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L'emploi et le revenu en perspective

SyndicalisationPDF

Août 2007

Les taux de syndicalisation durant les premières moitiés de 2006 et 2007

Le nombre moyen d’employés rémunérés au cours du premier semestre de 2007 s’est établi à 14,1 millions, en hausse de 283 000 par rapport à la même période un an plus tôt (tableau 1). Les effectifs syndicaux durant la même période ont progressé de 72 000 pour s’établir à 4,2 millions. Comparativement à l’an passé, l’emploi a moins crû alors que les effectifs syndicaux se sont accentués davantage. Par conséquent, le taux de syndicalisation est demeuré inchangé à 29,7 %.

Le taux de syndicalisation a diminué légèrement chez les hommes et les femmes. Le taux de syndicalisation des femmes, se situant à 30,0 % en 2007, a continué de surpasser celui des hommes (29,3 %).

Le taux de syndicalisation a légèrement augmenté dans le secteur public, passant à 71,7 %, mais est demeuré inchangé dans le secteur privé (17,0 %).

Sept provinces ont vu leur taux de syndicalisation augmenter. Des diminutions ont été enregistrées au Québec, en Saskatchewan et en Alberta (graphique A).

Le taux de syndicalisation est passé de 23,2  % à 22,9 % chez les travailleurs à temps partiel, mais il n’a pas changé chez les travailleurs à temps plein (31,2 %).

Le taux de syndicalisation est demeuré à 30,2 % chez les employés permanents, mais il a diminué pour passer à 25,8 % chez les non-permanents. Ce taux a diminué dans les établissements de travail de moins de 20 employés et dans ceux de 100 à 500 employés. Par contre, il a augmenté dans les établissements de plus de 500 employés et dans ceux de 20 à 99 employés.

La syndicalisation a augmenté dans 8 des 16 grands groupes d’industries : administrations publiques; construction; information, culture et loisirs; commerce; services aux entreprises, aux bâtiments et autre; autres services; finance, assurances, services immobiliers et location et, enfin, hébergement et restauration. Elle a demeuré stable pour les métiers, transport et machinerie et pour les ventes et services. Par contre, elle a reculé dans le reste des groupes d’industries (graphique B).

Parmi les 10 principaux groupes de professions, la syndicalisation a augmenté dans trois d’entre eux, à savoir les affaires, la finance et l’administration, les sciences naturelles et appliquées ainsi que la gestion. Mais elle a demeuré stable pour les services professionnels, scientifiques et techniques et a chuté dans les autres (graphique C).

Le nombre d’employés non syndiqués mais assujettis à une convention collective était de 308 000 en moyenne, légèrement en baisse par rapport aux 316 000 enregistrés l’année précédente (voir Akyeampong, 2000, pour une description de ce groupe).

Moyennes annuelles de 2006

Près de 4,1 millions d’employés, soit 29,4 %, étaient membres d’un syndicat en 2006, et quelque 320 000 autres, soit 2,3 %, étaient assujettis à une convention collective (tableau 2).

Les employés du secteur public, à savoir ceux des administrations publiques, des sociétés d’État ainsi que des établissements d’enseignement et des hôpitaux publics, étaient quatre fois plus susceptibles d’appartenir à un syndicat que leurs homologues du secteur privé (71,0 %, contre 17,0 %).

Près du tiers des employés à temps plein étaient syndiqués, contre environ un quart des travailleurs à temps partiel. En outre, près du tiers des employés permanents appartenaient à un syndicat, contre un quart des travailleurs non permanents.

Des taux de syndicalisation élevés ont été enregistrés chez les travailleurs de 45 à 54 ans (39,0 %), chez les titulaires d’un certificat ou diplôme d’études postsecondaires (33,3 %) ou, d’un grade universitaire (33,2 %), chez les travailleurs du Québec (36,4 %) et de Terre-Neuve-et-Labrador (35,6 %), ainsi que chez ceux des services d’enseignement (68,2 %), des administrations publiques (66,9 %), des services publics (65,4 %) et chez les travailleurs de la santé (61,4 %).

De faibles taux de syndicalisation ont été relevés chez les travailleurs âgés de 15 à 24 ans (13,4 %), chez les travailleurs de l’Alberta (22,3 %), chez les travailleurs du secteur agricole (4,0 %) et des services professionnels, scientifiques et techniques (4,6 %) ainsi que chez les titulaires de postes de gestion (7,7 %).

Les différences entre hommes et femmes

En 2006, le taux de syndicalisation des femmes (29,7 %) a, pour la troisième année consécutive, surpassé celui des hommes (29,1 %).

Ce taux était beaucoup plus bas chez les hommes travaillant à temps partiel que chez leurs homologues travaillant à temps plein (17,7 %, contre 30,4 % respectivement), mais l’écart a été moins important chez les femmes (25,4 %, contre 31,1 %).

Dans le secteur public, le taux de syndicalisation des femmes (72,7 %) a été supérieur à celui des hommes (68,3 %). Cette différence s’explique par la présence des femmes dans les administrations publiques ainsi que dans les secteurs de l’enseignement et de la santé. Toutefois, dans le secteur privé, seulement 12,4 % des femmes étaient syndiquées, contre 20,9 % des hommes. Ce taux plus faible reflète la prédominance des femmes dans les professions liées à la vente et à plusieurs catégories de services.

Un taux de syndicalisation supérieur à la moyenne a été enregistré chez les hommes titulaires d’un certificat ou d’un diplôme d’études postsecondaires (33,5 %). Dans le cas des femmes, le taux le plus élevé a été observé chez les titulaires de diplômes universitaires (38,9 %), ce qui correspond au niveau de syndicalisation des professions de la santé et de l’enseignement, par exemple.

Parmi les travailleurs permanents, les hommes (29,9 %) affichaient un taux de syndicalisation presque identique à celui des femmes (30,1 %). Chez les employés non permanents, les femmes étaient plus syndiquées que les hommes (27,2 %, contre 23,1 % respectivement).

Rémunération et heures habituelles moyennes

Les postes d’emploi syndiqués sont généralement mieux rémunérés que les postes non syndiqués (tableau 3). Cependant, des facteurs autres que les dispositions de la négociation collective jouent également un rôle. Parmi ces facteurs, citons les divergences de répartition des employés syndiqués par âge, sexe, durée d’emploi, branche d’activité, profession, taille de l’entreprise et lieu de travail.

L’effet de ces facteurs n’est pas abordé ici, mais il est clair qu’il existe certaines caractéristiques liées aux travailleurs syndiqués et à leurs emplois que l’on associe à des salaires plus élevés. Par exemple, le taux de syndicalisation est plus élevé chez les travailleurs plus âgés, les personnes au niveau de scolarité élevé, les travailleurs ayant longtemps occupé leur emploi et chez ceux travaillant dans de grands établissements. Si l’on ne peut attribuer tous les écarts en matière de salaires et d’avantages sociaux à la situation syndicale uniquement (Akyeampong, 2002), l’avantage salarial des emplois syndiqués a été estimé à 7,7 %, après ajustement en fonction des caractéristiques de l’employé et du lieu de travail (Fang et Verma, 2002).

En 2006, la rémunération horaire moyenne des travailleurs syndiqués était plus élevée que celle des travailleurs non syndiqués, tant chez les travailleurs à temps plein (23,34 $, contre 19,84 $) que chez les travailleurs à temps partiel (19,36 $, contre 12,00 $).

En plus d’avoir touché une rémunération horaire plus élevée, les travailleurs à temps partiel syndiqués ont généralement travaillé plus d’heures par semaine que les travailleurs à temps partiel non syndiqués (19,3 heures, contre 16,9 heures). De ce fait, la rémunération hebdomadaire moyenne des premiers représentait à peu près le double de celle des seconds (378,88 $, contre 208,22 $).

En moyenne, la rémunération horaire des travailleuses à temps plein syndiquées représentait 94 % de celle de leurs collègues masculins. Par contre, les travailleuses à temps partiel ont touché 12 % plus que leurs homologues masculins.

Ententes salariales, inflation et conflits de travail

En 2006, les gains salariaux ont atteint le même niveau que le taux d’inflation, soit 2,5 % (tableau 4). Au cours des quatre premiers mois de 2007, la moyenne des gains salariaux était de 3,0 %, ce qui est plus d’un point de pourcentage supérieur au taux d’inflation (1,9 %).

Les gains salariaux dans le secteur privé (2,1 %) étaient inférieurs en 2006 à ce qu’ils étaient dans le secteur public (2,6 %). L’écart s’est élargi dans les quatre premiers mois de 2007. Les gains dans les deux secteurs étaient de 2,5 % et 3,6 % respectivement.

Plusieurs facteurs influent sur les statistiques annuelles sur les grèves, les lock-out et les jours-personnes perdus, à savoir les calendriers de négociations collectives, la taille des syndicats concernés, la durée des grèves ou des lock-out et la conjoncture économique. Le nombre de conventions collectives devant être renouvelées au cours d’une année donnée détermine les possibilités de conflits de travail. La taille des syndicats et la durée des grèves ou des lock-out influent sur le nombre de jours-personnes perdus, alors que la conjoncture économique influe sur la probabilité de conflits de travail, vu que ceux-ci sont légalement possibles.

Le nombre estimé de jours-personnes perdus en raison de grèves et de lock-out a plus que doublé, passant de 1,7 million en 2003 à 4,1 millions en 2005. En 2006, toutefois, ce nombre a fortement chuté, atteignant 813 000.

 



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Date de modification : 2014-05-14 Avis importants