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71-001-XIF Information population active Mai 2003 |
| Commentaire
Le nombre d’emplois a légèrement fléchi de 13 000 en mai. Il s’agit d’une deuxième baisse mensuelle consécutive. En raison d’une forte augmentation du nombre de personnes qui ont intégré le marché du travail à la recherche d’un emploi, le taux de chômage s’est accru de 0,3 point pour atteindre 7,8 %.
Depuis le début de 2003, la croissance de l’emploi a été relativement
faible par rapport à 2002. Au cours des cinq premiers mois de
l’année, l’emploi a progressé de 35 000 ou
de 0,2 %, une augmentation inférieure à celle de la croissance
de la population. Pendant la même période en 2002, l’emploi
avait grimpé de La proportion de la population qui occupait un emploi (taux d’emploi) s’est fixée à 62,2 %, une diminution de 0,3 point comparativement au record établi en février et en mars cette année. Cependant, le Canada a affiché un taux d’emploi supérieur à celui des États-Unis depuis octobre 2002. Alors que le nombre d’emplois à temps plein s’est accru de 76 000 (+0,6 %) jusqu’à maintenant en 2003, il a diminué de 20 000 en mai. Le déclin de l’emploi à temps plein en mai est survenu principalement chez les jeunes. En mai, le secteur des soins de santé en Ontario a récupéré les emplois qu’il avait perdus le mois précédent, tandis que la hausse de l’emploi observée dans le secteur de l’hébergement et de la restauration a seulement atténuée partiellement les pertes survenues en avril. La semaine de référence de l’Enquête sur la population active (s’étalant du 11 au 17 mai) est postérieure à la fin de la première poussée du SRAS et antérieure à la seconde flambée de la maladie à Toronto. L’emploi chez les hommes adultes déclineChez les hommes adultes, le nombre d’emplois a diminué de 23 000 en mai. Près des deux tiers de ce fléchissement est survenu dans le travail à temps partiel. Les pertes d’emplois chez les hommes adultes ont été largement réparties dans divers secteurs d’activité, le commerce de détail et de gros ayant subi les plus fortes baisses. Le taux de chômage chez les hommes adultes s’est accru de 0,3 point pour s’établir à 6,7 %. La progression de l’emploi à temps partiel chez les jeunes a contrebalancé les pertes d’emplois à temps plein, de sorte que la situation globale de l’emploi pour ce groupe est restée inchangée en mai. En raison d’un nombre accru de jeunes à la recherche d’un travail, le taux de chômage de ce groupe a progressé de 0,4 point pour se fixer à 13,8 %. En dépit de l’absence de croissance de l’emploi en mai pour l’ensemble des jeunes, les étudiants ont profité d’une amélioration du marché des emplois d’été par rapport à l’année dernière. Le taux d’emploi des étudiants de 20 à 24 ans (c’est-à-dire les jeunes qui étudiaient à temps plein et qui prévoient poursuivre leurs études à l’automne) s’est établi à 61,2 %, en hausse de 1,6 point par rapport à mai 2002. Cependant, la hausse des emplois d’été pour les étudiants est survenue dans le travail à temps partiel. Chez les femmes adultes, l’emploi a légèrement progressé (+13 000) en mai, toute l’augmentation étant survenue dans le travail à temps plein. Dans ce groupe, la hausse la plus forte a été observée dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale. Alors que les femmes adultes ont aussi fortement intensifié leur participation dans la population active, leur taux de chômage s’est accru de 0,3 point pour s’établir à 6,6 %. Comparativement au début de l’année, l’emploi chez les femmes adultes et chez les jeunes est pratiquement resté inchangé, ce qui tranche avec la forte tendance à la hausse relevée en 2002. Malgré le déclin survenu en mai, le nombre d’emplois chez les hommes adultes a progressé de 30 000 (+0,4 %) depuis le début de l’année. L’emploi dans le secteur de la fabrication stagneL’emploi dans le secteur de la fabrication est resté inchangé en
mai. Après avoir rebondi au premier semestre de 2002, l’emploi
dans le secteur de la fabrication a amorcé une tendance à la
baisse en août dernier (-65 000 ou En mai, 278 000 personnes occupaient un emploi dans l’industrie de la transformation des aliments, la deuxième industrie en importance du secteur de la fabrication au Canada (après celle du matériel de transport). Le cas détecté de la maladie de la vache folle en Alberta a été signalé le 20 mai, juste après la fin de la semaine de référence de l’Enquête sur la population active. Par conséquent, aucun impact de la maladie de la vache folle sur le marché du travail ne peut être reflété dans les estimations de mai. En mai, le nombre d’emplois a diminué de 14 000 dans le commerce de détail et de gros. Après la forte progression relevée entre 1998 et 2001, la croissance de l’emploi dans le secteur du commerce a ralenti en 2002 et est restée inchangée depuis le début de 2003. Un fléchissement de 12 000 emplois est survenu en mai dans le secteur du transport et de l’entreposage, entraîné par le déclin de 21 000 emplois enregistré en Ontario. Après avoir atteint un sommet en septembre 2002, le nombre d’emplois dans ce secteur a diminué de 38 000 (-4,8 %), cette baisse s’étant complètement produite en Ontario. Le secteur de l’hébergement et de la restauration a accusé un recul de 11 000 emplois en mai, après des pertes de 18 000 emplois en avril. Si le repli observé en avril s’était manifesté dans les restaurants de Toronto, le fléchissement relevé en mai s’est fait sentir dans les restaurants de la province de Québec. En mai, l’emploi dans le secteur de l’hébergement et de la restauration s’est quelque peu redressé à Toronto. L’emploi dans le secteur de l’information, de la culture et des loisirs s’accroîtEn mai, la plus forte progression de l’emploi a été observée dans le secteur de l’information, de la culture et des loisirs, où 20 000 emplois de plus ont été enregistrés. La croissance dans ce secteur d’activité a été attribuable aux industries de l’édition et des jeux de hasard. À la suite d’un déclin de 17 000 emplois relevé le mois précédent, le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a affiché une hausse de 18 000 emplois en mai, dont 11 000 en Ontario. Cette progression permet au secteur des soins de santé et de l’assistance sociale de reprendre sa forte tendance à la hausse. Au cours de la dernière année, le nombre d’emplois dans ce secteur s’est accru de 88 000 (+5,5 %). La croissance de l’emploi dans les services d’entretien des bâtiments en mai a permis au secteur de la gestion d’entreprises, des services administratifs et des autres services de soutien de s’accroître de 13 000 emplois. Au cours de la dernière année, ce secteur s’est mis à recruter des travailleurs à un rythme accéléré. Comparativement à mai 2002, le secteur de la gestion d’entreprises, des services administratifs et des autres services de soutien compte 36 000 travailleurs de plus (+6,0 %). La croissance de l’emploi ralentit en OntarioAprès avoir connu une forte croissance au second semestre de 2002 et au début de 2003, l’emploi a stagné en Ontario au cours des deux derniers mois. Une baisse marquée de l’emploi à temps plein a été neutralisée par la progression de l’emploi à temps partiel, de sorte que le niveau d’emploi dans la province est resté inchangé en mai. Le taux de chômage a augmenté de 0,3 point pour atteindre 7,1 %, en raison d’une entrée importante de personnes sur le marché du travail. À Toronto, le secteur de l’hébergement et de la restauration a récupéré en mai le tiers des pertes d’emplois survenues en avril, alors que les hausses d’emplois enregistrées en mai dans le secteur des soins de santé ont complètement contrebalancées les baisses relevées le mois précédent. En revanche, le repli marqué observé dans le secteur du transport et de l’entreposage a contribué à faire diminuer de 11 000 le nombre d’emplois dans la métropole. Ottawa et Oshawa ont continué d’afficher des hausses de l’emploi, ce qui a permis d’atténuer les pertes subies à Toronto. Le nombre d’emplois a légèrement fléchi au
Québec, en raison des baisses observées dans le secteur
de l’hébergement et de la restauration ainsi que dans celui
des administrations publiques. Le taux de chômage dans la province
a augmenté de 0,2 point pour se fixer à 9,3 % en mai. Depuis
le début de 2003, le nombre d’emplois au Québec a
diminué de 17 000 Bien que la Colombie-Britannique ait enregistré une hausse de 13 000 emplois à temps plein, les pertes de 21 000 emplois à temps partiel ont fait monter le taux de chômage de 0,5 point, celui-ci s’établissant à 8,6 % en mai. Après s’être replié de 5 000 en avril, le nombre d’emplois a chuté de 9 000 en mai au Nouveau-Brunswick, de sorte que le taux de chômage a bondi de 1,7 point pour atteindre 12,0 %. Les pertes se sont largement réparties dans divers secteurs d’activité, mais le recul le plus marqué s’est produit dans l’industrie de la fabrication d’aliments. Presque tout le repli est survenu dans le travail à temps plein. L’Alberta est la seule province ayant enregistré une croissance appréciable de l’emploi en mai, où un nombre additionnel de 13 000 personnes travaillaient. Cette augmentation était attribuable aux hausses d’emplois observées dans les secteurs de l’extraction de pétrole et de gaz, des services d’enseignement ainsi que des soins de santé et de l’assistance sociale. Le taux de chômage en Alberta a légèrement progressé (+0,1 point) pour se fixer à 5,6 %, en raison de l’accroissement du nombre de personnes à la recherche d’un emploi. Aucune variation importante au chapitre de l’emploi n’a été observée
dans les autres provinces.
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