Ne pas publier avant 7 heures (HAE)vendredi 10 août 2007
Du 15 au 21 juillet 2007
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En juillet, l’emploi a peu changé. Sa croissance, depuis le début de l’année, à 1,3 %, est similaire à celle des sept premiers mois de 2006. Le taux de chômage a fléchi légèrement, soit de 0,1 point de pourcentage, pour s’établir à 6,0 %, ce qui constitue son niveau le plus bas depuis 1974.
L’Alberta est la seule province où il y a eu une augmentation significative de l’emploi en juillet avec une hausse estimative de 14 000. Cette croissance a ramené le taux d’emploi de l’Alberta à son sommet record de 71,6 %.
En juillet, les hausses d’emploi dans les secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques, de la fabrication, du transport et de l’entreposage, et des services publics ont contrebalancé les pertes dans les services d’enseignement et dans le secteur de la finance, des assurances, de l’immobilier et de la location.
La croissance de l’emploi est demeurée vigoureuse pour les étudiants de 15 à 24 ans, et surtout pour ceux de 15 à 19 ans. Le taux d’emploi des 15 à 19 ans en juillet s’approchaient des sommets observés la dernière fois au début des années 1990.
La croissance de l’emploi a été plus forte jusqu’ici cette année, au Canada qu’aux États-Unis. Une fois les concepts ajustés de façon à se prêter aux comparaisons avec les définitions applicables aux États-Unis, on constate que le taux d’emploi au Canada en juillet s’est établi à 64,1 %, ce qui représente une hausse de 0,3 points de pourcentage par rapport au début de l’année. Pendant la même période, le taux d’emploi aux États-Unis a fléchi de 0,4 points de pourcentage pour se chiffrer à 63,0 %. Tandis que le taux d’emploi au Canada atteint des sommets inégalés, celui observé aux États-Unis se situe encore bien en deçà du niveau record de 64,7 % enregistré en avril 2000.
Faisant suite à une progression moins prononcée des salaires au premier trimestre de 2007, juillet est le troisième mois consécutif où la hausse d’une année à l’autre a été supérieure à 3 %. En moyenne, le salaire horaire des employés Canadiennes et des Canadiens a été de 3,7 % plus élevé en juillet qu’un an auparavant, ce taux de croissance étant supérieur à la plus récente hausse d’une année à l’autre de l’indice des prix à la consommation (2,2 %).
Le taux de chômage chez les jeunes est tombé à un creux de 10,6 % en juillet, un recul de 1,3 point de pourcentage par rapport à l’année précédente. Il s’agit de leur plus faible taux de chômage depuis septembre 1989. Le taux de chômage chez les jeunes a diminué dans chaque province durant les 12 derniers mois sauf en Ontario, où il est inchangé par rapport à il y a un an. Jusqu’à présent cette année, la croissance de l’emploi chez les jeunes (+2,1 %) est plus élevée que celle des femmes (+1,5 %) et celle des hommes (+0,7 %).
Depuis le début de 2007, la progression de l’emploi se manifeste particulièrement dans les services professionnels, scientifiques et techniques, le secteur de l’information, de la culture et des loisirs et dans le commerce. Cela contraste avec les sept premiers mois de 2006, lors desquels les progrès avaient touché principalement les soins de santé et l’assistance sociale, la finance, les assurances, l’immobilier et la location, et les « autres » services. Toutefois, les baisses de l’ emploi dans le secteur manufacturier se sont chiffrées à 72 000 au cours des sept premiers mois de 2007, ce qui équivaut à la baisse enregistrée dans ce secteur au cours de la même période en 2006.
L’emploi dans le secteur de la production de biens était à la hausse en juillet, surtout en fabrication (+20 000) et dans les services publics (+6 000). Dans le secteur des services plus de travailleurs se sont ajoutés dans les services professionnels, scientifiques et techniques (+25 000) et les transports et l’entreposage (+17 000). Tous les gains ont par contre été neutralisés par les reculs dans le secteur des services, notamment les services d’enseignement (-57 000) et la finance, les assurances, l’immobilier et la location (-13 000).
La chute importante des services d’enseignement en juillet s’est étendue sur plusieurs provinces et se concentrait parmi les enseignants et les éducateurs adjoints dans les écoles primaires et secondaires. Ce recul en juillet de l’emploi en enseignement suit deux années d’augmentation soutenue dans cette industrie.
Les reculs dans le secteur public (-20 000) ont contrebalancé en partie les gains chez les employés du secteur privé (+35 000) en juillet. Depuis les douze derniers mois, la croissance de l’emploi a été la plus forte chez les travailleurs autonomes (+7,8 %) suivis par celle des employés du secteur privé (+1,3 %), tandis que la croissance dans le secteur public était la plus faible (+0,5 %).
La hausse estimative de 14 000 emplois en Alberta en juillet a contribué à la hausse totale de 61 000 emplois (+ 3,2 %) jusqu’à présent cette année, une croissance semblable au taux affiché pendant la même période l’an dernier. En juillet, les hausses se concentraient parmi les emplois à temps plein, principalement dans les secteurs des soins de santé et de l’assistance sociale ainsi que du commerce. Au cours des sept premiers mois de 2007, le commerce, la construction, les soins de santé et l’assistance sociale et l’information, la culture et les loisirs sont responsables en grande partie de la croissance de l’emploi.
Bien que le niveau d’emploi ait peu changé en Ontario en juillet, il y a eu quelques fluctuations notables au niveau des industries. Dans le secteur de la fabrication, il y a eu une hausse estimée à 27 000 emplois en juillet; il s’agit de la première hausse significative depuis plus d’un an, et elle s’est manifestée dans plusieurs des industries manufacturières. Des progrès ont aussi été enregistrés dans les services professionnels, scientifiques et techniques, tandis que l’emploi a reculé dans les services d’enseignement.
La situation est demeurée à peu près inchangée au Québec au chapitre de l’emploi, de sorte que les hausses totales depuis décembre dernier s’établissent à 69 000 emplois (+1,8 %). Pour un deuxième mois consécutifs en juillet, le taux de chômage (6,9 %) y demeurait à son plus bas niveau en 33 ans alors que le taux d’emploi (61,1 %) s’y maintenait à son sommet record.
Au Nouveau-Brunswick, malgré un recul de 3 000 emplois en juillet, la croissance est soutenue depuis septembre 2006 à 3,6 %, (+13 000). Depuis septembre, les gains se retrouvent surtout dans la construction, les soins de santé et l’assistance sociale et l’information, la culture et les loisirs.
La Nouvelle-Écosse a connu une diminution estimative de l’emploi de 3 000 en juillet, poursuivant l’affaiblissement observé dans cette province depuis mai cette année. Il s’agit d’un renversement de la vigueur affichée précédemment puisque l’emploi y avait crû de 2,5 % de septembre 2006 à avril 2007.
De mai à août, l’EPA recueille de l’information sur le marché du travail concernant les jeunes de 15 à 24 ans qui fréquentaient l’école à temps plein en mars et qui ont l’intention de retourner aux études à l’automne. Les estimations publiées ne sont pas désaisonnalisées et les comparaisons ne peuvent donc être faites que d’une année à l’autre.
Les mois d’été ont continué leur effervescence pour les étudiants âgés de 15 à 24 ans. Le taux d’emploi en juillet pour ce groupe d’âge est semblable aux sommets atteints durant les mois de juillet du début des années 1990, en particulier pour les 15-16 ans (40,2 %) et les 17 à 19 ans (69,2 %). Le taux d’emploi pour les étudiants âgés de 20 à 24 ans (75,3 %) est demeuré au même niveau que l’été dernier. C'est à l’Île-du-Prince-Édouard (79,0 %) et au Manitoba (70,9 %) que l’on a observé la plus grande proportion des étudiants âgés de 15 à 24 ans travaillant en juillet.
Les estimations tirées de l’Enquête sur la population active sont fondées sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d’échantillonnage. Les estimations visant de petites régions géographiques ou de petites branches d’activité seront associées à une variabilité plus importante. Pour une explication de la variabilité d’échantillonnage des estimations et de la méthode d’évaluation de cette variabilité à l’aide de l’erreur-type, veuillez consulter la section traitant de la qualité des données dans cette publication.
Le CD-ROM de la Revue chronologique de la population active de 2006 (71F0004XCB, 209 $) est maintenant disponible.