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| Opérations internationales du Canada en valeurs mobilières
Juin 2006 Analyse - Juin 2006 Les investisseurs canadiens ont, pour un 17e mois consécutif, procédé à des acquisitions massives de titres étrangers, leurs achats totalisant 4,0 milliards de dollars en juin. Entre-temps, les achats étrangers de titres canadiens ont fait une chute remarquée, passant de 5,9 milliards de dollars en mai à seulement 343 millions de dollars en juin.
Les Canadiens effectuent des achats record d'obligations étrangères Les investisseurs canadiens ont dépassé le point culminant atteint en mars en se procurant pour 5,6 milliards de dollars d'obligations étrangères en juin. Les achats ont été soutenus pendant 15 des 20 derniers mois, portant le total des investissements à 56,5 milliards de dollars durant cette période. Le sommet de juin est le fruit d'achats massifs soutenus et de ventes modérées. Les acquisitions ont porté tout autant sur les obligations américaines que sur les obligations d'outre-mer; les investissements canadiens en obligations d'outre-mer ont atteint un sommet sans précédent.
Entre-temps, les investisseurs canadiens ont vendu pour un montant de 864 millions de dollars d'instruments du marché monétaire étranger en juin. Il s'agit du plus important désinvestissement depuis août 2005, lequel a été principalement attribuable à un désinvestissement de 1,0 milliard de dollars d'effets non américains. De plus, une cession de 244 millions de dollars de bons du Trésor américains a été effacée par des achats de 389 millions de dollars d'effets de sociétés américaines. Les investisseurs canadiens ont décidé de vendre pour 702 millions de dollars d'actions étrangères en juin, mettant ainsi fin à une tendance vieille de 16 mois d'achats, lesquels avaient atteint un sommet de 5,9 milliards de dollars en mai. Cet écart en juin par rapport à la tendance à investir des derniers mois résulte de ventes de 2,6 milliards de dollars d'actions non américaines. Néanmoins, les acquisitions d'actions américaines sont restées vigoureuses en juin, totalisant 1,9 milliard de dollars. Les non-résidents modèrent leurs achats d'actions canadiennes Après avoir effectué d'importants achats d'actions canadiennes depuis janvier 2006, les non-résidents ont réduit leurs avoirs en se départissant d'un montant de 846 millions de dollars de ces titres en juin. Les investisseurs étrangers ont interrompu leurs acquisitions massives d'actions canadiennes en circulation qu'ils ont faites pendant plusieurs mois consécutifs depuis près d'un an. Le désinvestissement de juin s'est élevé à 1,1 milliard de dollars. Dans l'ensemble, les investisseurs d'autres pays de l'Union européenne en ont, à eux seuls, vendu pour une valeur de 2,4 milliards de dollars. Les achats effectués par les résidents américains ont diminué de près des trois quarts pour atteindre 938 millions de dollars, suivis des achats de 691 millions de dollars effectués par les résidents du Royaume-Uni. Les investisseurs étrangers se tournent vers les effets à court terme canadiens Les non-résidents ont atteint un sommet en se procurant pour 4,5 milliards de dollars d'instruments du marché monétaire canadien en juin. Les acquisitions ont essentiellement porté sur des effets émis par le gouvernement fédéral et ses entreprises, pour lesquels les non-résidents ont consacré 4,1 milliards de dollars. Il s'agit d'un montant jamais enregistré depuis 10 ans. Les achats importants d'effets de gouvernements provinciaux ont gonflé les portefeuilles des non-résidents d'un autre demi-milliard de dollars. Les résidents américains et britanniques ont été les principaux acquéreurs d'effets à court terme canadiens, pour lesquels ils ont déboursé 3,8 milliards de dollars et 1,1 milliard de dollars respectivement. Les achats effectués par les résidents américains ont été les deuxièmes plus élevés jamais enregistrés, alors que les acquisitions des Britanniques ont atteint le plus haut sommet jamais observé depuis avril 2002. Les avoirs étrangers en obligations canadiennes ont accusé un recul de 3,3 milliards de dollars, principalement en raison des ventes de 3,7 milliards de dollars d'émissions du gouvernement fédéral. Les non-résidents ont acquis pour 1,6 milliard de dollars d'obligations d'entreprises fédérales, mais ces achats ont été en grande partie effacés par la vente d'émissions de gouvernements provinciaux et de sociétés. Sur le plan des devises, le désinvestissement étranger a porté presque également sur des obligations canadiennes libellées en dollars canadiens et en dollars américains. En contrepartie, les non-résidents ont acquis pour 1,7 milliard de dollars d'obligations libellées en d'autres devises. Sur le plan géographique, les États-Unis et les économies émergentes ont mené toutes les régions en ce qui a trait aux ventes d'obligations canadiennes. À l'opposé, les investisseurs européens en ont acquis pour 2,6 milliards de dollars. ![]() |
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