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    Canadiens dévoués, Canadiens engagés : points saillants de l'Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation

    Sommaire des principales constatations

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    Don aux organismes de bienfaisance et sans but lucratif
    Bénévolat au sein d'un organisme
    Aide directe à autrui
    Tendances en matière de soutien et liens

    Don aux organismes de bienfaisance et sans but lucratif

    Près de 23 millions de Canadiens, soit 84 % de la population âgée de 15 ans ou plus, ont fait un don en argent à un organisme de bienfaisance ou à un autre organisme sans but lucratif au cours de la période de 12 mois visée par l'Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation (ECDBP) de 20071. Bien que le taux de don soit quasi identique à celui de 2004 (85 %), le nombre de donateurs a progressé d'à peu près 2,9 %, en partie à la faveur d'une croissance de 3,7 % de la population de Canadiens de 15 ans ou plus.

    Les Canadiens ont fait don d'au total 10 milliards de dollars en 2007, ce qui représente une augmentation nominale de 12 % de la valeur des dons par rapport à celle de 8,9 milliards de dollars qui a été déclarée en 20042. Les organismes religieux ont bénéficié du plus grand pourcentage de ces dons (soit 46 % du montant total), suivis des organismes du secteur de la santé (15 %), puis des organismes de services sociaux (10 %). Le montant moyen des dons annuels s'est accru de 9 % (passant de 400 $ en 2004 à 437 $ en 2007). Malgré l'augmentation de la valeur moyenne des dons, le nombre moyen de dons est tombé de 4,3 en 2004 à 3,8 en 2007.

    Alors que la vaste majorité des Canadiens font des dons en argent, une minorité est à l'origine de la plus grande partie du montant donné. Le quartile supérieur des donateurs (qui ont fait don de 364 $ ou plus par an) figure pour 82 % de la valeur totale des dons. Le décile supérieur des donateurs (qui ont fait don de 1 002 $ ou plus par an) a versé 62 % de la valeur totale des dons.

    Les personnes qui donnent le plus sont plus susceptibles d'être plus âgées, d'avoir un revenu du ménage plus élevé et une plus grande formation scolaire, d'être mariées ou veuves, et d'être actives sur le plan religieux. Bien que les donateurs qui ont un revenu du ménage plus élevé tendent à faire des dons plus importants en valeur absolue, ceux qui ont un revenu inférieur donnent plus lorsque leurs dons sont exprimés en pourcentage du revenu total.

    Les Canadiens font le plus souvent des dons en réponse à la sollicitation par la poste, à la sollicitation dans un lieu public comme dans la rue ou dans un centre commercial, ou à la sollicitation à domicile. Toutefois, au chapitre du montant des dons, 42 % de la valeur totale des dons est recueillie dans des lieux de culte, alors que 16 % provient de la sollicitation par la poste. Les donateurs qui planifient leurs dons et qui soutiennent les mêmes organismes de façon répétitive au fil du temps donnent beaucoup plus que les autres.

    Les raisons les plus souvent données pour faire des dons sont le sentiment de compassion envers les gens dans le besoin, la volonté de contribuer à une cause à laquelle le donateur croit personnellement, et le désir de contribuer à la communauté. Les donateurs font aussi des dons parce qu'ils ont personnellement été touchés ou connaissent quelqu'un qui a été touché par une cause que soutient l'organisme, ou en raison d'obligations religieuses ou d'autres croyances.

    Lorsqu'interrogés sur les raisons pour lesquelles ils n'ont pas donné davantage aux organismes de bienfaisance et sans but lucratif, les donateurs mentionnent le plus souvent qu'ils ne pouvaient pas se permettre de donner plus, qu'ils étaient satisfaits du montant déjà donné, ou qu'ils ont donné de l'argent directement à des gens dans le besoin, sans passer par un organisme. Par ailleurs, un nombre considérable de donateurs indiquent qu'ils n'ont pas aimé la manière dont on leur a demandé de contribuer, qu'ils ne croyaient pas qu'on utiliserait l'argent efficacement ou qu'on ne les a pas invités à faire un don en argent.

    Bénévolat au sein d'un organisme

    Près de 12,5 millions de Canadiens ou 46 % de la population âgée de 15 ans ou plus ont fait du bénévolat au cours de la période d'un an précédant l'enquête3. Le taux de bénévolat est pratiquement inchangé par rapport à celui de 45 % qui a été déclaré en 2004. Cependant, le nombre de bénévoles s'est accru de 5,7 %, en partie sous l'effet de l'augmentation de la taille de la population de 15 ans ou plus.

    En 2007, les Canadiens ont consacré près de 2,1 milliards d'heures au bénévolat, l'équivalent de près de 1,1 million d'emplois à plein temps, ce qui représente en heures une augmentation de 4,2 % par rapport à 2004. Toutefois, la moyenne des heures de bénévolat a peu changé (168 en 2004 comparativement à 166 en 2007). Les bénévoles ont surtout œuvré au sein d'organismes de sports et de loisirs, d'organismes de services sociaux, d'organismes voués à l'éducation et à la recherche, et d'organismes religieux.

    Alors que légèrement moins de la moitié des Canadiens font du bénévolat, la majeure partie des heures de bénévolat sont le fait d'une petite minorité de bénévoles. Le quartile supérieur des bénévoles, qui ont consacré 171 heures ou plus par an à l'action bénévole, sont à l'origine de plus des trois quarts (78 %) de toutes les heures de bénévolat. Le décile supérieur des bénévoles (qui ont consacré 421 heures ou plus par an à l'action bénévole) sont à l'origine de 52 % de toutes les heures de bénévolat.

    Les taux de bénévolat les plus élevés sont observés parmi les jeunes, les personnes qui ont une plus grande formation scolaire et un revenu du ménage plus élevé, celles dont le ménage compte des enfants d'âge scolaire et celles qui sont actives sur le plan religieux. Les personnes qui consacrent le plus d'heures au bénévolat présentent des caractéristiques quelque peu différentes. Elles sont plus susceptibles d'être âgées, d'être plus scolarisées, d'avoir un revenu du ménage moins élevé, de vivre dans un ménage sans enfant et d'être actives sur le plan religieux. Des tendances semblables ont été relevées chez les principaux bénévoles en 2004.

    Les formes de bénévolat les plus souvent déclarées par les Canadiens consistent à organiser ou à superviser des événements, à solliciter des fonds, à participer à un conseil à titre de membre, ainsi qu'à enseigner, à donner de la formation ou à agir à titre de mentor.

    Le rôle que joue Internet dans le bénévolat semble prendre lentement de l'ampleur. Près du quart des bénévoles (23 %) disent avoir utilisé Internet d'une façon ou d'une autre dans le cadre de leur action bénévole, comparativement à 20 % en 2004. De même, 10 % des bénévoles l'ont utilisé pour trouver des possibilités de bénévolat en 2007, comparativement à 8 % en 2004.

    Les raisons les plus souvent données pour faire du bénévolat sont le désir de contribuer à la communauté, la volonté de mettre à profit ses compétences et son expérience, et le fait d'avoir été personnellement touché par la cause que soutient l'organisme. Près de la moitié des bénévoles ont mentionné d'autres raisons, comme découvrir leurs points forts, constituer un réseau ou rencontrer des gens, ou le fait que leurs amis font du bénévolat. Les bénévoles font également état d'un certain nombre d'avantages qu'ils tirent de leurs activités. Les plus répandus sont l'acquisition de compétences en relations humaines, de la capacité de communiquer et de compétences organisationnelles ou en gestion.

    Qu'est-ce qui empêche les Canadiens de faire encore plus de bénévolat? La majorité des bénévoles et des non-bénévoles mentionnent que le manque de temps constituait un obstacle, tandis que plus de la moitié n'étaient pas en mesure de prendre un engagement à long terme vis-à-vis du bénévolat. Par exemple, de nombreuses personnes disent ne pas avoir fait plus de bénévolat ou ne pas du tout avoir fait de bénévolat parce qu'on ne les a pas invitées à le faire. D'autres gens ne savaient pas comment participer ou ont été rebutés par les coûts financiers associés au bénévolat.

    Aide directe à autrui

    En 2007, 84 % des Canadiens ont dit avoir fourni de l'aide directe à des personnes qui ne font pas partie de leur ménage (c.-à-d. qu'ils n'ont pas fourni cette aide en passant par un organisme). Le taux d'aide directe est essentiellement inchangé par rapport à celui de 83 % qui a été enregistré en 2004. Les types d'aide les plus courants consistent à aider une personne à effectuer des travaux chez elle; à offrir des soins de santé ou des soins personnels tels qu'un soutien émotionnel, donner des conseils ou visiter des personnes âgées; enfin, à aider une personne en faisant ses courses ou en la conduisant au magasin ou à un rendez-vous. Près de la moitié des personnes qui ont fourni de l'aide directe l'ont fait au moins une fois par semaine. Cette forme d'aide a été offerte le plus souvent par des personnes de 15 à 34 ans et par celles ayant un revenu du ménage et un niveau de scolarité plus élevés.

    Tendances en matière de soutien et liens

    L'ECDBP de 2007 mesure trois types de comportement prosocial, à savoir les dons de bienfaisance, le bénévolat et l'aide directe à autrui. Il existe des liens étroits entre ces comportements, en ce sens que la participation à l'un d'entre eux est associée à la participation aux autres. Trente-sept pour cent des Canadiens ont pris part aux trois comportements et 41 %, à deux d'entre eux. Par contraste, seulement 17 % n'ont participé qu'à un comportement prosocial. En outre, plus les gens entreprennent des activités prosociales, plus leur participation à un comportement prosocial donné est intense. Par exemple, le montant moyen des dons augmente selon le nombre de comportements prosociaux auxquels les gens s'adonnent.4

    L'une des manifestations des liens qui existent entre ces trois comportements, c'est que le soutien apporté aux organismes bénévoles et sans but lucratif se concentre parmi une faible minorité de Canadiens. Les donateurs du quartile supérieur (ceux qui ont fait don de 364 $ ou plus) qui ont également fait au moins une heure de bénévolat en 2007 ne représentent que 14 % de la population canadienne, mais ils sont à l'origine de 59 % du montant total des dons et de 40 % du nombre total d'heures de bénévolat.


    Notes

    1. Dans la présente publication, le terme Canadiens renvoie à la population visée par l'enquête. Les répondants à l'enquête peuvent comprendre des résidents du Canada n'ayant pas la citoyenneté canadienne; seules les personnes âgées de 15 ans et plus font partie de la population visée par l'enquête. Pour une définition complète de la population cible, veuillez consulter l'Annexe 1, Glossaire des termes.
    2. Par augmentation nominale, nous entendons une augmentation qui ne tient pas compte des effets de l'inflation entre 2004 et 2007.
    3. Dans le cadre de l'ECDBP, le bénévolat s'entend des activités menées sans rémunération pour le compte d'un groupe ou d'un organisme et comprend le travail communautaire obligatoire.
    4. Les principaux donateurs qui ont fait du bénévolat sont aussi appelés principaux intervenants.
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