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71-001-XIF Information population active Février 2004 |
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Pour le deuxième mois d’affilée, l’emploi a peu varié en février (-21 000) et le taux de chômage est resté inchangé, se situant à 7,4 %. Cette récente pause de la croissance de l’emploi, attribuable à la faiblesse du travail à temps partiel, fait suite à de fortes hausses d’emplois à temps plein observées au cours des cinq mois précédents.
L’emploi diminue chez les jeunesBien que la situation du marché du travail pour les jeunes ait été peu reluisante pour une bonne partie de 2003, une croissance de l’emploi relativement forte est survenue avant la période des Fêtes. Cependant, cette hausse a été contrebalancée par la perte de 28 000 emplois enregistrée en février, laissant le niveau d’emplois chez ce groupe semblable à celui relevé en août 2003. En raison d’un nombre élevé de jeunes qui ont quitté le marché du travail en février, leur taux de chômage n’a que légèrement augmenté (+0,2 point) pour s’établir à 14,1 %. La baisse d’emplois chez les jeunes a été concentrée en Colombie-Britannique. La croissance du travail à temps plein s’est poursuivie chez les femmes adultes, faisant ainsi progresser de 20 000 l’emploi global chez ces dernières en février. Leur taux de chômage a diminué de 0,2 point pour se fixer à 5,8 %. Depuis août 2003, l’emploi chez les femmes adultes s’est accru plus rapidement (+2,1 %) que celui des hommes adultes (+1,0 %), le nombre d’emplois chez ces derniers ayant peu varié en février pour le deuxième mois consécutif. Le taux de chômage des hommes adultes a légèrement augmenté (+0,1 point) pour se situer à 6,3 %. Le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale affiche une baisse d’emploisEn février, l’emploi a chuté d’environ 31 000 dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale. Ce recul a principalement été observé chez les femmes en Ontario. Malgré cette baisse, le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale affiche une tendance à la hausse depuis l’été 2001. La faiblesse dans le secteur de la fabrication s’est poursuivie en février, l’emploi y ayant peu varié (-12 000) pour le troisième mois d’affilée. Cela laisse le nombre d’emplois manufacturiers en baisse de 83 000 (-3,5 %) depuis novembre 2002, lorsque s’est amorcée la tendance à la baisse. À la suite d’une forte croissance au cours des deux dernières années, l’emploi dans le secteur de la construction a manqué de vigueur, des pertes cumulatives de 18 000 emplois ayant été enregistrées en janvier et en février. Le recul observé en février a été concentré au Québec et en Colombie-Britannique, tandis que l’Ontario a été à l’origine de toute la baisse observée en janvier. Les services d’enseignement ont affiché une hausse de 20 000 emplois en février, celle-ci ayant été répartie parmi un nombre de provinces. La croissance est principalement survenue dans l’enseignement primaire et secondaire. Malgré cet accroissement, l’emploi dans les services d’enseignement a peu varié au cours de la dernière année. L’emploi dans le secteur du transport et de l’entreposage a progressé de 16 000 en février, cette augmentation ayant été observée presque entièrement en Ontario. Cela poursuit la tendance à la hausse de l’emploi dans ce secteur amorcée à l’été 2003. Le nombre d’employés du secteur public continue d’augmenterEn février, un recul de 21 000 travailleurs indépendants et une légère diminution du nombre d’employés du secteur privé ont plus que neutralisé la progression de 24 000 employés du secteur public. Depuis août 2003, le nombre d’employés du secteur public s’est accru de 3,1 % (+92 000), soit une croissance plus rapide que celle de 1,1 % (+118 000) relevée chez les employés du secteur privé. En raison de la faiblesse observée dans la construction et dans
le commerce de détail en février, le nombre de travailleurs
indépendants est maintenant revenu à un niveau semblable à celui
enregistré en août 2003 L’emploi diminue en Colombie-Britannique et varie peu dans les autres provincesAprès une forte croissance observée au cours du dernier trimestre de 2003, l’emploi en Colombie-Britannique a chuté d’environ 36 000 en février, principalement chez les hommes adultes et les jeunes. Le recul le plus marqué au chapitre de l’emploi en Colombie-Britannique a été enregistré dans le commerce de détail et peut s’expliquer par la réduction des dépenses des consommateurs pendant la période des Fêtes passée. Le nombre d’emplois a également diminué dans le secteur de la construction, ce qui coïncide avec des baisses mensuelles consécutives des mises en chantier résidentielles. Le déclin de l’emploi en février a fait grimper le taux de chômage de 0,6 point pour s’établir à 7,9 %. À la suite de deux hausses mensuelles consécutives, l’emploi en Ontario a peu varié (+5 000) en février et le taux de chômage est resté inchangé, se situant à 6,6 %. La forte baisse d’emplois relevée dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a été contrebalancée par des augmentations observées dans le secteur du transport et de l’entreposage et dans celui du commerce de détail et du commerce de gros. Au Québec, l’emploi a peu bougé pour le deuxième mois consécutif. La progression relevée dans le secteur du commerce de détail et du commerce de gros a été neutralisée par une baisse dans le secteur de la construction en février. Néanmoins, l’emploi dans la construction est en hausse de 2,8 % par rapport au niveau enregistré un an plus tôt. Dans le secteur de la fabrication, l’emploi a continué de manquer de vigueur en février et est en baisse de 4,8 % par rapport à ce qu’il était il y a 12 mois. En février, le taux de chômage a diminué de 0,3 point pour se fixer à 8,8 %, en raison d’un fléchissement de l’activité sur le marché du travail. Les résidents de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard doivent s’absenter du travail en raison de la tempête hivernaleEn février, l’emploi a peu varié en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard, mais le nombre d’heures travaillées y a fortement chuté en raison de la tempête de neige. La Nouvelle-Écosse a affiché une diminution de 15,3 % des heures travaillées, tandis que celle de l’Île-du-Prince-Édouard s’est chiffrée à 13,9 %. Par conséquent, le nombre d’heures travaillées à l’échelon national a légèrement reculé (-0,4 %). Pendant le jour de la tempête, le 18 février, et les trois jours suivants, environ un employé sur deux en Nouvelle-Écosse (soit 182 000 personnes) a perdu un certain nombre d’heures de travail en raison de la tempête de neige. Ces pertes se sont chiffrées à près de 2,5 millions d’heures, soit 13,6 heures par employé ayant dû s’absenter. De la même façon, un peu moins de la moitié des employés de l’Île-du-Prince-Édouard ont dû s’absenter du travail à cause de la tempête (soit 25 000 personnes), le nombre d’heures perdues s’étant établi à 346 000 , soit 14,0 heures par employé ayant dû s’absenter. Ces chiffres ne tiennent pas compte des heures perdues au cours de la période de nettoyage qui s’est poursuivie la semaine suivante.
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