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Analyse — Février 2009

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L’emploi a fléchi pour un quatrième mois consécutif, en baisse de 83 000 en février. Ce recul a porté à 295 000 (-1,7 %) les baisses totales depuis le sommet observé en octobre dernier. Le repli de l’emploi en février a fait monter le taux de chômage de 0,5 point de pourcentage, qui atteint ainsi 7,7 %.

Toute la baisse de l’emploi en février s’est manifestée dans le travail à temps plein (-111 000), le travail à temps partiel ayant légèrement progressé. Ce recul prolonge la tendance à la baisse observée dans le travail à temps plein depuis octobre. Le travail à temps partiel n’a enregistré qu’une faible croissance au cours de cette période.

En février, les baisses les plus marquées de l’emploi ont été observées en Ontario (-35 000), puis en Alberta (-24 000) et au Québec (-18 000).

Les hommes âgés de 25 à 54 ans ont été particulièrement touchés par le recul de l’emploi observé en février (-66 000). Depuis le début du fléchissement du marché du travail, l’emploi chez les hommes du principal groupe d’âge actif a chuté de 170 000 (-2,7 %).

En février, l’emploi a également poursuivi sa tendance à la baisse chez les jeunes de 15 à 24 ans (-29 000). La baisse de l’emploi relevée en février a porté à 104 000 (-4,0%) les diminutions totales depuis octobre. Il s’agit du taux de décroissance le plus élevé de tous les groupes d’âge. Le taux de chômage chez les jeunes était de 14,2% en février, en hausse de deux points depuis octobre dernier.

Le recul de l’emploi dans la construction (-43 000) a représenté plus de la moitié du repli relevé en février. Des baisses ont aussi été observées dans les services professionnels, scientifiques et techniques, dans les services d’enseignement, et dans les ressources naturelles. Seuls les secteurs de la fabrication et de l’agriculture ont connu des hausses de l’emploi au cours du mois.

En février, le salaire horaire moyen a augmenté de 3,9 % par rapport au niveau enregistré un an plus tôt. La hausse la plus récente sur 12 mois de l’Indice des prix à la consommation a été de 1,1 %.

Forte baisse de l’emploi dans la construction

L’emploi a reculé de 43 000 en février dans le secteur de la construction, soit une deuxième baisse importante en trois mois. Si la construction avait connu la plus forte croissance de l’emploi entre janvier et octobre 2008 (+4,9 %), c’est ce secteur qui a accusé la baisse la plus marquée depuis (-6,4 %). Ce mouvement de repli coïncide avec la faiblesse observée récemment dans les permis de bâtir et les mises en chantier résidentielles.

En février, l’emploi a chuté dans les services professionnels, scientifiques et techniques, en baisse de 31 000 (-2,6 %), principalement dans les services juridiques et dans les services d’architecture, de génie et de design.

L’emploi a perdu du terrain dans les services d’enseignement (-15 000) en février, faisant ainsi passer les baisses depuis octobre à 44 000.

L’emploi s’est également replié dans les ressources naturelles en février (-8 000). Toute la baisse est survenue dans l’extraction minière, pétrolière et gazière, et elle s’est surtout manifestée en Alberta.

En février, l’emploi a progressé de 25 000 dans le secteur de la fabrication, la hausse la plus forte ayant été notée dans l’industrie des produits alimentaires. L’industrie du matériel de transport a peu bougé, après le recul du mois précédent. Malgré la croissance globale en février, l’emploi dans le secteur de la fabrication s’est érodé de 5,3 % (-104 000) par rapport à ce qu’il était 12 mois plus tôt.

Le nombre de travailleurs ayant leur principal emploi dans le secteur de l’agriculture a augmenté en février. Toutefois, au cours des 12 derniers mois, l’emploi dans ce secteur a diminué de 13 000 (-3,7 %).

Le repli de l’emploi observé en février s’est réparti à peu près également entre les employés du secteur privé, les employés du secteur public et les travailleurs indépendants.

Le repli de l’emploi se poursuit en Ontario

En février, l’emploi a fléchi de 35 000 en Ontario, principalement dans le secteur de la construction et dans celui de la finance, des assurances, de l’immobilier et de la location. Le taux de chômage a grimpé de 0,7 point pour s’établir à 8,7 %, soit le taux le plus haut depuis avril 1997. Depuis octobre dernier, le taux de chômage a augmenté de deux points, les hausses ayant été concentrées dans le sud-ouest de l’Ontario.

Un peu plus de la moitié de la baisse globale de l’emploi au pays depuis octobre dernier est survenue en Ontario, ce qui dépasse largement la part de l’ensemble de la population en âge de travailler qui revient à cette province (39 %). L’emploi en Ontario a diminué de 160 000 au cours de cette période, et les baisses les plus marquées ont été enregistrées dans le secteur de la fabrication, dans les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien, ainsi que dans la construction.

Au Québec, l’emploi a fléchi de 18 000 en février, et le taux de chômage a connu une légère hausse de 0,2 point pour s’établir à 7,9 %. Depuis octobre dernier, le taux de chômage dans la province a augmenté de 0,7 point.

L’Alberta comptait 24 000 travailleurs de moins en février, et c’est là une deuxième baisse appréciable en trois mois. La baisse du mois de février a fait monter le taux de chômage de la province d’un point entier pour le porter à 5,4 %, son niveau le plus élevé depuis près de six ans. Depuis octobre dernier, les replis de l’emploi ont surtout touché les secteurs de la construction et de la fabrication.

Le Nouveau-Brunswick a été la seule autre province à accuser un recul marqué de l’emploi en février (-2 900).

L’emploi fléchit chez les hommes âgés de 25 à 54 ans et chez les jeunes

En février, l’emploi s’est replié de 66 000 chez les hommes du principal groupe d’âge actif (de 25 à 54 ans), tandis qu’il est resté inchangé chez les femmes du même groupe d’âge. Depuis octobre, l’emploi chez les hommes du principal groupe d’âge actif a reculé de 170 000 (-2,7 %), tandis qu’il a connu une légère baisse de 37 000 (-0,7 %) chez les femmes de ce groupe d’âge.

Le repli de l’emploi s’est fortement concentré chez les hommes de 25 à 54 ans ces derniers mois, de sorte que le taux de chômage de ce groupe est passé de 5,5 % en octobre dernier à 7,3 % en février. Chez les femmes du principal groupe d’âge actif, le taux de chômage est passé de 4,7 % à 5,5 % au cours de la même période.

L’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans a poursuivi sa tendance à la baisse en février (-29 000), et le taux de chômage de ce groupe a augmenté de 1,5 point pour atteindre 14,2 %, soit le taux le plus haut depuis décembre 2001. La baisse de l’emploi relevée en février a porté à 104 000 (-4,0 %) les diminutions totales depuis octobre. Il s’agit du taux de décroissance le plus élevé de tous les groupes d’âge.

Chez les travailleurs âgés de 55 ans et plus, l’emploi en février a progressé de 17 000 chez les femmes alors qu’il est resté inchangé chez les hommes. Depuis octobre, l’emploi s’est accru de 1,9 % chez les femmes de ce groupe d’âge, tandis qu’il a légèrement diminué chez les hommes du même groupe d’âge.

Note aux lecteurs

Calendrier de révision : Les estimations désaisonnalisées tirées de l'Enquête sur la population active ont été révisées de façon rétroactive sur trois ans (à partir de janvier 2006) à la lumière des facteurs saisonniers les plus récents. Ces estimations sont maintenant accessibles dans CANSIM (tableaux 282-0087 à 282-0094).

Les estimations tirées de l’Enquête sur la population active sont fondées sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d’échantillonnage. Les estimations visant de petites régions géographiques ou de petites branches d’activité seront associées à une variabilité plus importante. Pour une explication de la variabilité d’échantillonnage des estimations et de la méthode d’évaluation de cette variabilité à l’aide de l’erreur-type, veuillez consulter la section traitant de la qualité des données dans cette publication.

Les variations dans les salaires horaires moyens sont affectées par des changements dans la composition de la population active canadienne. Par exemple, une baisse de l’emploi dans les professions ou branches d’activités à faible salaire contribuera à l’augmentation du salaire horaire moyen national.

Le CD-ROM de la Revue chronologique de la population active de 2008 (71F0004XCB, 209 $) est maintenant en vente.