Analyse du ralentissement du marché du travail

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Par Jason Gilmore et Sébastien LaRochelle-Côté

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Le marché du travail canadien a connu une perte de plus de 400 000 emplois au cours des 12 premiers mois de la récente période de ralentissement économique.

Bien que les pertes d'emploi initiales aient été plus appréciables dans la récente période de ralentissement économique que dans les périodes de ralentissement des années 1980 et 1990, les niveaux d'emploi se sont stabilisés plus rapidement.

Comme dans les périodes de ralentissement économique antérieures, le nombre de personnes sans emploi en âge de travailler a augmenté. Entre octobre 2008 et octobre 2010, le nombre de non-travailleurs a augmenté de 800 000. Ces augmentations se sont produites à la fois chez les chômeurs (341 000) et chez les inactifs (458 000).

Les changements notés chez les chômeurs ne résultaient pas seulement des mises à pied. Malgré l'augmentation de 30 % du nombre de mises à pied au cours de la période, d'autres catégories, telles que les personnes qui intègrent la population active ou la réintègrent à la suite d'une période d'inactivité sur le marché du travail (33 %), ont également augmenté. Au cours des périodes de ralentissement économique précédentes, les mises à pied représentaient un plus grand pourcentage de l'augmentation du chômage.

La croissance de la population inactive était principalement attribuable à l'augmentation du nombre d'étudiants et, dans une moindre mesure, du nombre de personnes âgées. Bien que le nombre de chercheurs découragés ait augmenté, ce groupe ne représentait toujours que moins de 1 % des inactifs.

Malgré le fait que l'emploi ait repris de la vigueur plus rapidement que lors de périodes de ralentissement antérieures, le nombre de travailleurs à temps partiel qui auraient aimé travailler à temps plein a augmenté de 20 % au cours de la période de ralentissement. En date d'octobre 2010, le marché du travail du Canada comptait toujours 113 000 travailleurs à temps plein de moins qu'en octobre 2008.

Les diverses mesures du chômage qui englobent les chercheurs découragés, les personnes aux limites de la population active et les travailleurs à temps partiel involontaire peuvent être calculées. Le fait de regrouper ces trois catégories avec les chômeurs accroîtrait le taux de chômage d'environ 25 %, mais produirait un taux qui évoluerait parallèlement au taux de chômage courant.