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71-001-XWF
Information population active
Ne pas publier avant 7 heures (HAE) vendredi 4 août 2006
Du 9 au 15 juillet 2006


Analyse — Juillet 2006

L’emploi est demeuré inchangé pour le deuxième mois d’affilée en juillet, la hausse du travail à temps plein ayant été contrebalancée par une diminution du même ordre du travail à temps partiel. La croissance globale depuis le début de l’année s’établit à 1,3 % (+210 000), soit un taux supérieur à celui de 0,9 % observé au cours des sept premiers mois de 2005.

Le nombre de personnes dans la population active a fait un bond en juillet, de sorte que le taux de chômage a grimpé de 0,3 point de pourcentage pour se fixer à 6,4 %. Il s’agit malgré tout d’un des taux les plus bas des 30 dernières années. Les hausses les plus fortes de l’activité sur le marché du travail ont été relevées en Ontario et en Colombie-Britannique. Après avoir chuté pendant la plus grande partie des deux années précédentes, l’activité sur le marché du travail au pays a légèrement progressé de 0,2 point de pourcentage depuis le début de 2006, pour atteindre 67,3 % en juillet.

Pour le deuxième mois consécutif, l’emploi a peu bougé dans presque toutes les provinces. Cependant, certaines régions du pays ont connu une progression vigoureuse au cours des sept premiers mois de l’année. Depuis le début de 2006, l’Alberta affiche un taux de croissance de l’emploi (+3,9 %) trois fois supérieur à la moyenne nationale. La Saskatchewan a également enregistré une croissance relativement forte au cours de la même période (+2,3 %), tandis que l’Ontario et la Colombie-Britannique obtiennent la moyenne nationale à ce chapitre.

En juillet, le nombre d’emplois a augmenté dans le secteur de la construction, tout particulièrement en Colombie-Britannique. Il en a été de même dans les administrations publiques, principalement aux niveaux fédéral et municipal.

L’emploi dans le secteur de la fabrication a continué de fléchir, surtout dans le coeur industriel du centre du Canada, poursuivant ainsi la tendance à la baisse amorcée à la fin de 2002.

Durant les sept premiers mois de 2006, de fortes hausses de l’emploi ont été observées dans un certain nombre de secteurs d’activité, notamment dans les ressources naturelles (+5,6 %), les soins de santé et l’assistance sociale (+5,2 %), la finance, les assurances, l’immobilier et la location (+4,9 %) ainsi que les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien (+3,7 %).

Les salaires horaires moyens ont augmenté de 3,7 % par rapport à juillet 2005, un taux qui reste supérieur à la dernière hausse d’une année à l’autre de l’Indice des prix à la consommation (2,5 %). Les salaires poursuivent leur forte progression sur le marché du travail serré de l’Alberta. Ils ont fait un bond de 7,4 % depuis l’an dernier, un taux de croissance deux fois supérieur à l’augmentation de l’Indice des prix à la consommation dans cette province. Au cours des douze derniers mois, les salaires ont bondi de 9,3 % à Calgary.

L’emploi progresse dans la construction et dans les administrations publiques

Le secteur de la construction a gagné 22 000 emplois en juillet, ce qui a effacé les pertes du mois précédent. La Colombie-Britannique a accaparé un peu plus du tiers de ces emplois. Selon les estimations établies par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), les mises en chantier urbaines ont augmenté de mai à juin. La Colombie-Britannique se classe au premier rang à ce chapitre, les mises en chantier en milieu urbain ayant grimpé de 14,8 %.

Malgré la montée de l’emploi dans la construction en juillet, le nombre de travailleurs dans ce secteur a plafonné depuis le début de 2006 à la suite des fortes hausses des deux années précédentes. Selon les dernières estimations du produit intérieur brut pour la construction, la production de cette branche d’activité a reculé pour la période de trois mois consécutifs se terminant en mai.

En juillet, l’emploi a également progressé dans les administrations publiques (+19 000), surtout dans les administrations fédérale et municipales. Le rythme de croissance de l’emploi y suit celui de l’emploi en général depuis les deux dernières années.

La fabrication a continué de s’affaiblir, ce secteur ayant cédé quelque 33 000 emplois en juillet, ce qui porte à 224 000 ou 9,6 % les pertes depuis la fin de 2002. À titre de comparaison, lors du déclin survenu pendant la récession du début des années 1990, le fléchissement de l’emploi dans ce secteur avait été encore plus marqué au cours d’une période comparable, en baisse de 338 000 ou 16,0 %. C’est en Ontario et au Québec que les pertes se sont fait le plus ressentir en juillet.

Le nombre d’emplois dans le secteur du transport et de l’entreposage a reculé de 17 000 en juillet. Il s’agit là de la deuxième baisse importante enregistrée depuis le début de l’année. Au cours des 12 derniers mois, il n’y a eu aucune croissance de l’emploi pour cet industrie.

Croissance de l’emploi en 2006 : l’Alberta en tête

Bien que l’emploi ait marqué une pause en Alberta pour le deuxième mois d’affilée, cette province affiche un taux de croissance de 3,9 % (+70 000) depuis le début de l’année, soit trois fois la moyenne nationale. Les hausses au cours de cette période sont attribuables à la forte progression de l’emploi dans les ressources naturelles, les administrations publiques, les soins de santé et l’assistance sociale ainsi que la construction. L’Alberta a enregistré la plus forte croissance de la population en âge de travailler au pays, ce qui explique partiellement la progression vigoureuse de l’emploi. Le taux de chômage a légèrement augmenté de 0,1 point de pourcentage, passant à 3,6 % en juillet, mais il reste tout de même parmi les plus bas en trois décennies.

En Saskatchewan, le nombre d’emplois s’est accru de 2 000 pour le deuxième mois d’affilée, de sorte que l’augmentation depuis le début de l’année se chiffre à 11 000 emplois (+2,3 %). Cette forte croissance au cours des sept premiers mois de 2006 a fait baisser le taux de chômage de 0,6 point durant cette période, celui-ci s’établissant à 4,7 %. Les hausses enregistrées jusqu’ici en 2006 ont été observées dans les secteurs du commerce, des soins de santé et de l’assistance sociale ainsi que de l’agriculture et de la construction. En juillet, le taux d’emploi (65,8 %) et le taux d’activité (69,0 %) ont atteint des sommets dans cette province.

Pour le deuxième mois consécutif, l’emploi a peu bougé dans le centre du Canada. Au Québec, une hausse de 22 000 emplois à temps plein a été neutralisée par un repli du même ordre dans le travail à temps partiel, si bien que le taux de chômage est resté pratiquement inchangé, se situant à 8,1 % (+0,1). Jusqu’à présent en 2006, l’emploi dans cette province n’a progressé que de 0,5 % après avoir connu une croissance relativement forte au deuxième semestre de 2005.

En revanche, l’emploi a crû de 1,3 % en Ontario au cours des sept premiers mois de l’année, malgré peu de changement au cours des derniers mois. En raison de la hausse substantielle du nombre de personnes à la recherche d’un emploi en juillet, le taux de chômage en Ontario a augmenté de 0,6 point pour atteindre 6,5 %. Si l’emploi dans le secteur de la fabrication continue de montrer des signes de faiblesse en Ontario et au Québec, les hausses enregistrées dans le secteur des services ont eu des effets compensateurs plus marqués en Ontario.

En Colombie-Britannique, l’augmentation du nombre de personnes à la recherche d’un emploi en juillet a fait monter le taux de chômage de 0,4 point, celui-ci se fixant à 4,7 %, soit un taux qui demeure parmi les plus bas au pays. Le faible taux de chômage s’est accompagné d’une hausse des salaires dans cette province. Les salaires horaires moyens en Colombie-Britannique ont progressé de 4,0 % par rapport au niveau enregistré un an plus tôt, ce qui permet à la province de se classer au deuxième rang à ce chapitre, derrière l’Alberta.

Au Manitoba, le taux de chômage a grimpé d’environ 1,1 point en juillet pour atteindre 4,7 %, sous l’effet d’un léger repli de l’emploi et de l’augmentation du nombre de personnes à la recherche d’un emploi.

Le Nouveau-Brunswick est la seule province ayant connu une baisse significative de l’emploi en juillet (-3 000). Le taux de chômage y a fait un bond de 0,9 point pour s’établir à 8,9 %. Le nombre d’emplois dans la province a peu varié par rapport à la fin de 2005, mais reste néanmoins supérieur au niveau enregistré il y a douze mois (en hausse de 6 000 ou 1,7 %).

Le communiqué d’aujourd’hui marque la première publication des données pour les dix principales communautés du Nunavut tirées de l’Enquête sur la population active. Ces nouvelles données révèlent un taux d’emploi relativement faible et un taux de chômage élevé dans le territoire. De mai à juillet 2006, le taux d’emploi s’est établi en moyenne à 58,5 % (données non désaisonnalisées) et le taux de chômage, à 11,6 %.

La situation est très différente dans les deux autres territoires, où les taux d’emploi et de chômage sont comparables à ceux des provinces de l’Ouest. De mai à juillet, les trois quarts de la population en âge de travailler occupaient un emploi au Yukon (75,8 %, données non désaisonnalisées) et dans les Territoires du Nord-Ouest (75,1 %), alors que les taux de chômage restaient sous la moyenne nationale, se situant à 5,2 % au Yukon et à 6,5 % dans les Territoires du Nord-Ouest.

Les femmes continuent de faire leur entrée sur le marché du travail

Les femmes âgées de 25 ans et plus ont bénéficié d’une augmentation de 16 000 emplois en juillet. Le taux d’activité des femmes adultes continue d’atteindre des sommets. Il a gagné 0,3 point en juillet pour se fixer à 61,6 %. Globalement, l’emploi chez les hommes adultes est resté stable. Le nombre de jeunes occupant un emploi a diminué en juillet (-22 000), et toutes les pertes sont survenues dans le travail à temps partiel.

Depuis le début de 2006, le nombre d’emplois occupés par des adultes a augmenté de 193 000 (+1,4 %), et ce sont surtout les femmes âgées de 25 ans et plus qui ont profité de cette croissance. Au cours de cette période de sept mois, l’emploi des jeunes a progressé beaucoup moins rapidement, en hausse de 0,7 % seulement ou 17 000. Le groupe qui a enregistré le taux de croissance de l’emploi le plus élevé chez les adultes est celui des travailleurs âgés de 55 ans et plus (+4,6 % ou 102 000), les femmes de ce groupe d’âge s’étant taillé la part du lion. La poussée du nombre de travailleurs plus âgés s’explique, d’une part, par le poids démographique des membres de la génération du baby-boom qui se retrouvent dans ce groupe d’âge et, d’autre part, par un marché du travail vigoureux.

Meilleures perspectives d'emploi d'été pour la plupart des étudiants

Après un départ plutôt lent en mai et juin, le marché des emplois d’été pour les étudiants âgés de 20 à 24 ans s’est redressé en juillet. Comparativement au même mois de l’année dernière, la proportion de ces étudiants qui occupaient un emploi s’est accrue (75,2 %), en hausse de 2,2 points de pourcentage. Environ les deux tiers de ces étudiants travaillaient à temps plein en juillet, et leur taux de chômage a chuté de 3,2 points par rapport à ce qu’il était douze mois plus tôt pour s’établir à 5,0 %, un creux sans précédent depuis 17 ans pour un mois de juillet.

Chez les jeunes de 17 à 19 ans, le taux d’emploi a gagné 2,8 points depuis juillet 2005 pour atteindre 66,6 %. La proportion des jeunes de 17 à 19 ans occupant un emploi d’été en juillet avait diminué au cours des trois étés consécutifs ayant précédé cette hausse, et elle se situe maintenant au niveau enregistré en juillet 2003.

Le marché des emplois d’été ne s’est pas amélioré pour les adolescents de 15 et 16 ans. Par rapport à l’an dernier, le taux d’emploi de ce groupe a légèrement reculé de 0,7 point pour se fixer à 37,3 %.

(Nota : De mai à août, l'Enquête sur la population active recueille de l'information sur le marché du travail concernant les jeunes de 15 à 24 ans qui fréquentaient l'école à temps plein en mars et qui ont l'intention de retourner aux études à l'automne. Les estimations publiées ne sont pas désaisonnalisées, et les comparaisons ne peuvent donc être faites que d'une année à l'autre.)

Note aux lecteurs

Comparaison des estimations actuelles de l'Enquête sur la population active aux estimations antérieures à 1976

Au cours des derniers mois, on a fait état, dans le cadre de l'Enquête sur la population active (EPA), de taux de chômage si faibles que certains utilisateurs des données de l'EPA ont dit souhaiter comprendre le contexte historique de la présentation de ces chiffres. Il convient d'être prudent quand on compare les derniers taux d'emploi ou de chômage à ceux produits avant 1976, c'est-à-dire avant le remaniement en profondeur du questionnaire de l'enquête.

La version de 1976 du questionnaire comporte des questions directes visant à déterminer la situation par rapport au marché du travail, au lieu des questions sur « l'activité principale » posées antérieurement. En 1975, l'ancien questionnaire et le nouveau ont été utilisés en parallèle. L'analyse de l'incidence de l'adoption du nouveau questionnaire sur les chiffres relatifs à l'emploi et au chômage a montré que le nouveau questionnaire est associé à des niveaux d'emploi plus élevés, particulièrement chez les jeunes et chez les femmes, ainsi qu'à des niveaux de chômage plus élevés, surtout chez les femmes.

Au moment de l'adoption du nouveau questionnaire, on a créé une série chronologique en ajustant les estimations de l'emploi et du chômage antérieures à 1976 à l'aide des facteurs établis à partir de l'utilisation en parallèle des deux questionnaires. On a appliqué des ratios aux données de 1966 à 1975 pour les rendre plus comparables, mais pas entièrement, aux nouvelles estimations. Bien que les données de 1966 à 1975 soient disponibles, les utilisateurs doivent donc encore faire preuve de prudence lorsqu'ils comparent des chiffres se rapportant aux deux périodes, puisque les questionnaires étaient différents. La prudence est d'autant plus de mise pour les chiffres les plus anciens, c'est-à-dire ceux plus près de 1966.

Graphique 2Indicateurs de l'emploi et du chômage, Canada, données
désaisonnalisées
Graphique 3Indicateurs de l'emploi et du chômage, Canada, données
désaisonnalisées
Graphique 4Indice de l'emploi selon la branche d'activité, Canada, données
désaisonnalisées, janvier 2003=100
Graphique 5Indice de l'emploi selon la branche d'activité, Canada, données
désaisonnalisées, janvier 2003=100
Graphique 6Indice de l'emploi selon la branche d'activité, Canada, données
désaisonnalisées, janvier 2003=100
Graphique 7Indice de l'emploi selon la province, données désaisonnalisées,
janvier 2003=100
Graphique 8Indice de l'emploi selon la province, données désaisonnalisées,
janvier 2003=100


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Date de modification : 2006-08-04 Avis importants