Tableau de bord sur l’économie du Canada et la COVID‑19

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 7 mai 2021

L'emploi s'est replié de 207 000 en avril dans le contexte du resserrement des mesures sanitaires dans plusieurs régions au pays, et les pertes ont touché l'emploi à temps plein et l'emploi à temps partiel. Les trois quarts de la baisse globale sont attribuables aux pertes enregistrées en Ontario, et la moitié concernait les jeunes de 15 à 24 ans.

Au cours des derniers mois, les niveaux de l'emploi dans plusieurs industries de services à forte intensité de contact ont évolué en parallèle aux mesures sanitaires. L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration a reculé de 59 000 en avril, sous l'effet notamment des pertes subies en Ontario et en Colombie-Britannique, où les interdictions visant les salles à manger intérieures ont été réinstaurées à la fin de mars et au début d'avril. Quant au commerce de détail, l'emploi y a diminué de 84 000 après l'imposition, en Ontario, en Alberta et dans différentes régions du Québec, de restrictions plus strictes visant les commerces non essentiels.

Par suite du recul de l'emploi en avril, les pertes nettes observées depuis le début de la pandémie se sont élevées à 503 000. Plus de la moitié de ces pertes concernent les jeunes : en avril, l'emploi chez les jeunes femmes était de 164 000 en dessous du niveau de février 2020, soit avant la pandémie, alors que chez les jeunes hommes, il y était inférieur de 99 000. Plus des deux tiers des pertes nettes de l'emploi enregistrées depuis le début de la pandémie sont survenues dans le secteur des services d'hébergement et de restauration.

En avril, le taux de chômage au Canada s'est accru pour passer à 8,1 %. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, ce taux s'est élevé à 16,1 %, alors que se situait à 10,4 % à la pandémie.

Le taux de sous-utilisation de la main d'œuvre — c'est-à-dire la proportion de personnes au sein de la population active qui sont au chômage, qui veulent un emploi, mais n'en ont pas cherché un, ou qui sont en emploi, mais ont travaillé moins de la moitié de leurs heures de travail habituelles — a augmenté de 2,3 point de pourcentage en avril pour passer à 17,0 %.

En avril, 5,1 millions de Canadiens travaillaient à domicile, en hausse de 100 000 par rapport au mois précédent. Le nombre de Canadiens qui se sont adaptés à la COVID‑19 en travaillant à partir de leur domicile dépasse toujours la barre du 3 millions.

Le 4 mai, l'organisme a diffusé son rapport sur le commerce de marchandises pour le mois de mars. Selon celui-ci, l'activité commerciale a repris de la vigueur vers la fin du trimestre, alimentée par la croissance marquée et généralisée des importations. Se chiffrant à 102,4 milliards de dollars, le commerce total de marchandises a atteint en mars son plus haut niveau depuis mai 2019. Il s'agit de la première fois depuis le début de la pandémie que les exportations ainsi que les importations ont dépassé leurs niveaux prépandémie. Après deux excédents commerciaux mensuels consécutifs, la balance commerciale de marchandises du Canada est retournée en position déficitaire (-1,1 milliard de dollars) en mars. Près de la moitié du changement dans la balance commerciale est attribuable à la diminution de l'excédent au chapitre des produits énergétiques.

Globalement, les exportations ont progressé de 0,3%, sous l'effet notamment des exportations accrues de véhicules automobiles et de leurs pièces, ainsi que de minerais. Dans l'industrie automobile, les effets du ralentissement de la production ont moins prononcés qu'au mois précédent. De plus, après avoir chuté en février, les exportations de minerais de fer ont rebondi en mars. En tout, les exportations non énergétiques ont atteint 41,2 milliards de dollars en mars, s'élevant au troisième rang des plus hauts niveaux jamais enregistrés.

Bien que la baisse des exportations de produits énergétiques ait modéré l'augmentation globale, les exportations de marchandises se sont élevées à 50,6 milliards de dollars et étaient de 5,9 % supérieures à ce qu'elles étaient avant la pandémie.

Quant aux importations, elles ont affiché une croissance globale de 5,5 % en février, portées par la hausse des expéditions de produits énergétiques et de véhicules automobiles et de leurs pièces. Les importations accrues de biens de consommation ont aussi contribué à la croissance générale. Dans l'ensemble, les importations de marchandises se sont chiffrées à 51,8 milliards de dollars, dépassant de 2,9 % leur niveau d'avant la pandémie.

Après trois baisses consécutives, les importations de biens médicaux et de protection, mesurées sur une base douanière, ont bondi de 22,6 % pour se chiffrer à 3,2 milliards de dollars en mars. Cette croissance est en grande partie attribuable aux importations d'équipement et de produits médicaux, et d'outils de diagnostic. Les importations de «  vaccins pour la médecine humaine autre que pour l'influenza », catégorie qui comprend les vaccins contre la COVID‑19, se sont accrues de 77,1 % en mars pour atteindre un niveau record de 189 millions de dollars. D'autres hausses sont prévues pour les prochains mois.

Le 4 mai, Statistique Canada a aussi diffusé les données sur le commerce de services de mars. Celles-ci indiquent que le commerce international de services du Canada a progressé au cours de mois, à la faveur d'une augmentation des recettes et paiements au chapitre des services commerciaux. Malgré cette croissance, le commerce de services était inférieur d'un quart à son niveau prépandémie. La plus grande partie de la baisse observée depuis le début de la pandémie est attribuable à la diminution des recettes et paiements pour les services de voyages.

Les données sur les permis de bâtir pour le mois de mars ont également été diffusées le 4 mai. Stimulée par l'effervescence du marché résidentiel, la valeur des permis délivrés a atteint un niveau record pour une troisième fois en trois mois. Dans le secteur non résidentiel, la valeur des permis a progressé de 15,9 % en mars, dépassant la barre du 8 milliards de dollars pour la toute première fois. La valeur des permis délivrés pour les logements unifamiliaux s'est accrue de 7,6 % pour s'élever à 3,8 milliards de dollars, alors que celle des permis pour les logements multifamiliaux a atteint un sommet historique de 4,3 milliards de dollars. Dans ensemble, la valeur totale des permis de construction résidentielle en mars était supérieure de 47 % à son niveau prépandémie.

Il est maintenant possible de consulter la plus récente édition de la publication Nouvelles économiques canadiennes, laquelle offre un résumé de certains événements touchant l'économie canadienne et de faits nouveaux sur la scène internationale et dans les marchés financiers.

Diffusions à venir : Le 11 mai, Statistique Canada diffusera l'indicateur avancé du volume de voyageurs transfrontaliers pour le mois d'avril. Le 12 mai, les données sur l'investissement construction de bâtiments pour le mois de mars seront diffusées, suivies, le 14 mai, par celles de la fabrication, également pour le mois de mars.

Données

Les données utilisées pour créer cette application Web interactive proviennent des tableaux de données suivants :

Début du tableau de bord interactif visuel
Intégrer ce produit
Fin du tableau de bord interactif visuel

Renseignements supplémentaires

Notes

Ce tableau de bord présente certaines données utiles pour surveiller les répercussions de la COVID‑19 sur l’activité économique au Canada. Il comprend des données relatives à un éventail d’indicateurs mensuels (PIB réel, prix à la consommation, emploi, exportations et importations de marchandises, ventes au détail, heures travaillées, ventes des fabricants) ainsi que des données mensuelles sur les mouvements d’aéronefs, les chargements ferroviaires et les voyages entre le Canada et les autres pays.

Les estimations sont présentées pour la période allant de janvier 2019 au mois de référence en cours pour chaque série de données. Les renseignements seront actualisés dès que de nouvelles données seront accessibles, et d’autres séries pourraient être ajoutées au tableau de bord si les circonstances le justifient.

Mise à jour de la semaine précédentes

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 30 avril 2021

L'activité économique a encore repris de la vigueur en février, quoique à un rythme plus modéré. Stimulé par la production accrue du commerce de détail et de la construction, le PIB réel s'est accru de 0,4 %, après avoir progressé de 0,7 % le mois précédent. Cette augmentation enregistrée en février représente la dixième hausse mensuelle consécutive de la production à l'échelle de l'économie, depuis les baisses historiques observées en mars et avril 2020. L'activité économique totale en février est cependant restée inférieure de 2,2 % à son niveau prépandémie.

Après avoir fléchi pendant deux mois d'affilée, la production du secteur du commerce de détail a progressé de 4,5 % dans la foulée de l'assouplissement des mesures de confinement dans plusieurs régions au pays. Les commerces qui dépendant davantage de la présence de leur clientèle en magasin ont affiché la plus forte reprise de leur activité. Dans l'ensemble, l'activité du commerce de détail en février était de 2,2 % supérieure à ce qu'elle était avant la pandémie.

Le secteur de la construction a poursuivi sa croissance en février, porté par une augmentation marquée de la production dans la composante résidentielle. Après avoir enregistré des hausses pendant neuf des dix derniers mois, la construction de bâtiments résidentiels s'est élevée à 15,3 % au-dessus de son niveau prépandémie.

L'activité du secteur des services d'hébergement et de restauration s'est accrue de 3,5 %, après avoir diminué pendant cinq mois consécutifs. En février, la production dans ce secteur était d'environ 40 % en deçà de son niveau observé avant la pandémie.

L'augmentation générale enregistrée en février a été modérée par des baisses dans les industries de l'extraction minière et de l'extraction de pétrole et de gaz. L'extraction de sables bitumineux a diminué de 4,8 %, après cinq mois de croissance soutenue. Le secteur de la fabrication s'est aussi replié en février, la pénurie mondiale de semi-conducteurs ayant eu des répercussions sur les niveaux de production dans l'industrie automobile.

Statistique Canada a diffusé une estimation avancée du PIB réel de mars, et les renseignements provisoires indiquent une augmentation de 0,9 %. De plus, cette estimation avancée laisse entrevoir une croissance d'environ 1,6 % du PIB réel pour le premier trimestre de 2021.

L'emploi salarié a affiché un léger rebond en février, après l'assouplissement des mesures de confinement dans plusieurs régions au pays. Le nombre d'employés recevant une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur a augmenté de 43 400, après avoir diminué de près de 136 000 le mois précédent. La baisse générale observée en février est principalement attribuable aux hausses enregistrées au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique.

Après trois mois consécutifs de baisses substantielles, l'emploi salarié dans le secteur des services d'hébergement et de restauration a augmenté de 14 700. Quant au secteur du commerce de détail, après avoir affiché une baisse marquée en janvier, l'emploi salarié y a augmenté de 13 300 en février.

La hausse de l'emploi salarié en février a été plus faible que la hausse de l'emploi mesurée par l'Enquête sur la population active. La différence observée est attribuable en partie au délai dans le versement de la première paie aux nouveaux employés et à ceux qui sont retournés travailler. L'emploi salarié total en février était de 6,8 % inférieur à son niveau prépandémie, et les pertes nettes cumulatives depuis le début de la pandémie dépassaient encore la barre du 1,1 million.

Selon les données sur le commerce de détail de février, diffusées le 28 avril, les ventes des détaillants ont rebondi en février (+4,8 %). Cette hausse fait suite aux baisses enregistrées en décembre et janvier, lorsque les ventes au détail ont été ralenties par les mesures de confinement instaurées dans le centre du Canada. Près des trois quarts de la croissance générale en février est attribuable à la hausse des ventes au Québec.

Les ventes des services de restauration et débits de boissons ont augmenté de 6,7 % pour se chiffrer à 4,4 milliards de dollars en février. Cette croissance est reliée notamment aux ventes accrues des restaurants à service complet et des débits de boissons alcoolisées, lesquelles ont progressé après l'assouplissement des mesures sanitaires dans plusieurs provinces. Ce sont l'Ontario, l'Alberta et le Québec qui ont affiché les plus fortes hausses en dollars. Sur une base non désaisonnalisée, toutefois, les ventes totales en février étaient de 34,2 % inférieures à leur niveau prépandémie.

Les statistiques sur l'aviation civile pour le mois de février ont été diffusées le 28 avril et selon celles-ci, la situation est demeurée difficile pour l'industrie du transport aérien. En février, les compagnies aériennes canadiennes ont transporté 482 000 passagers, en baisse de 93,1 % par rapport à un an plus tôt, et de 39,5 % par rapport à janvier 2021. En février, les vols vers le Mexique et les Caraïbes ont été suspendus, et de nouvelles exigences ont été instaurées pour les voyageurs entrant au Canada, à savoir un test de dépistage et un séjour à l'hôtel à leur arrivée au pays. Les recettes d'exploitation des compagnies aériennes se sont chiffrées à 267,9 millions de dollars en février, en baisse de 85,5 % par rapport au même mois un an plus tôt.

Alors que la pandémie continue de restreindre les mouvements des personnes, le transport de marchandises par chemin de fer a augmenté en février. Selon le rapport sur les chargements ferroviaires diffusé le 26 avril, 27,2 millions de tonnes de marchandises ont circulé sur le réseau ferroviaire canadien, en hausse de 1,0 % par rapport à un an plus tôt. Il s'agit d'un quatrième mois consécutif de croissance d'une année à l'autre. Les chargements intérieurs de type intermodal (surtout des conteneurs) étaient à l'origine de la plus grande part de l'augmentation observée en février, ceux-ci ayant bondi de 42,0 % par rapport à février 2020, après avoir augmenté de 20,2 % d'une année à l'autre le mois précédent. Il semble que le réapprovisionnement des stocks et l'augmentation des importations de certains biens de consommation en février aient stimulé la demande de transport multimodal conteneurisé, aux fins de l'expédition plus rapide de cargaisons plus volumineuses dans le contexte de la pandémie.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 23 avril 2021

En mars, l'inflation globale prix à la consommation est revenue à son niveau prépandémie, la pression à la baisse exercée par l'effet de glissement annuel, combinée à l'augmentation actuelle des prix, ayant donné lieu à une accélération marquée du taux global. D'une année à l'autre, les prix à la consommation se sont accrus de 2,2 % en mars, affichant leur plus forte hausse depuis février 2020.

L'accélération de l'inflation globale est en grande partie attribuable à l'augmentation des prix de l'essence ayant découlé d'une hausse de la demande mondiale de pétrole et de restrictions à la production dans les pays de l'OPEP+. D'une année à l'autre, les prix de l'essence ont augmenté de 35,3 % en mars, enregistrant leur plus haut taux de croissance en 20 ans. L'inflation des prix à la consommation, excluant l'essence, s'est établie à 1,2 % en mars, en hausse par rapport à 1,0 % en février.

Les prix du logement ont affiché une croissance marquée en mars, portés par la hausse des coûts de construction et de la demande de logements unifamiliaux. D'une année à l'autre, les prix du logement ont progressé de 2,4 % au cours du mois, dépassant la barre du deux pour cent pour la première depuis le début de la pandémie. L'indice du coût de remplacement par le propriétaire, qui rend compte des variations des prix des logements neufs, a augmenté pour un treizième mois d'affilée, dépassant de 7,9 % leur niveau de mars 2020. Pendant ce temps, le coût de l'intérêt hypothécaire a diminué pour un onzième mois d'affilée, et était de 6,3 % inférieur à un an plus tôt.

L'inflation des prix des aliments s'est maintenue à 1,8 % en mars, restant sous la barre du deux pour cent depuis novembre 2020. Les prix des vêtements et des chaussures étaient inférieurs de 5,4 % à ce qu'ils étaient en mars 2020.

Le 22 avril, Statistique Canada a diffusé ses données sur les voyages entre le Canada et les autres pays pour le mois de février. L'avis déconseillant les voyages non essentiels à l'extérieur du pays était toujours en vigueur, tout comme la quarantaine obligatoire de 14 jours. De plus, de nouvelles restrictions ont été imposées le 22 février, selon lesquelles tous les voyageurs qui entrent au Canada par avion, quelle que soit leur citoyenneté, doivent passer un test de dépistage de la COVID‑19 à leur arrivée, et rester dans un hôtel autorisé par le gouvernement en attendant leurs résultats. Le nombre d'arrivées au Canada en provenance des États-Unis et d'autres pays a diminué de 93,6 % d'une année à l'autre, et le nombre de Canadiens qui sont rentrés d'un voyage à l'étranger a diminué de 93,1 %. Un peu moins de 111 800 Canadiens ont pris l'avion pour revenir au Canada en février, en baisse de plus de moitié (-52,1 %) par rapport à janvier.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 16 avril 2021

Après avoir commencé l'année en hausse, les ventes du secteur de la fabrication ont reculé de 1,6 % en février pour s'établir à 55,4 milliards de dollars, les effets de la pénurie mondiale de semi-conducteurs se faisant encore sentir sur les niveaux de production de l'industrie automobile. En effet, les ventes des usines de montage de véhicules automobiles ont diminué de 14,5 % pour passer à 3,3 milliards de dollars, enregistrant une cinquième baisse en sept mois. Les ventes de véhicules automobiles ont donc atteint en février leur niveau le plus bas depuis mai 2020, et étaient de 31 % inférieures à ce qu'elles étaient avant la pandémie. Les ventes de produits en plastique et en caoutchouc ont aussi subi les contrecoups de l'offre limitée de semi-conducteurs, puisque de grandes quantités de produits en plastique sont utilisées comme intrants intermédiaires dans la fabrication de véhicules automobiles.

La baisse générale observée en février a été atténuée par une hausse des ventes des fabricants de produits du pétrole et du charbon, de produits chimiques et de produits en bois. Portées par une hausse soutenue des prix, les ventes de produits du pétrole et du charbon ont enregistré un cinquième mois consécutif de croissance, et ont rebondi pour se situer à environ 15 % de leur niveau d'avant la COVID‑19. Quant aux ventes de produits en bois, elles ont augmenté pour une neuvième fois en dix mois, à la faveur d'une hausse des prix et des volumes, et ont dépassé de presque 70 % leur niveau prépandémie.

Après avoir commencé l'année à un niveau supérieur à celui de février 2020, les ventes totales du secteur de la fabrication ont fléchi en février pour se situer à 0,8 % au-dessous de leur niveau prépandémie.

Le rapport sur le commerce de gros de février, diffusé le 16 avril, indique que ventes des grossistes-marchands ont reculé de 0,7 % au cours du mois, après avoir augmenté de 4,0 % en janvier. La diminution affichée en février est attribuable à la baisse des ventes de matériaux et fournitures de construction, ainsi que de véhicules automobiles et leurs pièces. Malgré cette baisse, le niveau des ventes du commerce de gros en février était le deuxième en importance à ce jour.

La diminution des ventes de matériaux et fournitures de construction (-6,1 %) observée en février a fait suite à une hausse à deux chiffres le mois précédent. Les ventes dans ce sous-secteur, stimulées par la vigueur soutenue du marché du logement, ont affiché une croissance au cours de huit des dix derniers mois et sont restées près de 20 % au-dessus des niveaux prépandémie. Les ventes de véhicules automobiles et leurs pièces ont diminué pour une troisième fois en quatre mois, la pénurie de semi-conducteurs ayant perturbé les chaînes d'approvisionnement de l'industrie automobile. En février, les ventes des grossistes-marchands de véhicules automobiles et de pièces et accessoires pour véhicules automobiles étaient près de 10 % inférieures à ce qu'elles étaient avant la pandémie.

Le 12 avril, Statistique Canada a mis à jour son indice des prix ajusté, lequel permet d'évaluer l'incidence, sur l'inflation générale des prix à la consommation, des changements observés dans les habitudes de dépenser des consommateurs depuis le début de la pandémie. Les estimations tirées de l'indice ajusté sont maintenant accessibles pour la période se terminant en février 2021. La variation d'une année à l'autre de l'indice ajusté était de 1,5 % en février, alors que l'inflation globale des prix à la consommation était de 1,1 %. L'écart entre les deux mesures est resté à 0,4 point de pourcentage depuis septembre 2020.

Le 13 avril, l'organisme a diffusé les Indices expérimentaux de l'activité économique des provinces et territoires pour le mois de référence de décembre 2020. Celles-ci indiquent que le rythme de la reprise a ralenti dans plusieurs régions Au pays à la fin de 2020, sous l'effet du resserrement des mesures sanitaires. Un ralentissement de l'activité économique a été observé en Saskatchewan, en Alberta, en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

Statistique Canada a aussi diffusé, le 14 avril, son rapport sur le commerce international pour 2020, lequel offre une analyse détaillée et contextuelle de la manière dont les événements extraordinaires de la dernière année ont touché l'activité commerciale. Le rapport est accessible ici : Le Quotidien – Commerce international du Canada en 2020 — une année sans précédent.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 9 avril 2021

L'emploi a augmenté de 303 000 en mars, dans le contexte de l'assouplissement continu des restrictions sanitaires dans de nombreuses régions au pays. La croissance enregistrée en mars rend compte de hausses dans les industries qui ont été les plus durement touchées par les mesures de confinement plus tôt cette année. Notamment, l'emploi dans le commerce de détail a augmenté de 95 000, et les hausses cumulatives des deux derniers mois ont permis de récupérer entièrement les baisses subies en janvier. L'emploi dans l'information, la culture et les loisirs a augmenté de 62 000, affichant sa première hausse depuis le mois de septembre. Quant aux services d'hébergement et de restauration, l'emploi s'y est accru de 21 000, après avoir progressé de 65 000 en février.

La croissance de l'emploi à mars a contribué à réduire les pertes nettes enregistrées depuis le début de la pandémie, lesquelles sont passées à 296 000. Plus de la moitié de ces pertes concernent les personnes de 15 à 24 ans : en mars, l'emploi chez les jeunes femmes était de 122 000 en dessous des niveaux de février 2020, soit avant la pandémie, alors que chez les jeunes hommes, il y était inférieur de 39 000.

En mars, le taux de chômage au Canada a fléchi pour s'établir à 7,5 %, son plus faible niveau depuis février 2020. Le taux de chômage chez les personnes de 15 à 24 ans est descendu à 14,0 %. Avant la pandémie, le taux de chômage chez les jeunes se situait à 10,4 %.

Le taux de sous-utilisation de la main d'œuvre — c'est-à-dire la proportion de personnes au sein de la population active qui sont au chômage, qui veulent un emploi, mais n'en ont pas cherché un, ou qui sont en emploi, mais ont travaillé moins de la moitié de leurs heures de travail habituelles — a fléchi de 1,9 point de pourcentage pour se situer à 14,7 % en mars, son plus faible niveau depuis février 2020.

Le 7 avril, Statistique Canada a diffusé son rapport sur le commerce international de marchandises pour le mois de février. Dans l'ensemble, après avoir affiché un rebond au début de l'année, à la faveur d'une hausse des exportations, l'activité commerciale s'est modérée en février. Le commerce de marchandises, stimulé par les exportations, s'est tout de même chiffré à 98,7 milliards de dollars, dépassant pour un deuxième mois consécutif les niveaux observés avant la pandémie de COVID‑19. En février, les exportations totales étaient de 4,1 % supérieures à ce qu'elles étaient au même mois l'an dernier, alors que les importations totales étaient inférieures de 2,8 % à leurs niveaux prépandémie.

La balance du commerce de marchandises était en position excédentaire pour un deuxième mois d'affilée. Il s'agit de la première fois depuis 2016 qu'un excédent a été enregistré pendant deux mois consécutifs.

Dans l'ensemble, les exportations ont fléchi de 2,7 % en février, après avoir commencé l'année avec une croissance de plus de 8 %. La diminution des exportations de métaux, de véhicules automobiles et leurs pièces, et d'aéronefs a contribué au ralentissement. Les exportations de voitures automobiles et de camions légers ont diminué de 11,5 %, de nombreuses usines de montage au Canada ayant été contraintes de ralentir leur production en raison de la pénurie mondiale de semi-conducteurs. Quant aux exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, elles ont affiché en février une cinquième baisse en sept mois, et se sont situées à près de 19 % au-dessous de leurs niveaux prépandémie.

Stimulées par la hausse des prix du gaz naturel attribuable aux conditions métrologiques extrêmes dans le sud des États-Unis, les exportations de produits énergétiques ont enregistré un cinquième mois consécutif de croissance. Cette hausse a partiellement contrebalancé la baisse des exportations de métaux, de véhicules automobiles et leurs pièces, et d'aéronefs.

Les importations totales ont reculé de 2,4 % en février, enregistrant une troisième baisse en quatre mois et atteignant leur plus faible niveau depuis août 2020. La diminution des importations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, ainsi que de produits énergétiques, a contribué à la baisse générale.

Les importations de biens médicaux et de protection, mesurées sur une base douanière, ont diminué de 1,6 % pour s'établir à 2,6 milliards de dollars en février, affichant leur troisième baisse mensuelle consécutive. Les importations d'équipement de protection individuelle ont fléchi au cours du mois, notamment sous l'effet de la baisse des importations d'autre équipement de protection et d'articles de protection du visage et des yeux, lesquelles retournent progressivement aux niveaux observés avant la pandémie de COVID‑19. Les importations de gants ont diminué chaque mois depuis qu'elles ont atteint un sommet en novembre, mais elles étaient encore bien supérieures à leurs niveaux prépandémie.

Les données de février sur le commerce de services ont aussi été diffusées le 7 avril. Dans l'ensemble, le commerce de services du Canada a diminué en février, et est resté inférieur à ses niveaux d'avant la pandémie, soit de plus du quart. La plus grande partie de la baisse observée depuis le début de la pandémie est attribuable à la diminution des recettes et paiements pour les services de voyages.

Le rapport de février sur la construction de bâtiments, diffusé le 9 avril, a mis en relief la vigueur soutenue du marché de logement au Canada. L'investissement en construction résidentielle franchi de nouveaux sommets depuis septembre 2020, et a atteint un niveau record de 12,3 milliards de dollars en février. La majeure partie de la croissance observée est attribuable à la construction de logements unifamiliaux, laquelle a augmenté pour un cinquième mois consécutif et s'est chiffrée à 6,7 milliards de dollars en février.

La dernière édition des Nouvelles économiques canadiennes qui offre un aperçu mensuel concis de certains événements économiques canadiens ainsi que de l'évolution des marchés internationaux et financiers, est maintenant disponible.

Mise à jour de la semaine - Le jeudi 1er avril 2021

L'activité économique a repris de la vigueur au début de 2021, malgré les répercussions des nouvelles mesures de confinement sur les industries à forte intensité de contact dans différentes régions au pays. Après avoir progressé de 0,1 % à la fin de l'année, le PIB réel a augmenté de 0,7 % en janvier, à la faveur de hausses observées dans le commerce de gros, la fabrication et l'extraction de ressources. La croissance affichée en janvier représentait une neuvième augmentation mensuelle consécutive de l'activité économique depuis les baisses record subies en mars et avril 2020. L'activité économique globale en janvier se situait, cependant, à environ 3 % au-dessous de son niveau prépandémie.

Le secteur du commerce de gros a commencé l'année avec une croissance marquée, son activité ayant rebondi après le ralentissement observé en décembre. Les augmentations observées en janvier dans ce secteur ont été généralisées, mais ce sont les grossistes-marchands de machines, de matériel et de fournitures et les grossistes-marchands de matériaux et fournitures de construction qui ont connu les plus fortes hausses. Pour le secteur de la fabrication, l'année s'est aussi amorcée avec une hausse, stimulée par l'activité accrue des fabricants de produits métalliques, des fabricants de machines, et des fabricants de produits en bois. Quant au secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz, celui-ci a affiché un cinquième mois consécutif de croissance, la production dans l'industrie de l'extraction de sables bitumineux s'étant encore accrue.

Après avoir reculé de 6,7 % en décembre, l'activité dans le secteur des services d'hébergement et de restauration a fléchi de 3,0 % en janvier, affichant ainsi une cinquième baisse mensuelle d'affilée. Avec cette nouvelle diminution, la production dans ce secteur tombe à 58 % en deçà de son niveau prépandémie. Le secteur du commerce de détail a aussi commencé l'année avec une baisse, l'activité y ayant reculé de 1,7 % après avoir fléchi de 3,6 % le mois précédent. En janvier, l'activité du commerce de détail était d'environ 3 % au-dessous de son niveau prépandémie.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation avancée du PIB réel de février, et les renseignements provisoires indiquent une augmentation de 0,5 %.

Le rapport sur l'emploi et la rémunération de janvier, diffusé le 30 mars, met en relief les conséquences que subissent encore les services à forte intensité de contact par suite des mesures de confinement. Le nombre d'employés recevant une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur a diminué de 134 500 en janvier, sous l'effet de baisses marquées dans les secteurs du commerce de détail, des services d'hébergement et de restauration, et des arts, spectacles et loisirs. D'octobre à janvier, les pertes cumulatives de l'emploi dans les services d'hébergement et de restauration se sont chiffrées à près de 128 000.

Les employés rémunérés à l'heure figuraient encore parmi les plus durement touchés par les mesures de confinement. En effet, l'emploi parmi ces derniers a reculé pour un troisième mois consécutif, affichant une baisse marquée en janvier. Le nombre d'employés rémunérés à l'heure recevant une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur était de 10,0 % inférieur à son niveau prépandémie. En janvier, l'emploi salarié total était de 7,0 % au-dessous de son niveau prépandémie, et les pertes nettes depuis février 2020 se situaient au-dessus de la barre du 1,1 million.

Le 30 mars, Statistique Canada a diffusé les données de janvier sur les mouvements d'aéronefs. En janvier, un an après que les premiers trajets aériens canadiens ont été suspendus en raison de la COVID‑19, le nombre total de mouvements d'aéronefs a fléchi de 29,8 % par rapport à un an plus tôt. Comparativement à janvier 2020, le nombre de mouvements itinérants a reculé de 41,8 %, tandis que le nombre de mouvements locaux a augmenté de 3,4 %.

Par suite de l'annonce, par les plus grands transporteurs aériens du Canada, de nouvelles réductions de leurs services au premier trimestre de 2021, le nombre de mouvements transfrontaliers (-78,6 %) et de mouvements internationaux (-73,2 %) a encore diminué en janvier.

L'aéroport de Boundary Bay, en Colombie-Britannique, a été le plus achalandé au Canada en janvier, ayant enregistré 13 164 mouvements.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 26 mars 2021

En janvier, les ventes des services de restauration et débits de boissons ont diminué pour un quatrième mois consécutif, rendant compte des baisses marquées survenues quand les restaurants et leur clientèle s'ajustaient au nouveau resserrement des mesures de confinement. Dans l'ensemble, les ventes ont fléchi de 2,8 % pour s'établir à 4,1 milliards de dollars, leur plus faible niveau mensuel depuis mai 2020. Environ 60 % de la baisse générale était attribuable à la diminution des ventes des restaurants à service complet; en effet, les recettes enregistrées par ces derniers en janvier étaient moins de la moitié de ce qu'elles étaient avant la pandémie. Les ventes totales des services de restauration et débits de boissons étaient de 37 % inférieures à leur niveau prépandémie.

Dans son communiqué du 22 mars, Statistique Canada a rapporté que le volume de marchandises transportées par les chemins de fer canadiens en janvier s'est élevé à 32,6 millions de tonnes. Il s'agit d'une troisième augmentation annuelle en trois mois, et d'une croissance de 7,7 % par rapport à janvier 2020. Les chargements de charbon ont bondi de 35,5 % par rapport à un an plus tôt, et les chargements de minerais, de 13,0 %, ce qui pourrait signaler une reprise pour l'industrie de la production d'acier. L'organisme a aussi indiqué, la semaine dernière, que les ventes de l'industrie de la première transformation des métaux se sont accrues pour un quatrième mois d'affilée en janvier. Les chargements ferroviaires de nombreux produits agricoles et alimentaires ont poursuivi leur croissance en janvier. En particulier, les chargements de blé ont augmenté de 28,6 % d'une année à l'autre, après avoir affiché des hausses similaires en novembre et en décembre 2020. Les produits énergétiques ont toutefois connu de nouvelles baisses d'une année à l'autre : notamment, les chargements de mazout et de pétrole brut ont fléchi de 45,1 % en janvier, après avoir affiché des reculs similaires en novembre et en décembre.

Les données de janvier sur les voyages entre le Canada et les autres pays ont été diffusées le 23 mars. À la lumière de la recrudescence des cas d'infection à la COVID‑19 observée dans de nombreuses régions du monde, le gouvernement du Canada a annoncé en janvier l'instauration de restrictions supplémentaires liées aux arrivées internationales par voie aérienne, et le prolongement en février des restrictions existantes liées aux voyages non essentiels entre le Canada et les États-Unis. Par conséquent, le nombre d'arrivées au Canada en provenance des États-Unis et d'autres pays a diminué de 92,3 % de janvier 2020 à janvier 2021, et nombre de résidents canadiens qui sont revenus d'un voyage à l'étranger a fléchi de 90,4 %. Bien que le nombre de Canadiens qui sont revenus au pays par avion ait diminué de 89,9 % en janvier par rapport à un an plus tôt, ils étaient tout de même plus de 233 200 à l'avoir fait au cours du mois, en hausse de plus du tiers par rapport à décembre.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 19 mars 2021

L'inflation globale des prix à la consommation a légèrement progressé en février pour passer à 1,1 %, stimulée notamment par l'augmentation des prix de l'essence. Ces derniers ont augmenté de plus de 6 % de janvier à février, l'accroissement de la demande mondiale ayant poussé les prix d'une année à l'autre dans le territoire positif pour la première fois depuis le début de la pandémie de COVID‑19. L'inflation globale des prix à la consommation s'est établie à 0,5 % en moyenne depuis que l'économie canadienne a commencé à subir les effets de la pandémie en mars 2020, et ce résultat est en grande partie attribuable aux effets de la baisse des prix de l'essence sur le taux global. Sans l'essence, l'inflation des prix à la consommation s'est chiffrée à 1,1 % en moyenne depuis le début de la pandémie.

Les données de février sur l'inflation des prix consommation ont fait ressortir, une fois de plus, la divergence continue entre le coût associé à l'emprunt hypothécaire et les prix des logements neufs. D'un mois à l'autre, le coût de l'intérêt hypothécaire a diminué pour un dixième mois consécutif, la faiblesse des taux d'intérêt ayant encore exercé une pression à la baisse sur les coûts d'emprunt. Pendant ce temps, l'indice du coût de remplacement par le propriétaire a augmenté pour un douzième mois d'affilée, la forte demande de logements unifamiliaux, conjuguée aux prix élevés des matériaux de construction, ayant fait augmenter les prix des logements neufs. Selon l'Indice des prix des logements neufs de février, diffusé le 18 mars, les prix des logements neufs (+1,9 %) ont affiché leur plus forte croissance en plus de 30 ans, la demande élevée combinée à l'offre limitée ayant exercé une pression à la hausse sur les prix dans de nombreuses régions au pays.

Le 19 mars, Statistique Canada a diffusé son rapport sur le commerce de détail de janvier. Après avoir affiché une baisse marquée à la fin de l'année, les ventes dans ce secteur ont reculé de 1,1 % en janvier, les mesures de confinement ayant ralenti l'activité des détaillants au Québec et en Ontario. Cette baisse est attribuable en partie à la diminution des ventes des magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires ainsi que des magasins de meubles et d'accessoires de maison.

Au Québec, les ventes ont chuté de 9,8 % sous l'effet des nouvelles restrictions visant les commerces non essentiels et la vente de produits non essentiels. De plus, en raison du couvre-feu, certains commerces essentiels ont dû réduire leurs heures d'ouverture.

En Ontario, après avoir connu une nette baisse à la fin de l'année, les ventes ont fléchi d'un autre 2,6 % en janvier. Cette diminution est liée notamment à la baisse des ventes de vêtements et d'accessoires vestimentaires.

Sur une base non désaisonnalisée, les ventes du commerce électronique se sont élevées à 3,5 milliards de dollars en janvier, représentant 7,8 % du commerce de détail total. Selon les renseignements fournis par les répondants, environ 14 % des détaillants ont dû fermer leurs portes à un moment donné en janvier, et les fermetures ont duré trois jours ouvrables en moyenne.

En janvier, les ventes totales du commerce de détail étaient de 0,5 % supérieures aux niveaux d'avant la pandémie. Statistique Canada a aussi diffusé une estimation provisoire des ventes au détail pour février 2021, et celle-ci indique une augmentation de 4,0 % pour le mois.

Le 15 mars, Statistique Canada a diffusé son communiqué sur les ventes du secteur de la fabrication de janvier. Les ventes des fabricants se sont accrues de 3,1 % au début de l'année, dépassant leurs niveaux de février 2020 pour la première fois depuis le début de la pandémie. La croissance générale s'explique notamment par les hausses enregistrées dans les industries de la fabrication de produits en bois, de la fabrication de produits informatiques et électroniques, et de la première transformation des métaux.

Stimulées par la hausse des prix du bois d'œuvre, les ventes de produits en bois ont augmenté pour une huitième fois en neuf mois. En janvier, leurs ventes étaient de 62 % plus élevées qu'avant la pandémie, et ce résultat est en grande partie attribuable à la vigueur du marché du logement au Canada et aux États-Unis.

Les ventes de produits informatiques et électroniques ont progressé de plus de 22 % en janvier, affichant leur cinquième augmentation en six mois. Cette croissance est liée aux ventes accrues d'instruments de navigation, de mesure et de commande et d'instruments médicaux. Quant aux ventes dans l'industrie de la première transformation des métaux, elles ont augmenté pour un quatrième mois d'affiliée, soutenues par la hausse des prix et des volumes.

La croissance générale observée dans le secteur de la fabrication en janvier a été atténuée par la baisse des ventes de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles. En effet, une pénurie mondiale de semi-conducteurs a perturbé la production des usines de montage, de sorte que leurs ventes ont chuté de 8,2 % et atteint leur plus faible niveau depuis mai 2020.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 12 mars 2021

L'emploi a augmenté de 259 000 en février, parallèlement à l'assouplissement des mesures de santé publique dans de nombreuses régions au pays. La croissance observée au cours du mois, laquelle était concentrée dans les industries plus durement touchées par les récentes mesures de confinement, a compensé les baisses enregistrées en décembre et janvier. L'emploi a progressé de 122 000 dans le secteur du commerce de détail, et de 65 000 dans celui des services d'hébergement et de restauration. Ces hausses étaient concentrées au Québec et en Ontario.

Environ la moitié de l'augmentation générale observée en février était attribuable à la hausse de l'emploi chez les travailleurs du principal groupe d'âge actif, et près de 40 % de l'augmentation touchait les jeunes Canadiens, pour qui les conséquences des mesures de confinement ont été particulièrement lourdes.

Le taux de chômage a diminué pour s'établir à 8,2 % en février, atteignant ainsi son plus faible niveau depuis mars 2020. Chez les personnes de 15 à 24 ans, le taux de chômage a reculé pour s'établir à 17,1 %.

Le taux de sous-utilisation de la main d'œuvre — c'est-à-dire la proportion de personnes au sein de la population active qui sont au chômage, qui veulent un emploi, mais n'en ont pas cherché un, ou qui sont en emploi, mais ont travaillé moins de la moitié de leurs heures de travail habituelles — a fléchi de 1,8 point de pourcentage pour se situer à 16,6 %, son plus bas niveau depuis février 2020.

Le rapport de janvier sur la construction de bâtiments, diffusé le 8 mars, met en relief les répercussions continues de la pandémie sur le marché du logement au Canada. L'investissement en construction de logements unifamiliaux a augmenté pour une huitième fois en neuf mois, et a commencé l'année à un niveau de 19 % supérieur à celui observé avant la pandémie. À l'échelle des provinces, c'est l'Ontario qui était en tête de l'investissement dans cette composante, mais la Nouvelle-Écosse et le Québec ont aussi enregistré des hausses notables à ce chapitre, l'investissement en logements unifamiliaux y ayant atteint des niveaux records en janvier. L'investissement total en construction résidentielle, laquelle comprend les logements unifamiliaux et les immeubles à logements multiples, s'est accru pour passer à 11,6 milliards de dollars en janvier, dépassant de 13 % les niveaux enregistrés en février 2020.

L'investissement en construction non résidentielle est resté stable en janvier, s'établissant à 4,4 milliards de dollars, soit à plus de 12 % au-dessous des niveaux de février 2020. Après avoir affiché de fortes baisses au cours des mois de juillet à octobre, les dépenses dans cette composante sont demeurées pratiquement inchangées au cours des derniers mois. En janvier, l'investissement dans la composante industrielle était de 12 % inférieure, et celle dans la composante commerciale, de 17 % inférieure aux niveaux prépandémie.

Le 11 mars, l'indicateur avancé des arrivées internationales au Canada a été diffusé, offrant un premier aperçu du nombre d'arrivées de voyageurs au Canada en février. Les voyageurs des États-Unis ont effectué 41 200 voyages au Canada en passant par l'un des postes frontaliers terrestres dotés d'un système automatisé d'inspection, en baisse de 94,5 % par rapport à février 2020. Pendant ce temps, le nombre de Canadiens qui sont revenus des États-Unis en passant par ces mêmes postes frontaliers s'est chiffré à 130 200, en baisse de 91,9 %. Le nombre de voyageurs non résidents provenant de l'étranger qui sont arrivés dans les aéroports canadiens dotés de bornes électroniques a diminué de 96,6 % d'une année à l'autre en février. Quant au nombre de Canadiens qui sont revenus de l'étranger en passant par ces mêmes aéroports, il a fléchi de 95,6 % au cours du mois. Avant l'imposition d'un test de dépistage et d'un séjour à l'hôtel à l'arrivée, le 22 février, le volume quotidien moyen de Canadiens qui sont revenus au pays par avion se situait à 2 583 par jour et a atteint un pic de 4 065 du 19 au 21 février. Cependant, après l'entrée en vigueur des nouvelles restrictions, il a fléchi pour s'établir à 718 seulement.

Les Comptes du bilan national et des flux financiers pour le quatrième trimestre de 2020 a été diffusé le 12 mars. Malgré les difficultés que pose toujours la pandémie, la valeur nette du secteur des ménages, c'est-à-dire la valeur de tous les actifs moins les passifs, a augmenté de 3,7 % au quatrième trimestre pour se chiffrer à 12,8 billions de dollars. La croissance de la valeur nette des ménages vers la fin de l'année est reliée à l'augmentation de la valeur des actifs financiers des ménages, et tout particulièrement de la valeur du patrimoine des régimes de retraite et des actions, ainsi qu'à l'augmentation de la valeur des biens immobiliers résidentiels, laquelle a dépassé la barre du 6 billions de dollars pour la première fois depuis que ces données sont recueillies. Dans l'ensemble, la valeur nette des ménages s'est accrue de 9,3 % en 2020.

La dernière édition des Nouvelles économiques canadiennes qui offre un aperçu mensuel concis de certains événements économiques canadiens ainsi que de l'évolution des marchés internationaux et financiers, est maintenant disponible.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 5 mars 2021

La reprise de l'activité économique s'est poursuivie durant les derniers mois de 2020, et ce, en dépit de l'introduction de mesures de confinement plus strictes dans de nombreuses régions au pays. En effet, le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté de 2,3 % au quatrième trimestre sous l'effet d'une forte variation dans les stocks des entreprises, de l'activité soutenue sur le marché du logement, et de la croissance des exportations. L'augmentation des dépenses des administrations publiques ainsi que des investissements des entreprises en machines et matériel a aussi contribué à la croissance générale observée.

La croissance du PIB réel au quatrième trimestre a dépassé les prévisions du marché, malgré le fait que les dépenses des ménages aient affiché une légère baisse, sous l'effet des dépenses réduites en services d'hébergement et de restauration, en vêtements et chaussures, et en véhicules neufs. Entre-temps, les dépenses des ménages en meubles et en appareils ménages se sont encore accrues vers la fin de l'année, poursuivant la forte reprise amorcée au lendemain des premières mesures de confinement.

Selon le rapport sur le PIB de décembre, la production a continué de croître, affichant une légère hausse de 0,1 %, et ce, malgré les baisses enregistrées par de nombreuses industries de services à forte intensité de contact après le resserrement des mesures sanitaires. L'augmentation générale observée à la fin de l'année est principalement attribuable à la production plus élevée du secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz, à la vigueur du marché du logement, et à l'activité accrue dans le secteur public. En revanche, la production du secteur des services d'hébergement de restauration a fléchi pour un quatrième mois consécutif, se situant à 60 % au-dessous de son niveau prépandémie. De plus, la production du commerce du détail a diminué pour la première fois en sept mois, se situant tout juste au-dessous du niveau observé en février 2020.

Le 1er mars, Statistique Canada a diffusé ses estimations expérimentales du bien-être économique des ménages. Celles-ci fournissent de nouveaux renseignements sur la mesure dans laquelle l'aide gouvernementale d'urgence a contribué à l'augmentation du revenu disponible et de l'épargne des différents groupes de ménages au Canada. Les données mettent en relief l'ampleur et l'incidence des mesures de soutien au revenu selon le niveau de revenu des ménages.

Les mesures de soutien d'urgence instaurées au deuxième trimestre de 2020 ont plus que compensé les pertes de salaires et traitements subies pendant la période confinement et de fermetures, et ce, quelle que soit la fourchette de revenu des ménages. Bien qu'une plus grande part des prestations totales liées à la COVID‑19 soit allée aux ménages à revenu moyen et élevé, leur incidence a été plus marquée pour les ménages à faible revenu. En effet, le revenu disponible des ménages du quintile de revenu inférieur s'est accru de 33 %, alors que celui des ménages du quintile supérieur a augmenté de 7 %.

Après l'assouplissement des mesures de confinement au troisième trimestre, les programmes de soutien au revenu liés à la COVID‑19 ont contribué au rebond généralisé des salaires et traitements, et le revenu disponible des ménages a poursuivi sa croissance. Le revenu disponible des ménages du quintile de revenu supérieur augmenté d'un autre 5,5 %, alors que celui des ménages des quintiles intermédiaires et du quintile inférieur a connu des hausses plus modérées.

Bien que de nombreux ménages aient bénéficié de ces programmes de soutien, du point de vue de leur incidence économique, ce sont les ménages à faible revenu qui ont le plus tiré parti. Au cours des trois trimestres de 2020, les programmes fédéraux de soutien liés à la COVID‑19 étaient à l'origine de 16,4 % du revenu disponible des ménages du quintile de revenu inférieur, comparativement à 4,3 % pour les ménages du quintile supérieur

Le 26 février, l'organisme a diffusé les données sur les perspectives de dépenses en immobilisations non résidentielles pour 2021. Selon celles-ci, les entreprises prévoient accroître leurs dépenses en immobilisations, mais les dépenses du secteur privé resteront tout de même bien inférieures aux niveaux prépandémie. Alors que les organismes du secteur privé s'attendent à accroître leurs investissements en structures et en matériel et outillage de 5,6 % par rapport à 2020, les prévisions pour 2021 demeurent de 12 % inférieures aux niveaux enregistrés en 2019, et de 20 % inférieures au sommet atteint en 2014, avant l'effondrement des prix du pétrole.

Le 5 mars, l'organisme a diffusé le rapport sur le commerce international de janvier. Les exportations de marchandises ont monté en flèche au début de l'année, en hausse de 8,1 % en raison d'augmentations généralisées parmi tous les produits. Les augmentations des exportations d'aéronefs, de biens de consommation, de produits énergétiques et de produits forestiers ont toutes contribué à la croissance générale. La progression des prix à l'exportation explique environ le tiers de la hausse de 8,1 %, le volume des biens exportés ayant augmenté de 5,1 %. Les exportations vers les États-Unis se sont accrues de 11,3 % au début de l'année, dépassant pour la première fois depuis le début de la pandémie les niveaux observés en février 2020.

Les importations ont progressé de 0,9 %, notamment en raison de l'augmentation des importations de produits énergétiques. Le Canada a affiché un premier excédent commercial depuis mai 2019 et la valeur totale du commerce de marchandises mensuel a dépassé les 100 milliards de dollars pour la première fois depuis le mois d'août de cette même année.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 26 février 2021

L'emploi salarié s'est accru de 44 200 en décembre, les hausses observées dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale ainsi que dans celui du transport et de l'entreposage ayant compensé les baisses enregistrées dans les industries plus durement frappées par le resserrement des restrictions sanitaires. L'emploi salarié dans les services d'hébergement et de restauration a diminué de 32 900, portant à près de 83 000 les pertes totales enregistrées dans ce secteur au cours des deux derniers mois de 2020. L'emploi a aussi reculé dans les arts, spectacles et loisirs, et ce, pour un deuxième mois consécutif. Le commerce de détail a également affiché une baisse de l'emploi en décembre, après avoir enregistré six mois consécutifs de hausses. 

L'augmentation générale de l'emploi salarié observée en décembre est entièrement attribuable aux hausses enregistrées parmi les employés à salaire fixe. Après avoir subi une baisse marquée en novembre, l'emploi parmi les employés rémunérés à l'heure a diminué légèrement en décembre. À la clôture de l'année, le nombre d'employés rémunérés à l'heure ayant reçu une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur était de 8,9 % inférieur aux niveaux observés avant la pandémie, et les pertes cumulatives depuis février 2020 se sont chiffrées à près de 870 000.

En décembre, l'emploi salarié total était de 6,2 % en deçà des niveaux prépandémie, et les pertes nettes depuis février sont restées au-dessus de la barre du 1 million. Le nombre total d'heures travaillées a peu changé en décembre, se situant à 5,3 % au-dessous du niveau enregistré en février 2020.

Les données de décembre sur les postes vacants ont aussi été diffusées le 25 février. Celles-ci indiquent que les employeurs au Canada recrutaient activement pour doter environ 478 000 postes, alors qu'ils continuaient à composer avec la COVID‑19 et les mesures de santé publique connexes (données non désaisonnalisées). Le cinquième de tous les postes vacants étaient dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale. Le taux de postes vacants au Canada, c'est-à-dire le nombre de postes vacants en proportion de tous les postes (vacants et occupés), s'est situé à 3,0 % en décembre.

Cette semaine, un certain nombre de communiqués liés au transport et aux voyages ont été diffusés, faisant le bilan d'une année dévastatrice pour les industries du voyage et du tourisme. Le rapport de Statistique Canada sur les voyages entre le Canada et les autres pays, diffusé le 23 février, indique qu'en décembre 2020, le nombre voyages effectués au Canada par des résidents des États-Unis et de pays d'outre-mer a diminué de 93 % par rapport à décembre 2019. De manière similaire, le nombre de résidents du Canada qui sont rentrés d'un voyage à l'étranger a fléchi de 91,3 % par rapport à un an plus tôt. Sur une période d'un an, le nombre de voyages internationaux en provenance et à destination du Canada est passé de 96,8 millions en 2019 à 25,9 millions en 2020. Cette diffusion sur les voyages a été accompagnée d'une étude sur le nombre d'« autres voyageurs », lesquels comprennent les camionneurs et membres d'équipages, ayant traversé la frontière en 2020.

Le 24 février, Statistique Canada a diffusé son communiqué sur les chargements ferroviaires. Selon celui-ci, 32,4 millions de tonnes de marchandises ont circulé sur le réseau ferroviaire canadien en décembre, un niveau inchangé par rapport au même mois un an plus tôt. Dans la foulée de la forte croissance d'une année à l'autre (+6,0 %) observée en novembre, ce résultat semble indiquer un retour à des niveaux plus saisonniers après les sept mois consécutifs de baisses d'une année à l'autre enregistrées depuis le mois de mars. Dans l'ensemble, le volume des chargements ferroviaires s'est chiffré à 365,5 millions de tonnes en 2020, en baisse de 5,4 % par rapport à 2019. Bien que le volume total transporté en 2020 soit demeuré près de la moyenne annuelle sur cinq ans, la COVID‑19 a donné lieu à des changements majeurs quant aux types de marchandises transportées par chemin de fer, le plus évident étant le passage du transport de produits énergétiques au transport de produits agricoles et alimentaires.

À la fin de 2020, pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, de nombreuses régions au pays ont procédé à la fermeture des entreprises non essentielles, et cela a eu des répercussions sur l'achalandage du transport en commun. Le 25 février, Statistique Canada a rapporté que le réseau du transport en commun du Canada a transporté 52,5 millions de passagers en décembre; il s'agit d'une baisse de 65,8 % par rapport à décembre 2019 et du plus faible niveau observé depuis juillet 2020. L'industrie a terminé l'année avec trois mois consécutifs de diminutions d'une année à l'autre, toutes d'ampleurs similaires. Pour l'ensemble de 2020, les réseaux de transport en commun ont enregistré 848,8 millions de voyages de passagers, en baisse de plus de moitié par rapport à environ 1,9 milliard de passagers en 2019.

Le mois de décembre a marqué la fin d'une année désastreuse pour l'aviation au Canada et partout dans le monde, alors que deux décennies de croissance dans l'industrie de l'aviation commerciale ont été effacées en quelques mois à peine. Selon les statistiques sur l'aviation civile diffusées le 25 février, le nombre de passagers sur les vols réguliers et d'affrètement des principales compagnies aériennes du Canada a diminué de 87,0 % par rapport à décembre 2019, et les recettes d'exploitation de ces dernières ont chuté de 80,6 % d'une année à l'autre. Tout espoir de reprise engendré par la hausse de 19,7 % du nombre de passagers de novembre à décembre, attribuable aux voyages internationaux, s'est vite évanoui après l'annonce de l'interruption des vols vers certaines destinations soleil et des contrôles plus stricts à la frontière, y compris l'imposition d'un test dépistage de la COVID‑19 pour les arrivées internationales et d'un séjour de trois nuits dans un hôtel approuvé par le gouvernement.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 12 février 2021

Après sept mois consécutifs de hausses, les ventes du commerce de gros ont fléchi de 1,3 % en décembre, sous l'effet d'une baisse des ventes de véhicules automobiles et de leurs pièces. En effet, ventes des grossistes-marchands de véhicules automobiles et de pièces et accessoires pour véhicules automobiles ont reculé pour un deuxième mois d'affilée et atteint leur plus faible niveau depuis juillet, ce qui rend compte de la faiblesse de la demande intérieure pour des véhicules, des pièces et des accessoires fabriqués au Canada. À la clôture de l'année, les ventes du sous-secteur étaient de 9 % inférieures à leurs niveaux d'avant la pandémie de COVID‑19. La baisse des ventes de machines, de matériel et de fournitures a aussi contribué à la diminution générale observée.

Malgré ce ralentissement, le total des ventes du commerce de gros pour le mois de décembre figurait parmi les trois plus hauts résultats jamais enregistrés, et dépassait les niveaux prépandémie de 3 %. Les ventes des grossistes-marchands se sont rapidement redressées après les fermetures et les mesures de confinement imposées au printemps : dès juillet, elles avaient dépassé leurs niveaux de février, puis elles ont progressé constamment tout au long des derniers mois de l'été et des mois de l'automne. Les ventes accrues de matériaux et fournitures de construction, ainsi que de machines, de matériel et de fournitures, ont soutenu le rebond des ventes du commerce de gros. À la fin de l'année, les ventes de matériaux et fournitures de construction étaient de 12 % supérieures aux niveaux de février, et celles de machines, de matériel et de fournitures, de 7 % supérieures.

Les données de décembre sur l'investissement en construction de bâtiments, diffusées le 8 février, font ressortir, une fois de plus, les effets opposés de la pandémie sur le marché du logement résidentiel et le marché du logement non résidentiel. L'investissement en construction de logements unifamiliaux a affiché une forte croissance depuis l'instauration des premières mesures de confinement, sous l'effet notamment d'un changement dans les préférences des acheteurs, qui veulent des logements plus grands. L'investissement en construction résidentielle a augmenté de 1,9 % en décembre, et ce sont les dépenses accrues en logements unifamiliaux en Ontario, au Québec et en Alberta qui ont le plus contribué à cette croissance. Après avoir affiché sept hausses au cours des huit derniers mois, l'investissement en logements unifamiliaux s'est situé, à la fin de l'année, à 14 % au-dessus des niveaux prépandémie. L'investissement total en construction résidentielle (logements unifamiliaux et immeubles à logements multiples compris) s'est élevé à un niveau record de 11,1 milliards de dollars en décembre, dépassant de 8 % les niveaux enregistrés en février 2020.

Alors que l'investissement en construction résiduelle s'est accru, l'investissement en construction non résidentielle s'est replié dans la foulée des restrictions liées à la pandémie. En effet, les dépenses en construction non résidentielle, qui sont restées stables à 4,4 milliards de dollars en décembre, étaient encore de 13 % inférieures aux niveaux prépandémie. Dans la composante des bâtiments industriels, les dépenses ont fléchi de 11 % par rapport à leur niveau de février 2020, et dans celles des bâtiments commerciaux, elles ont reculé de 17 %, alors que de nombreuses entreprises réévaluaient encore leurs besoins en propriété commerciale.

Le 9 février, Statistique Canada a diffusé ses estimations expérimentales de l'activité économique pour le mois d'octobre. Celles-ci mettent en relief la décélération du rythme de la reprise dans la plupart des provinces et territoires observée en octobre, alors que les restrictions de santé publique commençaient à se resserrer dans différentes régions au pays. C'est au Québec que le ralentissement de l'activité économique s'est le plus fait sentir, cette province ayant instauré des mesures sanitaires plus strictes avant les autres provinces et territoires.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 5 février 2021

Après avoir diminué de 53 000 en décembre, l'emploi a reculé de 213 000 en janvier, atteignant son plus faible niveau depuis août 2020. La diminution observée est entièrement attribuable à l'emploi à temps partiel, et elle s'est concentrée en Ontario et au Québec.

L'emploi a reculé dans trois des secteurs les plus touchés par les mesures de santé publique, nouvelles et existantes, soit les services d'hébergement et de restauration, le commerce de détail, et l'information, la culture et les loisirs. La baisse de l'emploi chez les jeunes était à l'origine de près de la moitié de la baisse totale. En effet, en janvier, l'emploi chez les jeunes était de 14,5 % inférieur aux niveaux observés avant la pandémie de COVID‑19 et une fois de plus, les jeunes femmes ont été plus durement touchées que les jeunes hommes.

Le taux de chômage au Canada a augmenté pour se situer à 9,4 % en décembre, son plus haut niveau depuis le mois d'août. Depuis le début de la pandémie, l'emploi a affiché des pertes cumulatives de 858 000.

Le 5 février, Statistique Canada a diffusé son rapport sur le commerce de marchandises pour le mois de décembre. Selon celui-ci, le commerce de marchandises du Canada a encore ralenti, la baisse des importations enregistrée au cours du mois ayant atténué la hausse des exportations. Dans l'ensemble, le commerce de marchandises s'est chiffré à 96,3 milliards de dollars en décembre, ce qui représente une baisse de 2,0 % par rapport à avant la pandémie.

Les exportations totales de marchandises ont augmenté de 1,5 % au cours du mois, stimulées par la croissance des prix du pétrole brut. Les exportations de produits énergétiques se sont accrues de 10,2 %, affichant leur septième augmentation en huit mois. En dépit de ces hausses, toutefois, les exportations de produits énergétiques étaient inférieures de 8,2 % à leurs niveaux d'avant la pandémie, et les exportations totales de marchandises y étaient inférieures de 1,9 %.

Les importations totales de marchandises ont fléchi de 2,3 % en décembre, se situant sous leurs niveaux d'avant la pandémie pour la première fois depuis le mois de septembre. La diminution enregistrée dans les importations de biens de consommation a contribué à la baisse générale.

Le commerce international de services du Canada a aussi fléchi au cours du mois, sous l'effet d'une diminution du commerce de services. En décembre, le commerce de services du Canada est resté inférieur d'un quart aux niveaux observés avant la pandémie, en raison notamment de la baisse des recettes et des paiements au chapitre des services de voyage.

Dans une étude diffusée par Statistique Canada le 2 février, on examine les effets de la COVID‑19 sur la composition des importations de marchandises du Canada pendant la première moitié de 2020. En utilisant une structure de classification qui permet de faire ressortir les différences selon la catégorie d'utilisation finale, l'étude montre à quel point les importations de biens d'équipement, de biens intermédiaires et de biens de consommation ont été touchées par la pandémie, notamment en ce qui concerne le matériel de transport et les services de voyage. L'étude, qui s'intitule Répercussions de la COVID‑19 sur les importations de marchandises : résultats fondés sur les produits d'utilisation finale, traite également des répercussions de la pandémie sur les chaînes d'approvisionnement de divers produits, tout particulièrement en ce qui concerne l'approvisionnement de biens en provenance des États-Unis et de la Chine.

À la fin de janvier, Statistique Canada a diffusé deux rapports sur le transport aérien, fondés sur les données de novembre. Selon le rapport sur les mouvements d'aéronefs, le nombre total de mouvements (décollages et atterrissages) a diminué de 26,6 % par rapport à novembre 2019. Par ailleurs, au cours du mois, la pandémie a donné lieu à deux changements dignes de mention. Tout d'abord, l'aéroport de Kitchener/Waterloo, en Ontario, a été l'aéroport le plus achalandé au pays : on y a enregistré 13 619 décollages et atterrissages, surtout des mouvements locaux, dont des vols d'exploitants privés et d'écoles de pilotage. Ensuite, le nombre de mouvements itinérants (vols d'un aéroport à un autre) à l'aéroport international de Hamilton, en Ontario, a augmenté d'une année à l'autre (+0,4 %) pour la première fois depuis le mois de mars. Cette augmentation est attribuable en grande partie au transport de marchandises, mais aussi à la forte hausse des vols d'hélicoptères, utilisés par les retraités migrateurs canadiens pour traverser la frontière canado-américaine.

Selon le rapport sur les statistiques de l'aviation civile, la reprise du transport aérien semble avoir ralenti en novembre, les principales compagnies aériennes ayant transporté 780 000 passagers sur leurs vols réguliers et d'affrètement, ce qui représente une baisse de 87,3 % par rapport au même mois en 2019, et de 12,0 % par rapport au mois précédent. Cela représente une diminution un peu plus prononcée qu'une baisse saisonnière normale. À l'instar des mois précédents, la majorité des vols étaient intérieurs, la demande internationale étant demeurée généralement faible en raison des restrictions aux frontières et de l'imposition de quarantaines. Cependant, deux autres transporteurs aériens, qui exploitent principalement des vols internationaux, ont repris certains de leurs services réguliers en novembre. Par conséquent, alors que le nombre de vols intérieurs a diminué par rapport à octobre, le nombre de vols internationaux a, en fait, augmenté en novembre.

Le 25 janvier, l'organisme a diffusé ses estimations des ouvertures et des fermetures d'entreprises pour le mois d'octobre. Au cours du mois, le nombre d'entreprises actives a progressé légèrement (+0,6 %), et le nombre d'ouvertures (41 900) a dépassé le nombre de fermetures (32 400) pour un quatrième mois consécutif. Le rythme de croissance du nombre d'entreprises actives a toutefois ralenti au cours des derniers mois, puisque le nombre de fermetures a augmenté alors que le nombre d'ouvertures a diminué. Dans l'ensemble, le nombre d'entreprises actives en octobre était de 6,7 % au-dessous des niveaux observés en février 2020. Dans le secteur des services d'hébergement et de restauration, ce nombre était inférieur de plus de 10 % aux niveaux prépandémie.

La plus récente édition des Nouvelles économiques canadiennes est maintenant accessible. Celle-ci offre un résumé concis d'événements économiques survenus au Canada ainsi que de faits nouveaux observés sur la scène internationale et les marchés financiers, avec un accent sur les nouvelles liées à la pandémie de COVID‑19.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 29 janvier 2021

L'activité économique a affiché un septième mois consécutif de croissance en novembre, stimulée par les hausses enregistrées dans l'extraction minière, l'extraction de sables bitumineux et la fabrication. Après avoir progressé de 0,4 % en octobre, le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,7 % en novembre. Dans l'ensemble, l'activité économique s'est située à 3,5 % en deçà du niveau observé avant la pandémie de COVID‑19.

L'extraction de sables bitumineux a augmenté pour un troisième mois d'affilée, par suite de la reprise des activités dans un certain nombre d'installations. Cependant, la production dans cette industrie était encore d'environ 5 % moins élevée qu'avant la pandémie. Les activités de soutien à l'extraction minière, pétrolière et gazière ont affiché un cinquième mois consécutif de croissance, mais leur production est restée inférieure de plus de 40 % à son niveau prépandémie.

La production dans le secteur de la fabrication a augmenté pour une sixième fois en sept mois, mais était quand même d'environ 3 % inférieure à son niveau d'avant la pandémie.

Pour ce qui est des industries de services, la production chez celles les plus durement touchées par la pandémie est restée bien en deçà des niveaux de février. En effet, malgré la croissance de 6 % enregistrée dans les services d'hébergement en novembre, l'activité dans cette industrie était inférieure de près de 40 % à son niveau d'avant la pandémie. Dans les services de restauration et débits de boissons, les effets du resserrement des mesures sanitaires s'est fait sentir, et l'activité a fléchi pour un troisième mois consécutif, se situant à plus de 30 % au-dessous du niveau prépandémie. Bien que le transport aérien ait affiché une croissance appréciable en novembre, la production dans cette industrie est tout de même restée bien inférieure, soit de 83 %, au niveau enregistré en février.

L'activité dans le secteur du commerce de détail a repris de la vigueur en novembre, et a dépassé de 3,5 % son niveau de février. Pendant ce temps, l'activité des bureaux d'agents et de courtiers immobiliers a diminué pour un deuxième mois de suite, après avoir atteint un sommet en septembre. Malgré cette baisse, l'activité des agents et courtiers était supérieure de près de 30 % au niveau enregistré en février.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation avancée du PIB réel de décembre, et les renseignements provisoires indiquent une augmentation de 0,3 %.

Le 28 janvier, l'organisme a diffusé les données de novembre sur l'emploi et la rémunération. Selon celles-ci, l'emploi salarié a fléchi au cours du mois par suite du resserrement des mesures de santé publique dans de nombreuses régions au pays. À l'échelle nationale, le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur a diminué de près de 80 000 en novembre, reculant pour la première fois depuis le mois de mai. Les pertes étaient concentrées au Québec, en Ontario, en Alberta et au Manitoba.

L'emploi salarié a fléchi dans les industries directement touchées par le resserrement des mesures sanitaires. Notamment, il a reculé de plus de 48 000 dans le secteur des services d'hébergement et de restauration, et de près de 9 000 dans celui des arts, spectacles et loisirs. Dans ces deux secteurs, l'emploi était inférieur d'environ 30 % au niveau observé avant la pandémie de COVID‑19.

La baisse générale de l'emploi affichée en novembre est entièrement attribuable aux diminutions observées chez les employés rémunérés à l'heure, pour qui les conséquences de la pandémie ont été relativement lourdes. En effet, le nombre de travailleurs rémunérés à l'heure recevant une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur était de 8,7 % inférieur à son niveau d'avant la pandémie, et les pertes cumulatives depuis février se sont chiffrées à près de 850 000.

En novembre, l'emploi salarié total était de 6,6 % en deçà de son niveau prépandémie, et les pertes nettes depuis février se sont chiffrées à plus de 1,1 million.

Les données de novembre sur les postes vacants ont aussi été diffusées le 28 janvier et selon celles-ci, les employeurs canadiens recrutaient activement pour doter environ 523 000 postes, alors qu'ils composaient encore avec les mesures de santé publique et la menace de la COVID‑19 (données non désaisonnalisées). Plus du cinquième de tous les postes vacants étaient dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale. Le taux de postes vacants au Canada, c'est-à-dire le nombre de postes vacants en proportion de tous les postes (vacants et occupés) s'est établi à 3,3 % en novembre.

Le 27 janvier, Statistique Canada a diffusé son rapport sur les chargements ferroviaires de novembre. Les données indiquent que les chemins de fer canadiens ont transporté 32,1 millions de tonnes de marchandises en novembre, en hausse de 6,0 % par rapport au même mois un an plus tôt. Il s'agit de la première augmentation d'une année à l'autre observée depuis le mois de mars, et le volume transporté en novembre s'est situé juste au-dessous du sommet atteint en novembre 2018. Cependant, en raison des conflits de travail qui ont touché l'industrie du transport ferroviaire en novembre 2019, on ne peut attribuer la totalité de cette croissance d'une année à l'autre à un redressement postpandémique. Sur le plan des produits transportés, les chargements de produits agricoles et alimentaires ont augmenté, alors que ceux de produits énergétiques ont encore diminué.

Le 28 janvier, l'organisme a diffusé les données sur le transport en commun urbain pour le mois de novembre, lesquelles indiquent que le nombre d'usagers au cours du mois était inférieur de 64,2 % (-105,8 millions de voyages de passagers) au niveau enregistré en novembre 2019. Il s'agit d'un huitième mois consécutif de baisses marquées d'une année à l'autre. Chaque mois, les diminutions par rapport à un an plus tôt étaient moins prononcées, signe d'une lente reprise, jusqu'à ce qu'il y ait un arrêt brusque en octobre.

Après des hausses soutenues enregistrées pendant l'été, la reprise dans l'industrie du transport en commun urbain a ralenti pour un deuxième mois consécutif. En effet, le transport en commun a fléchi en novembre dans la foulée du resserrement des restrictions liées à la COVID‑19 dans certaines régions au pays.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 22 janvier 2021

L’inflation des prix à la consommation a ralenti pour se situer à 0,7 % en décembre, après avoir atteint la barre du 1 % en novembre pour la première fois depuis le début de la pandémie. La croissance réduite des prix des aliments et la baisse des prix du transport aérien ont contribué au ralentissement de l’inflation globale. L’inflation des prix à la consommation s’est établie à 0,4 % en moyenne depuis que la COVID‑19 a commencé à mettre l’économie canadienne à l’épreuve en mars.

En décembre, les variations des prix des biens, mesurées d'une année à l'autre, sont restées dans le territoire négatif pour un dixième mois consécutif, les effets de la baisse des prix de l'essence se faisant encore sentir sur l'inflation globale. Bien que les prix de l'essence aient augmenté de novembre à décembre, les prix à la pompe étaient de 8,5 % plus faibles qu'en décembre 2019, les restrictions liées à la COVID‑19 ayant beaucoup modéré la demande mondiale. À la fin de l'année, les prix des biens de consommation durables étaient de 2,2 % plus élevés qu'en décembre 2019.

Le rapport sur l'inflation des prix à la consommation de décembre a aussi fait ressortir la divergence persistante entre les coûts de l'intérêt hypothécaire et les coûts de remplacement par le propriétaire. D'un mois à l'autre, le coût de l'intérêt hypothécaire a fléchi de 1,0 %, enregistrant ainsi une huitième baisse mensuelle consécutive. Ce recul est principalement attribuable à la faiblesse des taux d'intérêt, laquelle a encore fait baisser les coûts d'emprunt. Pendant ce temps, l'indice du coût de remplacement par le propriétaire, qui rend compte des prix des logements neufs, a affiché une dixième hausse mensuelle consécutive et augmenté de 0,7 %. Cette croissance est due à la forte demande de logements unifamiliaux et aux prix élevés des matériaux de construction, lesquels ont fait augmenter les prix des logements neufs.

Plus tôt ce mois, Statistique Canada a diffusé des données sur les prix à la consommation fondées sur un indice ajusté, lequel permet de rendre compte des changements survenus dans les habitudes de dépenses depuis le début de la pandémie. Les estimations tirées de cet indice ajusté remontent jusqu'au mois de référence de novembre. L'indice des prix ajusté indique un taux de croissance légèrement plus prononcé que celui indiqué par l'indice des prix officiel. En novembre, l'indice ajusté a augmenté de 1,4 % d'une année à l'autre, alors que l'indice officiel a progressé de 1,0 %. L'écart entre les deux indices se maintient à 0,4 point de pourcentage depuis le mois de septembre.

Selon le plus récent rapport sur le commerce de détail, diffusé le 22 janvier, les ventes au détail se sont accrues de 1,3 % en novembre, stimulées par l'augmentation des ventes des magasins d'alimentation, ainsi que des ventes en ligne. La croissance enregistrée en novembre représentait la septième augmentation mensuelle consécutive pour le commerce de détail, et les ventes totales ont dépassé les niveaux prépandémie de 5,6 %.

La réinstauration des mesures de distanciation physique a eu une incidence directe sur le commerce de détail. Selon les commentaires de répondants, environ 3 % des détaillants ont dû fermer leurs portes au cours du mois de novembre, et la durée moyenne des fermetures était d'un jour ouvrable. Les ventes du commerce électronique se sont élevées à 4,3 milliards de dollars pour représenter 7,4 % des ventes totales du commerce de détail — leur plus grande part depuis le mois de mai. Cette augmentation des ventes au détail a coïncidé avec des campagnes menées par les détaillants pour encourager les consommateurs à acheter tôt pour éviter les longs délais d'expédition, et avec des événements promotionnels comme le Vendredi fou.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation provisoire des ventes au détail pour le mois de décembre et selon celle-ci, une baisse de 2,6 % est attendue.

Le 19 janvier, Statistique Canada a diffusé son rapport sur les ventes du secteur de la fabrication pour le mois de novembre. Selon celui-ci, les ventes des industries manufacturières ont diminué pour la première fois en trois mois, reculant de 0,6 % en novembre pour s'établir à 53,7 milliards de dollars. La baisse observée est attribuable en grande partie au matériel de transport, les ventes de produits aérospatiaux et de leurs pièces, de véhicules automobiles, et de pièces pour véhicules automobiles ayant affiché des baisses. Les ventes des fabricants de matériel de transport ont diminué au cours de trois des quatre derniers mois, et se sont situées à 16 % environ en deçà des niveaux observés en février. Dans l'ensemble, les ventes du secteur de la fabrication pour le mois de novembre étaient de 3,8 % inférieures aux niveaux prépandémie.

Le 19 janvier, Statistique Canada a aussi diffusé son rapport sur le commerce de gros pour le mois de novembre. Celui-ci indique que les ventes du secteur ont progressé de 0,7 %, affichant un septième mois consécutif de croissance, et ont dépassé de 4,4 % les niveaux d'avant la pandémie.

L'analyse sur les voyages entre le Canada et les autres pays pour le mois de novembre sera insérée ici cet après-midi.

Les données de novembre sur les voyages entre le Canada et les autres pays ont été diffusées le 22 janvier. Dans le contexte des restrictions liées aux voyages non essentiels qui étaient toujours en vigueur, et de la quarantaine obligatoire de 14 jours pour les voyageurs canadiens revenant de l'étranger, les volumes des voyages sont restés faibles. Le nombre de voyageurs à destination du Canada en provenance des États-Unis et de pays d'outre-mer a diminué de 92,9 % par rapport à novembre 2019, et de manière similaire, le nombre de Canadiens qui sont revenus d'un voyage à l'étranger a diminué de 92,1 % d'une année à l'autre.

Malgré le maintien des restrictions de voyage, le nombre de voyageurs canadiens qui sont revenus des États-Unis ou de pays d'outre-mer a augmenté d'octobre à novembre. Dans l'ensemble, 42 200 Canadiens sont revenus des États-Unis par avion en novembre, en hausse de 29 % par rapport à octobre, et 73 200 Canadiens sont revenus de voyages dans des pays d'outre-mer, un chiffre qui dépasse également les niveaux d'octobre.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 15 janvier 2021

Le 13 janvier, Statistique Canada a diffusé de nouvelles données sur les voyages transfrontaliers. Selon l’indicateur avancé du volume de voyageurs transfrontaliers pour le mois de décembre, le nombre de résidents des États-Unis et de Canadiens qui sont entrés au Canada en automobile est resté faible. En raison du maintien des restrictions liées aux voyages non essentiels, le nombre de voyages transfrontaliers était de plus de 90 % inférieur aux niveaux observés en décembre 2019. En effet, en 2019, plus de 270 000 Canadiens sont rentrés au Canada à la suite d’un voyage aux États-Unis au cours de la fin de semaine suivant le jour de Noël (du 28 au 30 décembre). En comparaison, pendant tout le mois de décembre 2020, seulement 146 000 Canadiens sont revenus au Canada des États-Unis en automobile.

Le plus récent indicateur avancé des arrivées internationales au Canada par avion a aussi été diffusé. Selon celui-ci, au quatrième trimestre de 2020, le nombre d’arrivées internationales (c.-à-d. visiteurs de l’étranger et Canadiens qui rentrent au pays) est resté inférieur aux niveaux prépandémie. D’octobre à décembre, un peu plus de 71 000 non-résidents du Canada sont arrivés dans les aéroports canadiens en provenance des États-Unis et de pays d’outre-mer. Au cours de cette période, 217 100 Canadiens sont revenus au pays en avion, et une hausse perceptible a été observée en décembre. La moyenne quotidienne des voyages est passée de 1 883 en octobre à 2 165 en novembre, puis à 3 025 en décembre, mois au cours duquel 93 800 Canadiens sont revenus de l’étranger en avion.

Le 12 janvier, l’organisme a diffusé les données de novembre sur l’investissement en construction de bâtiments et d’après celles-ci, l’investissement en construction résidentielle a fléchi de 0,1 % au cours du mois. En effet, l’investissement en construction de logements unifamiliaux a augmenté, mais cette croissance a été atténuée par une diminution de l’investissement en logements multifamiliaux. La légère baisse enregistrée en novembre fait suite à six mois consécutifs de hausses soutenues de l’investissement total en construction résidentielle, lequel s’est tout de même chiffré à 10,8 milliards de dollars au quatrième trimestre, soit à 5,5 % au-dessus des niveaux d’avant la pandémie.

L’investissement en construction non résidentielle était essentiellement inchangé en novembre, la hausse de l’investissement en construction de bâtiments institutionnels et industriels ayant été contrebalancée par la baisse de l’investissement en construction de bâtiments commerciaux. Après quatre mois de baisses soutenues, l’investissement total en construction non résidentielle s’est chiffré à 4,4 milliards de dollars, soit à près de 13 % en deçà des niveaux prépandémie. Les dépenses en construction de bâtiments commerciaux ont atteint leur plus faible niveau depuis l’instauration des mesures de confinement en avril.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 8 janvier 2021

L’emploi s’est contracté de 63 000 en décembre, par suite du resserrement des mesures de santé publique dans différentes régions au pays. La diminution observée en décembre, laquelle rend compte de pertes enregistrées dans l’emploi à temps partiel et le travail autonome, représente une première baisse mensuelle depuis les fermetures en avril. L’emploi a fléchi en Nouvelle-Écosse, en Saskatchewan, au Manitoba et à l’Île-du-Prince-Édouard, mais est resté stable dans les six autres provinces.

L’emploi dans le secteur des services a diminué de 74 000, sous l’effet des pertes enregistrées dans les industries qui ont été durement frappées par les mesures sanitaires. Il a reculé, tout particulièrement, dans les services d’hébergement et de restauration, dans les industries de l’information, de la culture et des loisirs, et dans les autres services.

L’emploi chez les jeunes a fléchi en décembre, les baisses affichées dans l’emploi à temps partiel (-58 000) ayant atténué les hausses dans l’emploi à temps plein (+32 000). L’emploi chez les jeunes est resté plus de 10 % inférieur à son niveau prépandémie et une fois de plus, les femmes ont été plus durement touchées que les hommes.

Le taux de chômage des Canadiens a légèrement augmenté pour se situer à 8,6 %. En comparaison, ce taux avait atteint un sommet de 13,7 %.

Après avoir culminé à 5,5 millions en avril, le nombre total de travailleurs canadiens directement touchés par l’arrêt de l’activité économique lié à la COVID‑19, que ce soit par la perte d’un emploi ou la réduction substantielle des heures travaillées, s’est établi à 1,1 million en décembre.

Le 7 janvier, Statistique Canada a diffusé son rapport sur le commerce international de marchandises pour le mois de novembre. Le commerce de marchandises a affiché un ralentissement en novembre, la baisse des importations ayant contribué à atténuer la hausse des exportations. Le commerce de marchandises s’est chiffré à 96,9 milliards de dollars au cours du mois, se situant à 1,4 % au-dessous des niveaux d’avant la COVID‑19. Une bonne partie de la diminution nette observée depuis février 2020 est attribuable à la baisse des échanges commerciaux de produits énergétiques ainsi que d’aéronefs et autres matériel et pièces de transport, lesquels sont restés bien en deçà des niveaux prépandémie.

La tendance divergente entre le commerce du Canada avec les États-Unis et avec les pays autres que les États-Unis s’est poursuivie en novembre. En effet, les échanges commerciaux avec les pays autres que les États-Unis ont augmenté de 2,1 %, atteignant en novembre un niveau record de 33,1 milliards de dollars, alors que les échanges avec les États-Unis ont fléchi de 1,0 % pour s’établir à 63,8 milliards de dollars, leur plus faible niveau depuis le mois de juin.

Dans l’ensemble, les exportations de marchandises du Canada ont augmenté de 0,5 % en novembre, stimulées notamment par les exportations d’or vers le Royaume-Uni. Les exportations totales se sont élevées à 46,8 milliards de dollars, en baisse de 3,1 % par rapport à février. Les exportations de produits énergétiques ont augmenté pour une sixième fois en sept mois, mais se sont tout de même situées à 16,5 % au-dessous de leurs niveaux d’avant la COVID‑19. Les exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile ont reculé pour une troisième fois en quatre mois et étaient de 6,1 % inférieures aux niveaux observés en février.

Les importations totales ont fléchi de 0,3 % en novembre, mais étaient tout de même légèrement supérieures à leurs niveaux prépandémie. La diminution des importations de machines, de matériel et de pièces industriels a contribué à la baisse générale.

Après avoir affiché deux mois consécutifs de baisses, les importations de biens médicaux et de protection ont augmenté en novembre, enregistrant une croissance de 46 % par rapport à un an plus tôt.

Le commerce international de services du Canada a progressé en novembre, affichant une troisième augmentation en quatre mois. Malgré la croissance, le commerce de services est resté inférieur d’un quart aux niveaux observés en février, en raison notamment de la baisse des recettes et des paiements au chapitre des services de voyage.

Le 8 janvier, Statistique Canada a diffusé les indicateurs du tourisme national pour le troisième trimestre de 2020. Bien que les dépenses touristiques se soient accrues de 56,4 % au cours du trimestre, elles n’ont pas suffi à contrebalancer entièrement la baisse affichée au deuxième trimestre (-65,0 %). La part du tourisme dans le PIB a augmenté de 1,0 % au troisième trimestre, mais elle est demeurée inférieure aux niveaux observés avant la pandémie, alors qu’il se situait autour de 2,0 %. L’emploi généré par le tourisme a augmenté de 27,1 % au troisième trimestre, porté par les hausses dans les services de restauration et d’hébergement, mais a été atténué par les baisses enregistrées dans le transport aérien. Le tourisme intérieur était à l’origine de la quasi-totalité des dépenses touristiques au cours du trimestre.

La plus récente édition des Nouvelles économiques canadiennes est maintenant accessible. Celle-ci offre un résumé concis d’événements économiques survenus au Canada ainsi que de faits nouveaux observés sur la scène internationale et les marchés financiers, avec un accent sur les nouvelles liées à la pandémie de COVID‑19.

Mise à jour de la semaine - Le jeudi 24 décembre 2020

L’activité économique a augmenté pour un sixième mois consécutif en octobre, et les hausses les plus marquées ont été enregistrées par les secteurs des services. Le produit intérieur brut réel a progressé de 0,4 %, après avoir augmenté de 0,8 % en septembre. Les hausses observées dans les services professionnels, scientifiques et techniques, dans la finance et dans les services publics ont contribué à la croissance générale. L’activité économique totale en octobre s’est située environ 4 % en deçà des niveaux observés avant la COVID‑19.

La production dans plusieurs secteurs qui ont été parmi les plus touchés par la pandémie est restée bien en deçà des niveaux observés avant la COVID‑19. L’activité dans les services d’hébergement et de restauration a reculé pour un deuxième mois consécutif, la conjoncture favorable observée à la fin du printemps et pendant l’été ayant continué de se dégrader. En octobre, la production de ce secteur a diminué de 31 % par rapport aux niveaux observés en février. De même, en dépit des augmentations enregistrées pendant cinq mois consécutifs, l’activité dans le secteur des arts, des spectacles et des loisirs est demeurée 44 % en deçà des niveaux observés avant la COVID‑19.

Le commerce de détail a continué de se redresser en octobre, les ventes ayant augmenté pour un sixième mois consécutif. La production dans le secteur du détail s’est située 2,5 % au-dessus des niveaux enregistrés en février. Parallèlement, l’activité dans les bureaux d’agents et de courtiers immobiliers a diminué légèrement, après avoir atteint un sommet en septembre. Néanmoins, l’activité dans les bureaux d’agents et de courtiers immobiliers s’est située 32 % au-dessus des niveaux observés en février.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation avancée du PIB réel de novembre, et les renseignements provisoires indiquent une augmentation de 0,4 %.

L’emploi salarié a poursuivi sa reprise en octobre, quoiqu’à un rythme plus lent, étant donné que certaines régions du centre du Canada avaient commencé à resserrer les restrictions en matière de santé publique liées à la COVID‑19. À l’échelle nationale, le nombre d’employés recevant une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur s’est accru de 183 700, ce qui représente environ la moitié de l’augmentation enregistrée en septembre. Les hausses observées dans l’ensemble des secteurs ont été généralisées, toutes les provinces, sauf le Nouveau-Brunswick, ayant enregistré une hausse du nombre d’emplois salariés. L’augmentation observée en octobre a porté l’emploi salarié total à moins de 6,1 % des niveaux d’avant la pandémie, et les pertes nettes depuis février se sont chiffrées à un peu plus d’un million.

Environ les deux tiers de l’augmentation de l’emploi salarié observée en octobre sont attribuables aux hausses enregistrées par les travailleurs rémunérés à l’heure, qui ont été relativement durement touchés par la pandémie. En octobre, le nombre de travailleurs rémunérés à l’heure recevant une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur s’est situé 8,1 % en deçà des niveaux observés avant la COVID‑19, et les pertes cumulatives depuis février se sont chiffrées à près de 800 000.

L’Indice des prix des logements neufs de novembre a été publié le 21 décembre. Les prix des logements neufs ont continué d’augmenter à un rythme soutenu dans une grande partie du pays, la vigueur des marchés de l’habitation s’étant poursuivie jusqu’à la fin de l’automne. À l’échelle nationale, les prix des logements neufs ont progressé de 0,6 %, les constructeurs dans 21 des 27 régions métropolitaines de recensement ayant fait état de hausses. Depuis le début de la pandémie en mars, les prix des logements neufs se sont accrus de 3,7 %, soutenus par un changement des préférences des acheteurs au profit des maisons unifamiliales, combiné avec une baisse des coûts d’emprunt. Selon l’Indice des prix à la consommation, le coût de l’intérêt hypothécaire, mesuré d’un mois à l’autre, a enregistré une septième diminution mensuelle consécutive, et la baisse de novembre a été la plus prononcée depuis plus de 26 ans. La pression à la hausse sur les prix des logements neufs a été manifeste dans toutes les provinces, sauf en Saskatchewan et en Alberta.

Il y a eu plusieurs diffusions de données cette semaine sur les services de voyage, de transport et de restauration. Le 21 décembre, Statistique Canada a indiqué que, bien que le volume du fret ferroviaire ait continué de se rapprocher des niveaux observés avant la pandémie en octobre, le tonnage global a diminué de 7,1 % depuis janvier par rapport à la même période de 10 mois l’an dernier. Les chargements de mazout et de pétrole brut, ainsi que d’essence et de carburéacteur, ont diminué de plus de 50 % par rapport aux niveaux observés en octobre 2019. Les fortes augmentations des chargements de certains produits agricoles et alimentaires, y compris le canola et d’autres céréales, ont contribué à compenser les baisses qui ont touché les produits énergétiques.

Selon les données publiées le 22 décembre par Statistique Canada, le nombre d’usagers du transport en commun urbain a légèrement diminué en octobre, après avoir augmenté de façon constante tous les mois depuis la baisse marquée enregistrée en avril dernier. Par conséquent, les recettes d’exploitation totales, excluant les subventions, sont demeurées près des deux tiers inférieurs à celles observées au même mois l’an dernier. Les premiers signes d’une deuxième vague ont également freiné tout rétablissement de l’industrie canadienne du transport aérien. Selon les données diffusées le 22 décembre, en octobre, les recettes d’exploitation des plus grands transporteurs aériens avaient diminué de 82,6 % par rapport aux recettes de 1,9 milliard de dollars enregistrées en octobre 2019. Les perspectives demeurent sombres étant donné que les pays limitent davantage les voyages aériens en réponse à une deuxième vague.

Selon les données de Statistique Canada, le nombre d’arrivées au Canada en provenance des États-Unis et des pays d’outre-mer a diminué de près de 95 % en octobre par rapport au même mois l’an dernier.

Compte tenu de la prolongation des restrictions de voyage et du resserrement des mesures de santé publique dans certaines provinces, les ventes affichées par les services de restauration et les débits de boissons en octobre n’étaient pas encourageantes. Après avoir enregistré cinq hausses mensuelles consécutives, les ventes dans les restaurants et les bars ont reculé de près de 9 % de septembre à octobre. Les établissements de l’Ontario et du Québec ont déclaré des baisses de 30 % de leurs ventes non désaisonnalisées d’une année à l’autre.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 18 décembre 2020

L’inflation des prix à la consommation s’est accrue à un rythme plus rapide en novembre, atteignant la barre du 1 % pour la première fois depuis le début de la pandémie. Le taux global s’est établi à 0,4 % en moyenne depuis que l’économie canadienne a commencé à subir les contrecoups de la COVID‑19 en mars.

En novembre, les variations des prix des biens, mesurées d’une année à l’autre, sont restées dans le territoire négatif pour un neuvième mois consécutif, les effets de la baisse des prix de l’essence se faisant encore sentir sur le taux global. En effet, les prix de l’essence ont diminué de près de 12 % par rapport à novembre 2019, le resserrement des restrictions liées à la COVID‑19 ayant exercé une pression à la baisse sur la demande mondiale. Pendant ce temps, les prix des biens durables ont augmenté, portées par la hausse des prix des meubles et des appareils électroménagers, et étaient de 1,7 % plus élevés qu’un an plus tôt.

Le rapport sur l’inflation des prix à la consommation de novembre a aussi fait ressortir les variations dans les prix liés au logement, attribuables notamment à la divergence persistante dans la variation du coût de l’intérêt hypothécaire par rapport à celle du coût de remplacement par le propriétaire. D’une année à l’autre, le coût de l’intérêt hypothécaire a fléchi de 0,9 %. Ce recul représente une septième baisse mensuelle consécutive et est principalement attribuable à la faiblesse des taux d’intérêt, laquelle a encore fait baisser les coûts d’emprunt. Entre-temps, l’indice du coût de remplacement par le propriétaire, qui rend compte des prix des logements neufs, a augmenté de 1,1 %, affichant son septième mois consécutif de croissance. La hausse des prix des logements neufs est liée à la forte demande de logements unifamiliaux, conjuguée aux prix élevés des matériaux de construction.

Les ventes du commerce du détail ont poursuivi leur croissance en octobre, quoique à un rythme plus lent. Dans l’ensemble, les ventes dans ce secteur ont augmenté pour un sixième mois d’affilée et progressé de 0,4 %, soutenues par les ventes accrues des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles. Selon le rapport du commerce de détail diffusé le 18 décembre, les magasins d’articles de sport, d’articles de passe-temps, d’articles de musique et de livres, les magasins de meubles et d’accessoires de maison, ainsi que les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage ont aussi enregistré une hausse de leurs ventes.

Les ventes totales du commerce de détail en octobre étaient de 4,5 % supérieures à leurs niveaux d’avant la COVID‑19, et 9 des 11 sous-secteurs ont fait état de ventes plus élevées qu’en février. Les ventes totales du secteur dépassent les niveaux prépandémie depuis le mois de juin.

Sur une base non désaisonnalisée, les ventes au détail issues du commerce électronique se sont chiffrées à 3,1 milliards de dollars en octobre, et ont représenté 5,2 % des ventes totales du commerce de détail. D’une année à l’autre, les ventes au détail en ligne ont augmenté de deux tiers, alors que le total des ventes non désaisonnalisées du commerce de détail s’est accru de 9,1 %.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation provisoire des ventes au détail de novembre et selon celle-ci, les ventes totales sont restées relativement inchangées au cours du mois.

Le 15 décembre, Statistique Canada a diffusé son communiqué sur les ventes du secteur de la fabrication d’octobre. Selon les données, les ventes des fabricants ont augmenté de 0,3 % au cours du mois, portées par la hausse des ventes des usines de pâte à papier, de papier et de carton. Les ventes de produits du pétrole et du charbon, soutenues par la hausse des prix, ont aussi contribué à la croissance globale.

Dans l’ensemble, les ventes du secteur de la fabrication étaient inférieures de 3 % aux niveaux enregistrés avant la COVID‑19. Ce résultat rend surtout compte de la baisse des ventes de produits du pétrole et du charbon, lesquelles se situaient encore à près de 30 % en dessous de leurs niveaux prépandémie, et ce, malgré les hausses observées au cours de quatre des six derniers mois.

Après deux mois consécutifs de croissance, les stocks totaux du secteur de la fabrication ont diminué en octobre, en raison notamment de la baisse des stocks de matériel de transport. Les commandes en carnet ont aussi fléchi, sous l’effet de la baisse des commandes de produits aérospatiaux et leurs pièces.

Le 16 décembre, l’organisme a diffusé son rapport sur le commerce de gros d’octobre. Celui-ci indique que les ventes du secteur ont progressé 1,0 % en octobre, affichant un sixième mois consécutif de croissance. Dans l’ensemble, les ventes du commerce de gros ont dépassé de 3,3 % les niveaux observés avant la pandémie, et six sous-secteurs sur sept ont fait état de hausses des ventes par rapport à février.

Le 18 décembre, Statistique Canada a diffusé les statistiques sur les mouvements d’aéronefs pour le mois d’octobre. Dans le contexte des fermetures de frontières et des restrictions de voyage toujours en vigueur, le nombre de mouvements itinérants (d’un aéroport à un autre) a diminué de 41,5 % en octobre par rapport au même mois l’an dernier. Le trafic intérieur a fléchi de 34,2 %, et le trafic vers les États-Unis (-84,2 %) et les autres destinations internationales (-69,4 %) a accusé des baisses encore plus prononcées. Certains transporteurs ont recommencé à offrir des vols vers des destinations ensoleillées en octobre, et d’autres ont repris leur service en novembre, mais malgré cela, les perspectives pour l’industrie du voyage demeurent sombres.

Statistique Canada a repris les diffusions des statistiques sur l’assurance-emploi le 17 décembre. Sur une base désaisonnalisée, 1,4 million de Canadiens ont touché des prestations d’assurance d’emploi en octobre, soit plus du triple qu’en février. Selon les données de l’Enquête sur la population active, 1,8 million de personnes étaient au chômage en octobre. Parmi celles-ci, 1,5 million étaient à la recherche d’un emploi et 300 000 avaient un lien avec un emploi, soit parce qu’elles avaient été mises à pied temporairement, soit parce qu’elles avaient une entente confirmant le début d’un nouvel emploi dans un avenir rapproché.

Diffusions à venir : Le 21 décembre, Statistique Canada diffusera les données sur les chargements ferroviaires d’octobre ainsi que celles sur les prix des nouveaux logements de novembre. Ces diffusions seront suivies, le 22 décembre, par celle des données sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail et celle des ventes des services de restauration et débits de boissons, toutes deux pour le mois d’octobre. Ensuite, le rapport sur le PIB d’octobre sera diffusé le 23 décembre.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 11 décembre 2020

Le bilan du secteur des ménages s’est encore raffermi au troisième trimestre, à la faveur de la croissance de la valeur des actifs financiers et de l’investissement en logements. Après avoir affiché une hausse record au deuxième trimestre, la valeur nette du secteur des ménages, c’est-à-dire la valeur de tous les actifs moins les passifs, a progressé de 3,0 % au troisième trimestre pour s’élever à 12,3 billions de dollars. Le revenu disponible et l’épargne des ménages sont restés à des niveaux élevés, l’augmentation de la rémunération combinée aux transferts gouvernementaux ayant compensé la reprise marquée des dépenses. Le revenu disponible des ménages au troisième trimestre était de 9 % plus élevé qu’au quatrième trimestre de l’an dernier.

La croissance de la valeur nette du secteur des ménages est en grande partie attribuable à l’augmentation de la valeur des actions ainsi que de la valeur des biens immobiliers résidentiels. Les actions ont bénéficié de la valeur accrue des parts de fonds communs de placement, alors que le marché du logement a été stimulé par la croissance des prix engendrée par le volume élevé des ventes.

La dette des ménages sur le marché du crédit a bondi au troisième trimestre, la demande de prêts hypothécaires et non hypothécaires s’étant accrue. Le ratio du service de la dette des ménages a augmenté pour s’élever à 13,22 %, et la dette des ménages sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible des ménages a augmenté pour atteindre 170,7 %, après avoir affiché une baisse record au deuxième trimestre. En comparaison, le ratio de la dette sur le marché du crédit des ménages au revenu disponible était de 181,0 % au quatrième trimestre de 2019.

Le 7 décembre, Statistique Canada a diffusé des données sur l’investissement en construction de bâtiments pour le mois d’octobre. Les dépenses en construction résidentielle ont progressé de 0,7 % en octobre, affichant leur sixième mois consécutif de croissance. L’augmentation observée au chapitre de la construction de logements unifamiliaux est le principal facteur à l’origine de cette croissance, toutes les provinces sauf l’Île-du-Prince–Édouard ayant enregistré des hausses dans cette composante. Les dépenses totales en construction résidentielle se sont élevées à 10,9 milliards de dollars, dépassant de 5,7 % leur niveau d’avant la pandémie.

En revanche, les dépenses en construction non résidentielle ont reculé de 3,2 % en octobre pour s’établir à 4,4 milliards de dollars, en baisse pour un quatrième mois d’affilée. Ce recul est en grande partie attribuable à la diminution des dépenses au Québec, bien que toutes les provinces, sauf l’Île-du-Prince–Édouard, aient enregistré des baisses au cours du mois. Dans l’ensemble, l’investissement en construction de bâtiments commerciaux, industriels et institutionnels a atteint son plus faible niveau depuis les fermetures d’avril, et s’est situé à 13,5 % au-dessous de son niveau prépandémie.

Le 7 décembre, Statistique Canada a aussi diffusé les indices expérimentaux de l’activité économique des provinces et territoires pour le mois d’août. Les données montrent une reprise de l’activité dans l’ensemble des provinces et territoires au cours des mois d’été, au fur et à mesure de l’assouplissement des restrictions liées à la COVID‑19. Cependant, en août, le niveau d’activité dans la plupart des provinces était encore inférieur à ce qui pouvait être observé avant la pandémie, notamment en Alberta. L’activité économique en Saskatchewan, en Ontario et en Colombie-Britannique a aussi été durement touchée par la pandémie.

Selon les estimations définitives de l’Enquête nationale sur les voyages, lesquelles ont été diffusées le 9 décembre, les Canadiens ont effectué un total de 313 millions de voyages en 2019, avant que la pandémie ne soit une considération. Le nombre de voyages intérieurs effectué par des Canadiens a diminué d’une année à l’autre, mais leur nombre de voyages outre-mer (vers des pays autres que les États-Unis) a augmenté de 4,0 %. En 2020, les répercussions de la COVID‑19 se sont tout particulièrement fait sentir sur les habitudes de voyage. Le 10 décembre, l’organisme a diffusé l’indicateur avancé du volume de voyageurs qui sont passés par les postes frontaliers terrestres entre le Canada et les États-Unis en novembre. Les restrictions liées aux voyages non essentiels étant toujours en vigueur au cours du mois, le nombre de résidents des États-Unis qui sont entrés au Canada à bord d’une automobile s’est chiffré à seulement 53 300, en baisse de 93,7 % par rapport à novembre 2019, et le nombre de Canadiens qui sont revenus au pays en automobile s’est situé à 136 900, en baisse de 92,5 %.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 4 décembre 2020

La croissance de l’emploi a encore ralenti en novembre, alors que de nouvelles mesures de santé publique ciblées étaient instaurées dans différentes régions au pays en réponse à la résurgence récente des cas de COVID‑19. L’emploi a progressé de 62 000 en novembre, et cette hausse est entièrement attribuable à l’emploi à temps plein. Les augmentations enregistrées dans les secteurs de la construction, du commerce du détail ainsi que du transport et de l’entreposage ont été modérées par les baisses observées dans le secteur de l’information, de la culture et des loisirs, et dans celui des services d’hébergement et de restauration. La croissance générale en novembre a porté l’emploi total à 574 000 de son niveau précédent la pandémie.

L’emploi a augmenté en Ontario, en Colombie-Britannique et dans toutes les provinces de l’Atlantique. En Ontario, la croissance a ralenti au cours du mois, l’emploi à Toronto ayant stagné après avoir progressé pendant cinq moins consécutifs. Au Québec, pour un deuxième mois consécutif, l’emploi a peu varié.

Le taux de chômage au Canada a diminué pour s’établir à 8,5 %, après avoir atteint un sommet de 13,7 % en mai. Le taux de chômage chez les personnes du principal groupe d’âge actif était encore de 7,1 %, alors que le taux chez les jeunes Canadiens a diminué pour passer à 17,4 %. Dans l’ensemble, 1,7 million de Canadiens étaient au chômage en novembre, comparativement à 1,1 million en février.

Après avoir atteint un sommet de 5,5 millions en avril, le nombre total de travailleurs canadiens directement touchés par l’arrêt de l’activité économique s’est établi à 1,0 million en novembre. Ce chiffre tient compte de la baisse nette de l’emploi (-574 000) ainsi que de l’augmentation du nombre de Canadiens qui étaient en emploi, mais ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles (+448 000).

Le 4 décembre, Statistique Canada a aussi diffusé le rapport d’octobre du commerce international de marchandises du Canada. Selon celui-ci, le commerce de marchandises a continué de se redresser en octobre, les exportations et les importations ayant affiché des hausses. Le commerce de marchandises du Canada s’est chiffré à 96,7 milliards de dollars en octobre, ce qui représente une valeur de 1,5 % inférieure à celle enregistrée avant la pandémie. La baisse de la valeur totale du commerce enregistrée depuis février est en grande partie attribuable aux diminutions au chapitre des produits énergétiques et des aéronefs et autre matériel de transport.

Dans l’ensemble, les exportations de marchandises ont progressé de 2,2 % en octobre, soutenues par une hausse marquée des exportations de produits pharmaceutiques aux États-Unis. L’augmentation des exportations de produits énergétiques a aussi contribué à la croissance générale. Les exportations totales de marchandises en octobre étaient de 3,6 % inférieures aux niveaux observés avant la COVID‑19.

Les importations de marchandises ont quant à elles augmenté de 1,9 % en octobre, surpassant les niveaux de février pour la première fois depuis le début de la pandémie. Les importations accrues de produits électroniques et de biens de consommation ont contribué à cette croissance.

Le rapport sur le produit intérieur brut (PIB) du troisième trimestre, diffusé le 1er décembre, fait état d’une reprise soutenue de l’activité économique au cours du trimestre, au fur et à mesure de l’assouplissement des restrictions liées à la COVID‑19 et de la réouverture des entreprises. Après la baisse record de 11,3 % enregistrée au trimestre précédent, le PIB réel a affiché une hausse de 8,9 % au troisième trimestre. Toutefois, malgré cette forte croissance, l’activité économique au troisième trimestre était de 5 % inférieure à son niveau au quatrième trimestre de 2019.

Les dépenses accrues des ménages, et tout particulièrement en biens durables et services, ont grandement contribué à la reprise observée au troisième trimestre. Après une période de demande refoulée, les dépenses des ménages en biens durables ont bondi de 38,0 %, stimulées notamment par la hausse des achats de camions, de fourgonnettes et de véhicules utilitaires sport neufs. Les dépenses en services ont progressé de 9,6 %, et ce sont les services de restauration qui ont enregistré la plus forte croissance.

L’investissement en logement s’est accru de 30,2 % au troisième trimestre, soutenu par l’augmentation des activités de revente, les rénovations et la construction de nouveaux logements. L’investissement total en logement a progressé d’environ 10 % par rapport au quatrième trimestre de 2019.

Les investissements des entreprises au chapitre des logements non résidentiels ont repris au troisième trimestre, mais leurs dépenses en machines et matériel ainsi qu’en produits de propriété intellectuelle étaient inférieures de plus de 13 % aux niveaux observés à la fin de 2019.

Les volumes des exportations et des importations ont bondi au troisième trimestre, grâce notamment aux expéditions de véhicules automobiles et de leurs pièces, le commerce lié à l’Industrie automobile étant revenu à la normale au lendemain des perturbations occasionnées par l’arrêt des activités aux printemps. Cependant, dans l’ensemble, les volumes des exportations ainsi que des importations étaient d’environ 9 % en deçà de leurs niveaux au quatrième trimestre de l’an dernier.

Les programmes gouvernementaux de soutien au revenu avaient encore un effet marqué sur le revenu disponible et l’épargne des ménages au troisième trimestre. La rémunération des employés s’est accrue, de plus en plus de personnes ayant recommencé à travailler, mais le revenu disponible des ménages a fléchi d’un peu plus de 3 %, puisqu’un moins grand nombre de Canadiens ont eu recours aux programmes de soutien. Malgré cette baisse, les transferts gouvernementaux aux ménages ont été maintenus à des niveaux élevés. L’augmentation de la rémunération, combinée au niveau encore élevé des transferts gouvernementaux, a aidé à compenser la hausse des dépenses de consommation au cours du trimestre. Par conséquent, le taux d’épargne des ménages s’est situé à 14,6 %, ce qui représente une baisse par rapport au taux record de 27,5 % enregistré au deuxième trimestre, mais d’une forte hausse par rapport à 2019, alors que le taux d’épargne des ménages se situait à 2,0 %.

Les variations prononcées de la production et des heures travaillées, d’un trimestre à l’autre, se faisaient encore sentir sur les estimations de la productivité des entreprises. Après avoir affiché une hausse record au deuxième trimestre, la productivité a chuté de 10,3 % au troisième trimestre, les heures travaillées ayant augmenté plus rapidement que la production. Au cours du trimestre, les petites et moyennes entreprises ont repris un plus grand nombre d’heures perdues que les grandes entreprises. La réattribution des heures travaillées à la faveur des entreprises de plus petite taille, dont les économies d’échelle sont limitées, a contribué à la baisse marquée de la productivité des entreprises.

Le rapport du PIB de septembre montre que l’activité économique a poursuivi sa reprise amorcée après les baisses historiques de mars et avril. Le PIB réel a progressé de 0,8 % en septembre, après avoir augmenté de 0,9 % le mois précédent. Les augmentations enregistrées au chapitre de l’extraction de pétrole et de gaz ainsi que de la fabrication ont contribué à cette croissance, tout comme la reprise de l’activité dans le secteur public et dans les services professionnels, scientifiques et techniques. Après cinq mois consécutifs de croissance, l’activité économique totale en septembre était d’environ 5 % plus faible qu’en février, soit avant la pandémie.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation avancée du PIB réel d’octobre, et les renseignements provisoires indiquent une augmentation de 0,2 %.

La dernière édition de Nouvelles économiques canadiennes, offrant un aperçu concis de certains événements économiques canadiens ainsi que de l'évolution des marchés internationaux et financiers, est maintenant disponible.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 27 Novembre 2020

L’emploi salarié a encore repris de la vigueur en septembre, mais la croissance de l’emploi pour les travailleurs rémunérés l’heure a ralenti. Le nombre d’employés recevant une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur a progressé de 337 500 en septembre, ce qui représente une augmentation similaire à celle observée en août. La croissance de l’emploi a été généralisée, et ce sont les secteurs des services d’hébergement et de restauration, des soins de santé et de l’assistance sociale, et du commerce de détail qui ont connu les plus fortes hausses. Toutes les provinces ont enregistré une augmentation de l’emploi salarié, l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec venant en tête. La croissance générale observée en septembre a porté l’emploi salarié total à 7,3 % de son niveau d’avant la COVID‑19, et les pertes nettes depuis février se sont chiffrées à 1,2 million.

La croissance de l’emploi chez les travailleurs rémunérés à l’heure a ralenti en septembre, l’emploi salarié au sein de ce groupe ayant augmenté de 54 900, ce qui représente moins du tiers de la hausse enregistrée pour les employés payés à salaire fixe. Les baisses de l’emploi subies depuis le début de la pandémie touchent encore, dans une grande mesure, les travailleurs rémunérés à l’heure, qui gagnent généralement beaucoup moins que les employés payés à salaire fixe. En septembre, le nombre de travailleurs rémunérés à l’heure qui ont reçu une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur s’est situé à 9,4 % au-dessous des niveaux d’avant la COVID‑19, et les pertes cumulatives depuis février se sont chiffrées à plus de 920 000.

Le 23 novembre, Statistique Canada a diffusé les données de septembre sur les voyages entre le Canada et les autres pays. Les restrictions liées aux voyages non essentiels au Canada étaient encore en vigueur tout au long du mois de septembre, tout comme la période de quarantaine obligatoire de 14 jours pour les Canadiens qui reviennent de l’étranger. Dans ce contexte, le nombre de voyages au Canada en provenance des États-Unis ou de pays d’outre-mer a fléchi d’environ 95 %, et le nombre de Canadiens qui sont revenus de l’étranger a diminué de près de 93 % par rapport à un an plus tôt.

Selon les données sur les services de restauration et débits de boissons de septembre, diffusées le 24 novembre, les ventes dans ce sous-secteur ont progressé de près de 2 % par rapport au mois d’août, portées par les ventes accrues des restaurants à service complet (+2,9 %), et ce, malgré diminution des ventes des débits de boissons (-3,2 %). Cependant, sur une base annuelle (et désaisonnalisée), les ventes en septembre ont diminué d’un cinquième par rapport à septembre 2019, et ce sont l’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique qui ont affiché les plus fortes baisses, en dollars et en pourcentage.

Les données sur les chargements ferroviaires de septembre ont été diffusées le 25 novembre. Les chemins de fer canadiens ont transporté 31 millions de tonnes de marchandises en septembre, ce qui représente une légère baisse de 1,2 % par rapport à un an plus tôt. Toutefois, cette diminution est survenue après cinq mois consécutifs de baisses d’au moins 10 %. L’amélioration observée est attribuable aux fortes hausses des chargements de produits agricoles et alimentaires, notamment de canola, qui ont aidé à compenser les baisses soutenues des chargements de produits énergétiques. En effet, les chargements de mazout et de pétrole brut et ceux d’essence et de carburéacteur ont fléchi de plus de 60 % par rapport à septembre 2019.

Le 26 novembre, Statistique Canada a diffusé les statistiques sur les mouvements d’aéronefs et celles sur l’aviation civile. En septembre, le volume de trafic itinérant (vols d’un aéroport à l’autre) a fléchi d’environ 40 % par rapport à un an plus tôt. L’activité transfrontalière (entre le Canada et les États-Unis) a fléchi de 85 % et l’activité internationale (pays autres que les États-Unis), de 74 %. Les principales compagnies aériennes ont transporté 914 000 passagers sur leurs vols réguliers et d’affrètement en septembre. Il s’agit d’une diminution d’environ 16 % par rapport au mois d’août, ce qui s’apparente à une baisse saisonnière normale, mais d’une chute de près de 87 % par rapport au même mois en 2019. Les recettes d’exploitation de ces compagnies aériennes se sont chiffrées à 315,7 millions de dollars en septembre, ce qui représente une baisse très marquée (-85 %) comparativement aux 2,1 milliards de dollars en recettes engrangées en septembre 2019. Compte tenu de la résurgence des cas de COVID‑19 à l’échelle du pays, la lumière au bout du tunnel semble encore distante.

L’organisme a aussi diffusé, le 26 novembre, les estimations des ouvertures et fermetures d’entreprises pour le mois d’août. Pour un deuxième mois d’affilée, alors que l’assouplissement des restrictions se poursuivait au pays, le nombre d’ouvertures d’entreprises a dépassé le nombre de fermetures. Les ouvertures se sont élevées à 40 700 en août et les fermetures, à 34 100. Le nombre total d’entreprises actives en août était néanmoins inférieur de 9,0 % au niveau observé avant la pandémie. Des 17 % d’entreprises qui étaient actives en février et ont fermé en mars ou en avril, 56 % avaient repris leurs activités en août.

De nouvelles données sur les ouvertures et fermetures d’entreprises dans les industries du tourisme ont aussi été diffusées par Statistique Canada. Ces données témoignent des répercussions profondes de la pandémie sur l’activité touristique. Alors que le nombre de fermetures dans le secteur des entreprises a doublé de février à avril 2020, dans les industries du tourisme, il a plus que triplé au cours de la même période.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 20 Novembre 2020

L’inflation globale des prix à la consommation a augmenté pour passer à 0,7 % en octobre, sous l’effet notamment des prix plus élevés des aliments. En effet, portés par la croissance des prix des légumes frais et de la viande, les prix des aliments ont augmenté de 2,3 % d’une année à l’autre en octobre, comparativement à 1,6 % en septembre.

Les changements dans les prix des biens, mesurés d’une année à l’autre, étaient encore en territoire négatif en octobre, et ce, pour un huitième mois consécutif, la faiblesse des prix de l’essence exerçant toujours une pression à la baisse sur le taux global. Si l’on exclut l’essence, l’inflation des prix à la consommation était de 1,0 % en octobre, un taux identique à celui de septembre. La croissance des prix des services a ralenti pour se situer à 1,2 % en octobre, et ce ralentissement est partiellement attribuable aux prix de l’hébergement des voyageurs, lesquels ont diminué dans une moindre mesure en octobre qu’en septembre. Il convient cependant de noter que les prix de l’hébergement des voyageurs étaient de près de 23 % plus faibles qu’en octobre 2019.

Le rapport sur l’inflation des prix à la consommation d’octobre a aussi fait ressortir des variations prononcées dans les prix liés au logement, attribuables à la divergence continue dans la variation du coût de l’intérêt hypothécaire par rapport à celle du coût de remplacement. Sur une base mensuelle, le coût de l’intérêt hypothécaire a diminué de 0,7 %, les taux d’intérêt subissant encore l’effet des baisses du taux directeur de la Banque du Canada en mars. Pendant ce temps, l’indice du coût de remplacement par le propriétaire, qui rend compte des prix des logements neufs, a augmenté de 1,4 %, enregistrant sa plus forte croissance mensuelle depuis juin 1991.

L’Indice des prix des logements neufs d’octobre, diffusé le 20 novembre, a mis en relief la vigueur de l’activité sur les marchés du logement partout au pays. À l’échelle nationale, les prix des logements neufs ont augmenté de 0,8 % en octobre, les constructeurs dans 21 des 27 régions métropolitaines de recensement ayant fait état de hausses. Depuis le début de la pandémie en mars, les prix des logements neufs se sont accrus de 3,1 %, à la faveur des coûts d’emprunt plus faibles et de l’évolution de la demande, les acheteurs voulant des logements plus grands. À titre de comparaison, de mars à octobre l’an dernier, les prix des logements neufs avaient augmenté de 0,1 % seulement.

Les données sur le commerce de détail pour le mois de septembre ont aussi été diffusées le 20 novembre. D’après celles-ci, les ventes au détail ont progressé de 1,1 % au cours du mois, soutenues par les ventes accrues des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, des magasins de marchandises diverses et des magasins d’alimentation. La croissance générale enregistrée en septembre représentait une cinquième augmentation mensuelle consécutive pour le secteur depuis les mesures de confinement imposées en avril. Depuis le mois de juin, le niveau des ventes mensuelles du commerce de détail est plus élevé qu’avant la pandémie.

Sur une base non désaisonnalisée, les ventes du commerce de détail électronique se sont élevées à 3,2 milliards de dollars en septembre, ce qui représente 5,6 % du commerce de détail total pour le mois. D’une année à l’autre, les ventes du commerce de détail électronique ont augmenté de près de 75 % en septembre, alors que les ventes au détail totales non désaisonnalisées ont augmenté de 9,3 %.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation provisoire des ventes au détail pour le mois d’octobre. Selon cette estimation, les ventes en octobre sont restées relativement inchangées par rapport aux niveaux observés en septembre.

Selon les données du secteur de la fabrication diffusées le 16 novembre, les ventes des fabricants ont progressé de 1,5 % en septembre, portées par une augmentation des volumes, contrebalançant ainsi la baisse affichée en août. L’augmentation des ventes de produits en bois et de produits chimiques a grandement contribué à la croissance générale. Les ventes d’aliments y ont aussi contribué, dans une moindre mesure. Dans l’ensemble, les ventes du secteur de la fabrication étaient de 3,6 % inférieures aux niveaux observés avant la pandémie de COVID‑19.

Les ventes de produits en bois ont affiché un cinquième mois consécutif de croissance, à la faveur de l’activité accrue sur les marchés du logement au Canada et aux États-Unis. En effet, les ventes dans ce sous-secteur ont dépassé de 30 % leurs niveaux d’avant la pandémie, stimulées par la hausse des prix du bois d’œuvre et par l’augmentation du volume des ventes.

Les ventes de produits chimiques ont progressé pour un quatrième mois d’affilée, soutenues notamment par les ventes de produits pharmaceutiques et de médicaments, et ont aussi dépassé leurs niveaux d’avant la pandémie. Les fabrications d’aliments ont également enregistré une augmentation de leurs ventes, et ces dernières dépassent depuis juin leurs niveaux d’avant la pandémie.

Après avoir diminué pendant cinq mois d’affilée, les commandes en carnet ont augmenté en septembre, en raison notamment de la hausse des commandes de matériel de transport et de métaux de première transformation. Les stocks des fabricants ont affiché un deuxième mois consécutif de croissance.

Le 17 novembre, Statistique Canada a diffusé les données du commerce de gros pour le mois de septembre. Selon celles-ci, les ventes du commerce de gros ont progressé de 0,9 % en septembre et ont atteint, pour un troisième mois d’affilée, un niveau plus élevé qu’avant la pandémie. Dans ce secteur, ce sont les ventes de produits alimentaires ainsi que de produits et fournitures pharmaceutiques qui ont affiché les plus fortes hausses. Les stocks des grossistes-marchands ont augmenté pour un deuxième mois de suite.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 13 Novembre 2020

Le 9 novembre, Statistique Canada a diffusé les données de septembre sur l’investissement en construction de bâtiments. L’investissement dans le secteur résidentiel a augmenté de 1,6 %, en progression pour un cinquième mois consécutif. L’augmentation est principalement attribuable à la croissance de l’investissement en construction d’immeubles à logements multiples, surtout au Manitoba et au Québec. L’investissement total en construction résidentielle, qui s’est établi à 10,7 milliards de dollars, a dépassé de plus de 4 % les niveaux observés avant la COVID‑19.

En revanche, l’investissement en construction non résidentielle a diminué de 8,5 % pour se fixer à 4,5 milliards de dollars en septembre, en baisse pour un troisième mois consécutif. La baisse de l’investissement en Ontario et au Québec a grandement contribué à la diminution de l’investissement en construction non résidentielle. L’investissement total dans la construction de bâtiments commerciaux, industriels et institutionnels a fléchi pour s’établir au niveau le plus faible observé depuis les fermetures d’avril et a été de plus de 10 % inférieur aux niveaux enregistrés avant la COVID‑19.

Le 12 novembre, l’organisme a diffusé l’indicateur avancé du volume de voyageurs ayant traversé la frontière entre le Canada et les États-Unis en octobre. Le nombre de résidents américains et de Canadiens revenant au pays qui ont traversé la frontière des États-Unis en automobile est demeuré faible en octobre, les restrictions liées aux voyages non essentiels étant restés en vigueur tout au long du mois. Le nombre de voyageurs des États-Unis qui sont entrés au Canada en automobile s’est établi à environ 65 000, ce qui représente une diminution de 93,5 % par rapport à octobre 2019.

Parallèlement, le nombre de Canadiens revenant des États-Unis en automobile a fléchi de 92,1 % par rapport à octobre 2019, pour se fixer à près de 160 000. Les restrictions concernant les voyages transfrontaliers non essentiels, qui sont initialement entrées en vigueur en mars, ont été renouvelées jusqu’au 21 novembre 2020 au plus tôt.

Le 13 novembre, de nouvelles données tirées de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises ont été diffusées. De la mi-septembre à la fin du mois d’octobre, l’enquête a recueilli des renseignements auprès des entreprises sur les répercussions de la pandémie sur leurs activités pendant la période estivale et sur les perspectives.

Environ les trois quarts des entreprises ont signalé qu’elles s’attendaient à conserver le même nombre d’employés au cours des trois prochains mois et qu’elles avaient les liquidités nécessaires pour poursuivre leurs activités. En revanche, plus de deux cinquièmes des entreprises ont déclaré qu’elles ne seraient pas en mesure de s’endetter davantage et 5,2 % envisageaient sérieusement de faire faillite ou de fermer les portes.

Les perspectives de nombreuses entreprises restent incertaines. Près du tiers des entreprises ont indiqué qu’elles ne savaient pas combien de temps elles pouvaient poursuivre leurs activités en fonction de leurs revenus et dépenses actuels sans envisager d’autres mesures relatives au personnel, la fermeture ou la faillite, tandis que près du cinquième ont indiqué qu’elles pouvaient poursuivre leurs activités à ces niveaux pendant moins de six mois.

L’enquête fait aussi ressortir les répercussions de la pandémie sur les entreprises des secteurs des services d’hébergement et de restauration et des arts, des spectacles et des loisirs. Un plus grand nombre d’entreprises de ces secteurs s’attendent à réduire la taille de leur effectif au cours des trois prochains mois. Parallèlement, environ 30 % des entreprises ont indiqué pouvoir poursuivre leurs activités à leur niveau actuel de revenus et de dépenses pendant moins de six mois avant de devoir envisager d’autres mesures relatives au personnel, la fermeture ou la faillite.

En outre, la diffusion de l’Indice des prix à la consommation pour le mois d’octobre aura lieu le 18 novembre et celle de l’Indice des prix des logements neufs d’octobre, le 20 novembre.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 6 Novembre 2020

La croissance de l’emploi a ralenti en octobre, après que plusieurs provinces ont resserré leurs mesures de santé publique en réponse à une recrudescence des cas de COVID‑19. L’emploi a progressé de 84 000, soutenu notamment par des hausses dans le travail à temps plein. Les augmentations observées dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques et dans le secteur du commerce de détail ont été atténuées par des baisses dans le secteur des services d’hébergement et de restauration, notamment au Québec. La croissance générale affichée en octobre a porté l’emploi total à 636 000 en deçà de son niveau de février, soit avant la COVID‑19.

La hausse de l’emploi parmi les travailleurs du principal groupe d’âge actif est à l’origine de la plus grande part de la croissance générale observée en octobre. Chez les personnes de 25 à 54 ans, l’emploi était inférieur de 1,7 % à son niveau d’avant la pandémie. Cependant, chez les jeunes, l’emploi a peu varié et se situait encore à plus de 10 % au-dessous de son niveau de février.

Le taux de chômage au Canada a affiché un léger recul pour s’établir à 8,9 % en octobre, après avoir atteint un sommet de 13,7 % en mai. Le taux de chômage a diminué aussi bien chez les travailleurs du principal groupe d’âge actif que chez les jeunes Canadiens, se situant respectivement à 7,1 % et à 18,8 %. Dans l’ensemble, 1,8 million des Canadiens étaient au chômage en octobre, comparativement à 1,1 million en février.

Après avoir atteint un sommet de 5,5 millions en avril, le nombre total de travailleurs canadiens qui ont été directement touchés par les perturbations économiques liées à la COVID‑19 s’est situé à 1,1 million en octobre. Ce chiffre tient compte de la baisse nette de l’emploi (-636 000), ainsi que de la hausse du nombre de Canadiens qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles (+433 000).

Le 4 novembre, Statistique Canada a diffusé les données de septembre sur le commerce international de marchandises. Après avoir légèrement fléchi en août alors que les flux commerciaux se stabilisaient, le commerce de marchandises a repris de la vigueur en septembre, à la faveur d’une croissance des exportations et des importations. En effet, le commerce de marchandise s’est chiffré à 94,3 milliards de dollars en septembre, une valeur qui se situe à 4 % de celle observée en février, soit avant la COVID‑19. Une bonne part de l’écart qui reste par rapport à février est attribuable aux diminutions enregistrées dans le commerce de produits énergétiques ainsi que d’aéronefs et autre matériel de transport.

Les exportations totales ont progressé de 1,5 % en septembre, soutenues par une augmentation de 23 % des exportations de bois d’œuvre, lesquelles ont affiché un cinquième mois consécutif de croissance. En effet, la hausse des prix du bois d’œuvre engendrée par l’augmentation de la demande combinée à la baisse de l’offre a fait monter la valeur des exportations à leur plus haut niveau en 14 ans. L’augmentation des exportations d’aéronefs et de voitures automobiles et camions légers a aussi contribué à la croissance générale.

En dépit de ces hausses, les exportations se sont situées, dans l’ensemble, à 5,8 % en dessous de leur valeur enregistrée avant la pandémie. Ce résultat rend compte de la baisse marquée des exportations de produits énergétiques et de la diminution des exportations vers les États-Unis. Quant aux exportations vers les pays autres que les États-Unis, elles ont augmenté pour dépasser de 1 % leurs niveaux d’avant la pandémie.

Les importations de marchandises ont également affiché une croissance de 1,5 % en septembre, portées par une hausse marquée des importations de pétrole brut et de machines, matériel et pièces industriels. En septembre, la valeur totale des importations de marchandises était de 2,3 % moins élevée qu’avant la pandémie, en raison notamment des importations plus faibles en provenance des États-Unis.

Alors que le commerce de marchandises s’est en grande partie rétabli pour atteindre des niveaux proches de ceux enregistrés avant la pandémie, le commerce international de services du Canada est resté bien inférieur aux niveaux de février, ne s’étant pas encore remis de la chute marquée des services relatifs aux voyages. En effet, au mois de septembre, les recettes et les dépenses au chapitre des services de voyage étaient de 70 % et de 90 % inférieures aux valeurs observées avant la COVID‑19.

La dernière édition de Nouvelles économiques canadiennes, offrant un aperçu concis de certains événements économiques canadiens ainsi que de l'évolution des marchés internationaux et financiers, est maintenant disponible.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 30 octobre 2020

L’économie a poursuivi sa relance en août, continuant ainsi de se remettre des fermetures liées à la COVID‑19. En effet, le produit intérieur brut (PIB) réel s’est accru pour un quatrième mois consécutif et a augmenté de 1,2 % en août, après avoir progressé de 3,1 % le mois précédent. Dans l’ensemble, l’activité économique en août était d’environ 5 % inférieure à son niveau d’avant la pandémie, 15 des 20 secteurs d’activité ayant enregistré une croissance au cours du mois.

La croissance générale observée est grandement attribuable à l’activité accrue du secteur public, et tout particulièrement dans les secteurs des services d’enseignement, des soins de santé et de l’assistance sociale, et des administrations publiques. L’augmentation affichée par les services d’enseignement était reliée aux travaux de préparation des enseignants, du personnel de soutien et du personnel de direction des écoles primaires et secondaires en prévision de la rentrée.

Les hausses observées dans la fabrication et la construction ont aussi contribué à la croissance générale. L’activité dans les secteurs de la fabrication et de la construction a augmenté pour se situer, respectivement, à environ 4 % et à moins de 2 % des niveaux observés en février, avant la pandémie.

Le secteur des services d’hébergement et de restauration a progressé de 7,3 % en août, alors que les entreprises continuaient de rouvrir et de s’ajuster aux protocoles en lien avec la COVID‑19. L’activité dans ce secteur était néanmoins de 28 % plus faible qu’en février.

Les services immobiliers ont encore progressé en août. En effet, l’activité des bureaux d’agents et de courtiers immobiliers, stimulée par la vigueur soutenue de la revente de maisons partout au pays, était de 32 % supérieure à son niveau d’avant la pandémie. Les services professionnels, scientifiques et techniques ont également poursuivi leur croissance au cours du mois.

La hausse générale de la production a été atténuée par les baisses enregistrées dans le secteur de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière et de l’extraction de pétrole et de gaz. Les diminutions dans ce secteur étaient notamment attribuables à l’extraction des sables bitumineux, dont l’activité s’est située à près de 20 % en dessous de son niveau enregistré en février.

Statistique Canada a aussi diffusé des estimations avancées du PIB réel pour le mois de septembre et le troisième trimestre, lesquelles indiquent une augmentation d’environ 0,7 % en septembre, et d’environ 10 % pour le troisième trimestre.

Le 29 octobre, Statistique Canada a diffusé les données d’août sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail. Le nombre d’employés recevant une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur a progressé de 303 200 en août, après s’est accru de 759 500 en juillet et de 665 500 en juin. La croissance observée a porté l’emploi salarié total à 9,5 % de son niveau d’avant la COVID‑19, les pertes nettes depuis février se chiffrant à 1,6 million.

Ce sont les secteurs des services d’hébergement et de restauration (-390 300), du commerce de détail (-160 400) et des arts, spectacles et loisirs (-114 600) qui ont affiché les plus fortes baisses nettes de l’emploi depuis le début de la pandémie. En août, l’emploi salarié dans les services d’hébergement et de restauration était de 29 % inférieur à son niveau d’avant la pandémie, alors que dans les arts, spectacles et loisirs, il était de plus de 36 % plus faible. Dans le secteur du commerce de détail, l’emploi salarié était de 8 % plus faible qu’en février.

Malgré de fortes hausses observées depuis la fin du printemps, les baisses générales de l’emploi salarié depuis le début de la pandémie touchaient encore, en très grande partie, les employés rémunérés à l’heure. En août, le nombre d’employés rémunérés à l’heure qui recevaient une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur était de plus de 1 million plus faible qu’avant la COVID‑19.

Plus tôt cette semaine, Statistique Canada a diffusé des données qui rendent compte des difficultés persistantes avec lesquelles le secteur du transport est aux prises. Selon son communiqué du 27 octobre sur les chargements ferroviaires, les chemins de fers canadiens ont transporté 29,0 millions de tonnes de marchandises en août. Il s’agit d’une diminution de 14,7 % par rapport à août 2019, et de la plus prononcée de cinq baisses consécutives d’une année à l’autre enregistrées depuis le mois de mars. La diminution générale observée en août est associée à la baisse des exportations canadiennes de produits énergétiques. De plus, par rapport au même mois en 2019, les chargements de type intermodal (conteneurs) ont fléchi de 5,8 % pour se situer à un peu plus de 3,0 millions de tonnes. Il est difficile de savoir si ce repli est davantage attribuable à l’arrêt de travail au port de Montréal ou aux conditions économiques liées à la pandémie.

Le 29 octobre, Statistique Canada a aussi diffusé des données sur le transport de passagers. Les principales compagnies aériennes ont transporté plus de 1 million de passages en août, dépassant cette barre pour la première fois depuis mars. Il s’agit néanmoins d’un recul de 86,8 % par rapport au même mois en 2019 et d’une sixième diminution mensuelle consécutive. Ce résultat s’inscrit dans une période marquée par les baisses les plus prononcées et les plus abruptes jamais enregistrées dans le transport aérien de passagers. Pour ce qui est du transport terrestre, les sociétés de transport en commun au pays ont enregistré 56,1 millions de voyages de passagers en août, poursuivant la tendance à la hausse amorcée en avril. D’une année à l’autre, toutefois, le nombre d’usagers du transport en commun a fléchi de 59,8 % par rapport à août 2019. Comparativement à février, l’emploi salarié dans le secteur du transport et de l’entreposage a fléchi de 9,7 % (-76 600), et c’est le sous-secteur du transport en commun et du transport terrestre de voyageurs qui a connu les plus fortes baisses.

Également le 28 octobre, l’organisme a diffusé ses estimations des ouvertures et fermetures d’entreprises pour le mois de juillet. Pour la première fois depuis le début de la pandémie, le nombre d’ouvertures d’entreprises a dépassé le nombre de fermetures. En effet, les fermetures d’entreprises enregistrées en juillet ont atteint un niveau comparable à celui de février.

Après avoir affiché une hausse marquée en juin, quand les restrictions ont commencé à être assouplies, le nombre d’ouvertures d’entreprises a fléchi de 3,3 % en juillet pour s’établir à 52 300. Pendant ce temps, le nombre de fermetures a baissé de 34 % pour se situer à 36 500. Plus de 712 000 entreprises étaient en exploitation dans les industries du secteur des entreprises en juillet, en baisse d’environ 11 % par rapport à un an plus tôt. Des 17 % des entreprises qui étaient en exploitation en février, mais qui avaient fermé en mars et avril, la moitié ont rouvert en juillet.

Un nouveau rapport mettant en relief les changements observés dans l’activité économique au lendemain des restrictions liées à la pandémie est désormais accessible : Développements récents de l’économie canadienne 2020 : COVID‑19, quatrième édition.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 23 octobre 2020

La croissance de la demande de logements et de matériaux de construction enregistrée après la levée de restrictions liées à la COVID‑19 a une des répercussions sur plusieurs indicateurs avancés diffusés cette semaine.

L’Indice des prix des logements neufs de septembre, diffusé le 21 octobre, a mis en relief la montée des prix des logements neufs partout au pays, attribuable notamment à la croissance de la demande conjuguée à l’augmentation des coûts de construction. Les prix des logements neufs ont progressé de 1,2 % en septembre, enregistrant leur plus forte hausse en 14 ans. En effet, les constructeurs dans 24 régions métropolitaines de recensement sur 27 ont fait état de hausses des prix. L’augmentation généralisée observée en septembre rend compte des prix plus élevés des matériaux de construction ainsi que d’un changement dans les préférences des acheteurs, qui optent pour des logements plus grands.

L’Indice des prix à la consommation (IPC) pour le mois de septembre a aussi été diffusé le 21 octobre. Selon celui-ci, l’inflation des prix à la consommation a augmenté pour se situer à 0,5 %, après s’être maintenue à 0,1 % durant les mois d’été. Le coût du remplacement par le propriétaire, qui est associé au prix des logements neufs, a progressé de 2,6 %, ce qui représente sa plus forte hausse d’une année à l’autre depuis avril 2018. Pendant ce temps, les prix du transport aérien ont encore fléchi d’une année à l’autre, mais les diminutions observées en septembre étaient moins prononcées que celles enregistrées en juillet et août. Pour ce qui est des prix de l’hébergement des voyageurs, ils étaient toujours inférieurs de plus d’un quart à leurs niveaux de septembre 2019.

Dans l’ensemble, les variations des prix des biens, mesurées d’une année après l’autre, sont restées dans le territoire négatif en septembre, et ce, pour un septième mois d’affilée. En effet, les prix de l’essence exerçaient encore une pression sur le taux global de l’IPC et en excluant l’essence, l’inflation des prix à la consommation était de 1,0 %, en hausse de 0,6 % par rapport au mois d’août. La croissance des prix des services s’est élevée à 1,3 % en septembre, après s’être maintenue à 0,5 % au cours des mois d’été.

Les ventes du commerce de détail, dont les données ont également été diffusées le 21 octobre, se sont encore accrues en août, portées notamment par les ventes des matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage. Dans l’ensemble, les ventes au détail ont progressé de 0,4 % et étaient de 1,8 % supérieures aux niveaux d’avant la COVID‑19. Les ventes des marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage se sont accrues de 4,5 % et ont dépassé de 11 % les ventes observées en février. Le volume accru des ventes de matériaux de construction a aussi contribué à revigorer les ventes du commerce de gros, dont les données ont été diffusées le 19 octobre.

Le 22 octobre, Statistique Canada a diffusé les données du mois d’août relatives aux services de restauration et débits de boissons. Dans l’ensemble, les ventes de ce sous-secteur ont augmenté de 6,4 %. Les recettes des restaurants à service complet se sont accrues de 10,4 %, l’ouverture des salles à manger et des terrasses ayant permis à ces restaurants d’accroître leur volume de ventes durant les mois d’été. Les recettes des établissements de restauration à service restreint ont augmenté de 3,4 % et celles des débits de boissons alcoolisées, de 14,4 %, la réouverture des bars, des pubs et de certaines boîtes de nuit s’étant poursuivie. Toutefois, malgré la croissance observée, les ventes non désaisonnalisées des services de restauration et débits de boissons étaient inférieures de 22,1 % à leurs niveaux d’août 2019, soit de plus d’un cinquième. La reprise pourrait se poursuivre pendant la saison automnale, si la météo se prête aux sorties en terrasse et si les réouvertures se poursuivent, mais l’incertitude plane au moment où les agences de santé publique sont aux prises avec une recrudescence des cas de COVID‑19.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 16 octobre 2020

Le 13 octobre, Statistique Canada a diffusé l’indicateur avancé du volume de voyageurs transfrontaliers pour le mois de septembre, et celui des arrivées internationales au Canada par avion pour le troisième trimestre. Le nombre de résidents des États-Unis et du Canada qui ont traversé la frontière en automobile pour entrer au Canada est resté faible en septembre, les restrictions liées aux voyages non essentiels étant toujours en vigueur. En septembre 2020, le nombre de résidents des États-Unis qui sont entrés au Canada en automobile en passant par l’un des postes frontaliers terrestres dotés d’un système automatisé d’inspection était de plus de 94 % inférieur au niveau enregistré en septembre 2019, et le nombre de Canadiens qui sont rentrés des États-Unis en automobile en passant par ces postes frontaliers était d’environ 93 % plus faible.

Le troisième trimestre comprend la saison estivale de voyages, habituellement achalandée. Durant cette période en 2019, plus de 9 millions de voyageurs sont arrivés au Canada par avion. Cette année cependant, la saison estivale s’est avérée plutôt calme, et ce, malgré le fait que des compagnies aériennes aient repris certains de leurs vols transfrontaliers et internationaux qui avaient été annulés au début de la pandémie. De juillet à septembre 2020, environ 51 000 résidents de pays d’outre-mer et environ 19 900 résidents des États-Unis sont entrés au Canada par avion aux aéroports canadiens munis de bornes d’inspection primaire. Au cours de la même période, le nombre de résidents du Canada qui sont revenus d’un voyage à l’étranger s’est situé à environ 200 000, ce qui représente une fraction du volume habituel.

Le 16 octobre, Statistique Canada a diffusé les plus récentes données de l’Enquête mensuelle sur les industries manufacturières. Après avoir affiché trois mois de forte croissance par suite de la levée de restrictions liées à la COVID‑19, les ventes du secteur de la fabrication ont fléchi de 2,0 % en août, sous l’effet notamment des baisses enregistrées dans les industries du matériel de transport. Les ventes des fabricants de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles ont chuté en août, affichant des baisses d’au moins 10 %, après avoir rebondi en juillet lorsque plusieurs usines de montage ont raccourci ou annulé leurs fermetures annuelles habituelles. En revanche, les ventes de produits en bois ont augmenté pour un quatrième consécutif, portées par la vigueur du marché du logement au Canada et aux États-Unis.

Si l’on exclut le matériel de transport, les ventes du secteur de la fabrication se sont accrues de 1,1 %. Les ventes totales du secteur pour le mois d’août étaient de 6,6 % inférieures aux niveaux d’avant la COVID‑19.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 9 octobre 2020

La croissance de l’emploi s’est raffermie en septembre, portant l’emploi total à 720 000 de son niveau d’avant la COVID‑19. L’emploi a progressé de 378 000 au cours du mois, et la majeure partie de la hausse a été enregistrée dans le travail à temps plein, notamment en Ontario et au Québec. L’augmentation générale a été soutenue par des hausses de l’emploi dans les secteurs des services d’hébergement et de restauration, des services d’enseignement, et de la fabrication.

L’emploi au sein du principal groupe d’âge d’actif a augmenté de 194 000 en septembre, et les femmes étaient à l’origine de plus des deux tiers de la croissance enregistrée. Chez les Canadiens de 25 à 54 ans, l’emploi s’est situé à 2,3 % au-dessous des niveaux observés avant la COVID‑19. L’emploi chez les jeunes a augmenté de 127 000, et les hausses étaient également réparties entre les jeunes hommes et les jeunes femmes. Toutefois, malgré ces augmentations le taux d’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans était de plus de 10 % plus faible qu’en février.

Le taux de chômage au Canada a reculé pour s’établir à 9,0 % en septembre, poursuivant la tendance à la baisse observée depuis le sommet de 13,7 % atteint en mai. Chez les Canadiens du principal groupe d’âge actif, le taux de chômage a diminué pour s’établir à 7,3 %, alors que chez les jeunes, il a reculé pour s’établir à 18,9 %. Dans l’ensemble, 1,8 million de Canadiens étaient au chômage en septembre, comparativement à 2,6 millions de personnes en mai.

Le nombre total de Canadiens touchés par la crise économique liée à la COVID‑19 s’est établi à 1,3 million en septembre, comparativement à 5,5 millions en avril, alors qu’il avait atteint un sommet inégalé.

La sous-utilisation de la main-d’œuvre survient lorsque des personnes qui pourraient travailler ne travaillent pas ou lorsque des personnes pourraient travailler plus d’heures que le nombre d’heures qu’elles travaillent. Le taux de sous-utilisation de la main d’œuvre, qui a atteint un sommet de 36,1 % en avril, diminue progressivement depuis le début de la relance économique. En septembre, ce taux a reculé pour s’établir à 18,3 %, mais il est resté bien au-dessus de son niveau de 11,2 % observé en février, avant la pandémie.

Le 6 octobre, Statistique Canada a diffusé les données du commerce international de marchandises pour le mois d’août. Après avoir bondi au cours des deux mois précédents, l’activité commerciale s’est stabilisée en août, les exportations ainsi que les importations ayant affiché de légères baisses. Le commerce de marchandises s’est chiffré à 92,3 milliards de dollars en août, un niveau inférieur de 6 % à celui d’avant la pandémie de COVID‑19. Une bonne partie de la baisse générale du commerce enregistrée depuis février est attribuable aux produits énergétiques et aux aéronefs et autres matériel et pièces de transport.

Après avoir affiché des hausses de l’ordre d’au moins 10 % en juin et en juillet, les exportations ont diminué 1,0 % en août, entraînées par la baisse des exportations de voitures automobiles et de camions légers. Ce recul fait suite à une augmentation marquée des exportations de l’industrie automobile enregistrée en juillet, lorsque les fabricants de véhicules automobiles ont accru leur production pour se remettre des fermetures liées à la COVID‑19. Les exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles se sont élevées à 7,5 milliards de dollars, soit à un niveau légèrement supérieur à celui d’avant la COVID‑19. Les baisses enregistrées dans les exportations d’autre matériel de transport, notamment vers l’Arabie saoudite, ont contribué à la diminution générale des exportations.

Les importations de marchandises ont fléchi de 1,2 % en août, après avoir connu une forte croissance en juin et juillet. Cette baisse est en grande partie attribuable à la diminution des importations d’aéronefs et autres matériel et pièces de transport, et, dans une moindre mesure, au recul des importations de produits en métal et de produits minéraux non métalliques, ainsi que de machines, matériel et pièces industriels. La diminution des importations en provenance des États-Unis est à l’origine d’une bonne part de la baisse générale observée en août.

Le commerce international de services du Canada a une fois de plus affiché une légère croissance, les exportations et les importations de services ayant augmenté en août. Les exportations de services commerciaux se sont accrues de 1,0 % pour s’élever à 6,5 milliards de dollars, et leurs importations ont augmenté de 1,8 % pour se chiffrer à 6,4 milliards de dollars. Dans l’ensemble, cependant, le commerce total de services du Canada est resté en août inférieur à son niveau d’avant la pandémie, de plus d’un quart, plus précisément.

Le 7 octobre, Statistique Canada a diffusé les données sur l’investissement en construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels pour le mois d’août. L’investissement en construction résidentielle a affiché un quatrième mois consécutif de croissance, les dépenses en logements unifamiliaux et en immeubles à logements multiples ayant augmenté au cours du mois. Dans l’ensemble, l’investissement dans le secteur résidentiel, qui s’est chiffré à 10,8 milliards de dollars, a dépassé son niveau d’avant la pandémie.

En revanche, l’investissement en construction non résidentielle a diminué pour un deuxième mois d’affilée en août, les composantes industrielle, commerciale et institutionnelle ayant toutes trois enregistré des baisses. Toutefois, malgré les diminutions observées, les dépenses en construction non résidentielle sont demeurées supérieures aux niveaux déclarés en février.

Le 8 octobre, l’organisme a diffusé de nouvelles données qui renseignent sur la manière dont les changements observés depuis février dans les habitudes de dépenses des consommateurs se sont répercutés sur les estimations de l’inflation des prix à la consommation. Les nouvelles données sont fondées sur un indice des prix ajusté qui tient compte des changements soudains dans les habitudes de dépenses, et qui est ensuite comparé avec l’Indice des prix à la consommation (IPC) officiel.

Cette mesure ajustée donne lieu à des estimations un peu plus élevées de l’inflation des prix à la consommation depuis le début de la pandémie. Bien que l’écart entre l’indice des prix ajusté et l’IPC officiel se soit rétréci en juin, l’indice ajusté est demeuré plus élevé que l’IPC officiel en juillet et en août. Au cours de ces deux mois, l’indice des prix ajusté a augmenté de 0,4 % d’une année à l’autre, tandis que l’IPC officiel a progressé de 0,1 %.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 2 octobre 2020

La production économique a poursuivi sa relance en juillet, portée par la croissance de la production manufacturière, par la reprise de l’activité dans le secteur des services d’hébergement et de restauration, et par la hausse marquée des activités liées au marché de l’habitation.

Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 3,0 % en juillet, et chacun des 20 secteurs d’activité a affiché des hausses. Stimulée par les efforts de réouverture qui se poursuivaient à la grandeur du pays, la production a affiché en juillet son troisième mois d’affilée de croissance. L’activité dans son ensemble est cependant restée inférieure aux niveaux observés avant la COVID‑19, soit d’environ 6 %.

La production accrue dans le secteur de la fabrication a grandement contribué à la hausse globale observée en juillet, les fabricants de véhicules automobiles ayant continué d’accroître leur production pour répondre à la forte demande des consommateurs. La production manufacturière totale en juillet était d’environ 6 % plus faible qu’en février.

Le secteur des services d’hébergement et de restauration a affiché une croissance de 20,1 %, alors que les entreprises poursuivaient leur réouverture et continuaient de s’ajuster aux restrictions liées à la COVID‑19. Malgré trois mois d’affiliée de hausses marquées, l’activité du secteur dans son ensemble est demeurée inférieure d’un tiers environ aux niveaux d’avant la pandémie.

Les bureaux d’agents et de courtiers immobiliers ont connu un troisième mois consécutif de croissance marquée, l’activité de revente de maisons dans les grands centres urbains ayant encore repris de la vigueur. En juillet, l’activité des bureaux d’agents et de courtiers immobiliers était de plus de 20 % supérieure à son niveau d’avant la pandémie. L’augmentation enregistrée au chapitre des services juridiques liés aux transactions immobilières a également contribué à la vigueur du marché de l’habitation.

Statistique Canada a diffusé une estimation avancée du PIB réel pour le mois d’août, et les renseignements provisoires indiquent une croissance de 1 % d’un mois à l’autre.

Selon plusieurs communiqués diffusés le 30 septembre, l’activité du secteur du transport a continué de se rétablir en juillet. Bien que le volume des chargements ferroviaires ait légèrement fléchi par rapport au mois de juin, ce sont les baisses d’une année à l’autre des chargements de mazout, de pétrole brut et de produits du charbon qui ont contrebalancé de bonnes augmentations d’une année à l’autre enregistrées pour les chargements de produits agricoles comme le blé et le canola et pour les chargements de pièces pour véhicules automobiles et d’autre matériel de transport.

Au cours du mois de juillet, période de voyage habituellement très occupée, les principales compagnies aériennes ont transporté près de deux fois plus de passagers qu’en juin, mais les volumes sont restés de près de 90 % en deçà de ceux de juillet 2019. Pour ce qui est du transport en commun, le nombre d’usagers a augmenté pour un troisième mois consécutif en juillet, mais il n’a atteint que le tiers environ du niveau enregistré un an plus tôt.

Le 28 septembre, l’organisme a diffusé ses estimations des ouvertures et fermetures d’entreprises pour le mois de juin. Le nombre d’entreprises ayant fermé en juin était de 56 300, en légère baisse par rapport à 59 600 en mai. Les fermetures mensuelles avaient atteint un sommet de 89 100 en avril, pendant les mesures de confinement liées à la COVID‑19. Le nombre d’ouvertures s’est élevé à 52 700 en juin, alors que les restrictions liées à la pandémie s’assouplissaient à l’échelle du pays.

Le rapport de juin sur les ouvertures et fermetures d’entreprises fournissait également des renseignements sur le nombre d’entreprises qui ont fermé pendant le confinement, mais qui ont rouvert par la suite. En tout, un peu plus de 17 % des entreprises qui étaient actives en février ont dû fermer leurs portes en mars ou en avril. Parmi celles qui ont fermé, seulement 19 % environ avaient rouvert en juin.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 25 septembre 2020

Le 24 septembre, Statistique Canada a diffusé les données sur l’emploi salarié pour le mois de juillet. Ces données fournissent des renseignements sur les personnes qui reçoivent une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur, à l’exclusion des travailleurs autonomes, des propriétaires et associés d’entreprises non constituées en société, des bureaux voués à l’exercice d’une profession libérale, et des employés du secteur agricole.

L’emploi salarié a continué de se redresser en juillet, porté par la réouverture des entreprises qui se poursuivait au pays. En effet, l’emploi salarié a progressé de 740 000 au cours du mois après avoir affiché une croissance de 666 000 en juin. Près des trois quarts de la hausse observée en juillet sont attribuables aux employés rémunérés à l’heure, lesquels ont été plus durement touchés par les fermetures survenues au printemps. Depuis février, les employés rémunérés à l’heure ont été à l’origine de près des deux tiers des pertes d’emplois. En juillet, l’emploi salarié parmi les employés rémunérés à l’heure était de 1,3 million inférieur aux niveaux d’avant la pandémie de COVID‑19, alors que l’emploi salarié total était de 1,9 million inférieur.

Ces estimations de l’emploi sont fondées sur les personnes ayant reçu une rémunération ou des avantages sociaux de leur employeur. Par conséquent, elles ne comprennent pas les personnes qui ont continué d’avoir un lien avec leur emploi, mais qui n’ont pas été rémunérées par leur employeur. Le nombre de personnes dans cette situation a beaucoup augmenté depuis le début de la pandémie. Selon les données de juillet de l’Enquête sur la population active, le nombre de personnes en emploi qui ont été absentes du travail pendant plus de quatre semaines et qui n’ont pas reçu de rémunération ou d’avantages sociaux était supérieur de 389 000 aux niveaux d’avant la pandémie.

Plus tôt cette semaine, Statistique Canada a diffusé deux communiqués qui rendent compte des difficultés persistantes avec lesquelles le secteur du tourisme est aux prises pendant la pandémie. Les données sur les voyages entre le Canada et les autres pays, diffusées le 23 septembre, confirment que les voyages internationaux à destination et en provenance du Canada sont restés à de très faibles niveaux tout au long du mois de juillet, les restrictions de voyage instaurées en mars étant toujours en vigueur. En juillet, le nombre de résidents canadiens revenant des États-Unis ou de pays d’outre-mer était d’environ 95 % inférieur au nombre enregistré en juillet 2019, et le nombre de voyages au Canada en provenance des États-Unis ou de pays d’outre-mer était d’environ 97 % inférieur à l’année précédente. Cette baisse marquée des voyages s’est répercutée sur de nombreuses entreprises des services d’hébergement et de restauration, des arts et de la culture, qui en ont souffert pendant cette période où la saison touristique estivale bat habituellement son plein. Alors que les ventes des services de restauration et débits de boissons (dont les données ont également été diffusées le 23 septembre) ont affiché leur troisième mois consécutif de croissance, elles demeuraient de 25 % inférieures à leurs niveaux d’avant la pandémie.

Après avoir commencé à rouvrir leurs salles à manger et leurs terrasses au début de l’été, les restaurants à service complet ont enregistré une augmentation de leurs ventes en juillet, celles-ci ayant progressé de plus d’un tiers (+36,2 %) par rapport à juin. De manière similaire, après la réouverture de nombreux bars et pubs et de certaines boîtes de nuit en juillet, les ventes des débits de boissons ont affiché une hausse marquée (+40,8 %) en juillet. D’une année à l’autre, cependant, les ventes non désaisonnalisées pour l’ensemble du secteur étaient inférieures d’un quart (-24,5 %) à celles enregistrées en juillet 2019. Notamment, à l’Île-du-Prince-Édouard, où l’économie repose en grande partie sur le tourisme, les ventes ont diminué de plus du tiers (-34,6 %) par rapport à un an plus tôt.

À l’approche du temps plus froid d’automne, on s’attend à ce que les difficultés persistent pour un grand nombre de ces entreprises. Le 18 septembre, en réponse aux inquiétudes concernant une deuxième vague d’infections, le Canada a annoncé que la frontière avec les États-Unis resterait fermée pour les voyages non essentiels, y compris le tourisme, jusqu’au 21 octobre au moins.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 18 septembre 2020

Après avoir retrouvé en juin leurs niveaux d’avant la COVID, les ventes du commerce de détail ont progressé un peu plus en juillet, stimulées notamment par les ventes des concessionnaires de véhicules. Les ventes totales du commerce de détail ont augmenté de 0,6 % pour se chiffrer à 52,9 milliards de dollars, et la vigueur des dépenses des consommateurs pendant la phase de réouverture a contribué à une reprise en forme de V dans le secteur.

Les ventes des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles se sont élevées à 14,0 milliards de dollars en juillet, poursuivant la reprise enregistrée en mai et juin, après que les ventes sont tombées à 5,1 milliards de dollars par suite des fermetures en avril. Les ventes du sous-secteur pour le mois de juillet étaient d’environ 1 % plus faibles qu’en février.

Les stations-service ont également enregistré une augmentation de leurs ventes en juillet, alors que les restrictions liées à la COVID‑19 continuaient d’être assouplies et que le volume de voyageurs augmentait. Les ventes des magasins de vêtements et d’accessoires vestimentaires ont aussi augmenté, de plus en plus de régions ayant autorisé la réouverture des centres commerciaux.

Sur une base non désaisonnalisée, les ventes du commerce électronique ont affiché une légère baisse pour s’établir à 2,8 milliards de dollars en juillet, ce qui représente 4,8 % de l’ensemble du commerce de détail. La part des ventes du commerce de détail par rapport au total des ventes au détail a diminué, en raison notamment de l’assouplissement des restrictions visant les commerces ayant pignon sur rue. D’une année à l’autre, le commerce au détail électronique s’est accru de 63,2 %, tandis que le total des ventes au détail non désaisonnalisées a progressé de 5,6 %.

Environ 3 % des détaillants ont indiqué avoir été fermés à un moment donné en juillet, et la durée moyenne des fermetures était d’un jour ouvrable. Statistique Canada a diffusé une estimation provisoire du total des ventes au détail pour le mois d’août et celle-ci indique une augmentation, d’un mois à l’autre, d’environ 1,1 %.

L’activité du commerce de gros a aussi continué à reprendre de la vigueur en juillet, le secteur ayant affiché un troisième mois consécutif de croissance. Les ventes du commerce de gros ont progressé de 4,3 % pour atteindre un sommet de 65,0 milliards de dollars. Cette augmentation est en grande partie attribuable au sous-secteur des véhicules automobiles et des pièces et accessoires pour véhicules automobiles, dont les ventes se sont accrues en réponse à l’augmentation de la demande. Si l’on exclut les ventes liées aux véhicules automobiles, les ventes du commerce de gros ont augmenté de 1,8 % en juillet. Les ventes totales du commerce de gros étaient de 0,6 % supérieures à leurs niveaux d’avant la COVID‑19.

Les ventes des fabricants ont continué de se remettre des fermetures liées à la COVID‑19, affichant en juillet leur troisième mois consécutif de croissance. Les ventes totales du secteur de la fabrication ont augmenté de 7,0 % alors que les usines accroissaient encore leur production. La reprise des ventes observée en juillet, notamment en Ontario et en Colombie-Britannique, est venue à la suite de la hausse record de 23 % enregistrée en juin au moment où l’activité reprenait de la vigueur dans l’ensemble du secteur. Toutefois, les ventes totales des fabricants en juillet étaient encore inférieures à leurs niveaux d’avant la pandémie, soit d’un peu plus de 5 %.

L’augmentation des ventes de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, liée en partie au fait que de nombreux fabricants ont raccourci ou annulé leur période de fermeture estivale, était à l’origine de près des deux tiers de la croissance globale dans le secteur. En juillet, les ventes de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles étaient de 10 % supérieures à leurs niveaux de février. L’augmentation des ventes de produits du pétrole et du charbon a aussi contribué à la hausse globale, les prix et les volumes s’étant accrus dans cette industrie. Les ventes de ces produits demeuraient toutefois inférieures à leurs niveaux d’avant la pandémie, d’un tiers environ.

L’inflation des prix à la consommation est restée modeste en août, la baisse des prix de l’essence et des prix du transport aérien ayant continué de peser sur le taux global. En août, l’Indice des prix à la consommation a progressé de 0,1 % d’une année à l’autre, affichant une hausse identique à celle de juillet. L’inflation globale s’est située à 0,2 % en moyenne depuis que les effets de COVID‑19 ont commencé à se répercuter sur l’économie canadienne en mars.

Les prix de l’essence ont affiché en août une sixième baisse consécutive d’une année à l’autre. En excluant l’essence, l’inflation des prix à la consommation a ralenti pour s’établir à 0,6 %, en baisse par rapport à 0,7 % en juillet. Les prix du transport aérien ont diminué pour un deuxième mois consécutif, affichant une diminution de 16,0 % d’une année à l’autre, alors que les compagnies aériennes continuaient d’offrir des rabais pour encourager les consommateurs à recommencer à voyager. Les prix de l’hébergement des voyageurs ont diminué de 25,4 % d’une année à l’autre, enregistrant un quatrième mois consécutif de baisses pronconcées.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 11 septembre 2020

Selon les données publiées le 9 septembre par Statistique Canada, au cours de la semaine se terminant le 28 août, plus de 43 000 mouvements itinérants d’aéronefs (c.-à-d. décollages et atterrissages) ont été enregistrés aux principaux aéroports canadiens dotés d’une tour de contrôle de la circulation aérienne de NAV CANADA. Dans la foulée des fermetures de frontières et des restrictions de voyage instaurées en mars, le nombre total de mouvements avait chuté pour atteindre un creux de 14 100 (données non ajustées) durant la semaine se terminant le 18 avril. Depuis, le nombre de mouvements a augmenté graduellement, en raison notamment des vols intérieurs, même si le nombre de passagers était moins nombreux sur ces vols, ainsi que de l’affrètement aérien plus spécialisé qui a découlé de la croissance des ventes du commerce électronique. La saison touristique de cette année a néanmoins été loin d’être occupée. Le nombre de mouvements intérieurs d’aéronefs pendant la période de 12 semaines se terminant le 28 août correspondait à 87 % du niveau observé au cours de la période de 12 semaines précédant les restrictions du mois de mars. De plus, le nombre de mouvements transfrontaliers entre le Canada et les États-Unis ainsi que le nombre de mouvements outre-mer étaient inférieurs de plus d’un cinquième à leurs niveaux d’avant la pandémie.

Le mois d’août était le cinquième mois complet consécutif de restrictions liées aux voyages non essentiels à la frontière canado-américaine. En raison de ces restrictions, le nombre de voyages transfrontaliers est resté faible, selon l’Indicateur avancé du volume de voyageurs transfrontaliers diffusé par Statistique Canada le 11 septembre. Le nombre de résidents des États-Unis qui sont entrés au Canada en automobile en août 2020, en passant par l’un des 111 postes frontaliers dotés d’un système automatisé d’inspection, était de plus de 95 % inférieur au nombre enregistré en août 2019. De manière similaire, le nombre de résidents canadiens qui sont revenus des États-Unis en automobile en passant par ces postes frontaliers était de plus 95 % plus faible qu’à la même date l’an dernier. Vers la mi-mars, le Canada et les États-Unis ont imposé des restrictions aux frontières pour les voyages non essentiels entre les deux pays, lesquelles resteront en vigueur au moins jusqu’au 21 septembre 2020.

Selon les données de l’Indice des prix des services de loyers commerciaux diffusées le 10 septembre, les loyers commerciaux moyens ont reculé de 3 % à l’échelle nationale pendant le deuxième trimestre de 2020 et dans l’ensemble, ils ont diminué dans la même mesure pour tous les types d’immeubles (immeubles de bureaux, immeubles de vente au détail, immeubles industriels et entrepôts). Les prix des loyers commerciaux moyens ont reculé partout au pays, mais les baisses ont été plus marquées dans certaines régions métropolitaines de recensement (RMR). Par exemple, les loyers pour les immeubles de vente au détail ont fléchi de plus de 13 % à Calgary, et d’environ 11 % à Montréal. Dans la RMR de Toronto, les loyers pour les immeubles de bureaux sont restés sensiblement les mêmes, mais ceux pour les immeubles industriels et les entrepôts ont baissé de près de 6 %. Alors que la mesure dans laquelle les baisses sont directement attribuables à la COVID‑19 est inconnue, les perspectives à long terme du marché de l’immobilier commercial demeurent incertaines, compte tenu du grand nombre d’employés qui travaillent de leur domicile, et de l’essor récent des ventes en ligne.

Le 11 septembre, l’organisme a diffusé les comptes du bilan national du deuxième trimestre. Les données mettent en relief l’étendue des répercussions de la COVID‑19 sur la situation financières dans le secteur des ménages. Après avoir affiché une baisse sans précédent au premier trimestre, la valeur nette des ménages a augmenté de 5,0 % pour se chiffrer à 11,96 billions de dollars au deuxième trimestre, portée par les hausses enregistrées dans les marchés boursiers et par la croissance de la valeur des biens immobiliers. Les volumes de la revente résidentielle ont enregistré une hausse prononcée en juin, après avoir grandement ralenti en avril et mai en raison des restrictions liées à la COVID‑19. Les ménages ont beaucoup réduit leurs emprunts au deuxième trimestre : l’emprunt total sur le marché a diminué pour s’établir à 0,9 milliard de dollars, en baisse par rapport à 26,0 milliards de dollars au premier trimestre. Ce recul est attribuable à la diminution prononcée des prêts non hypothécaires et du crédit à la consommation, les ménages ayant diminué leurs dépenses et réduit le capital sur leurs prêts plus rapidement qu’ils ont accumulé de nouvelles dettes.

Du premier au deuxième trimestre, la dette des ménages sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible des ménages a diminué pour passer de 175,4 % à 158,2 %, le revenu disponible ayant augmenté de façon marquée, alors que l’encours de la dette sur le marché du crédit est resté relativement stable. Le ratio du service de la dette des ménages est passé de 14,54 % à 12,40 %, ce qui représente sa plus forte baisse jamais enregistrée.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 4 septembre 2020

Après avoir augmenté de 419 000 en juillet, l’emploi s’est accru de 246 000 en août, en raison de l’augmentation du travail à temps plein. Dans l’ensemble, la croissance de l’emploi observée depuis le début de crise économique en avril s’est établie à 1,9 million. Malgré ces hausses, l’emploi en août est demeuré inférieur d’environ 1,1 million aux niveaux observés avant la COVID‑19.

L’augmentation enregistrée chez les personnes du principal groupe d’âge actif explique plus de la moitié de la hausse globale de l’emploi en août, l’emploi chez les personnes âgées de 25 à 54 ans ayant augmenté pour atteindre au-dessus de 96 % de son niveau observé avant la COVID‑19. La reprise de l’emploi chez les personnes du principal groupe d’âge actif a été plus forte chez les hommes. L’emploi chez les jeunes Canadiens s’est accru de 55 000 en août, après avoir augmenté de 400 000 en juin et juillet. Malgré l’augmentation, l’emploi chez les personnes âgées de 15 à 24 ans en août est resté inférieur de plus de 15 % aux niveaux observés avant la COVID‑19.

Après avoir atteint un niveau record de 13,7 % en mai, le taux de chômage au Canada a diminué pour s’établir à 10,2 % en août. Chez les personnes du principal groupe d’âge actif, le taux de chômage s’est fixé à 7,8 %, tandis qu’il a atteint 23,1 % chez les jeunes.

Le nombre de personnes à la recherche d’un emploi a augmenté pour le sixième mois consécutif en août, alors que le nombre de personnes voulant travailler, mais ne cherchant pas d’emploi est resté stable. Si les personnes de ce groupe avaient été comptées parmi les chômeurs, le taux de chômage ajusté se serait établi à 13,0 %.

La sous-utilisation de la main-d’œuvre survient lorsque des personnes qui pourraient potentiellement travailler ne travaillent pas ou lorsque des personnes pourraient travailler plus d’heures que le nombre d’heures qu’elles travaillent. La sous-utilisation de la main-d’œuvre a atteint un sommet de 36,1 % en avril et a diminué considérablement depuis le début de la relance économique. En août, la sous-utilisation de la main-d’œuvre s’est fixée à 20,3 %, mais celle-ci est près de deux fois plus élevée que le taux enregistré avant la COVID‑19.

Le 3 septembre, Statistique Canada a diffusé les données sur le commerce international de marchandises pour le mois de juillet. Après avoir affiché un redressement solide en juin, le commerce de marchandises a continué de croître en juillet, les expéditions de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles et de produits énergétiques ayant augmenté. Près de 90 % de la hausse de l’activité commerciale en juillet est attribuable à l’augmentation du flux des échanges avec les États-Unis. Dans l’ensemble, l’activité commerciale en juillet était inférieure de 5 % aux niveaux observés avant la COVID‑19.

Après avoir enregistré une augmentation de 20,5 % en juin, les exportations ont augmenté de 11,1 % en juillet, à la faveur d’augmentations généralisées dans les différentes catégories de produits. L’augmentation des exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles explique environ la moitié de la hausse globale, alors que les constructeurs automobiles ont réagi aux fermetures liées à la COVID‑19 en augmentant leur production et en raccourcissant la période d’interruption saisonnière. Les exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, qui se sont établies à 8,2 milliards de dollars, étaient supérieures de près de 12 % aux niveaux de février. Les exportations de produit énergétique, qui se sont raffermies pour un troisième mois consécutif, sont aussi à l’origine de la hausse en juillet.

Après avoir progressé de 20,3 % en juin, les importations de marchandises se sont accrues de 12,7 % en juillet, les expéditions de la plupart des principaux produits ayant augmenté. Près de la moitié de la croissance observée était attribuable à l’augmentation des importations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles. Malgré les hausses importantes enregistrées en juin et juillet, les importations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles sont demeurées environ 11 % inférieures aux niveaux observés en février. L’augmentation observée en juillet a aussi été appuyée par la hausse des importations de téléphones cellulaires, laquelle correspond à la reprise des activités du commerce au détail et à l’arrivée de nouveaux modèles.

Le commerce international de services du Canada a aussi augmenté en juillet, les exportations et les importations s’étant accrues. Les exportations de services de transport ont augmenté de 9,3 % pour s’établir à 1,1 milliard de dollars en juillet, les restrictions liées à la COVID‑19 imposées sur les entreprises au Canada ayant continué d’être assouplies. Les importations de services de transport ont progressé de 5,3 % pour se chiffrer à 1,7 milliard de dollars. Le total du commerce de services au Canada en juillet a été environ 29 % inférieur aux niveaux enregistrés avant la COVID‑19.

Le 2 septembre, l’organisme a diffusé des données sur la productivité du travail pour le deuxième trimestre. Après avoir augmenté de 4,5 % au premier trimestre, la productivité du travail dans le secteur des entreprises a enregistré une croissance record de 9,8 % au deuxième trimestre alors que les heures travaillées ont chuté à un rythme beaucoup plus rapide que la production des entreprises. Les heures travaillées dans le secteur des entreprises se sont repliées de 22,1 % au deuxième trimestre, tandis que le produit intérieur brut réel des entreprises a diminué de 14,5 %.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 28 août 2020

Le communiqué sur le produit intérieur brut (PIB) a fait état des lourdes répercussions généralisées de la COVID‑19 sur l’activité économique au Canada. Après avoir reculé de 2,1 % au premier trimestre, le produit intérieur brut réel s’est replié de 11,5 % au deuxième trimestre, le repli étant principalement attribuable aux baisses record des dépenses des ménages et de l’investissement non résidentiel des entreprises ainsi qu’à la forte contraction du commerce transfrontalier.

Les baisses marquées des dépenses des ménages ont été généralisées, les consommateurs ayant dû composer avec la fermeture des entreprises désignées non essentielles et avec une incertitude accrue reliée au revenu. Les achats de voitures particulières neuves ont reculé de plus du tiers, tandis que les achats de camions, de fourgonnettes et de véhicules utilitaires sport neufs ont diminué d’environ un quart. Les dépenses des ménages en services ont reculé de près de 17 %, les dépenses en services de restauration et d’hébergement et en services de transport ayant diminué de façon marquée.

Les investissements des entreprises se sont fortement contractés, les entreprises étant confrontées à une incertitude économique accrue. Les dépenses en bâtiments non résidentiels et en machines et matériel ont reculé de près de 20 %, alors que les dépenses en produits de propriété intellectuelle ont fléchi de près de 8 %. L’investissement en logements a aussi affiché un recul important.

Les volumes des exportations et des importations ont diminué d’environ 18 % et de 23 % respectivement, les fermetures d’entreprises au Canada et à l’étranger ayant eu de grandes répercussions sur l’activité commerciale.

La pandémie a eu des répercussions considérables sur les revenus des ménages. En valeur nominale, la rémunération des employés a reculé d’environ 9 % au deuxième trimestre. Toutefois, ces reculs du revenu d’emploi ont été contrebalancés par une augmentation importante des transferts gouvernementaux, ce qui a donné lieu à une augmentation de près de 11 % du revenu disponible des ménages. Combiné avec la diminution prononcée des dépenses des ménages, ces hausses du revenu ont fait augmenter le taux d’épargne des ménages, qui est passé d’environ 8 % au premier trimestre à un peu plus de 28 %.

Bien que le communiqué sur le PIB du deuxième trimestre ait rendu compte des fortes répercussions de la COVID‑19 sur les différents aspects de l’économie, le communiqué sur le PIB mensuel de juin a fait ressortir le raffermissement progressif de l’activité économique, sous l’effet de la poursuite des efforts de relance de l’économie. Le produit intérieur brut réel a progressé de 6,5 % en juin, après avoir enregistré une hausse de 4,8 % en mai. L’activité économique en juin s’est établie à environ 9 % en deçà du niveau observé en février avant la pandémie. La production du secteur de la fabrication a continué de se raffermir en juin pour s’établir à un niveau 12 % inférieur à celui observé avant la pandémie. L’activité dans les services d’hébergement et de restauration a aussi augmenté de façon marquée en juin, mais est restée 45 % inférieure aux niveaux observés avant la pandémie. La production dans le secteur du commerce de détail en juin a dépassé les niveaux enregistrés avant la pandémie.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation provisoire du produit intérieur brut réel de juillet. Les renseignements provisoires indiquent que le PIB réel devrait augmenter d’environ 3 % en juillet.

Le 25 août, Statistique Canada a diffusé les données sur les services de restauration et débits de boissons. En juin, les ventes de ces établissements ont augmenté de 26,8 % (données désaisonnalisées) par rapport à mai pour atteindre 3,9 milliards de dollars. Il s’agit de la deuxième augmentation mensuelle consécutive. Une augmentation des ventes a été enregistrée dans tous les groupes d’industrie au pays, un grand nombre d’entreprises ayant rouvert leurs portes en fonction des nouvelles règles et restrictions en juin. La hausse la plus prononcée en juin a été observée dans les restaurants à service complet (+58,3 %) plutôt que dans les établissements de restauration à service restreint (+12,8 %), tandis qu’en mai, la croissance des ventes des établissements de restauration à service restreint avait été plus élevée que celle des restaurants à service complet. Si l’on compare les données non désaisonnalisées de juin 2020 avec celles de juin 2019, on observe que les ventes ont diminué de plus du tiers (-37,1 %).

Statistique Canada a aussi diffusé des données sur le transport ferroviaire et l’aviation cette semaine. Malgré le début de la relance économique, 29,8 millions de tonnes de marchandises ont circulé sur le réseau ferroviaire canadien en juin 2020, en baisse de 10,4 % par rapport à juin 2019. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse à deux chiffres. Ce repli est essentiellement attribuable à la faiblesse de demande de certains principaux produits d’exportation, en dépit de la croissance des exportations observée, selon les données du commerce international de marchandises du Canada de juin. Les chargements de mazout et de pétrole brut (-69,4 %) et de charbon (-11,9 %) ont accusé des reculs par rapport à juin 2019, sous l’effet de la faiblesse de la demande mondiale d’énergie. Malgré le début des vacances et de la saison de conduite estivale, les fermetures de frontières et les restrictions de voyage ont affaibli la demande d’essence et de carburéacteur, dont les chargements ont diminué de 55,3 %.

En juin, les principales compagnies aériennes du Canada ont consommé seulement 103,3 millions de litres de carburant à turbomoteur (en baisse de 85,3 % d’une année à l’autre) pour transporter 440 000 passagers sur leurs vols réguliers et d’affrètement (en baisse de 93,9 % d’une année à l’autre). Cette quatrième baisse consécutive correspond à la baisse la plus prononcée jamais enregistrée. Des signes de reprise ont été observés aux principaux aéroports canadiens en juin. Les mouvements itinérants intérieurs (décollages et atterrissages) ont augmenté par rapport à mai, mais sont restés près de 50 % inférieurs à ceux déclarés en juin 2019, tandis que les mouvements transfrontaliers (entre le Canada et les États-Unis) et les autres mouvements internationaux sont demeurés environ 90 % inférieurs. Une grande incertitude plane toujours quant à déterminer quand la circulation aérienne commerciale commencera à se rétablir pleinement.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 21 août 2020

Après avoir enregistré un rebondissement de 21,2 % en mai, les ventes au détail ont progressé de nouveau en juin (+23,7 %), les efforts de relance s’étant poursuivis au pays. Les ventes totales en juin, qui se sont établies à 53,0 milliards de dollars, ont été supérieures de 1,3 % à celles affichées avant la pandémie, tous les types de magasins ayant déclaré des hausses. Les ventes au détail ont dépassé les niveaux observés avant la pandémie dans toutes les provinces sauf l’Ontario et la Colombie-Britannique.

L’augmentation des ventes des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles explique près de la moitié de la croissance en juin, les dépenses, qui ont repris de la vigueur, ayant presque atteint les niveaux observés en février. Les ventes dans les magasins de vêtements et d’accessoires vestimentaires ont plus que doublé en juin, davantage de magasins physiques, y compris ceux dans les centres commerciaux, ayant été en mesure d’ouvrir leurs portes. Les dépenses dans ces magasins sont restées environ 20 % inférieures aux niveaux enregistrés en février.

Sur une base non désaisonnalisée, les ventes du commerce électronique se sont élevées à 3,2 milliards de dollars en juin, représentant 5,4 % du total du commerce de détail. Les ventes du commerce électronique ont représenté une plus petite part des ventes au détail en juin qu’en avril et mai, davantage de détaillants désignés non essentiels ayant été en mesure d’ouvrir leurs magasins physiques.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation provisoire du total des ventes au détail en juillet, laquelle indique que les ventes augmenteraient d’un mois à l’autre d’environ 0,7 %.

L’activité du commerce de gros a repris de la vigueur en juin, les hausses généralisées enregistrées dans tous les sous-secteurs ayant ramené les ventes à des niveaux proches de ceux d’avant la pandémie. Les ventes du commerce de gros ont bondi de 18,5 % pour s’élever à 62,1 milliards de dollars, un niveau d’environ 4 % inférieur à celui de février. La croissance observée en juin a été stimulée en partie par les ventes de véhicules automobiles et de leurs pièces, lesquelles ont plus que doublé pour se chiffrer à 8,9 milliards de dollars. Cependant, malgré cette hausse marquée, les ventes des grossistes-marchands de véhicules automobiles et de pièces et accessoires pour véhicules automobiles étaient inférieures de près d’un quart aux niveaux observés avant la pandémie. L’augmentation des ventes des grossistes-marchands d’articles personnels et ménagers, de matériaux et fournitures de construction, ainsi que de machines, matériel et fournitures a aussi contribué à la croissance affichée en juin.

L’inflation des prix à la consommation a ralenti en juillet, la diminution des prix de l’essence ainsi que des prix du transport aérien et de l’hébergement des voyageurs ayant pesé sur le taux global. D’une année à l’autre, l’Indice des prix à la consommation d’ensemble a augmenté de 0,1 % en juillet après avoir progressé de 0,7 % en juin. En avril et mai, le taux global était descendu sous la barre de zéro, entraîné par la diminution de l’activité économique engendrée par les restrictions en lien avec la COVID‑19.

Les prix de l’essence ont affiché en juillet une cinquième baisse consécutive d’une année à l’autre. Sans l’essence, l’inflation des prix à la consommation a ralenti pour s’établir à 0,7 %. Les prix du transport aérien ont diminué d’une année à l’autre pour la première fois depuis décembre 2015, reculant de 8,6 %. Bien qu’un grand nombre de vols étaient toujours annulés ou suspendus en raison de la pandémie, les transporteurs aériens ont offert différents incitatifs, sous forme de réduction de prix, de rabais et de promotions, pour encourager les consommateurs à voyager de nouveau. Pour un troisième mois consécutif, les prix de l’hébergement des voyageurs ont connu une baisse record, enregistrant une baisse de 27,0 % d’une année à l’autre.

Une nouvelle étude diffusée par Statistique Canada examine l’ampleur des répercussions que la COVID‑19 a eues sur les entreprises, selon leur taille (petite, moyenne ou grande), au cours des premiers mois de la pandémie. Les résultats font ressortir les baisses d’activité relativement importantes subies par les petites entreprises, tout particulièrement celles du secteur des services. L’étude, intitulée « Répercussions économiques de la pandémie de COVID‑19 sur les entreprises de toutes les catégories de taille », a été publiée le 19 août.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 14 août 2020

Les ventes du secteur de la fabrication ont affiché une hausse record en juin, les usines ayant continué d’accroître leur capacité de production au cours du mois. Les ventes totales du secteur ont augmenté de 20,7 %, et chacun des 21 sous-secteurs ont enregistré des hausses. Ce sont les provinces de l’Ontario et du Québec qui ont le plus contribué à la croissance observée en juin, laquelle fait suite à une augmentation de 11,6 % enregistrée en mai, alors que l’activité manufacturière se remettait des fermetures liées à la COVID‑19. Les ventes totales du secteur de la fabrication en juin étaient néanmoins de 13 % inférieures aux niveaux observés en février, avant la pandémie.

Les ventes des fabricants de matériel de transport ont plus que doublé en juin, stimulées notamment par les ventes de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, la plupart des usines ayant recommencé à fonctionner à plein régime après avoir dû cesser leurs opérations au printemps en raison de la COVID‑19. Plus de la moitié de la croissance observée en juin est attribuable à la hausse des ventes de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles. L’augmentation des ventes de produits du pétrole et du charbon a aussi contribué à la hausse record des ventes du secteur, les raffineries ayant accru leur production pour répondre à la demande de pétrole, qui a augmenté alors que la reprise économique se poursuivait dans les provinces.

Le 11 août, Statistique Canada a diffusé les données sur les intentions de dépenses en immobilisations des entreprises pour 2020. Fondées sur les données d’enquête recueillies en juin et juillet, les nouvelles estimations mettent en relief la mesure dans laquelle la pandémie de COVID‑19 a pesé sur les plans d’investissement des entreprises de la plupart des secteurs d’activité.

Avant la COVID‑19, les organisations du secteur privé s’attendaient à ce que leurs dépenses en construction non résidentielle et en matériel et outillage augmentent de 0,9 % en 2020 par rapport à 2019. Selon leurs intentions révisées, toutefois, ces dépenses diminueront plutôt de 16,6 %. Ce recul rend compte des dépenses prévues beaucoup plus faibles des producteurs de pétrole et de gaz, des fabricants, et des entreprises des services d’hébergement et de restauration. En revanche, les organisations du secteur public s’attendent à ce que leurs dépenses en construction non résidentielle et en matériel et outillage augmentent de 4,2 % en 2020. Dans l’ensemble, les dépenses combinées des organisations privées et publiques devraient maintenant diminuer de 9,5 % par rapport à 2019, et on s’attend à ce que les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de l’Alberta et de la Saskatchewan, notamment, affichent des baisses marquées.

Les dépenses annuelles en immobilisations du sous-secteur de l’extraction du pétrole et du gaz devraient fléchir de 31,7 %, de nombreuses sociétés d’énergie ayant grandement revu à la baisse leurs plans d’investissements en immobilisations au cours des derniers mois. Le montant des dépenses prévues des producteurs de pétrole et de gaz, qui se chiffre maintenant à 21,7 milliards de dollars, est inférieur de deux tiers au niveau atteint en 2014, avant que les sociétés d’énergie aient réduit leurs dépenses d’investissement dans le contexte du choc pétrolier.

Les fabricants s’attendent maintenant à ce que leurs dépenses annuelles en immobilisations diminuent de 18,5 % en 2020. Les fabricants de produits chimiques et les fabricants de matériel de transport, notamment, prévoient des baisses considérables de leurs dépenses. Les dépenses annuelles en immobilisations dans le secteur des services d’hébergement et de restauration devraient fléchir de près de 40 %.

Le 11 août, Statistique Canada a aussi publié l’indicateur avancé du volume de voyageurs transfrontaliers de juillet. Le mois de juillet représentait le quatrième mois complet de restrictions liées aux voyages non essentiels à la frontière canado-américaine, et le nombre de personnes ayant traversé la frontière en automobile est resté inchangé. Le bond du nombre de voyages normalement observé autour de la fête du Canada et de la fête nationale des États-Unis ne s’est pas concrétisé cette année. En juillet, les résidents des États-Unis ont effectué seulement 70 500 voyages au Canada en passant par l’un des 111 postes frontaliers terrestres dotés d’une Ligne d’inspection primaire intégrée (LIPI), ce qui représente une baisse de 97 % par rapport à juillet 2019. Quant aux résidents canadiens, ils ont effectué 144 500 voyages de retour au Canada, en provenance des États-Unis, en passant par ces mêmes postes terrestres, en baisse de 95 % par rapport à un an plus tôt. Depuis l’entrée en vigueur, le 21 mars, de la restriction temporaire visant les voyageurs traversant la frontière entre les États-Unis et le Canada à des fins non essentielles, pour une période de 30 jours, cette mesure a été renouvelée à quatre reprises. Le plus récent renouvellement de la mesure, le 16 juillet, a prolongé la fermeture de la frontière jusqu’au 21 août. Par conséquent, le nombre de passages aux postes frontaliers terrestres restera essentiellement inchangé en août.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 7 août 2020

Après avoir affiché une croissance de près de 1 million en juin, l’emploi a augmenté de 419 000 en juillet, alors que se poursuivait la réouverture des lieux de travail touchés par les restrictions liées à la pandémie de COVID‑19. La majeure partie de la croissance observée en juillet concerne le travail à temps partiel et l’emploi des femmes, et près de la moitié de l’augmentation nette de l’emploi est attribuable au commerce de détail et de gros, et aux services d’hébergement et de restaurant. Après avoir progressé de façon constante de mai à juillet, l’emploi global est demeuré bien en deçà de son niveau observé avant la pandémie, et s’est situé à 1,3 million, ce qui rend compte de l’importance des baisses cumulatives enregistrées dans les services d’hébergement et de restaurant, du commerce de gros et de détail, de la construction, du transport et de l’entreposage, et de la fabrication.

Le taux d’emploi, qui représente la portion de la population en âge de travailler qui est occupée, s’est accru pour passer à 57,3 % en juillet. Ce taux est de 4,5 points de pourcentage inférieur à celui enregistré avant la pandémie. Le taux d’emploi chez les jeunes Canadiens, qui s’est situé à 47,9 %, était de 10 points de pourcentage plus bas qu’avant la pandémie.

Le taux de chômage a reculé en juillet pour s’établir à 10,9 %, après avoir atteint un niveau record de 13,7 % en mai. Malgré la baisse observée, près de 2,2 millions de Canadiens étaient au chômage en juillet, soit près de deux fois plus qu’en février. Le nombre de personnes qui voulaient travailler, mais qui n’ont pas cherché d’emploi pour des raisons liées à la pandémie, a continué de diminuer en juillet. Si ces personnes avaient été comptées parmi les chômeurs, le taux de chômage ajusté se serait situé à 13,8 %.

Le 5 août, Statistique Canada a diffusé les données du commerce international de marchandises du Canada pour le mois de juin. L’activité commerciale a affiché une forte croissance au cours du mois, stimulée par la hausse des expéditions de véhicules automobiles et de leurs pièces, et par un rebond du flux commercial entre le Canada et les États-Unis. Dans l’ensemble, le commerce de marchandises s’est chiffré à 82,6 milliards de dollars, une valeur de 20 % supérieure à celle enregistrée en avril, alors que les fermetures d’entreprises, notamment dans l’industrie automobile, nuisaient grandement au flux commercial entre les deux pays. Dans l’ensemble, toutefois, l’activité commerciale en juin était de 16 % inférieure à son niveau enregistré en février, avant que les répercussions économiques de la pandémie de se répandent.

Après avoir augmenté de 5,6 % le mois précédent, les exportations de marchandises ont progressé de 17,1 % en juin, sous l’effet notamment de la hausse des expéditions de véhicules automobiles et des pièces pour véhicules automobiles. En juin, les usines de montage au Canada ont connu leur premier mois complet de production après avoir repris leurs activités à la mi-mai. Les trois quarts de l’augmentation générale observée étaient attribuables aux exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules, lesquelles ont affiché une croissance marquée pour s’élever à 6,1 milliards de dollars. Si l’on exclut les véhicules automobiles et leurs pièces, les exportations totales ont progressé de 5,1 %, soutenues par une hausse des exportations de produits en métal et de produits minéraux non métalliques. Dans l’ensemble, 85 % de la croissance des exportations de marchandises en juin étaient attribuables aux expéditions vers les États-Unis.

Pour ce qui est des importations de marchandises, après avoir fléchi de 4,6 % en mai alors que la COVID‑19 continuait de perturber les chaînes d’approvisionnement, elles ont aussi rebondi en juin, affichant une croissance de 21,8 %, à la faveur d’augmentations généralisées dans les différentes catégories de produits. Près de la moitié de la croissance observée était attribuable à l’augmentation des importations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, lesquelles se sont chiffrées à 5,2 milliards de dollars en juin, après être tombées à 1,7 milliard de dollars en mai. En excluant les véhicules automobiles et leurs pièces, les importations de marchandises ont augmenté de 12,2 % en juin, stimulées par les importations accrues d’aéronefs et d’autre matériel de transport.

Le commerce international de services du Canada a aussi commencé à montrer des signes de reprise en juin, après avoir subi des baisses en raison des fermetures d’entreprises et des restrictions de voyage liées à la COVID‑19. Les importations de services ont progressé de 17,0 % pour se chiffrer à 8,8 milliards de dollars, à la faveur notamment de l’augmentation des paiements pour les services de voyage. Cependant, malgré cette hausse, les paiements aux non-résidents pour des services de voyage ont atteint environ le quart seulement du niveau enregistré en février. Quant aux exportations de services, elles ont augmenté de 4,1 % en juin pour s’élever à 8,1 milliards de dollars, soutenues par une augmentation des recettes tirées des services commerciaux, mais elles étaient néanmoins de 14 % inférieures à leur niveau en février.

Le 5 août, Statistique Canada a aussi diffusé une nouvelle série expérimentale sur les ouvertures et fermetures d’entreprises. Celle-ci met en relief la mesure dans laquelle la pandémie de COVID‑19 a contribué à une augmentation substantielle du nombre de fermetures d’entreprises, et à une diminution du nombre d’ouvertures. En avril 2020, le nombre de fermetures d’entreprises était plus de deux fois plus élevé qu’en avril 2019, et le nombre d’ouvertures a baissé de près du quart au cours de la même période.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 31 juillet 2020

La plupart des secteurs d’activité ont fait état d’une activité économique plus vigoureuse en mai, alors que les restrictions liées à la COVID‑19 commençaient à être assouplies un peu partout au pays. Après avoir fléchi de plus de 18 % de février à avril, le produit intérieur brut réel a augmenté de 4,5 % en mai, 17 des 20 secteurs ayant affiché des hausses. La production accrue des industries productrices de biens, notamment dans les secteurs de la construction et de la fabrication, qui ont enregistré des hausses prononcées, était à l’origine de 44 % de la croissance générale observée en mai. La reprise des activités des industries de services, y compris dans les secteurs du commerce de détail, du commerce de gros et des services d’enseignement, était quant à elle à l’origine de 56 % de la croissance.

Après avoir subi de fortes baisses en avril, le secteur de la construction a affiché une croissance de 17,6 % en mai, dans la foulée de la levée graduelle des restrictions en Ontario et au Québec. L’activité a rebondi aussi bien dans la construction résidentielle que dans la construction non résidentielle. Cependant, malgré ces hausses, la production en mai du secteur de la construction était, dans l’ensemble, environ 14 % inférieure au niveau enregistré en février.

Le secteur de la fabrication a fait état d’une croissance de 7,4 %, en mai, attribuable notamment à l’augmentation de la production des fabricants de matériel de transport par suite de la reprise des activités dans l’industrie automobile. La croissance dans ce secteur a aussi été soutenue par les fabricants de produits du pétrole et du charbon, les raffineries ayant augmenté leurs niveaux de production. La production du secteur de la fabrication en mai est néanmoins restée environ 24 % inférieure au niveau de février.

Le commerce de détail a augmenté de 16,6 % en mai, et ce sont les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles qui ont le plus contribué à cette hausse. Dans l’ensemble, la production du commerce de détail en mai était de près de 17 % inférieure au niveau enregistré en février.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation provisoire du PIB réel pour le mois de référence juin, et selon celle-ci, le PIB réel devrait augmenter d’environ 5 % en juin. Les estimations éclair pour juin laissent entrevoir une baisse d’environ 12 % du PIB réel au cours du deuxième trimestre de 2020.

Par suite de la reprise graduelle de l’activité économique dans de nombreuses provinces en mai, une augmentation attendue du transport de marchandises et de personnes a été enregistrée au cours du mois. Selon de nouvelles données sur les chargements ferroviaires, diffusées le 29 juillet, 30,1 millions de tonnes de marchandises ont circulé sur le réseau ferroviaire canadien; il s’agit du même volume environ qu’en avril, mais d’une baisse de 13,3 % par rapport à mai 2019. Ce résultat est en grande partie attribuable aux baisses d’une année à l’autre dans les chargements de mazout et de pétrole brut (-63,3 %), lesquels ont fléchi malgré un rebond des prix mondiaux du pétrole brut, et dans les chargements d’essence et de carburéacteur (-71,8 %), qui ont reculé sous l’effet de certaines restrictions de voyage toujours en place. Les chargements de charbon (-8,8 %) ainsi que de minerais de fer et leurs concentrés (-6,0 %) ont également reculé, sous l’effet de la fermeture prolongée de certaines mines.

Pour ce qui est du transport de passagers par avion, les données diffusées le 30 juillet indiquent qu’en mai, le nombre de mouvements d’aéronefs totaux (décollages et atterrissages) aux principaux aéroports canadiens était de 63,3 % plus faible qu’au même mois un an plus tôt. Cependant, malgré cette baisse d’une année à l’autre, le nombre de mouvements itinérants (vols d’un aéroport vers un autre) s’est accru de près de 38 000 par rapport au mois d’avril; cette augmentation est principalement attribuable aux vols intérieurs comptant un moins grand nombre de passagers à bord. En effet, les principaux transporteurs canadiens ont transporté seulement 224 000 passagers sur leurs vols réguliers et d’affrètement en mai. Il s’agit d’une diminution de 96,7 % par rapport à mai 2019, et d’un troisième mois consécutif de baisses d’une année à l’autre. La diminution du nombre de passagers a contribué à faire baisser les recettes d’exploitation de 89,2 % par rapport à un an plus tôt. Enfin, en ce qui concerne le transport en commun urbain, 26,2 millions de voyages de passagers ont été effectués au Canada en mai. Il s’agit d’une augmentation de 12 % par rapport au creux observé en avril, mais d’une baisse de 80 % par rapport à mai 2019.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 24 juillet 2020

Après avoir fléchi en avril et mai, l’inflation des prix à la consommation est remontée au-dessus de zéro en juin, la pression à la hausse sur les prix de l’énergie ayant contribué à la croissance du taux global. En juin, les prix à la consommation ont progressé de 0,7 % d’une année à l’autre, après avoir reculé de 0,4 % en mai. Les prix de l’essence ont affiché une baisse moins prononcée, d’une année à l’autre, qu’en mai, la demande ayant augmenté par suite de la réouverture graduelle des entreprises qui avaient été touchées par les restrictions liées à la COVID‑19, combinée à la hausse des déplacements locaux.

Sans l’essence, l’inflation des prix à la consommation a progressé de 1,2 % en juin. Les prix des biens durables et des biens semi-durables, comme les véhicules automobiles, les vêtements et les chaussures, ont contribué à la croissance.

Pour obtenir plus de renseignements relatifs aux répercussions de la COVID‑19 sur l’Indice des prix à la consommation, veuillez consulter l’étude Dépenses de consommation pendant la COVID‑19 : une analyse exploratoire des effets de l’évolution des modes de consommation sur les indices des prix à la consommation, diffusée par Statistique Canada le 13 juillet.

À la suite des baisses historiques enregistrées en avril, les ventes au détail ont augmenté de 19 % en mai pour s’élever à 41,8 milliards de dollars, alors que les restrictions liées à la COVID‑19 s’assouplissaient dans plusieurs provinces. Environ la moitié de la croissance observée était attribuable aux ventes accrues des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, qui ont augmenté de 3,4 milliards de dollars en mai après avoir accusé de fortes baisses en mars et en avril, attribuables à la faiblesse de la demande des consommateurs. Les ventes des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles en juin demeuraient cependant de 40 % inférieures aux niveaux observés en février. Les magasins de marchandises diverses ont aussi contribué à la croissance des ventes enregistrée en mai : leurs ventes se sont accrues de 1,1 milliard de dollars en mai, contrebalançant la baisse observée en avril, et étaient de 5 % plus élevées qu’en février.

La reprise des ventes au détail était la plus marquée au Québec, où de nombreux détaillants ont commencé à reprendre leurs activités au début du mois. Les ventes totales du commerce de détail pour le Canada dans son ensemble sont restées de 20 % inférieures aux niveaux observés en février, près du quart des détaillants ayant indiqué avoir dû fermer leurs portes pendant cinq jours ouvrables en moyenne au cours du mois.

Sur une base non désaisonnalisée, les ventes du commerce de détail électronique des détaillants canadiens se sont accrues pour passer à 3,8 milliards de dollars en mai. Cette augmentation vient à la suite de la forte hausse enregistrée en avril, alors que les détaillants se dotaient de nouvelles plateformes en ligne ou élargissaient leurs plateformes existantes. En mai, les ventes en ligne étaient plus de deux fois supérieures à celles de mai 2019.

Statistique Canada a aussi fourni une estimation provisoire des ventes au détail totales pour le mois de juin, et selon celle-ci, les ventes afficheraient une croissance d’un mois à l’autre d’environ 25 %.

Les entreprises des services de restauration figurent parmi les plus durement touchées par la pandémie de COVID‑19. Le 22 juillet, Statistique Canada a diffusé les données du sous-secteur des services de restauration et débits de boisson pour le mois de mai. Après avoir chuté pour passer de 6,3 milliards de dollars en février à 2,3 milliards de dollars en avril, les ventes des établissements de restauration et des débits de boisson ont progressé de 35 % en mai pour se chiffrer à 3,1 milliards de dollars. Au Québec, en Colombie-Britannique et au Nouveau-Brunswick, les ventes mensuelles ont progressé de plus de 40 %.

Également le 22 juillet, Statistique Canada a diffusé des données sur les voyages entre le Canada et les autres pays. Selon ces données, le nombre de voyages est resté faible tout au long du mois de mai, le deuxième mois complet pendant lequel les restrictions de voyages étaient en vigueur. Le nombre d’arrivées au Canada en provenance de pays d’outre-mer (pays autres que les États-Unis) a diminué de 97,9 % par rapport à mai 2019, et le nombre d’arrivées en provenance des États-Unis a reculé de 96,6 %. Le nombre de voyages au Canada par avion, en provenance des États-Unis, a atteint en mai son plus faible niveau depuis que ces données ont commencé à être recueillies, en 1972.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 17 juillet 2020

Les ventes du secteur de la fabrication se sont revigorées en mai, de nombreux fabricants ayant repris leurs activités après les avoir mises en suspens en avril à cause de la COVID‑19. Les ventes totales des fabricants ont augmenté de 10,7 % au cours du mois pour s’élever à 40,2 milliards de dollars. Les fabricants de nombreuses industries ont affiché des hausses, mais près de 40 % de la croissance observée était attribuable aux ventes accrues des usines de montage de véhicules automobiles et des fabricants de pièces pour véhicules automobiles. L’augmentation des ventes des raffineries et des fabricants de produits métalliques a aussi contribué à la hausse enregistrée en mai. Les ventes des fabricants de machines ont cependant reculé, la demande ayant fléchi en raison de la pandémie.

Cette croissance affichée en mai vient à la suite d’une baisse sans précédent de 27,9 % enregistrée en avril. Près des quatre cinquièmes des établissements du secteur de la fabrication ont indiqué que la COVID‑19 avait eu des répercussions sur leurs activités en mai, et le quart ont déclaré avoir un plan de reprise des activités en place. Dans l’ensemble, les ventes des fabricants en mai étaient de près de 30 % inférieures au niveau observé en février.

Les ventes de véhicules automobiles neufs se sont aussi légèrement redressées par rapport aux baisses historiques enregistrées en avril. En mai, les ventes de véhicules automobiles neufs ont diminué de 47 % d’une année à l’autre, après avoir affiché un recul de 75 % le mois précédent. Les salles d’exposition des concessionnaires ont commencé à rouvrir en mai, avec des mesures de distanciation physique en place.

Selon les données publiées par Statistique Canada le 13 juillet, le secteur du transport commence à montrer des signes de reprise. Dans la foulée des fermetures de frontières et des restrictions de voyage instaurées en mars, le nombre de mouvements d’aéronefs itinérants (c.-à-d. les décollages et les atterrissages) avait chuté pour s’établir à un peu plus de 14 100 durant la semaine du 11 avril. Depuis avoir atteint ce creux, les mouvements d’aéronefs totaux ont augmenté constamment jusqu’à la fin de juin. Cette situation est attribuable aux vols intérieurs, même s’ils ont eu moins de passagers, ainsi qu’à l’affrètement aérien plus spécialisé, mais moins lucratif, qui témoignait d’une hausse des ventes du commerce électronique. Pour ce qui est du transport de marchandises, l’ampleur des répercussions était moins prononcée, la circulation des biens ayant été désignée comme service essentiel. Au cours de la semaine du 9 mai, le nombre de wagons sur l’ensemble du réseau a atteint un creux de 126 400, mais vers la mi-mai, certaines entreprises non essentielles, y compris les fabricants de véhicules automobiles et de leurs pièces, ont repris graduellement leur production, ce qui a donné lieu à une augmentation du nombre de wagons-citernes, de wagons couverts et de wagons multiniveaux utilisés en juin pour le transport ferroviaire de véhicules automobiles sur ligne principale.

Le 14 juillet, Statistique Canada a diffusé l’indicateur avancé des arrivées internationales par avion,ainsi que celui du volume de voyageurs transfrontaliers. Aux aéroports canadiens dotés de bornes d’inspection primaire pour le contrôle douanier, le nombre d’arrivées internationales par avion a chuté après la fermeture des frontières à la mi-mars, puis est resté au point mort du mois d’avril jusqu’à la fin du mois de juin. Pour ce qui est des voyageurs en automobile, 64 200 résidents des États-Unis sont entrés au Canada en passant par l’un des 111 postes frontaliers terrestres dotés d’un système d’inspection automatisé, en baisse de 96 % par rapport à 1,6 million en juin 2019. Par ailleurs, 136 400 résidents canadiens sont revenus au Canada à bord d’une automobile immatriculée au Canada en passant par ces mêmes postes frontaliers, en baisse de 94 % par rapport aux 2,1 millions de personnes enregistrées en juin l’an dernier. L’accord visant la restriction de tous les voyages non essentiels entre le Canada et les États-Unis sera vraisemblablement prolongée jusqu’à la fin août.

Également le 14 juillet, Statistique Canada a diffusé de nouvelles données de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises (ECSE) pour le mois de mai. Celles-ci mettent en relief l’incidence des restrictions économiques et sociales sur les entreprises, alors que l’économie amorce sa relance. Près des deux tiers des entreprises s’attendent à ce que leur effectif reste le même au cours des trois prochains mois, et près du tiers ont indiqué qu’au moins 10 % de leur effectif faisait du télétravail à la fin mai. L’enquête a également fourni des renseignements sur la santé financière des entreprises : 8 % d’entre elles ont indiqué qu’elles seraient en mesure de mener leurs activités à leur niveau actuel de revenus et de dépenses pendant moins de trois mois avant de devoir envisager des mesures relatives au personnel, la fermeture ou la faillite. Parmi les entreprises plus récentes, qui étaient en exploitation depuis deux ans ou moins, ce taux s’élevait à 14 %.

L’ECSE a également fait ressortir que près du quart des entreprises qui paient un loyer ou une hypothèque ont reporté leurs paiements, alors que 6 % se sont fait refuser leur demande de report. Trois entreprises sur cinq qui paient un loyer ou une hypothèque n’avaient pas demandé un report de leurs paiements, ou ne s’étaient pas fait offrir cette option.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 10 juillet 2020

Statistique Canada a diffusé aujourd’hui un indicateur clé de l’économie, soit les données de l’Enquête sur la population active (EPA) de juin. Le mois de juin marque le premier mois complet d’assouplissement graduel, dans la plupart des régions au pays, des restrictions sanitaires liées à la COVID‑19, y compris la réouverture partielle des entreprises et des lieux de travail. Après avoir affiché une baisse de 3 millions de février à avril, l’emploi s’est accru de 290 000 en mai. Malgré les premiers signes d’une relance de l’économie, le taux de chômage s’est élevé à un niveau historique de 13,7 % en mai, alors qu’un nombre accru de personnes s’étaient mises à la recherche d’un emploi.

En juin, l’emploi a poursuivi sa croissance et augmenté 953 000, faisant baisser le taux de chômage qui est passé à 12,3 %, la diminution du nombre de personnes mises à pied temporairement ayant plus que compensé l’augmentation du nombre de personnes à la recherche d’un emploi. La hausse de l’emploi était presque également répartie entre le travail à temps plein (+488 000) et le travail à temps partiel (+465 000). Cependant, malgré la hausse généralisée, le niveau de l’emploi total en juin était de 1,8 million (-9.2%) au-dessous du niveau observé en février.

L’emploi a progressé un peu plus rapidement chez les femmes que chez les hommes : alors que chez les femmes, l’emploi s’est accru de 6,1 % (+467 000), chez les hommes, il a augmenté de 5,5 % (+487 000). Toutefois, sur une base cumulative, l’emploi chez les hommes a atteint 92,3 % de son niveau observé en février, comparativement à 89,2 % chez les femmes. De plus, dans chacun des trois principaux groupes d’âge (les jeunes de 15 à 24 ans, les travailleurs du principal groupe d’âge actif âgés de 25 à 54 ans et les personnes de 55 ans et plus), la reprise après les pertes d’emplois liées à la COVID‑19 était plus prononcée chez les hommes que chez les femmes.

Au cours de la semaine de référence de l’EPA allant du 14 au 20 juin, toutes les provinces avaient considérablement assoupli les restrictions liées à la COVID‑19 et, par conséquent, l’emploi a augmenté et les absences liées à la COVID‑19 ont diminué. L’emploi s’est accru de 378 000 en Ontario, de 248 000 au Québec, et de 118 000 en Colombie-Britannique. Une fois de plus, bien que chacune des provinces ait enregistré des hausses, les niveaux de l’emploi en juin sont restés inférieurs aux niveaux observés en février, avant la pandémie.

Alors que l’emploi a progressé dans la plupart des secteurs en juin, peu de variation a été observée dans les secteurs où une proportion élevée de travailleurs était en mesure de travailler à partir du domicile, comme dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques. En revanche, des hausses marquées ont été enregistrées dans le secteur du commerce du détail (+184 000) et le secteur des services d’hébergement et de restauration (164 000), où les emplois requièrent une certaine proximité physique avec les autres. Toutefois, le secteur où l’emploi est le plus en deçà des niveaux d’avant la pandémie demeure celui des services d’hébergement et de restauration.

Le 8 juillet, Statistique Canada a diffusé les données de l’Enquête nationale sur les voyages et de l’Enquête sur les voyages des visiteurs pour le quatrième trimestre de 2019. Malgré le fait que la pandémie imminente n’était pas encore un facteur dans les décisions relatives aux voyages, d’octobre à décembre 2019, le nombre de voyages effectués par les Canadiens a diminué de 1,5 % par rapport au même trimestre en 2018. Au cours de la même période toutefois, le nombre de voyages effectués au Canada par des voyageurs étrangers s’est accru, affichant une hausse de 2,8 % par rapport au même trimestre un an plus tôt. Par suite de cette diffusion, les données pour 2019 sont maintenant complètes et serviront de base de référence pour la mesure des répercussions de la COVID‑19 sur le tourisme et les habitudes de voyage en 2020.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 3 juillet 2020

Le rapport du produit intérieur brut (PIB) du mois d’avril, diffusé le 30 juin, a fait ressortir la mesure dans laquelle les mesures exceptionnelles prises pour contenir la propagation de la COVID‑19 se sont répercutées sur les activités de tous les principaux secteurs d’industrie. Après avoir fléchi de 7,5 % en mars, le PIB a reculé de 11,6 % en avril, l’ensemble des 20 secteurs de l’économie canadienne ayant connu des baisses de production.

La diminution observée dans le secteur des biens était à l’origine de plus du tiers de la baisse historique affichée en avril, les secteurs de la construction et de la fabrication ayant tous deux enregistré des baisses de production de plus de 20 %. L’ensemble des industries de la construction et de la fabrication ont affiché des reculs en avril, les entreprises ayant réduit ou suspendu leurs activités en réponse aux mesures de santé publique.

Pour sa part, le secteur des services s’est replié de 9,7 % en avril, après avoir diminué de 8,1 % en mars. Le commerce de détail s’est contracté de près d’un quart, la fermeture des entreprises ayant pignon sur rue ayant eu des répercussions sur l’ensemble du secteur. Les effets des fermetures de frontières et des restrictions de voyage ont continué de se faire sentir dans le secteur du transport et de l’entreposage, dont l’activité a reculé de près d’un quart. Enfin, après avoir reculé de plus d’un tiers en mars, la production dans le secteur des services d’hébergement et de restaurant a chuté de plus de 40 % en avril, de nombreux exploitants étant restés fermés durant le mois.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation provisoire du PIB réel pour le mois de référence de mai, et les renseignements provisoires indiquent une augmentation du PIB réel (+3 %) en mai. De nouvelles données sur les permis de bâtir et le commerce international pour le mois de mai, diffusées le 29 juin et le 2 juillet, semblent aussi indiquer une reprise partielle de l’activité économique.

La valeur totale des permis de bâtir s’est accrue d’environ 20 % en mai, après avoir reculé de 27 % de février à avril. La croissance observée en mai a coïncidé avec l’assouplissement des restrictions relatives aux activités de construction en Ontario, au Québec et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Après avoir affiché une baisse historique en avril, les exportations ont progressé de 6,7 % en mai, stimulées par l’augmentation des exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, les fabricants de véhicules automobiles ainsi que les fabricants de pièces pour véhicules automobiles ayant graduellement repris leurs activités de production. L’augmentation des exportations de pétrole brut a aussi contribué à la croissance observée en mai.

Alors que les exportations globales ont augmenté en mai, les importations ont poursuivi leur baisse. Dans la foulée du recul historique enregistré en avril, les importations ont diminué d’un autre 3,9 % en mai, les problèmes d’approvisionnement se faisant toujours sentir, tandis que les différents pays dans le monde relançaient graduellement leurs activités.

Le 30 juin, Statistique Canada a aussi diffusé un résumé des dépenses liées au tourisme pour le premier trimestre de 2020. Dans l’ensemble, les dépenses touristiques au Canada ont fléchi de 14,2 % au premier trimestre, affichant leur diminution la plus marquée à ce jour. Les dépenses effectuées par les voyageurs internationaux au Canada ont connu une baisse sans précédent de 18,8 %, le nombre de voyageurs entrant au Canada ayant chuté par suite de la fermeture des frontières et des restrictions de voyage instaurées à la mi-mars. Le PIB du tourisme a reculé de près de 15 %, tandis que les emplois liés au tourisme ont diminué de 6,5 %. Il s’agit des baisses trimestrielles les plus prononcées à avoir été enregistrées depuis le début de la série de données en 1986.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 26 juin 2020

Au cours de la dernière semaine, l’organisme a peint un tableau sombre des répercussions que la COVID‑19 a eues sur l’économie canadienne en avril. Les mesures de santé publique instaurées pour contenir le virus ont durement frappé certaines industries, dont celles des services de restauration et de la construction, les restaurants et les chantiers ayant été obligés de fermer. Après avoir diminué de plus d’un tiers en mars, les ventes des services de restauration et des débuts de boisson ont reculé d’environ 40 % en avril (données désaisonnalisées), plus de la moitié des exploitants ayant déclaré avoir fermé à un moment donné en avril, et 4 exploitants sur 10 ayant indiqué avoir fermé durant tout le mois. Pour ce qui est du secteur de la construction, l’Ontario et le Québec ont ordonné la fermeture de tous les chantiers non essentiels, ce qui a donné lieu à une baisse marquée de l’investissement en construction, qui a plongé de 45,9 % en avril pour se situer à 8,4 milliards de dollars, éclipsant complètement la plus grande baisse mensuelle observée jusqu’à ce moment-là. Les secteurs résidentiel (-49,2 %) et non résidentiel (-38,8 %) ont déclaré des baisses record dans ce contexte de diminution généralisée de l’investissement au pays. Les reculs enregistrés par l’Ontario et le Québec ont totalisé 5,7 milliards de dollars.

Avril 2020 était aussi le premier mois pendant lequel les fermetures de frontières et les restrictions du transport aérien, qui ont paralysé les voyages internationaux à destination et en provenance du Canada, étaient en vigueur durant tout le mois. Par rapport à avril 2019, le nombre d’arrivées en provenance de pays d’outre-mer (autres que les États-Unis) a chuté de 96,6 %, et le nombre de résidents du Canada à revenir d’outre-mer, de 97,5 %. La frontière canado-américaine étant fermée aux voyages non essentiels, le nombre de passages à la frontière, dans les deux directions, a baissé de 96 % pour passer de 5,4 millions en avril 2019 à 203 000 en avril 2020. Il s’agit du plus faible nombre de passages à la frontière entre le Canada et les États-Unis, pour n’importe quel mois, depuis que ces données ont commencé à être recueillies, en 1972. La baisse des voyages internationaux s’est fait sentir dans les principaux aéroports canadiens, qui ont affiché une diminution marquée de leurs activités. En avril, le nombre de mouvements itinérants d’aéronefs (atterrissages et décollages) dans les aéroports dotés d’une tour de contrôle de NAV CANADA a fléchi de 73,5 % par rapport à un an plus tôt, les vols transfrontaliers (à la frontière canado-américaine) et les autres vols internationaux ayant baissé de près de 90 %.

Bien que le transport de marchandises ait été désigné comme service essentiel pendant la fermeture des frontières et les mesures de confinement, le transport ferroviaire au Canada a subi les contrecoups de la fermeture d’usines et de la perturbation des chaînes d’approvisionnement. En avril, 30,0 millions de tonnes de marchandises ont circulé sur le réseau ferroviaire canadien, en baisse de 10 % par rapport à avril 2019. À l’exception de la baisse observée lors de la grève ferroviaire en novembre 2019, il s’agit de la plus forte diminution mensuelle, d’une année à l’autre, enregistrée en plus de cinq ans. Pour ce qui est du volume de marchandises transporté, des baisses notables ont été enregistrées pour les chargements d’automobiles et mini-fourgonnettes (-91,3 %), de mazout et pétrole brut (-33,6 %), de bois d’œuvre (-25,0 %) et de minerais et concentrés de fer (-20,0 %).

Les données sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail pour le mois d’avril ont mis en relief les répercussions profondes, sur le marché du travail canadien, des mesures de distanciation physique et de la fermeture d’entreprises non essentielles. Après avoir fléchi de près de 1 million en mars, l’emploi salarié a reculé de plus de 1,8 million en avril, entraîné par les importantes pertes subies dans les secteurs des services de restauration et d’hébergement, du commerce de détail, de la construction et de la fabrication. L’emploi salarié total a diminué de 16,3 % de février à avril, et ce sont le Québec, la Colombie-Britannique, Terre-Neuve-et-Labrador et l’Alberta qui ont enregistré les plus fortes baisses relatives.

Les données d’avril sur l’emploi salarié ont aussi fait ressortir les répercussions différentes de la COVID‑19 sur la main d’œuvre canadienne, selon le type d’emploi. En effet, les pertes d’emplois étaient concentrées dans les emplois rémunérés à l’heure et les industries de services moins bien rémunérés. La rémunération hebdomadaire moyenne s’est accrue de 6,1 % de mars à avril, ce qui rend compte en partie du grand nombre de pertes d’emplois dans les secteurs faiblement rémunérés.

Diffusions à venir : Le 29 juin, Statistique Canada diffusera les indices des prix des produits industriels et des matières brutes ainsi que les données sur les permis de bâtir, tous les deux pour le mois de mai. Le 30 juin, les indicateurs nationaux du tourisme pour le premier trimestre de 2020 seront diffusés, de même que le produit intérieur brut par industrie pour avril. Les données de mai sur le commerce international de marchandises du Canada seront diffusées le 2 juillet.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 19 juin 2020

Après avoir enregistré en mars leur plus forte baisse en près de quatre ans, les ventes du secteur de la fabrication ont diminué de près de 30 % en avril, plus de 4 établissements sur 5 ayant indiqué que la COVID‑19 avait eu incidence sur leurs activités. Les ventes totales du secteur se sont chiffrées à 36,4 milliards de dollars en avril, bien au-dessous du plus faible niveau mensuel, de 38,3 milliards de dollars, observé pendant la récession de 2008-2009. Environ le tiers de la diminution enregistrée en avril était attribuable aux ventes plus faibles de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, qui ont chuté de près de 90 % par suite de l’arrêt des activités des usines de montage et de nombreux fournisseurs de pièces. Les ventes des fabricants de produits du pétrole et du charbon ont reculé de 46 % en avril, les raffineries ayant ralenti leur production en réponse à la diminution de la demande. Après avoir augmenté en mars, les ventes des fabricants d’aliments ont fléchi de 13 % en avril, les usines de transformation de la viande ayant subi les contrecoups de la COVID‑19.

Les ventes du commerce de gros ont affiché une baisse sans précédent de 21,6 % en avril, quatre grossistes-marchands sur cinq ayant déclaré que leurs activités avaient souffert de la COVID‑19. Les ventes totales pour le mois d’avril se sont chiffrées à 49,8 milliards de dollars, leur plus faible niveau depuis le milieu de 2013. Alors que les ventes ont diminué dans tous les sous-secteurs, celles liées aux véhicules automobiles étaient à l’origine de plus de 40 % de la diminution totale des ventes du commerce de gros. Les ventes de véhicules moteurs et de pièces et accessoires de véhicules automobiles ont chuté de 65 %, l’activité dans ce sous-secteur ayant été durement touchée par fermetures et la faiblesse de la demande.

Les dépenses de consommation ont diminué de plus d’un quart (-26,4 %) en avril pour s’établir à 34,7 milliards de dollars. Les ventes des concessionnaires de véhicules automobiles et de pièces de véhicules automobiles ont fléchi de 44 % et étaient à l’origine du tiers de la baisse totale des dépenses de consommation. La diminution des ventes des magasins d’alimentation et des stations-service a également contribué au déclin observé en avril. Selon les commentaires des répondants, environ le tiers des commerces de détail ont fait l’objet de fermetures en avril, qui ont duré huit jours ouvrables en moyenne. En revanche, les ventes du commerce électronique se sont raffermies en avril, de nombreux détaillant ayant commencé à offrir des services en ligne et des services de ramassage en bordure de rue, ou ayant accru leur présence en ligne, en réponse à la fermeture des magasins. Les commandes en ligne ont représenté environ 10 % des ventes totales du commerce de détail en avril.

L’inflation globale des prix à la consommation était dans le territoire négatif en mai, pour un deuxième mois consécutif. Les prix à la consommation ont fléchi de 0,4 % d’une année à l’autre en mai, après avoir reculé de 0,2 % en avril. Les prix de l’essence à la pompe ont augmenté d’avril à mai, parallèlement à l’assouplissement des restrictions liées à la COVID‑19 dans de nombreux pays, mais ils sont quand même restés de 30 % inférieurs aux prix enregistrés en mai 2019. Si l’on exclut les prix de l’essence, l’inflation des prix à la consommation a ralenti pour s’établir à 0,7 % mai, affichant sa plus petite augmentation d’une année à l’autre depuis le début de 2013.

Diffusions à venir : Les données sur les voyages entre le Canada et les autres pays pour le mois de référence d’avril seront diffusées le 23 juin. Les données sur les mouvements des aéronefs et celles sur les chargements ferroviaires, également pour le mois d’avril, seront diffusées le 26 juin. Les estimations de l’emploi, la rémunération et les heures de travail d’avril seront diffusées le 25 juin.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 12 juin 2020

La valeur nette des ménages a diminué au premier trimestre de 2020 par suite de la baisse de la valeur des actifs financiers, les inquiétudes des investisseurs liées à la COVID s’étant traduites par une chute du cours des actions en mars. En effet, la valeur nette des ménages a fléchi de 3,8 % au premier trimestre, et la valeur des actions et des fonds d’investissement, de 15,5 %. Le ratio de la dette sur le marché du crédit des ménages au revenu disponible a augmenté pour s’élever à 176,9 % au premier trimestre, tandis que le ratio d’endettement des ménages s’est accru pour passer à 17,3 %.

La réduction prononcée des dépenses liées aux véhicules automobiles a grandement contribué à la baisse généralisée de l’activité économique pendant la période de confinement liée à la COVID‑19. La diminution des dépenses au chapitre des véhicules automobiles et de leurs pièces a eu des répercussions majeures sur les ventes du secteur de la fabrication et celles du commerce de gros et de détail en mars et avril, ainsi que sur les flux commerciaux de marchandises. Les données de l’Enquête sur les ventes de véhicules automobiles neufs, diffusées le 12 juin, rendent compte des répercussions de la COVID‑19 sur les ventes de véhicules. Sur une base annuelle, les ventes de véhicules automobiles neufs ont affiché une diminution de 48,5 % en mars, suivie d’une diminution de 74,6 % en avril — il s’agit des deux plus fortes baisses d’une année à l’autre jamais enregistrées.

Le 10 juin, Statistique Canada a diffusé un indicateur avancé du volume de voyageurs transfrontaliers pour le mois de mai. Le nombre de résidents des États-Unis et du Canada ayant traversé la frontière en automobile en provenance des États-Unis est resté pratiquement inchangé en mai, les restrictions liées aux voyages non essentiels étant restées en vigueur tout au long du mois. Le nombre de voyageurs des États-Unis qui sont entrés au Canada en passant par un poste frontalier terrestre a diminué de près de 96 % par rapport au mois de mai l’an dernier, alors que le nombre de Canadiens qui sont revenus des États-Unis en automobile a diminué de 95 %.

En avril, le commerce international de marchandises du Canada a atteint son plus bas niveau en près de 10 ans, le flux des échanges ayant été durement frappé par l’arrêt de l’activité économique. Le 9 juin, Statistique Canada a diffusé les chiffres relatifs aux opérations d’importation de marchandises du Canada pour le mois de mai. Les chiffres des opérations d’importation tendent à évoluer dans le même sens que le flux mensuel de commerce de marchandises, et peuvent servir d’indicateur utile de l’activité de commerce de marchandises. Les chiffres de mai semblent indiquer une reprise partielle de l’activité commerciale, liée à l’assouplissement graduel des restrictions liées aux activités sociales et économiques au Canada et à l’étranger. Mesurées d’un mois à l’autre, les chiffres des opérations d’importation ont affiché une augmentation de 15 % en mai, mais sont restés de 18 % inférieurs à ceux observés en mai 2019. Les valeurs du commerce de marchandises pour le mois de mai seront diffusées le 2 juillet.

Diffusions à venir : Les ventes du secteur de la fabrication pour le mois d’avril seront diffusées le 15 juin, et celles du commerce de gros et du commerce de détail, également pour avril, seront diffusées le 18 juin et le 19 juin, respectivement. L’Indice des prix à la consommation de mai sera diffusé le 17 juin.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 5 juin 2020

Après avoir diminué de plus de 3 millions de février à avril, l’emploi a progressé de 290 000 en mai, plusieurs provinces ayant commencé à assouplir les restrictions sanitaires liées à la COVID‑19 pour permettre à certaines entreprises non essentielles de reprendre leurs activités. Les trois quarts de la croissance globale de l’emploi observée en mai ont été enregistrés dans l’emploi à temps plein, et le Québec était à l’origine de près de 80 % de la hausse. Dans l’ensemble, environ la moitié de la croissance est attribuable aux secteurs de la construction et de la fabrication, et le Québec a affiché les plus fortes hausses à ce chapitre. Après avoir fléchi de 582 000 de février à avril, l’emploi dans le commerce de gros et de détail a augmenté de 107 000 en mai, et la moitié de cette croissance est survenue au Québec. L’Ontario est la seule province où l’emploi a continué de baisser en mai — la plupart des restrictions ayant une incidence sur l’activité économique étaient toujours en vigueur en Ontario pendant la semaine de référence de l’Enquête sur la population active (EPA), du 10 au 16 mai.

Plus de la moitié de la hausse globale de l’emploi en mai est attribuable à l’augmentation enregistrée chez les personnes du principal groupe d’âge actif, le taux d’emploi au sein de ce groupe ayant augmenté pour se chiffrer à 73,7 % en mai. Après avoir fléchi de près de 20 points de pourcentage de février à avril, le taux d’emploi chez les jeunes Canadiens (15 à 24 ans) est resté inférieur à 40 % en mai.

Le taux de chômage au Canada s’est accru pour passer à 13,7 % en mai, un plus grand nombre de personnes ayant commencé à chercher un emploi. Le nombre de Canadiens qui voulaient travailler, mais qui n’ont pas cherché d’emploi, est toutefois resté élevé, bien qu’il ait légèrement diminué pour passer de 1,5 million en avril à 1,4 million en mai. Au cours de la semaine de référence de l’EPA de mai, plus de 1 Canadien sur 5 (22,5 %) vivait au sein d’un ménage ayant déclaré avoir de la difficulté à respecter ses obligations financières immédiates, ce qui représente une légère hausse par rapport à avril (21,1 %).

Le rapport du commerce international du mois d’avril, qui a été diffusé le 4 juin, a fait ressortir les lourdes répercussions de la COVID‑19 sur le flux du commerce canadien. Les interruptions d’activités dans les industries de la fabrication et les industries axées sur les consommateurs, conjuguées aux baisses marquées des prix de l’énergie, ont poussé le commerce total de marchandises du Canada à son plus faible niveau mensuel en près de 10 ans. Les exportations de marchandises ont diminué de 30 % en avril pour se situer à 32,7 milliards de dollars, et les exportations de services ont fléchi de 25 % pour se situer à 35,9 milliards de dollars. La baisse de l’activité commerciale observée en avril est presque entièrement attribuable au ralentissement du flux du commerce entre le Canada et les États-Unis, ce qui témoigne du degré élevé d’intégration économique entre les deux pays.

Des baisses prononcées dans le commerce lié aux véhicules automobiles ont grandement contribué à la diminution de l’activité commerciale en avril. Les exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles ont fléchi de 80 %, les fermetures généralisées ayant eu des répercussions sur la fabrication de véhicules automobiles au Canada comme aux États-Unis des. La diminution des expéditions de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles était responsable de plus du tiers de la baisse globale des exportations canadiennes. Dans la même veine, les importations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, qui ont reculé de près de 80 %, étaient à l’origine de plus de la moitié de la baisse globale des importations canadiennes.

Les diminutions observées au chapitre de l’énergie ont aussi joué un rôle dans le ralentissement de l’activité commerciale en avril. Les exportations de produits énergétiques ont reculé de plus de 40 %, sous l’effet de la baisse marquée des prix ainsi que des volumes, et les importations de produits énergétiques ont fléchi de plus de 50 %. La diminution des exportations et des importations de biens de consommation a aussi contribué à la baisse de l’activité commerciale en avril, l’arrêt économique ayant eu une incidence sur la demande de produits de consommation.

Le commerce international de services du Canada a aussi accusé une forte baisse en avril, attribuable notamment à la réduction marquée des services de voyage par suite de la fermeture des frontières en raison de la COVID‑19.

L’arrêt de l’activité économique et la fermeture d’entreprises ont eu des répercussions majeures sur la productivité du travail dans le secteur des entreprises, dont le rapport a été diffusé le 3 juin. La productivité du travail a progressé de 3,4 % au premier trimestre de 2020, les heures travaillées ayant diminué de façon plus marquée que la production des entreprises. Les travaillées dans le secteur des entreprises ont reculé de 5,8 %, ce qui représente plus de double de la baisse enregistrée lors de la crise financière de 2008-2009.

Diffusions à venir : le rapport sur le nombre de transactions d’importation de marchandises du Canada pour le mois de mai sera diffusé le 9 juin, et l’indicateur avancé du volume de voyageurs transfrontaliers pour le mois de mai sera diffusé le 10 juin.

La dernière édition de Nouvelles économiques canadiennes offrant un aperçu concis de certains événements économiques canadiens ainsi que de l'évolution des marchés internationaux et financiers, en se centrant sur les nouvelles relatives à la pandémie de la COVID‑19, est maintenant disponible.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 29 mai 2020

Le rapport du produit intérieur brut (PIB) de mars a mis en relief l’étendue des répercussions, sur tous les secteurs de l’économie canadienne, des mesures prises pour contenir la propagation de la COVID‑19. Le PIB réel a baissé de 7,2 % en mars, 19 des 20 secteurs d’activité ayant affiché des reculs. Le secteur des services d’hébergement et de restauration s’est replié de 36,9 % en mars, affichant sa plus forte baisse à ce jour. Le secteur du transport et de l’entreposage, qui a été touché par les restrictions de voyage et la fermeture des frontières, a fléchi 12,2 %. Quant au secteur de la fabrication, sa production a diminué de 6,5 % en mars, sous l’effet notamment des baisses prononcées affichées par les fabricants de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, dont les activités ont été interrompues au Canada et aux États-Unis. Dans l’ensemble, les industries productrices de biens se sont repliées de 4,6 % en mars, et les industries productrices de services, de 8,1 %.

Le PIB réel a reculé de 2,1 % au premier trimestre, sous l’effet de la diminution généralisée des dépenses des ménages. Les dépenses en biens durables ont fléchi de 6,4 %, leur baisse la plus prononcée depuis 1982. Ce recul est en partie attribuable à la diminution marquée des achats de véhicules automobiles. Une diminution du volume des exportations a aussi grandement contribué à la baisse globale du PIB réel au premier trimestre.

Statistique Canada a aussi diffusé une estimation préliminaire du PIB réel d’avril. Les renseignements provisoires pour le mois d’avril indiquent une diminution de 11 % du PIB.

Au cours de la dernière semaine de mai, Statistique Canada a diffusé des données confirmant les répercussions dévastatrices de la COVID‑19 sur les voyages et le tourisme. Par suite de la fermeture partielle de la frontière canadienne le 18 mars, les voyages en provenance de pays d’outre-mer ont diminué de 52,7 % pour le mois. Puis, après la fermeture de la frontière canado-américaine aux voyages non essentiels, le 21 mars, le nombre de voyages transfrontaliers a diminué de 2,8 millions pour le mois, atteignant son plus faible niveau en près de 50 ans. Les indicateurs avancés des voyages internationaux donnent un aperçu des résultats pour le mois d’avril, et les voyages transfrontaliers entre les États-Unis et le Canada sont pratiquement au point mort. Le nombre de résidents des États-Unis qui sont entrés au Canada en automobile a diminué de 97 % par rapport à avril 2019. Pour ce qui est des résidents des États-Unis et des résidents de pays d’outre-mer qui sont entrés au Canada par avion en passant par l’un des quatre principaux aéroports canadiens qui reçoivent encore des vols internationaux, leur nombre a fléchi de 99,5 % et de 97,7 %, respectivement, par rapport à avril 2019.

Les restrictions de voyage, conjuguées à l’arrêt de l’activité économique et aux mesures de distanciation physique, ont engendré des difficultés pour les entreprises des industries du tourisme ainsi que du voyage. Dans les services d’hébergement et de restauration, l’emploi a diminué de moitié (50,0 %) de février à avril, alors que le nombre d’heures travaillées a fléchi de presque de deux tiers (63,8 %). L’industrie canadienne du transport aérien a subi des turbulences financières en mars : les principaux transporteurs ont fait état d’une baisse de revenu de 41 %, entraînée par la plus forte diminution d’une année à l’autre du nombre de passagers de vols réguliers et d’affrètement jamais enregistrée (-44,1 %). Les dommages se sont poursuivis en avril, les mouvements itinérants d’aéronefs (atterrissages et décollages) aux principaux aéroports ayant diminué de près de 70 % entre la semaine se terminant le 14 mars et la semaine se terminant le 24 avril. Certaines compagnies aériennes ont entièrement cessé leurs activités, alors que d’autres continuent de réduire radicalement leurs services.

Pour compenser leurs pertes de revenus, certaines compagnies aériennes ont accru leurs services de transport de marchandises pour assurer l’expédition de fournitures médicales essentielles et de volumes accrus de colis, ce qui est indicateur d’un changement dans le transport de biens pendant la pandémie. En mars, malgré la baisse des ventes du secteur de la fabrication, qui ont atteint leur plus faible niveau en quatre ans, et la baisse des exportations et des importations, le volume de marchandises ayant circulé sur le réseau ferroviaire canadien a augmenté de 4,7 % par rapport au même mois en 2019. Cette augmentation est en grande partie attribuable au transport de produits comme la potasse, le canola, le blé et le pétrole brut. Cependant, les baisses d’une année à l’autre affichées pour d’autres marchandises transportées par train sont clairement liées à la COVID‑19, tout particulièrement la diminution des volumes de voitures automobiles (-48,1 %), de pièces et accessoires pour véhicules automobiles (-36,2 %) et d’essence et carburéacteur (-35,4 %). Ces diminutions font écho à celles indiquées dans les rapports sur la fabrication et les rapports sur le commerce de détail et de gros.

Diffusions à venir : Le 4 juin, Statistique Canada diffusera les données du commerce international canadien de marchandises pour le mois d’avril, puis le 5 juin, les résultats de l’Enquête sur la population active pour le mois de mai.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 22 mai 2020

L’Indice des prix à la consommation a diminué de 2,0 % d’une année à l’autre en avril, les prix plus faibles de l’énergie ayant poussé le taux global dans le territoire négatif pour la première fois depuis septembre 2009. Entraînés par les répercussions de la COVID‑19, les prix de l’énergie ont continué de diminuer de façon marquée en avril, affichant une baisse de 23,7 % d’une année à l’autre. Les prix de l’essence ont reculé de 39,3 % en avril; il s’agit de leur plus forte baisse d’une année à l’autre jamais enregistrée. Sans les prix de l’énergie, l’inflation des prix à la consommation s’est établie à 1,6 % en avril.

Les prix des aliments ont affiché une croissance de 3,4 % d’une année à l’autre en avril. Les prix du porc et du bœuf, notamment, ont augmenté sous l’effet de l’augmentation de la demande, à laquelle se sont ajoutés des problèmes d’approvisionnement. Les prix des produits de nettoyage ménager, mesurés sur une base mensuelle, ont connu une augmentation marquée en avril, la pandémie de COVID‑19 ayant stimulé la demande de tels produits. La pandémie a aussi eu une incidence sur les prix des vêtements et des chaussures, qui ont diminué de 5,9 % d’un mois à l’autre en avril, affichant leur baisse mensuelle la plus marquée à ce jour. De nombreux détaillants ont offert des rabais substantiels sur leurs produits vendus en ligne, afin de réduire leurs stocks saisonniers dans le contexte des restrictions imposées aux achats en magasin.

La fermeture des magasins ayant pignon sur rue a eu des répercussions majeures sur les détaillants, leurs ventes ayant chuté de 10,0 % en mars pour se situer à 47,1 milliards de dollars. Il s’agit de leur plus forte baisse mensuelle jamais enregistrée. Le recul des ventes des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, des magasins de vêtements et d’accessoires vestimentaires, et de stations-services a contribué à cette baisse historique. En revanche, les ventes des magasins d’alimentation ont augmenté de 22,8 % en mars. Les ventes en ligne des détaillants canadiens se sont également accrues, de nombreuses entreprises ayant créé des plateformes en ligne, ou élargi leurs plateformes existantes. Avant désaisonnalisation, le commerce au détail électronique a augmenté de 40 % d’une année à l’autre en mars.

Environ 40 % des détaillants ont fermé leurs portes en mars en raison de la COVID‑19, et la durée moyenne des fermetures était d’environ cinq jours ouvrables. Statistique Canada a aussi fourni une estimation anticipée des ventes au détail pour le mois d’avril, et les données provisoires indiquent une baisse d’environ 15 %.

Les ventes en gros ont diminué de 2,2 % en mars pour s’établir 63,9 milliards de dollars, sous l’effet notamment de la baisse marquée des ventes des grossistes de véhicules automobiles et de leurs pièces. Les ventes du sous-secteur des véhicules automobiles ont fléchi de 21,2 % pour s’établir à 9,3 milliards de dollars. En revanche, les ventes des grossistes de produits alimentaires, de boissons et de tabac ont augmenté de 8,1 % en mars pour s’élever à 13,3 milliards de dollars, affichant leur plus forte croissance à ce jour.

Plus des trois quarts des grossistes ont indiqué que leurs activités en mars avaient subi les contrecoups de la COVID‑19. Parmi les plus touchés figuraient les grossistes d’accessoires de maison et d’article personnels.

Diffusions à venir : Le 25 mai, Statistique Canada diffusera les statistiques sur l’aviation civile pour le mois de référence de mars. Les statistiques sur les chargements ferroviaires et les mouvements d’aéronefs pour le mars seront également diffusées, le 27 et le 28 mai, respectivement. Le 29 mai, Statistique Canada diffusera les données sur le produit intérieur brut pour le premier trimestre de 2020.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 15 mai 2020

La COVID‑19 a eu des répercussions substantielles sur les ventes du secteur de la fabrication en mars, celles-ci ayant fléchi de 9,2 % pour s’établir à 50,8 milliards de dollars, leur niveau le plus bas depuis juin 2016. Plus des trois quarts des établissements du secteur de la fabrication ont indiqué que leurs activités avaient subi les contrecoups de la COVID‑19 en mars. Les fabricants de matériel de transport figuraient parmi les plus touchés, toutes les usines de montage de véhicules automobiles au Canada et plusieurs fournisseurs de pièces en Amérique du Nord ayant ralenti leur production en raison de la pandémie. Les ventes des fabricants de véhicules automobiles de même que celles des fabricants de pièces pour véhicules automobiles ont diminué de 30 % en mars, ce qui rend compte de la baisse enregistrée dans le secteur de la fabrication de matériel de transport. En revanche, les ventes des fabricants d’aliments ont augmenté en mars, stimulées par la demande accrue de produits de viande et de produits laitiers.

On s’attend à ce que la baisse générale des ventes du secteur de la fabrication se poursuive en avril, compte tenu de l’arrêt des activités et des mesures d’éloignement physique en vigueur.

Le 11 mai, Statistique Canada a diffusé un indicateur avancé du volume de voyageurs transfrontaliers pour le mois d’avril. Selon les données, après avoir affiché une forte baisse en mars, le nombre de voyageurs ayant traversé la frontière canado-américaine par automobile était essentiellement au point mort en avril. Le nombre de voyageurs des États-Unis qui sont entrés au Canada en passant par un poste frontalier terrestre a diminué de près de 97 % par rapport à avril 2019, alors que le nombre de Canadiens qui sont revenus des États-Unis en automobile a diminué de 95 %.

Le 13 mai, Statistique Canada a diffusé les chiffres relatifs aux opérations d’importation de marchandises du Canada pour le mois d’avril. Les données des opérations d’importation tendent à évoluer dans le même sens que le flux mensuel de commerce de marchandises, et peuvent servir d’indicateur utile de l’activité de commerce de marchandises. Le nombre d’opérations d’importation a fléchi de 22 % en avril, et de 27 % par rapport au même mois en 2019. La valeur du commerce de marchandises pour 2020 sera diffusée le 4 juin.

Diffusions à venir : Les ventes du commerce de gros et celles du commerce de détail de mars seront diffusées le 20 mai et le 22 mai, respectivement. L’Indice des prix à la consommation du mois d’avril sera diffusé le 20 mai.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 8 mai 2020

Après avoir affiché une baisse de 1 million en mars, l’emploi a diminué de près de 2 millions en avril, les répercussions des mesures d’éloignement physique et de l’arrêt de l’activité économique sur le marché du travail se faisant de plus en plus sentir. Plus de la moitié de la diminution de l’emploi en avril a été observée chez les travailleurs du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans), et les baisses enregistrées dans ce groupe d’âge ont été plus prononcées chez les hommes (-646 000) que chez les femmes (-491 000). L’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans a fléchi de 480 000 en avril, alors que chez les travailleurs de 55 et plus, il a diminué de 377 000.

Alors qu’en mars, la diminution de l’emploi était surtout concentrée dans le secteur des services, au mois d’avril, des baisses prononcées ont été enregistrées dans le secteur des services (-1 373 000) ainsi que dans celui de la production de biens (-621 000). Ce sont les industries du commerce de gros, du commerce de détail, des services d’hébergement et de restauration, de la construction et de la fabrication qui ont connu les plus fortes baisses.

De février à avril, l’emploi total au Canada a fléchi de 15,7 %. Au cours de cette période de deux mois, le taux officiel de chômage s’est accru pour passer de 5,6 % à 13,0 %. Si ce taux avait été ajusté pour tenir compte des personnes qui n’étaient pas considérées comme des chômeurs, pour des raisons propres aux fermetures liées à la COVID‑19, le taux de chômage pour le mois d’avril se serait élevé à 17,8 %.

De février à avril, le taux d’emploi au Canada (la proportion de la population en âge de travailler qui est en emploi) a diminué de 9,7 points de pourcentage pour se situer à 52,1 %. Parmi les travailleurs du principal groupe d’âge actif, le taux d’emploi s’est établi à 72,6 % en avril, en baisse par rapport à 80,2 % en mars. Chez les hommes du principal groupe d’âge actif, le taux d’emploi a diminué pour passer à 76,2 %, alors que chez les femmes du même groupe d’âge, il a reculé pour passer à 68,9 %. Le taux d’emploi chez les jeunes s’est situé 38,2 % en avril, ce qui représente une baisse de près de 20 points de pourcentage depuis février.

Le rapport sur le commerce international de marchandises, diffusé le 5 mai, met en relief les premières répercussions de la COVID‑19 sur les fabricants en Amérique du Nord. Notamment, par suite du ralentissement du flux du commerce entre le Canada et les États-Unis, le commerce international de marchandises du Canada a atteint son plus faible niveau mensuel depuis janvier 2018. Dans l’ensemble, les exportations ont reculé de 4,7 % en mars, et 80 % de cette baisse est attribuable à la diminution des expéditions vers les États-Unis. De manière similaire, les importations ont fléchi de 3,5 %, et cette baisse est presque entièrement liée à la diminution des expéditions en provenance des États-Unis.

Les reculs enregistrés en mars rendent compte de la baisse des expéditions de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile, les fabricants de véhicules automobiles et plusieurs fournisseurs de pièces ayant commencé à cesser leur production après l’instauration de mesures sanitaires visant à contenir la COVID‑19. Les baisses au chapitre des aéronefs et autres matériel et pièces de transport ont également contribué au ralentissement du commerce, la production dans cette industrie ayant également subi les contrecoups de l’interruption des activités en raison la COVID‑19. Les arrêts de production dans le secteur du transport se sont poursuivis en avril, et on s’attend à ce que les répercussions se fassent sentir sur le volume d’exportations et d’importations au cours du mois.

Un rapport sur le commerce international de biens médicaux et de protection a aussi été diffusé le 5 mars. Selon les résultats de l’analyse, les exportations d’équipement et de produits médicaux, d’outils de diagnostic et de désinfectants et produits de stérilisation au premier trimestre de 2020 étaient nettement plus élevées qu’au premier trimestre de 2019. En revanche, les exportations d’équipement de protection individuelle ont affiché une baisse par rapport à la même période en 2019.

Les importations de biens médicaux et de protection ont suivi une différente tendance. En effet, les importations d’équipement et de produits médicaux, d’équipement de protection individuelle et de désinfectants et produits de stérilisation du premier trimestre de 2020 étaient plus faibles que les niveaux observés un an plus tôt, alors que les importations d’outils de diagnostic ont affiché une hausse substantielle. Ce rapport peut être consulté sur le site Web de Statistique Canada, à la page COVID‑19 : sous l'angle des données.

La dernière édition de Nouvelles économiques canadiennes offrant un aperçu concis de certains événements économiques canadiens ainsi que de l'évolution des marchés internationaux et financiers, en se centrant sur les nouvelles relatives à la pandémie de la COVID‑19, est maintenant disponible.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 1 mai 2020

Le rapport sur le produit intérieur brut (PIB) de février, diffusé le 30 avril, rend compte de développements majeurs dans l’économie avant l’imposition de restrictions de voyage généralisées visant à contenir la propagation de la COVID‑19. Le PIB réel est resté essentiellement inchangé en février, après avoir connu trois mois de croissance. Les services d’enseignement ont affiché une baisse prononcée, attribuable notamment aux grèves tournantes des enseignants de l’Ontario aux niveaux primaire et secondaire. Les services de transport ont également fléchi en février, les barrages ferroviaires érigés à différents endroits au pays ayant entravé le mouvement des personnes et des biens. Par ailleurs, les services d’hébergement et de restauration ont décliné sous l’effet de l’élargissement des restrictions de voyage, à l’échelle mondiale, dans le contexte de la COVID‑19. Cependant, la production accrue du secteur de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière et de l’extraction de pétrole et de gaz, ainsi que du secteur du commerce de gros, a partiellement contrebalancé les diminutions observées dans les autres secteurs.

Le 29 avril, Statistique Canada a diffusé les données du mois de février pour trois programmes liés au transport et au tourisme. Selon les données sur les chargements ferroviaires, le volume de fret ayant circulé sur le réseau ferroviaire canadien s’est accru de près de 6 % en février 2020 par rapport au même mois en 2019. Cette croissance est attribuable au fait que le volume transporté en février 2019 était inhabituellement faible, en raison de vagues de froid intense, d’un certain nombre de déraillements et des limites imposées à la production de sables bitumineux en Alberta. Ainsi, sur une base annuelle, les répercussions de la COVID‑19 n’étaient pas encore perceptibles en février. Cependant, les compagnies de chemin de fer sur ligne principale sont en train de réduire leurs coûts et d’effectuer des mises à pied, et prévoient une chute marquée des volumes au deuxième trimestre.

Pour ce qui est des décollages et atterrissages d’aéronefs, le nombre de mouvements itinérants dans les aéroports canadiens s’est accru de 9 % en février par rapport au même mois en 2019. Cette croissance est entièrement attribuable aux vols intérieurs (+11 %), puisque les vols transfrontaliers et internationaux sont restés essentiellement les mêmes. Le nombre de vols entre le Canada et la Chine a fléchi d’environ 50 % par suite de l’imposition de restrictions sur les vols entre les deux pays, à la fin de janvier. Par conséquent, le nombre de voyageurs en provenance de la Chine a diminué de plus de la moitié, ce qui a contribué à réduire de 8,3 % le nombre total d’arrivées au Canada en provenance de pays d’outre-mer. Il s’agit de la plus forte baisse mensuelle enregistrée en plus de 25 ans.

Le 29 avril, Statistique Canada a également diffusé les résultats de l’Enquête nationale sur la situation des entreprises, une enquête spéciale visant à mesurer les effets de la pandémie de COVID‑19 sur les activités des entreprises. Les résultats ont mis en relief l’ampleur des contrecoups subis par les entreprises par suite des mesures prises pour contenir sa propagation. Notamment, près des deux tiers des entreprises ont indiqué avoir été grandement touchées par la baisse de demande pour leurs produits et services, et le tiers des entreprises ont déclaré que leurs revenus pour le premier trimestre de 2020 avait diminué de 40 % ou plus par rapport au premier trimestre de 2019.

Diffusions à venir : Le 5 mai, Statistique Canada diffusera les données du commerce international de marchandises de mars, puis le 8 mai, les données de l’Enquête sur la population active d’avril.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 24 avril 2020

L’Indice des prix à la consommation (IPC) de mars, diffusé le 22 avril, rend compte des répercussions de la chute des prix de l’énergie sur l’inflation globale des prix à la consommation. La baisse de la demande de pétrole qui a coïncidé avec la propagation de la pandémie de COVID‑19, conjuguée aux tensions entre les pays producteurs de pétrole, a fait baisser le prix du pétrole brut de référence (WTI), qui est passé de près de 47 $US le baril au début mars à un peu plus de 20 $US à la fin du mois. Ralenti notamment par les prix plus faibles de l’énergie, l’IPC d’ensemble est passé de 2,2 % en février à 0,9 % en mars. Il s’agit de la baisse de croissance la plus prononcée de l’indice, d’une année à l’autre, depuis septembre 2006. Les prix de l’énergie ont connu en mars leur plus forte baisse mensuelle depuis la fin de 2008, et celle-ci s’est traduite par une diminution, d’une année à l’autre, de l’ordre de 12 %.

Les rapports du commerce de gros et de détail de février, diffusés le 20 et le 21 avril, ont mis en relief les répercussions de la COVID‑19 et des barrages ferroviaires au pays sur les activités commerciales au cours du mois. Comme on pouvait s’y attendre, les effets de ces événements en février n’ont pas été aussi prononcés que ce qui est prévu pour mars. Selon les marchands-grossistes, les ventes en gros ont diminué d’environ 760 millions de dollars en février en raison des perturbations, et c’est le sous-secteur des machines, du matériel et des fournitures ainsi que celui de l’alimentation qui ont été les plus touchés. Malgré les répercussions subies, les ventes en gros totales ont affiché une croissance de 0,7 % en février, ce qui représente une troisième hausse mensuelle consécutive. Si l’on exclut les perturbations causées par la COVID‑19 et les barrages ferroviaires, les ventes en gros auraient progressé de 1,5 % en février, selon les estimations.

Pour ce qui est des ventes au détail, plus de 1 établissement sur 10 a indiqué que la COVID‑19 et les barrages ferroviaires ont eu une incidence négative sur leurs ventes en février, mais les répercussions ont eu peu d’effet sur les ventes totales, qui ont connu un quatrième mois consécutif de croissance. Alors que certains détaillants étaient plus nombreux à indiquer que les perturbations avaient eu une incidence négative sur leurs ventes en février, comme les détaillants d’appareils électroniques et ménagers et les stations-service, d’autres étaient plus nombreux à faire état de répercussions positives, et c’est le cas notamment des magasins d’articles de sports, d’articles de passe-temps, d’articles de musique et de livres, et des marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage.

Diffusions à venir : Le 29 avril, Statistique Canada diffusera des données du mois de référence de février pour trois programmes liés au transport et au tourisme : les chargements ferroviaires mensuels, les statistiques relatives aux mouvements d’aéronef, et les voyages entre le Canada et les autres pays.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 17 avril 2020

Le 15 avril, Statistique Canada a diffusé une estimation éclair du produit intérieur brut (PIB) du mois de mars, en vue d’éclairer les évaluations préliminaires des conséquences de la fermeture des entreprises et des mesures d’éloignement physique sur l’ensemble de l’activité économique. La diminution du PIB réel en mars a été estimée à 9 %, ce qui représente la plus forte baisse mensuelle observée depuis le début de cette série de données (qui suit les mouvements depuis 1961). Selon l’estimation éclair de mars, le PIB réel pour le premier trimestre de 2020 a fléchi d’environ 2,6 %.

Les fabricants canadiens ont dû faire face à deux défis en février. Ils ont dû composer, d’une part, avec les perturbations aux chaînes d’approvisionnement découlant des fermetures en Asie liées à la COVID‑19 et, d’autre part, avec les répercussions des barrages ferroviaires au Canada qui ont entravé le mouvement de nombreux produits fabriqués au pays.

Selon les répondants à Enquête mensuelle sur les industries manufacturières, la pandémie de COVID‑19 et les barrages ferroviaires ont eu pour effet combiné de réduire les ventes totales du secteur de la fabrication d’un montant estimatif de 465 millions de dollars. Dans l’ensemble, près de 1 établissement sur 10 a déclaré que la COVID‑19 a eu des répercussions sur leurs activités. Ce sont les fabricants de produits textiles, de produits du pétrole et du charbon, d’appareils électriques, et de produits informatiques et électroniques qui ont été les plus touchés par la pandémie. De manière similaire, un peu plus de 1 établissement sur 10 a déclaré que les barrages ferroviaires ont eu une incidence sur leurs activités, les fabricants de produits métalliques, de produits chimiques et de produits en bois venant en tête.

Malgré ces perturbations, dans l’ensemble, les ventes du secteur de la fabrication ont progressé de 0,5 % en février, après avoir diminué pendant cinq mois consécutifs. Cependant, si les perturbations n’avaient pas eu lieu, les ventes totales du secteur auraient connu une croissance estimative de 1,3 %.

Le tourisme a aussi été grandement touché par la pandémie. Le 14 avril, deux indicateurs avancés ont été diffusés qui mettent en relief les conséquences immédiates de la COVID‑19 sur les voyages internationaux, soit les estimations du volume de voyageurs transfrontaliers par automobile, et les estimations des arrivées internationales au Canada par avion. Au mois de mars, le nombre de résidents des États-Unis qui sont entrés au Canada en automobile a diminué de 60 % par rapport à un plus tôt, sous l’effet notamment de baisses prononcées au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. De façon comparable, le nombre de voyageurs internationaux qui sont entrés au Canada par avion en mars a également diminué d’environ 60 % par rapport aux niveaux observés en mars 2019. Les deux diffusions font ressortir le déclin rapide du volume de voyageurs au cours de la dernière partie du mois.

Mise à jour de la semaine - Le jeudi 9 avril 2020

Cette série d’articles fournit des observations sur les données présentées dans les communiqués économiques principaux, dans le contexte des répercussions potentielles de la COVID‑19. Les articles seront diffusés quotidiennement, à mesure que de nouvelles données et analyses sont accessibles.

Le rapport sur l’emploi de mars a fourni une évaluation initiale de la mesure dans laquelle l’activité sur le marché du travail a été touchée alors que la pandémie de COVID‑19 progressait rapidement. La semaine de référence de l’Enquête sur la population active de mars s’est déroulée du 15 au 21 mars, au moment où de nombreuses entreprises et organisations ont ralenti leurs activités ou ont fermé, alors que les états d’urgence ont été déclarés et que des restrictions relatives aux voyages internationaux ont été imposées.

La semaine de référence de l’enquête de mars coïncide essentiellement avec l’augmentation subite du nombre de demandes d’assurance-emploi observée au milieu du mois; celles-ci auraient atteint plus de 900 000 du 16 au 22 mars. Toutefois, la semaine de référence a précédé les fermetures obligatoires des entreprises non essentielles que plusieurs provinces, y compris l’Ontario et le Québec, ont décrétées plus tard au cours du mois. D’autres pertes d’emplois découlant de ces fermetures obligatoires ne sont peut-être pas prises entièrement en compte dans les données d’enquête de mars.

L’emploi a reculé de plus d’un million en mars (-1 011 000); les baisses enregistrées chez les employés du secteur privé ont représenté plus de 80 % de la diminution totale. Les baisses générales ont été réparties presque également entre le travail à temps plein (-474 000) et le travail à temps partiel (-537 000). L’emploi chez les personnes du principal groupe d’âge actif, c’est-à-dire les personnes de 25 à 54 ans, a reculé de 426 000.

Le taux de chômage national a augmenté de 2,2 points de pourcentage en mars pour s’élever à 7,8 %. Le taux d’emploi, c’est-à-dire le pourcentage de la population en âge de travailler qui est occupée, a diminué de 3,3 points de pourcentage pour s’établir à 58,5 %. Parmi les personnes du principal groupe d’âge actif, les taux de chômage et d’emploi en mars se sont établis à 6,6 % et à 80,2 %, respectivement.

La baisse mensuelle de l’emploi enregistrée en mars est sans précédent, et elle est environ deux fois et demie plus importante que la diminution cumulative observée au cours de la récession de 2008-2009. De septembre 2008 à juin 2009, l’emploi global a diminué de près de 400 000. Des diminutions prononcées ont été observées dans le travail à temps partiel et chez les employés du secteur privé, et le taux de chômage a augmenté pour passer de 6,1 % à 8,7 %. Pendant cette période de neuf mois, le taux d’emploi a reculé pour passer de 63,4 % à 61,3 %. Chez les travailleurs du principal groupe d’âge actif, le taux de chômage a progressé pour s’établir à 7,6 %, tandis que le taux d’emploi est demeuré à un niveau égal ou supérieur à 80 %.

Diffusions à venir : L’Enquête mensuelle sur les industries manufacturières, dont les données doivent être publiées le 16 avril.

Le rapport sur le secteur de la fabrication de février comprendra des renseignements supplémentaires visant à permettre d’évaluer les répercussions de la pandémie de COVID‑19 et des barrages ferroviaires sur le secteur de la fabrication. La prochaine mise à jour hebdomadaire présentera des faits saillants de ce rapport.

De plus, un indicateur avancé des voyages transfrontaliers pour mars ainsi qu’un indicateur avancé des arrivées internationales par transport aérien pour le premier trimestre de 2020 seront diffusés le 14 avril.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 3 avril 2020

Cette série d’articles fournit des observations sur les données présentées dans les communiqués économiques principaux, dans le contexte des répercussions potentielles de la COVID‑19. Les articles seront diffusés quotidiennement, à mesure que de nouvelles données et analyses sont accessibles.

Les données économiques diffusées en janvier fournissent un point référence pour l’activité économique au Canada avant l’amplification de la crise de la COVID‑19 au cours des derniers mois, et avant les barrages ferroviaires en février. Bon nombre des principaux chiffres en janvier indiquaient que l’année s’amorcerait avec des conditions économiques favorables. En janvier, le PIB s’est accru pour un troisième mois consécutif. Les industries productrices des biens ont affiché leur plus forte augmentation mensuelle depuis le mois d’août de l’année précédente, stimulées notamment par une production accrue dans l’industrie de la fabrication de produits autres que l’automobile. La production des industries de services a poursuivi sa croissance, quoiqu’à un rythme moins rapide, et ce, malgré des baisses au chapitre des services de transport et d’enseignement. L’emploi total et l’emploi salarié ont tous les deux progressé en janvier, alors que la croissance de la rémunération hebdomadaire moyenne, mesurée d’une année l’autre, s’est accrue pour passer à 4,0 %, la rémunération s’étant accrue dans la plupart des provinces.

Le rapport sur le commerce de marchandises de janvier a donné une première indication des répercussions de la COVID‑19 sur l’activité économique au Canada. Le commerce de marchandises avec la Chine a connu une baisse substantielle en janvier, alors que la Chine intensifiait ses efforts pour contenir le virus, et que l’incidence de la fermeture d’usines en Chine sur la chaîne d’approvisionnement mondiale faisait l’objet d’analyses à grande échelle. Une bonne partie de la baisse générale des exportations canadiennes en janvier était attribuable à la diminution des expéditions vers les États-Unis, mais les exportations vers la Chine ont affiché un recul notable de 9,8 %. Parallèlement, les importations en provenance de la Chine ont fléchi de 12,7 %, alors que celles en provenance des États-Unis et de la Corée du Sud ont augmenté.

Le rapport sur le commerce de marchandises de février, diffusé le 2 avril, fait ressortir de nouvelles baisses au chapitre du commerce entre le Canada et la Chine : les exportations vers la Chine ont diminué d’un autre 6,4 %, et les importations en provenance de ce pays, d’un autre 6,8 %. Le recul des importations en provenance de la Chine s’explique notamment par la diminution des importations d’ordinateurs et périphériques, de téléphones cellulaires, et de vêtements et accessoires. Le rapport de février rend également compte d’une baisse notable des importations en provenance de la Corée du Sud, attribuable à l’intensification des efforts consentis, dans ce pays, pour prévenir la propagation de la COVID‑19.

Communiqués à venir : l’Enquête sur la population active pour le mois de référence de mars sera diffusée le 9 avril.

L’amplification de la crise de la COVID‑19 et l’érection de barrages ferroviaires n’ont pas eu d’effet discernable sur le rapport sur l’emploi de février. L’emploi global a peu varié en février : le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 1,2 %, soutenu par des hausses généralisées dans l’ensemble des industries. Les données de l’Enquête sur la population active pour le mois de mars, qui seront diffusées le 9 avril, fourniront une première analyse des changements dans l’activité sur le marché du travail au cours du mois, alors que la portée et l’ampleur de la crise de la COVID‑19 au Canada se sont rapidement intensifiées.

Une édition spéciale de Nouvelles économiques canadiennes offrant un aperçu concis de certains événements économiques canadiens ainsi que de l'évolution des marchés internationaux et financiers, en se centrant sur les nouvelles relatives à la pandémie de la COVID‑19 est maintenant disponible.

Définitions
Produit intérieur brut réel (dollars enchaînés (2012))
Produit intérieur brut aux prix de base, toutes les industries, dollars enchaînés (2012). Les estimations du PIB réel sont désaisonnalisées au taux annuel.
Tableau 36-10-0434-01 de Statistique Canada.
Indice des prix à la consommation (2002=100)
Indice d’ensemble des prix à la consommation (2002=100), données non désaisonnalisées.
Tableau 18-10-0004-01 de Statistique Canada.
Emploi (personnes)
Emploi, les deux sexes, 15 ans et plus, données désaisonnalisées.
Tableau 14-10-0287-01 de Statistique Canada.
Commerce international de marchandises, exportations (dollars)
Exportations internationales de marchandises, total de tous les produits, mesurées sur la base de la balance des paiements, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 12-10-0121-01 de Statistique Canada.
Commerce international de marchandises, importations (dollars)
Importations internationales de marchandises, total de tous les produits, mesurées sur la base de la balance des paiements, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 12-10-0121-01 de Statistique Canada.
Ventes du commerce de détail (dollars)
Ventes au détail, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 20-10-0008-01 de Statistique Canada.
Heures effectivement travaillées à l’emploi principal (heures)
Total des heures effectivement travaillées, toutes les industries, données désaisonnalisées.
Tableau 14-10-0289-01 de Statistique Canada.
Ventes des fabricants (dollars)
Ventes de biens fabriqués, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 16-10-0047-01 de Statistique Canada.
Mouvements itinérants d’aéronefs, intérieur (nombre de vols)
Arrivée et départ au Canada aux aéroports dotés d'une tour de contrôle de NAV CANADA.
Tableau 23-10-0008-01 de Statistique Canada.
Mouvements itinérants d’aéronefs, transfrontalier (nombre de vols)
Arrivée et/ou départ entre le Canada et les États-Unis aux aéroports dotés d'une tour de contrôle de NAV CANADA.
Tableau 23-10-0008-01 de Statistique Canada.
Mouvements itinérants d’aéronefs, autres internationaux (nombre de vols)
Arrivée et/ou départ entre le Canada et de pays autres que les États-Unis aux aéroports dotés d'une tour de contrôle de NAV CANADA.
Tableau 23-10-0008-01 de Statistique Canada.
Chargements ferroviaires (tonnes)
Trafic total de marchandises transportées (intermodal, non-intermodal, et reçu d'embranchements des États-Unis).
Tableau 23-10-0216-01 de Statistique Canada.
Voyageurs des États-Unis (personnes)
Voyageurs des États-Unis, désaisonnalisées.
Tableau 24-10-0005-01 de Statistique Canada.
Voyageurs de pays autres que les États-Unis (personnes)
Voyageurs de pays autres que les États-Unis, désaisonnalisées.
Tableau 24-10-0005-01 de Statistique Canada.
Résidents canadiens revenant des États-Unis (personnes)
Résidents canadiens revenant des États-Unis, désaisonnalisées.
Tableau 24-10-0005-01 de Statistique Canada.
Résidents canadiens revenant de pays autres que les États-Unis (personnes)
Résidents canadiens revenant de pays autres que les États-Unis, désaisonnalisées.
Tableau 24-10-0005-01 de Statistique Canada.
Les ventes des restaurants à service complet
Recettes, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 21-10-0019-01 de Statistique Canada.
Les ventes des établissements de restauration à service restreint
Recettes, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 21-10-0019-01 de Statistique Canada.
Signaler un problème sur cette page

Quelque chose ne fonctionne pas? L'information n'est plus à jour? Vous ne trouvez pas ce que vous cherchez?

S'il vous plaît contactez-nous et nous informer comment nous pouvons vous aider.

Avis de confidentialité

Date de modification :