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| Taux d'absence du travail
2005 Analyse Il existe plusieurs genres d’absence. Certaines, comme les vacances annuelles, sont généralement considérées bénéfiques, tant pour l’organisation que pour l’employé. Puisqu’elles sont habituellement prévues, leur incidence sur l’organisation peut être absorbée assez facilement; on peut dire la même chose des jours fériés. D’autres absences, comme celles attribuables à la maladie et aux obligations familiales, sont généralement inévitables, tout comme celles causées par le mauvais temps. L’« absentéisme » — un terme utilisé pour décrire les absences évitables, habituelles ou imprévues — constitue une source d’irritation pour les employeurs et les collègues de travail. Ces absences perturbent le calendrier de travail et la production, et entraînent des coûts pour l’organisation et l’économie dans son ensemble. Bien que l’absentéisme soit généralement considéré comme un problème, il n’est pas un phénomène facile à quantifier. La ligne de démarcation entre les absences évitables et inévitables est difficile à tracer, et l’absentéisme est souvent déguisé en absence légitime. L’Enquête sur la population active (EPA) permet de mesurer le temps perdu pour cause de « raisons personnelles », c’est-à-dire la maladie ou l’incapacité, et les obligations personnelles ou familiales. Cependant, à l’intérieur de ces catégories, il est impossible de déterminer si une absence est évitable ou imprévue. Toutefois, on peut analyser les données de l’EPA sur les absences pour motifs personnels afin de déterminer les comportements ou les tendances qui démontrent l’incidence de l’absentéisme (voir Qualité des données, concepts et méthodologie — Source des données et Qualité des données, concepts et méthodologie — Définitions ). Tendances récentes — 1997 à 2005 Les estimations tirées de l’Enquête sur la population active révèlent une tendance soutenue à la hausse au chapitre de la fréquence des absences du travail et du temps perdu pour des raisons personnelles (maladie ou incapacité, et autres obligations personnelles et familiales) entre 1997 et 2002, une stabilisation entre 2002 et 2004, et une forte augmentation en 2005 1. Plusieurs facteurs ont alimenté la tendance à la hausse, notamment le vieillissement de la main-d’oeuvre, la part croissante des femmes dans la main-d’oeuvre et tout particulièrement les mères de jeunes enfants, le stress élevé chez les travailleurs 2, et la prédominance accrue de généreux congés de maladie et de congés pour obligations familiales en milieu de travail (graphique 1). Au cours d’une semaine moyenne en 1997, si l’on exclut les femmes en congé de maternité, environ 5,5 % (484 000) de tous les employés à temps plein occupant un seul emploi étaient absents du travail toute la semaine ou une partie de celle-ci pour des raisons personnelles. En 2004, ce pourcentage a atteint 7,6 % (800 000) et 8,3 % (877 000) en 2005 (tableau 6-1 ). Le temps total de travail perdu pour ces raisons a également augmenté de façon soutenue, passant de 3,0 % du temps de travail hebdomadaire prévu en 1997 à 3,7 % en 2004 et 3,9 % en 2005. Extrapolé pour toute l’année, le temps de travail perdu pour des raisons personnelles s’est accru, passant d’un équivalent de 7,4 jours par travailleur en 1997 à 9,2 jours en 2004 et 9,6 jours en 2005. Variations du taux d’absence en 2005 L’absence attribuable aux raisons personnelles varie parmi les divers groupes de travailleurs. Plusieurs facteurs jouent un rôle. Parmi les principaux, il y a notamment les conditions de travail (par exemple, l’environnement physique, le niveau de stress de l’emploi, les relations employeur-employé, les dispositions en matière de convention collective, les horaires de travail); l’existence de structures communautaires adéquates et abordables telles que les garderies et le transport en commun; les circonstances familiales, particulièrement la présence d’enfants d’âge préscolaire et d’autres membres de la famille à charge; et la santé physique du travailleur, un facteur étroitement lié à l’âge. Mesurer l’incidence de ces facteurs et d’autres facteurs influents n’est pas facile puisque plusieurs d’entre eux ne sont pas pris en compte dans l’EPA. Cependant, l’examen des absences personnelles en 2005 selon certaines caractéristiques démographiques, la profession et l’industrie, de même que selon d’autres attributs tels que l’affiliation syndicale et la situation d’emploi, permet d’en savoir davantage. En 2005, en excluant les femmes en congé de maternité, environ 8,3 % (877 000) des employés à temps plein se sont absentés de leur travail pour des raisons personnelles chaque semaine : 6,0 % en raison d’une maladie ou d’une incapacité, et 2,3 % en raison d’obligations personnelles ou familiales (tableau 6-1 ). Par conséquent, les employés à temps plein ont perdu environ 3,9 % de leur temps de travail chaque semaine. En moyenne, chaque employé à temps plein a perdu 9,6 jours au cours de l’année pour des raisons personnelles (environ 7,8 en raison d’une maladie ou d’une incapacité, et 1,8 en raison d’obligations personnelles ou familiales). Au total, les employés à temps plein ont perdu environ 102 millions de journées de travail pour des raisons personnelles en 2005. En moyenne, les hommes travaillant à temps plein ont perdu moins de jours (8,6, ou 6,9 en raison d’une maladie ou d’une incapacité plus 1,7 en raison d’obligations personnelles ou familiales) que les femmes travaillant à temps plein (11,2, ou 9,1 plus 2,0). La présence d’enfants d’âge préscolaire exerce une forte influence sur les absences du travail pour cause d’obligations personnelles ou familiales. En 2005, par exemple, les employés à temps plein dont la famille comptait au moins un enfant d’âge préscolaire ont perdu en moyenne 4,5 jours, comparativement à seulement 1,4 jour dans le cas des travailleurs dont la famille n’en comptait pas. La prévalence croissante des congés pour obligations familiales en milieu de travail, la prolongation des prestations parentales de l’assurance-emploi 3 et la participation accrue des pères aux soins à donner aux enfants semblent avoir supprimé l’écart qui existait entre les sexes concernant les absences du travail en raison d’obligations personnelles ou familiales. En 1997, les femmes qui avaient des enfants d’âge préscolaire et qui travaillaient à temps plein on perdu 4,1 jours en raison de telles obligations, par rapport à 1,8 jour chez leurs homologues masculins. En 2005, l’écart s’est considérablement rétréci (5,1 jours pour les femmes contre 4,1 pour les hommes). Le nombre de jours de travail perdus en raison d’une maladie ou d’une incapacité tendait à augmenter avec l’âge, passant d’une moyenne de 5,0 jours chez les jeunes (de 15 à 19 ans) à 10,8 jours pour les employés à temps plein de 55 à 64 ans. Les taux d’absence du travail varient selon le secteur (public ou privé) et l’industrie, la différence provenant essentiellement des absences liées à une maladie ou à une incapacité (tableau 2-1 ). Les facteurs qui contribuent à ces variations comprennent la nature et les exigences de l’emploi, la répartition des hommes et des femmes dans la main-d’oeuvre, et le taux de syndicalisation — ce dernier étant un facteur déterminant de la présence ou du manque de congés de maladie et de congés pour obligations familiales payés. Les employés à temps plein du secteur public (plus susceptibles d’être syndiqués ou d’être des femmes) ont perdu plus de temps de travail en 2005 pour des raisons personnelles (environ 12,5 jours en moyenne) que leurs homologues du secteur privé (8,9 jours). Au niveau des groupes de base (à deux chiffres) des industries, les employés ayant perdu le plus de jours de travail ont été ceux des services de soins de santé et de l’assistance sociale (14,2 jours), du transport et de l’entreposage (12,2), et des administrations publiques (12,2). Les moyennes les plus basses ont été enregistrées par les travailleurs à temps plein des services professionnels, scientifiques et techniques (5,3 jours), des autres services (6,8) et des industries primaires (7,6). Les facteurs associés aux taux d’absence selon la profession sont semblables à ceux liés à l’industrie (tableau 3-1 ). Encore une fois, selon les groupes de base des industries, les différences découlent principalement du temps perdu en raison d’une maladie ou d’une incapacité. Les employés à temps plein des professions de la santé et des professions du secteur de la production ont enregistré le plus de jours perdus en 2005 (15,0 et 11,8 respectivement). Les travailleurs dans les postes de gestion et dans les sciences naturelles et appliquées ont affiché le moins de jours perdus (6,1 et 7,2 respectivement). Les travailleurs à temps plein qui étaient syndiqués ou assujettis à une convention collective ont perdu en moyenne 67 % plus de jours de travail en 2005 pour des raisons personnelles que leurs homologues non syndiqués (13,2 comparativement à 7,9) (tableau 1-6 ). Les travailleurs qui considéraient que leur emploi était permanent (et donc qui étaient plus susceptibles d’être syndiqués) ont perdu plus de jours de travail (9,9) que ceux qui ne considéraient pas leur emploi permanent (7,4). Le nombre de jours perdus avait tendance à augmenter selon la taille du lieu de travail, passant du niveau inférieur de 8,1 dans les lieux de travail comptant moins de 20 employés (entreprises plus susceptibles d’enregistrer un faible taux de syndicalisation) à plus de 10,0 dans les lieux de travail comptant 100 employés et plus (entreprises plus susceptibles d’avoir un taux de syndicalisation élevé). Le nombre de jours perdus avait tendance à croître selon la durée d’occupation de l’emploi, presque toutes les différences découlant du temps perdu en raison d’une maladie ou d’une incapacité. Le nombre passait d’une moyenne de 7,1 jours chez les personnes qui avaient occupé leur emploi pendant un an ou moins, à 11,4 jours chez celles qui avaient occupé leur emploi pendant plus de 14 ans (ce dernier groupe étant susceptible d’être plus âgé). Les niveaux d’absence du travail variaient selon la région géographique (tableau 1-7 ), la plus grande part des écarts découlant encore du temps perdu en raison d’une maladie ou d’une incapacité. Les employés à temps plein au Québec et en Saskatchewan ont perdu le plus de temps de travail en 2005 (11,2 et 11,1 jours). Ceux de l’Île-du-Prince-Édouard, de l’Alberta et de l’Ontario en ont perdu le moins (8,6 jours dans chacune des trois provinces). Dans les régions métropolitaines de recensement, les travailleurs de Halifax, Saguenay, Sherbrooke et Victoria ont perdu le plus de jours de travail (en moyenne, plus de 11,0 jours par travailleur à temps plein). Ceux de Toronto et Kitchener-Waterloo ont perdu le moins de temps (en moyenne, moins de 8,0 jours par travailleur à temps plein). ![]() |
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