayant obtenu un permis d’études pour la première fois; on parle alors d’entrée « initiale »Note 7. Le nombre d’étudiants étrangers au Canada a augmenté de manière constante entre le début des années 1990 et le début des années 2010. De 1990 à 1994, le Canada a reçu environ 158 000 étudiants étrangers (environ 31 000 étudiants par an en moyenne). De 2005 à 2009, le nombre d’étudiants étrangers arrivés au Canada a doublé pour s’élever à environ 340 000 (environ 68 000 étudiants par an en moyenne). Ce chiffre a encore augmenté de 2010 à 2013 pour atteindre 385 000 (environ 96 000 étudiants par an en moyenne) (tableau 1).
Date d’obtention du premier permis d’études | |||||
---|---|---|---|---|---|
1990 à 1994 | 1995 à 1999 | 2000 à 2004 | 2005 à 2009 | 2010 à 2013 | |
pourcentage | |||||
Sexe | |||||
Hommes | 51 | 50 | 51 | 54 | 55 |
Femmes | 49 | 50 | 49 | 46 | 45 |
Âge à l’époque de l’obtention du premier permis d’études | |||||
Moins de 18 ans | 33 | 25 | 22 | 25 | 21 |
18 à 24 ans | 41 | 49 | 55 | 55 | 58 |
25 ans ou plus | 26 | 26 | 23 | 21 | 20 |
Niveau d'études au moment de l’obtention du premier permis d’études | |||||
Primaire et secondaire | 43 | 28 | 24 | 25 | 22 |
École de métiers | 10 | 15 | 15 | 12 | 6 |
Autre formation postsecondaire | 21 | 24 | 27 | 25 | 34 |
Baccalauréat | 10 | 13 | 16 | 19 | 18 |
Supérieur au baccalauréat | 8 | 8 | 8 | 10 | 11 |
Autre | 8 | 12 | 10 | 8 | 8 |
Pays ou région d’origine | |||||
Europe du Nord et Europe de l’Ouest | 17 | 17 | 13 | 13 | 10 |
Europe du Sud et Europe de l’Est | 5 | 4 | 3 | 4 | 4 |
Afrique | 8 | 6 | 6 | 7 | 7 |
Chine | 5 | 5 | 15 | 16 | 24 |
Inde | 1 | 1 | 3 | 5 | 13 |
Japon | 11 | 13 | 9 | 6 | 4 |
Corée du Sud | 3 | 15 | 20 | 19 | 9 |
Autres pays asiatiques | 26 | 16 | 13 | 14 | 14 |
États-Unis | 10 | 9 | 7 | 6 | 4 |
Autre | 13 | 15 | 13 | 11 | 11 |
Destination du premier permis d’études | |||||
Provinces de l’Atlantique | 5 | 4 | 5 | 6 | 5 |
Montréal | 13 | 13 | 12 | 11 | 11 |
Québec, à l’exclusion de Montréal | 7 | 6 | 4 | 4 | 4 |
Toronto | 11 | 12 | 16 | 16 | 22 |
Ontario, à l’exclusion de Toronto | 27 | 21 | 18 | 18 | 21 |
Prairies | 14 | 14 | 12 | 11 | 10 |
Vancouver | 11 | 20 | 20 | 20 | 16 |
Colombie-Britannique, à l’exclusion de Vancouver | 13 | 12 | 13 | 13 | 12 |
Territoires | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Nombre d’observations | 158 000 | 219 000 | 330 000 | 340 000 | 385 000 |
Source : Base de données sur la dynamique canadienne entre employeurs et employés (BDDCEE), Fichier des résidents temporaires, 1990 à 2013. |
Les étudiants étrangers arrivent au Canada à différents âges et fréquentent différents types d’établissements d’enseignement. Par exemple, certains sont admis au Canada dans le cadre d’un programme d’échange d’étudiants au niveau secondaire, tandis que d’autres y viennent en vue d’obtenir un diplôme d’études supérieures dans une université canadienne. Ceux-ci forment donc un groupe hétérogène.
La majorité des étudiants étrangers (de 74 % à 80 % selon la cohorte) sont âgés de moins de 25 ans. Cependant, la proportion de ceux qui sont âgés de 18 à 24 ans a augmenté au fil des cohortes successives, une part croissante des étudiants étrangers atteignant des niveaux de scolarité plus élevés. Au début des années 1990, 43 % des étudiants étrangers étaient venus au Canada pour fréquenter une école primaire ou secondaire, tandis que 18 % étaient venus pour poursuivre des études universitaires. En revanche, au début des années 2010, ils étaient plus nombreux à fréquenter une université (29 %) qu’une école primaire ou secondaire (22 %)Note 8.
La répartition des étudiants en fonction du pays ou de la région d’origine a également considérablement évolué. Notamment, la proportion d’étudiants étrangers en provenance de la Chine et de l’Inde est passée de 6 % au début des années 1990 à 37 % au début des années 2010Note 9, tandis que la proportion des étudiants étrangers originaires des États-Unis et de l’Europe a reculé, s’établissant à 32 % et à 18 %, respectivement. La proportion des étudiants étrangers en provenance de l’Afrique a peu changé, passant de 6 % à 8 % au cours de la même période.
La répartition géographique des étudiants étrangers au Canada suit généralement les tendances observées pour la population des nouveaux immigrants dans son ensemble. La majorité des étudiants étrangers résident en Ontario, en Colombie-Britannique et au Québec, en particulier dans les régions métropolitaines de Toronto, Vancouver et Montréal.
Transition vers le statut de résident permanent
Les étudiants étrangers choisissent de venir au Canada pour différentes raisons. Certains envisagent de retourner dans leur pays d’origine après avoir acquis les qualifications qu’ils sont venus chercher au Canada, tandis que d’autres prévoient d’y rester suffisamment longtemps pour obtenir de l’expérience professionnelle dans le contexte d’une économie avancée. Enfin, d’autres espèrent obtenir le droit d’établissement afin de pouvoir demeurer au Canada en permanenceNote 10.
On peut estimer la proportion d’étudiants étrangers devenus résidents permanents en calculant un taux de transition cumulatif. Ce taux cumulatif, qui peut être calculé pour n’importe quelle cohorte, correspond à la proportion des étudiants étrangers qui obtiennent le droit d’établissement, un certain nombre d’années après avoir obtenu leur premier permis d’étudesNote 11. Par exemple, parmi les étudiants étrangers s’étant vu accorder un premier permis d’études entre 1995 et 1999, environ 15 % étaient devenus résidents permanents dans les cinq années qui ont suivi. Lorsque l’on étend la période d’observation aux 10 premières années après l’obtention d’un permis d’études, cette proportion monte à 20 %, puis à 22 % pour une période de 15 ans (graphique 1).
Description du graphique 1
Le titre du graphique est « Graphique 1 Taux de transition cumulatifs vers un statut de résident permanent parmi les étudiants étrangers ».
Ceci est un graphique linéaire simple.
Il y a au total 21 catégories sur l'axe horizontal. L'axe vertical débute à 0 et se termine à 30 avec des mesures à tous les 5 points.
Il y a 4 séries dans ce graphique.
L'axe vertical s'intitule « pourcentage de transition ».
L'axe horizontal s'intitule « Nombre d'années écoulées depuis l'obtention du premier permis d'études ».
Le titre de la série 1 est « 1990 à 1994 ».
La valeur minimale est 2,1 et ceci correspond à « 0 ».
La valeur maximale est 28,8 et ceci correspond à « 19 et 20 ».
Le titre de la série 2 est « 1995 à 1999 ».
La valeur minimale est 1,2 et ceci correspond à « 0 ».
La valeur maximale est 21,9 et ceci correspond à « 15 ».
Le titre de la série 3 est « 2000 à 2004 ».
La valeur minimale est 0,6 et ceci correspond à « 0 ».
La valeur maximale est 25,3 et ceci correspond à « 10 ».
Le titre de la série 4 est « 2005 à 2009 ».
La valeur minimale est 0,5 et ceci correspond à « 0 ».
La valeur maximale est 16,4 et ceci correspond à « 5 ».
Nombre d’années écoulées depuis l’obtention du premier permis d’études | 1990 à 1994 | 1995 à 1999 | 2000 à 2004 | 2005 à 2009 |
---|---|---|---|---|
pourcentage de transition | ||||
0 | 2,1 | 1,2 | 0,6 | 0,5 |
1 | 8,4 | 4,7 | 2,3 | 2,6 |
2 | 13,6 | 8,3 | 5,0 | 5,7 |
3 | 17,4 | 10,9 | 8,8 | 9,4 |
4 | 20,2 | 13,0 | 12,4 | 13,2 |
5 | 22,3 | 14,8 | 15,5 | 16,4 |
6 | 23,9 | 16,2 | 18,3 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
7 | 25,1 | 17,6 | 20,6 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
8 | 25,9 | 18,7 | 22,7 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
9 | 26,5 | 19,6 | 24,2 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
10 | 27,0 | 20,3 | 25,3 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
11 | 27,4 | 20,8 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
12 | 27,6 | 21,2 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
13 | 27,9 | 21,5 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
14 | 28,1 | 21,8 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
15 | 28,3 | 21,9 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
16 | 28,4 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
17 | 28,6 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
18 | 28,7 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
19 | 28,8 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
20 | 28,8 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer |
... n'ayant pas lieu de figurer Source : Base de données sur la dynamique canadienne entre employeurs et employés (BDDCEE), Fichier des résidents temporaires,1990 à 2009. |
Parmi les étudiants étrangers appartenant aux cohortes du début des années 1990 (1990 à 1994), de la fin des années 1990 (1995 à 1999) et du début des années 2000 (2000 à 2004), ce sont les premiers qui étaient les plus susceptibles de devenir des résidents permanents au Canada. En effet, au cours des 10 années ayant suivi l’obtention de leur premier permis d’études, 27 % de la cohorte du début des années 1990 étaient devenus des résidents permanents, les proportions correspondantes pour les cohortes de la fin des années 1990 et du début des années 2000 étaient de 20 % et 25 % respectivement. Les taux de transition des étudiants étrangers de la cohorte de la fin des années 2000 au cours des cinq années ayant suivi l’obtention de leur permis d’études étaient semblables à ceux de la cohorte du début des années 2000, mais des données seront nécessaires au cours des années à venir afin de vérifier si cette tendance se poursuivra sur des périodes d’observation plus longues.
Non seulement les taux de transition sont différents entre les cohortes, mais ils varient également en fonction de caractéristiques sociodémographiques comme le sexe, l’âge, le niveau de scolarité et le pays d’origine. L’analyse de ces caractéristiques sociodémographiques se fonde aussi sur une période de 10 ans après l’obtention du premier permis d’études (tableau 2).
Date d’obtention du premier permis d’études | |||
---|---|---|---|
1990 à 1994 | 1995 à 1999 | 2000 à 2004 | |
pourcentage | |||
Sexe | |||
Hommes | 28 | 21 | 26 |
Femmes | 26 | 19 | 24 |
Âge au moment de l’obtention du premier permis d’études | |||
Moins de 18 ans | 33 | 26 | 24 |
De 18 à 24 ans | 20 | 16 | 25 |
25 ans ou plus | 30 | 24 | 28 |
Niveau d'études au moment de l’obtention du premier permis d’études | |||
Primaire et secondaire | 31 | 25 | 25 |
École de métiers | 25 | 10 | 13 |
Autres études postsecondaires | 23 | 17 | 26 |
Baccalauréat | 22 | 21 | 32 |
Supérieur au baccalauréat | 33 | 42 | 49 |
Autre | 21 | 14 | 15 |
Pays ou région d’origine | |||
Europe du Nord et Europe de l’Ouest | 14 | 13 | 16 |
Europe du Sud et Europe de l’Est | 38 | 35 | 36 |
Afrique | 38 | 46 | 55 |
Chine | 61 | 57 | 47 |
Inde | 47 | 53 | 55 |
Japon | 7 | 6 | 6 |
Corée du Sud | 23 | 12 | 14 |
Autres pays asiatiques | 36 | 24 | 32 |
États-Unis | 20 | 16 | 16 |
Autre | 24 | 17 | 17 |
Source : Base de données sur la dynamique canadienne entre employeurs et employés (BDDCEE), Fichier des résidents temporaires, 1990 à 2004. |
Dans toutes les cohortes d’étudiants étrangers, les hommes ont tendance à avoir des taux de transition plus élevés que les femmes, l’écart étant de deux points de pourcentage. Pour ce qui est des différences selon les groupes d’âge, les taux de transition étaient plus faibles chez les étudiants étrangers qui avaient obtenu leur premier permis d’études entre 18 ans et 24 ans, mais seulement pour les cohortes du début et de la fin des années 1990. Au sein de la cohorte du début des années 2000, les taux étaient plus stables d’un groupe d’âge à l’autre, ceux-ci variant de 24 % à 28 %.
En ce qui concerne le niveau de scolarité, les étudiants étrangers de la cohorte du début des années 2000 qui suivaient un programme au niveau du baccalauréat ou à un niveau supérieur affichaient des taux de transition plus élevés que ceux inscrits à des programmes d’autres niveaux. En outre, les taux de transition pour les étudiants universitaires ont augmenté au fil du temps pour les différentes cohortes. En effet, près de la moitié (49 %) des étudiants étrangers appartenant à la cohorte du début des années 2000 ayant effectué des études supérieures ont obtenu la résidence permanente au Canada dans les 10 années suivantes, alors que cette proportion s’établissait à 33 % et à 42 %, respectivement, pour les cohortes du début et de la fin des années 1990. Le taux de transition chez les étudiants étrangers venus au Canada pour étudier au niveau du baccalauréat a également augmenté, passant d’environ 22 % à 32 %.
Ces augmentations sont le résultat de différentes modifications apportées au système des points utilisé pour la sélection des immigrants au cours des années 1990 et 2000. Ces modifications ont renforcé les exigences en matière de formation et de capacités linguistiques pour la sélection des immigrants de la catégorie économique et ont donc probablement profité aux étudiants étrangers venus au Canada pour poursuivre une formation universitaire.
Les taux de transition varient également en fonction du pays ou de la région d’origine. Les étudiants étrangers originaires des pays d’Europe du Nord et d’Europe de l’Ouest, des États-Unis, du Japon et de la Corée du Sud affichent des taux de transition inférieurs à ceux venus d’Europe du Sud et d’Europe de l’Est, des autres régions d’Asie et d’Afrique. On observe en particulier que les taux de transition parmi les étudiants indiens, africains et chinois sont environ trois fois plus élevés que ceux des étudiants originaires d’Europe du Nord, d’Europe de l’Ouest et des États-Unis.
Ces importantes variations du taux de transition selon le pays ou la région d’origine peuvent être expliquées par des différences en matière de développement économique, de possibilités d’emploi et d’environnement social et politique. Il est possible que les étudiants étrangers en provenance de pays affichant un niveau de développement économique et un environnement sociopolitique moins favorables soient plus motivés à obtenir le statut de résident permanent au Canada.
Cette hypothèse est appuyée par la relation entre les taux cumulatifs de transition des étudiants étrangers au bout de 10 ans et le produit intérieur brut (PIB) par habitant (en dollars américains constants de 2005) de leur pays d’origine (graphique 2). Dans ce graphique, chaque bulle représente un pays source. La position de la bulle indique la situation du pays selon le logarithme du PIB par habitant et le taux de transition des étudiants étrangers au Canada arrivés entre 1990 et 2004. La taille de la bulle correspond au nombre d’étudiants. Plus le PIB par habitant du pays d’origine est faible, plus le taux de transition vers le statut de résident permanent parmi les étudiants étrangers au Canada est élevéNote 12.
Description du graphique 2
Pays de naissance | Logarithme du PIB par habitant | Pourcentage de transition dix ans après l’obtention du premier permis d’études | Taille de l’échantillon | Valeurs prédites par la régression |
---|---|---|---|---|
pourcentage de transition | ||||
Royaume-Uni et colonies | 10,4 | 26,5 | 16 345 | 12,2 |
Autriche | 10,4 | 9,8 | 1 440 | 12,0 |
Belgique | 10,4 | 14,4 | 2 864 | 12,2 |
Luxembourg | 11,1 | 17,5 | 126 | 5,7 |
Tchécoslovaquie | 9,6 | 35,7 | 311 | 19,3 |
République tchèque | 9,2 | 23,2 | 706 | 22,5 |
République slovaque | 8,8 | 32,7 | 578 | 25,5 |
Danemark | 10,6 | 6,0 | 2 563 | 9,9 |
Estonie | 8,7 | 25,0 | 132 | 27,2 |
Lettonie | 8,4 | 28,9 | 159 | 29,4 |
Lituanie | 8,5 | 34,8 | 184 | 28,6 |
Finlande | 10,3 | 6,2 | 2 682 | 12,9 |
France | 10,3 | 15,6 | 39 804 | 12,5 |
République fédérale d’Allemagne | 10,4 | 8,4 | 21 569 | 12,3 |
Grèce | 9,7 | 25,5 | 909 | 17,8 |
Hongrie | 9,0 | 27,1 | 1 385 | 24,2 |
République d’Irlande | 10,4 | 22,8 | 941 | 12,0 |
Italie | 10,2 | 16,5 | 2 842 | 13,3 |
Malte | 9,4 | 17,6 | 74 | 20,4 |
Pays-Bas | 10,4 | 14,1 | 2 948 | 11,6 |
Norvège | 10,9 | 5,9 | 2 232 | 7,4 |
Pologne | 8,6 | 47,5 | 2 198 | 27,5 |
Portugal | 9,7 | 53,0 | 607 | 18,2 |
Açores | 10,2 | 55,6 | 18 | 13,4 |
Espagne | 10,0 | 7,1 | 2 954 | 15,6 |
Îles Canaries | 10,4 | 0,0 | 3 | 12,0 |
Suède | 10,4 | 5,9 | 5 116 | 11,9 |
Suisse | 10,8 | 10,2 | 6 163 | 8,8 |
Union des républiques socialistes soviétiques | 8,3 | 44,6 | 166 | 30,3 |
Croatie | 8,9 | 43,2 | 192 | 25,0 |
Yougoslavie | 7,8 | 60,4 | 1 000 | 34,4 |
Turquie | 8,6 | 29,3 | 3 367 | 27,4 |
République démocratique d’Allemagne | 10,3 | 0,0 | 7 | 13,2 |
Slovénie | 9,5 | 36,5 | 96 | 19,5 |
Bosnie-Herzégovine | 7,2 | 59,6 | 94 | 39,6 |
Arménie | 6,9 | 77,2 | 92 | 42,4 |
Azerbaïdjan | 6,8 | 49,1 | 53 | 43,2 |
Bélarus | 7,6 | 58,6 | 249 | 36,2 |
Géorgie | 6,7 | 26,0 | 50 | 44,4 |
Kazakhstan | 7,8 | 47,0 | 266 | 34,9 |
Kirghizstan | 6,0 | 43,8 | 48 | 50,3 |
Moldavie | 6,4 | 62,4 | 133 | 47,3 |
Russie | 8,3 | 42,4 | 3 532 | 30,6 |
Tadjikistan | 5,5 | 21,4 | 28 | 54,5 |
Turkménistan | 7,3 | 31,6 | 19 | 38,8 |
Ukraine | 7,2 | 48,7 | 1 761 | 39,8 |
Ouzbékistan | 6,1 | 44,9 | 89 | 49,6 |
Serbie et Monténégro | 7,8 | 75,8 | 33 | 34,8 |
République serbe | 7,8 | 70,0 | 10 | 35,0 |
République du Kosovo | 8,0 | 100,0 | 3 | 32,9 |
Macédoine, ex-République yougoslave | 7,7 | 69,9 | 73 | 35,2 |
Albanie | 7,5 | 56,0 | 125 | 37,1 |
Andorre | 10,1 | 12,5 | 16 | 14,2 |
Bulgarie | 7,9 | 59,4 | 751 | 33,6 |
Gibraltar | 10,4 | 57,1 | 7 | 12,3 |
Islande | 10,7 | 13,1 | 496 | 9,6 |
Liechtenstein | 10,3 | 0,0 | 21 | 12,4 |
Monaco | 11,7 | 32,5 | 40 | 0,5 |
Roumanie | 8,2 | 65,5 | 1 460 | 31,4 |
Saint-Marin | 10,4 | 0,0 | 3 | 11,6 |
Égypte | 7,0 | 52,4 | 1 609 | 42,1 |
Malawi | 5,3 | 17,3 | 197 | 57,0 |
Zambie | 6,4 | 35,3 | 550 | 47,1 |
Zimbabwe | 6,2 | 35,1 | 890 | 48,9 |
République d’Afrique du Sud | 8,4 | 53,5 | 3 275 | 29,3 |
Namibie | 8,0 | 23,1 | 78 | 32,7 |
République unie de Tanzanie | 5,6 | 36,6 | 1 163 | 53,6 |
Algérie | 7,9 | 61,7 | 1 177 | 34,0 |
Kenya | 6,2 | 38,3 | 2 842 | 48,4 |
Maroc | 7,4 | 61,0 | 6 114 | 38,3 |
Tunisie | 7,8 | 51,7 | 3 899 | 35,1 |
Ouganda | 5,6 | 34,4 | 541 | 53,9 |
Angola | 6,8 | 17,1 | 158 | 43,3 |
Lesotho | 6,3 | 7,0 | 115 | 47,8 |
République du Botswana | 8,3 | 9,1 | 526 | 30,1 |
Burundi | 5,1 | 60,1 | 301 | 58,0 |
République fédérale du Cameroun | 6,8 | 55,4 | 1 799 | 43,8 |
République du Tchad | 5,9 | 29,7 | 172 | 51,2 |
République centrafricaine | 5,7 | 42,7 | 131 | 52,8 |
République démocratique du Congo | 5,1 | 54,9 | 910 | 58,5 |
République populaire du Congo | 7,4 | 45,0 | 260 | 38,2 |
République populaire du Bénin | 6,2 | 50,4 | 677 | 48,4 |
Éthiopie | 4,9 | 46,8 | 489 | 60,2 |
Érythrée | 5,6 | 61,8 | 34 | 53,7 |
République du Gabon | 8,9 | 28,7 | 1 047 | 24,7 |
Gambie | 6,1 | 20,3 | 133 | 49,8 |
Ghana | 6,0 | 50,4 | 1 970 | 50,3 |
République de Guinée | 5,7 | 43,8 | 729 | 53,5 |
Guinée-Bissau | 6,1 | 37,5 | 16 | 49,8 |
République de Côte d’Ivoire | 6,8 | 51,0 | 1 599 | 43,1 |
Libéria | 5,0 | 36,7 | 60 | 59,2 |
Libye | 8,8 | 23,5 | 3 035 | 25,7 |
Madagascar | 5,7 | 37,5 | 432 | 53,4 |
République du Mali | 5,9 | 49,0 | 594 | 51,1 |
Mauritanie | 6,3 | 30,3 | 188 | 47,9 |
Mozambique | 5,4 | 27,4 | 62 | 55,7 |
République du Niger | 5,5 | 41,7 | 343 | 54,7 |
Nigeria | 6,4 | 59,2 | 2 541 | 47,1 |
Guinée équatoriale | 8,5 | 12,1 | 58 | 28,6 |
Rwanda | 5,5 | 48,0 | 325 | 55,2 |
Sénégal | 6,5 | 48,0 | 1 622 | 45,9 |
Sierra Leone | 5,7 | 54,2 | 153 | 53,2 |
République démocratique de Somalie | 5,8 | 57,7 | 267 | 52,7 |
République de Djibouti | 6,8 | 40,0 | 125 | 43,6 |
Sahara occidental | 6,6 | 0,0 | 2 | 45,2 |
République démocratique du Soudan | 6,5 | 46,4 | 183 | 46,5 |
Swaziland | 7,6 | 10,2 | 127 | 36,4 |
République du Togo | 6,0 | 58,0 | 402 | 50,8 |
Burkina Faso | 5,8 | 52,0 | 502 | 52,2 |
Afrique (non répertorié ailleurs) | 10,4 | 0,0 | 6 | 11,9 |
Sri Lanka | 6,8 | 57,4 | 1 618 | 43,1 |
République populaire de Chine | 7,1 | 50,2 | 67 823 | 41,3 |
Taïwan | 6,8 | 26,8 | 28 850 | 43,4 |
Hong Kong | 9,9 | 28,2 | 29 802 | 16,4 |
Inde | 6,3 | 53,3 | 14 174 | 47,5 |
Israël | 9,8 | 33,5 | 2 916 | 17,4 |
Japon | 10,4 | 6,5 | 73 506 | 11,9 |
Liban | 8,5 | 59,6 | 1 989 | 29,0 |
Pakistan | 6,3 | 45,1 | 4 428 | 47,5 |
Syrie | 7,2 | 58,7 | 445 | 40,2 |
Bangladesh | 5,8 | 55,2 | 2 891 | 52,6 |
Autorité palestinienne (Gaza/Cisjordanie) | 7,1 | 43,4 | 152 | 40,8 |
Chypre | 9,9 | 21,3 | 230 | 16,7 |
République d’Indonésie | 7,0 | 19,7 | 5 208 | 41,8 |
Iran | 7,7 | 53,4 | 5 933 | 35,3 |
Irak | 6,5 | 60,8 | 263 | 46,2 |
Jordanie | 7,6 | 44,0 | 925 | 36,9 |
Koweït | 10,1 | 36,2 | 966 | 14,4 |
Philippines | 6,9 | 53,0 | 2 706 | 42,8 |
Arabie Saoudite | 9,4 | 14,4 | 2 846 | 20,3 |
Myanmar (Birmanie) | 4,9 | 44,8 | 174 | 60,6 |
Malaisie | 8,3 | 15,4 | 6 504 | 30,4 |
Singapour | 9,9 | 15,2 | 3 859 | 16,3 |
Afghanistan | 5,2 | 75,8 | 62 | 57,9 |
Bahreïn | 9,7 | 20,3 | 311 | 18,4 |
Bhoutan | 6,9 | 5,5 | 181 | 42,8 |
Brunei | 10,2 | 23,4 | 244 | 13,8 |
Cambodge | 5,8 | 56,3 | 396 | 52,3 |
République démocratique populaire de Corée | 6,3 | 20,4 | 54 | 47,6 |
République de Corée | 9,6 | 13,8 | 101 607 | 19,1 |
Laos | 5,8 | 33,9 | 109 | 52,6 |
Macao | 9,7 | 24,4 | 623 | 18,5 |
République populaire de Mongolie | 6,6 | 35,2 | 54 | 45,2 |
Oman | 9,3 | 10,0 | 241 | 21,4 |
Népal | 5,6 | 35,9 | 529 | 54,2 |
Qatar | 10,7 | 18,6 | 231 | 9,3 |
Thaïlande | 7,7 | 11,5 | 4 511 | 35,7 |
Tibet | 7,1 | 100,0 | 2 | 41,2 |
République socialiste du Vietnam | 6,1 | 54,6 | 3 845 | 49,3 |
République du Yémen | 6,6 | 34,7 | 251 | 44,9 |
République démocratique populaire du Yémen | 6,3 | 100,0 | 1 | 47,5 |
Émirats arabes unis | 10,2 | 33,3 | 1 456 | 13,4 |
Asie (non répertorié ailleurs) | 6,0 | 14,9 | 47 | 50,1 |
Australie | 10,4 | 8,6 | 8 346 | 12,2 |
Nouvelle-Zélande | 10,0 | 14,8 | 1 914 | 15,1 |
Nauru | 8,9 | 0,0 | 2 | 25,0 |
Papouasie-Nouvelle-Guinée | 6,7 | 19,8 | 101 | 44,2 |
États-Unis | 10,5 | 17,0 | 58 974 | 11,2 |
Mexique | 8,9 | 9,2 | 32 690 | 25,1 |
Canada | 10,3 | 16,3 | 129 | 12,9 |
Groenland | 10,4 | 2,4 | 41 | 12,2 |
Saint-Pierre-et-Miquelon | 10,3 | 1,8 | 57 | 12,7 |
Bélize | 8,0 | 15,2 | 165 | 32,9 |
Costa Rica | 8,2 | 29,3 | 652 | 30,9 |
Salvador | 7,7 | 48,6 | 407 | 35,3 |
Guatemala | 7,6 | 28,4 | 479 | 36,6 |
Honduras | 7,1 | 35,4 | 288 | 40,7 |
Nicaragua | 6,6 | 33,3 | 249 | 45,7 |
République de Panama | 8,3 | 24,3 | 440 | 30,3 |
Bermudes | 11,0 | 4,8 | 1 985 | 6,5 |
Jamaïque | 8,3 | 47,5 | 2 935 | 30,3 |
République de Trinité-et-Tobago | 8,9 | 40,9 | 2 721 | 25,1 |
La Barbade | 9,2 | 27,9 | 1 214 | 22,4 |
Anguilla | 9,2 | 4,5 | 22 | 22,6 |
Antigua et Barbuda | 9,1 | 16,1 | 299 | 23,4 |
Îles Bahamas | 9,9 | 7,3 | 1 552 | 16,6 |
Îles Caïmans | 10,8 | 6,6 | 137 | 8,2 |
Dominique | 8,3 | 38,6 | 324 | 30,7 |
Grenade | 8,3 | 73,9 | 586 | 30,7 |
Montserrat | 9,0 | 49,0 | 49 | 24,3 |
Nevis | 10,3 | 10,0 | 20 | 12,5 |
Saint-Kitts-et-Nevis | 8,9 | 26,6 | 139 | 25,0 |
Sainte-Lucie | 8,5 | 34,9 | 764 | 28,9 |
Saint-Vincent et Grenadines | 8,0 | 60,4 | 553 | 32,6 |
Îles Turks et Caicos | 9,8 | 8,5 | 47 | 17,6 |
Îles vierges britanniques | 10,1 | 4,4 | 45 | 14,9 |
Cuba | 8,0 | 35,1 | 405 | 33,3 |
République dominicaine | 7,9 | 32,5 | 314 | 33,7 |
Antilles néerlandaises | 9,7 | 20,5 | 73 | 18,0 |
Guadeloupe | 10,3 | 25,9 | 259 | 12,5 |
Haïti | 6,2 | 52,5 | 1 504 | 48,9 |
Martinique | 10,3 | 26,3 | 274 | 12,6 |
Porto Rico | 9,9 | 17,5 | 80 | 16,7 |
Îles vierges américaines | 10,5 | 21,4 | 14 | 11,3 |
Aruba | 10,0 | 25,9 | 27 | 15,1 |
Argentine | 8,3 | 34,3 | 1 962 | 30,0 |
Brésil | 8,4 | 12,9 | 11 774 | 29,7 |
Guyane | 7,3 | 56,5 | 825 | 39,2 |
Chili | 8,7 | 21,7 | 1 688 | 27,0 |
Colombie | 8,0 | 19,0 | 8 668 | 32,8 |
Pérou | 7,8 | 42,2 | 1 196 | 34,9 |
Uruguay | 8,5 | 45,9 | 259 | 29,0 |
Venezuela | 8,6 | 24,2 | 4 873 | 28,0 |
Bolivie | 6,9 | 30,8 | 305 | 42,9 |
Surinam | 8,0 | 56,8 | 74 | 32,8 |
Équateur | 7,8 | 26,5 | 894 | 34,8 |
Guinée française | 9,5 | 55,0 | 20 | 19,5 |
Paraguay | 7,2 | 25,2 | 163 | 40,3 |
Fidji | 8,1 | 45,1 | 195 | 32,4 |
Nouvelle-Calédonie | 10,3 | 19,1 | 47 | 13,2 |
Vanuatu | 10,3 | 19,0 | 21 | 12,8 |
Les Salomons | 10,3 | 27,3 | 11 | 12,9 |
Îles Soloman | 10,4 | 0,0 | 1 | 11,9 |
Tuvalu | 10,3 | 0,0 | 3 | 12,7 |
Commonwealth des Mariannes du Nord | 7,5 | 22,2 | 9 | 37,6 |
Kiribati | 7,7 | 25,0 | 4 | 35,5 |
Guam | 7,0 | 0,0 | 5 | 41,8 |
États fédérés de Micronésie | 10,4 | 0,0 | 1 | 11,6 |
Îles Cook | 8,8 | 0,0 | 3 | 25,7 |
Wallis et Futuna | 10,2 | 100,0 | 1 | 13,4 |
Samoa américaines | 7,4 | 0,0 | 1 | 38,3 |
Samoa occidentales | 7,5 | 17,6 | 17 | 37,5 |
Polynésie française | 10,4 | 15,9 | 63 | 12,4 |
Tonga | 7,7 | 17,4 | 23 | 35,5 |
République des Maldives | 7,7 | 11,6 | 43 | 35,5 |
Île Maurice | 8,3 | 59,3 | 805 | 30,2 |
La Réunion | 10,4 | 15,0 | 207 | 12,2 |
Seychelles | 9,2 | 41,0 | 78 | 22,6 |
Comores | 6,5 | 31,1 | 61 | 46,4 |
Mayotte | 7,5 | 50,0 | 2 | 37,7 |
Îles du Cap-Vert | 7,4 | 18,2 | 22 | 38,6 |
Îles Falkland | 10,3 | 0,0 | 2 | 12,7 |
Sao Tomé-et-Principe | 6,6 | 50,0 | 4 | 45,4 |
République démocratique du Timor-Oriental | 5,9 | 0,0 | 1 | 51,5 |
Source : Base de données sur la dynamique canadienne entre employeurs et employés (BDDCEE), Fichier des résidents temporaires, 1990 à 2013. |
Caractéristiques des immigrants qui sont des anciens étudiants étrangers
Après avoir considéré la taille et les caractéristiques de la population des étudiants étrangers et les facteurs associés à leur transition vers le statut de résident permanent, nous poursuivons l’analyse de certaines caractéristiques associées aux étudiants étrangers devenus résidents permanents.
Comme nous l’avons mentionné précédemment, le système de points utilisé par le Canada pour la sélection des résidents permanents de la catégorie de l’immigration économique a été modifié au cours des années 2000. Plus précisément, les demandeurs principaux relevant de cette catégorie reçoivent des points supplémentaires s’ils font partie du groupe d’âge le plus actif, s’ils maîtrisent une langue officielle, s’ils ont une expérience professionnelle au Canada et s’ils détiennent un diplôme universitaireNote 13. Des changements dans les caractéristiques des étudiants étrangers devenus résidents permanents au Canada ont été observés dans les années ayant suivi la mise en œuvre de ces modifications.
Parmi les étudiants étrangers ayant obtenu le droit d’établissement, on constate une augmentation du nombre de leurs années d’études au Canada. Notamment, la proportion d’entre eux ayant fait au moins trois années d’études au Canada est passée de 57 % pour la cohorte du début des années 1990 à 79 % pour la cohorte du début des années 2000. L’allongement de la durée des études rend compte de la proportion croissante d’étudiants étrangers qui fréquentent un établissement postsecondaire plutôt qu’une école primaire ou secondaire, ainsi que de l’augmentation de leur profil d’âge (tableau 3).
Date d’obtention du premier permis d’études | |||
---|---|---|---|
1990 à 1994 | 1995 à 1999 | 2000 à 2004 | |
pourcentage | |||
Nombre d'années d’études au Canada avant l’obtention du droit d’établissement | |||
2 ans ou moins | 42,6 | 33,6 | 20,6 |
3 à 4 ans | 40,5 | 42,9 | 52,7 |
5 ans ou plus | 16,9 | 23,5 | 26,7 |
Possédaient un permis de travail au Canada avant l’obtention du droit d’établissement | |||
Avec un niveau élevé de compétences | 19,8 | 18,1 | 22,3 |
Avec un niveau faible de compétences | 4,1 | 2,5 | 3,6 |
Niveau de compétences inconnu | 17,2 | 16,8 | 25,0 |
Ne possédaient aucun permis de travail | 58,9 | 62,5 | 49,1 |
Âge au moment de l’obtention du droit d’établissement | |||
Moins de 18 ans | 24,8 | 19,1 | 9,7 |
De 18 à 24 ans | 23,6 | 18,7 | 19,6 |
25 ans et plus | 51,6 | 62,2 | 70,8 |
Niveau de scolarité au moment de l’obtention du droit d’établissement | |||
Primaire et secondaire | 43,1 | 31,4 | 21,5 |
École de métiers | 5,3 | 2,9 | 2,1 |
Autres études postsecondaires | 15,4 | 16,7 | 20,1 |
Baccalauréat | 17,0 | 25,9 | 35,4 |
Supérieur au baccalauréat | 19,2 | 23,1 | 20,8 |
Connaissance d'une langue officielle du Canada au moment de l’obtention du droit d’établissement | |||
Langue maternelle anglaise | 17,9 | 15,6 | 10,2 |
Langue maternelle française | 6,6 | 8,2 | 7,1 |
Autre langue maternelle, parlaient l’anglais | 54,6 | 55,1 | 62,6 |
Autre langue maternelle, parlaient le français | 3,6 | 3,0 | 2,0 |
Autre langue maternelle, parlaient le français et l’anglais | 5,1 | 8,5 | 11,3 |
Ne parlaient ni le français ni l’anglais | 12,3 | 9,8 | 6,8 |
Catégorie d’immigration | |||
Économique, demandeur principal | 30,0 | 39,3 | 47,7 |
Économique, conjoint(e) ou personne à charge | 32,1 | 25,8 | 22,0 |
Regroupement familial | 30,4 | 27,7 | 22,5 |
Réfugié | 4,7 | 6,6 | 7,7 |
Autre | 2,9 | 0,6 | 0,1 |
Nombre d’observations | 41 000 | 44 000 | 71 000 |
Source : Base de données sur la dynamique canadienne entre employeurs et employés (BDDCEE), Fichier des résidents temporaires, Fichier d'établissement des immigrants, 1990 à 2004. |
Par ailleurs, la proportion des anciens étudiants étrangers âgés de 25 ans ou plus au moment de l’obtention du droit d’établissement est passée de 52 % pour la cohorte du début des années 1990 à 71 % pour la cohorte du début des années 2000, et la proportion de ceux qui étaient détenteurs d’un grade universitaire est passée de 36 % à 56 %, respectivement. La proportion de ceux qui ont obtenu un permis de travail avant leur établissement a également augmenté au fil des cohortesNote 14.
Enfin, des changements d’une cohorte à l’autre ont eu lieu dans les catégories d’admission pour l’obtention du statut de résident permanent. Plus particulièrement, entre la cohorte du début des années 1990 et celle du début des années 2000, la proportion des anciens étudiants étrangers qui ont obtenu leur statut de résident permanent à titre de demandeurs principaux de la catégorie de l’immigration économique est passée de 30 % à 48 %. Cette tendance coïncide avec la modification des politiques d’immigration mentionnée précédemment ainsi qu’avec l’évolution générale des caractéristiques de la population des étudiants étrangers au CanadaNote 15.
En somme, au cours des années 1990 et 2000, les immigrants qui étaient auparavant des étudiants étrangers ont allongé la durée de leurs études au Canada, sont devenus plus susceptibles d’avoir fait des études postsecondaires, plus susceptibles d’avoir obtenu un permis de travail avant leur établissement, et plus susceptibles d’être dans la vingtaine au moment de l’obtention de leur droit d’établissement. La question de savoir si ces changements ont, par la suite, amélioré les résultats de ce groupe sur le marché du travail devra faire l’objet d’une recherche ultérieure.
Conclusion
Cette étude a montré que le nombre d’étudiants étrangers au Canada a graduellement augmenté depuis les années 1990 et que les caractéristiques de cette population ont évolué au fil du temps. Une proportion croissante d’étudiants étrangers arrivent au pays à 18 ans ou plus pour poursuivre des études universitaires. La répartition des régions d’origine a également évolué. Alors que le Japon et les États-Unis constituaient les deux principaux pays d’origine dans les années 1990, ils ont été remplacés par la Corée du Sud et la Chine au début des années 2000, puis par la Chine et l’Inde au début des années 2010.
Cette étude a également examiné les taux de transition des étudiants étrangers vers le statut de résident permanent. Selon la cohorte d’arrivée au Canada, entre 20 % et 27 % des étudiants étrangers sont devenus résidents permanents dans les 10 ans ayant suivi l’obtention de leur premier permis d’études. Cependant, les taux de transitions variaient considérablement selon le pays d’origine. Les étudiants étrangers en provenance des pays les moins développés (ayant un PIB plus faible par habitant) affichaient généralement des taux de transition plus élevés que ceux originaires de pays ayant un PIB par habitant plus élevé.
Enfin, entre le début des années 1990 et le début des années 2000, les modalités de transition vers le statut de résident permanent des étudiants étrangers ont connu un changement majeur. Au fil du temps, les anciens étudiants étrangers sont devenus de plus en plus nombreux à demander le statut de résident permanent à titre de demandeur principal plutôt qu’à titre conjoint ou personne à charge dans le cadre de la catégorie de l’immigration économique ou de la catégorie du regroupement familial. Dans le même ordre d’idées, les anciens étudiants étrangers sont plus nombreux à devenir résidents permanents à un âge d’activité maximale, à maîtriser une langue officielle du Canada ou les deux, et à avoir obtenu de l’expérience professionnelle et un grade universitaire au Canada.
Yuqian Lu est chercheuse et Feng Hou, chercheur principal, à la Division de l’analyse sociale et de la modélisation de Statistique Canada.
Début de l'encadré
Sources de données, méthodes et définitions
Sources de données
La Base de données sur la dynamique canadienne entre employeurs et employés (BDDCEE) est la principale source de données pour cette étude. La BDDCEE est une banque de données d’appariement entre les entreprises et les employés créée et maintenue par Statistique Canada offrant des liens avec divers ensembles de données administratives et contenant différents renseignements sur les entreprises canadiennes et les personnes qu’elles emploient.
Aux fins de l’étude, deux sources de données de la BDDCEE ont été utilisées pour élaborer le fichier d’analyse. La première source est le Fichier des résidents temporaires (RT) de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC), qui renferme des données sociodémographiques et administratives tous les résidents non permanents du Canada. Parmi ces derniers, les étudiants étrangers ont été définis comme quiconque a un jour possédé un permis d’études délivré par CIC.
La deuxième source de données est le Fichier d’établissement des immigrants (FEI), qui renferme les caractéristiques socioéconomiques, au moment de leur établissement, des immigrants arrivés au Canada depuis 1980. Dans le cadre de cette étude, nous avons tenu compte des caractéristiques suivantes au moment de l’établissement : niveau le plus élevé de scolarité, catégorie d’immigration, langue maternelle et connaissance autodéclarée des langues officielles.
Dans cet article, le nombre d’étudiants étrangers fait référence au nombre total d’étudiants étrangers venus au Canada et ayant obtenu un permis d’études pour la première fois; on parle alors également du nombre d’entrées « initiales ». La plupart des rapports statistiques publiés par CIC incluent, parmi les étudiants étrangers, ceux dont le permis a été renouvelé ou qui sont revenus au Canada après en être sortis; les chiffres de cette étude ne sont donc pas comparables avec ceux des rapports officiels de CIC.
Fin de l'encadré
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