Analyse – Février 2010

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Les non-résidents ont ajouté 6,7 milliards de dollars à leurs avoirs de titres canadiens en février, entièrement en obligations canadiennes. Parallèlement, les investisseurs canadiens ont acquis pour 3,9 milliards de dollars de titres étrangers sous forme d'instruments d'emprunt et d'actions en février, après avoir effectué d'importants désinvestissements en janvier. Il s'agissait de la plus forte sortie de capitaux enregistrée depuis mars 2009.

Note aux lecteurs

À moins d'avis contraire, toutes les valeurs figurant dans le présent communiqué correspondent à des opérations nettes.

Les séries sur les opérations internationales en valeurs mobilières ont trait aux opérations de portefeuille en actions, en obligations et en instruments (ou effets) du marché monétaire tant pour les émissions canadiennes qu'étrangères.

Les actions comprennent les actions ordinaires et privilégiées ainsi que les bons de souscription.

Les titres d'emprunt comprennent les obligations et les instruments du marché monétaire.

Les obligations ont une échéance initiale de plus d'une année.

Les instruments du marché monétaire ont une échéance initiale d'une année ou moins.

Les effets du gouvernement du Canada englobent les bons du Trésor et les billets du gouvernement du Canada, ces derniers étant libellés en dollars américains.

Les investissements étrangers en obligations canadiennesdemeurent soutenus

Les non-résidents ont acquis pour 7,8 milliards de dollars d'obligations canadiennes en février; il s'agit toutefois d'acquisitions moins prononcées qu'en janvier. Les achats d'obligations du gouvernement fédéral sur les marchés secondaires ont représenté la moitié des entrées de capitaux, le reste étant réparti presque également entre les nouvelles émissions d'obligations provinciales et les obligations de sociétés privées en circulation. Les obligations hypothécaires canadiennes ont encore une fois attiré des montants considérables de fonds étrangers en février.

Depuis janvier 2009, les non-résidents ont ajouté des obligations canadiennes à leurs portefeuilles durant 14 mois consécutifs, les acquisitions ayant atteint 100,7 milliards de dollars. Ces entrées de fonds en provenance de l'étranger au cours de cette période sont principalement le reflet de nouvelles émissions des sociétés et des provinces canadiennes ainsi que des achats d'obligations du gouvernement fédéral sur les marchés secondaires. En particulier, les avoirs étrangers en obligations du gouvernement fédéral ont presque doublé au cours de la période de 14 mois.

En février, les investisseurs étrangers ont réduit de 855 millions de dollars leurs avoirs en instruments du marché monétaire canadien, environ la moitié du désinvestissement ayant visé les effets des gouvernements provinciaux. Les non-résidents ont recommencé à se départir de leurs avoirs en effets du gouvernement fédéral en février, ceux-ci ayant reculé de 315 millions de dollars, alors que le marché des bons du Trésor du gouvernement fédéral s'est contracté pour un cinquième mois consécutif.

Le désinvestissement étranger en actions canadiennesralentit

Les non-résidents ont continué à se départir d'actions canadiennes en février, mais par un faible montant. Les ventes d'actions de sociétés des secteurs de l'énergie et de la technologie de l'information au cours du mois ont été partiellement compensées par les acquisitions d'un portefeuille diversifié composé d'actions des plus grandes sociétés canadiennes, selon leur capitalisation boursière. En février, l'indice des grandes capitalisations S&P/TSX60 est celui qui a montré la plus forte hausse parmi tous les indices s'appuyant sur la capitalisation boursière et a progressé davantage que sa contrepartie américaine.

Les investisseurs canadiens achètent des instrumentsd'emprunt du gouvernement des États-Unis

Les Canadiens ont repris leurs achats d'obligations étrangères en février, en ayant ajouté 1,8 milliard de dollars à leurs portefeuilles. Dans l'ensemble, les deux tiers de ces investissements étaient en obligations du gouvernement des États-Unis et touchaient principalement l'obligation de référence à sept ans. Le reste était formé d'achats d'obligations de sociétés américaines et d'obligations autres qu'américaines, dans ce dernier cas en raison d'une activité accrue observée sur le marché des obligations feuille d'érable. En février, les taux d'intérêt à long terme aux États-Unis ont atteint 3,7 %, soit 75 points de base de plus qu'en février 2009.

Les investisseurs canadiens ont aussi acquis pour 749 millions de dollars d'instruments du marché monétaire étranger en février, ce qui s'ajoute aux investissements de janvier. Les bons du Trésor du gouvernement des États-Unis ont représenté la presque totalité des sorties de capitaux au cours de ces deux mois. Depuis janvier, les taux d'intérêt à court terme aux États-Unis se sont raffermis par rapport à leurs bas niveaux.

Les Canadiens achètent des actions étrangèresautres qu'américaines

Les Canadiens ont ajouté pour 1,4 milliard de dollars à leurs avoirs d'actions étrangères en février, soit le plus important investissement de ce genre depuis août 2009. Les acquisitions ont porté surtout sur des actions étrangères autres qu'américaines, celles-ci s'étant élevées à 1,5 milliard de dollars, après cinq mois de désinvestissement dans ces instruments. Parallèlement, les investisseurs canadiens ont légèrement ajusté leurs avoirs américains. Ils ont vendu des actions américaines des secteurs de l'énergie, de la finance et des banques, mais ont ajouté des actions du secteur des produits de consommation. En février, les cours des actions américaines ont augmenté de 2,9 %, et les actions des sociétés financières ont mené la hausse.