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Une base de données pour l'analyse de marchés internationaux

François Bordé

L'importance rattachée au commerce dans la performance économique Canadienne s'est accrue depuis quelques années, en partie à cause de l'accord de libre échange avec les États-Unis, et d'une nouvelle ronde de négociations multilatérales sous l'égide du GATT. Par conséquent, les questions sur la force relative des exportations canadiennes sur les marchés internationaux et l'étendue de la pénétration étrangère au Canada deviennent de plus en plus d'actualité.

La base de données sur le commerce mondial (BDCM), mise sur pied par la Division du commerce international de Statistique Canada, offre une source riche en données pour de telles recherches. Elle reflète tous les échanges commerciaux des pays membres des Nations-Unies, par partenaire commercial et par marchandise. Les données sur CD-ROM sont annuelles de 1980 et couvrent quelques 170 pays qui commercent entre eux, ainsi que 600 catégories de marchandises.

Les concepts et définitions inhérents aux données des N.U. n'étant pas suivis à la lettre, l'harmonisation des données s'impose pour obtenir un système de classification standard à tout pays, produits et industries. Le système de classification utilisé dans la BDCM est le version canadienne de la classification type pour le commerce international, seconde édition révisée (CTCI 2e éd. rév.) pour les produits.

Les ajustements aux données des N.-U. améliorent la cohérence des chiffres des pays déclarants et permettent d'estimer les échanges des pays qui tardent à produire ou qui ne produisent pas de rapport. Ils sont faits dans un ordre précis; les résultats d'une étape servant à l'étape suivante. En général, vue leur plus grande fiabilité, les données d'importations servent de repère, de sorte que ce sont les exportations qui sont ajustées. En revanche, quand il n'y a pas de données d'importations, les exportations servent à ajuster les importations.

Cette note décrit la nature des ajustements apportés aux données des Nations-Unies pour le développement de la base de données sur le commerce mondial.


Regroupement des données

Beaucoup de données n'étant pas disponibles au niveau le plus détaillé (5 chiffres), un regroupement assure une comparabilité entre partenaires commerciaux. Par conséquent, le niveau d'agrégation à 4 chiffres (sous-groupes) de la seconde édition révisée de la Classification type pour le commerce international (CTCI, 2e éd. rév.) sert de base pour les comparaisons. Les pays qui utilisent le cinquième chiffre tendent à le faire en fonction de leurs propres besoins statistiques. Par exemple, il se peut qu'un pays n'ait pas suffisamment d'échanges d'un produit particulier pour qu'il figure sous son propre code. Il sera plutôt classé avec un produit semblable avec un code différent.

Une incohérence supplémentaire entre pays qui soumettent aux N.U. survient lorsque ceux-ci utilisent des versions différentes de la CTCI. Si un pays rapporte ses données commerciales d'après la CTCI révision 1, elles sont ré-exprimées d'après la seconde édition révisée. De surcroît, à la fin du processus, toutes les données sur le commerce de marchandises sont exprimées en fonction de la version de la CTCI dont se sert le Canada et ce au niveau de 4 chiffres. La correction des données au niveau d'agrégation à 4 chiffres, sacrifie le détail, mais permet la comparabilité pour les pays qui utilisent des versions différentes de la CTCI.

Le Canada offre un exemple de ce que l'on pratique au niveau national et international. Jusqu'à 1988, le Canada utilisait la Classification des marchandises d'exportation (CME) pour enregistrer ses exportations, de sorte que les données recueillies devaient être ré-exprimées en fonction de la CTCI pour satisfaire aux normes de présentation des N.-U. Or, la version de la CTCI dont se servait le Canada pour produire ses données différait de la version officielle adoptée par les N.-U. sur bon nombre de codes puisqu'il n'était pas possible de passer directement de la CME à la CTCI; autrement dit, il n'existait pas de correspondance directe entre les catégories de la (CME) et de la CTCI. Ainsi, le Canada groupait les codes de la CTCI en une classification "composite" qui n'était pas aussi détaillée que la version internationale de la CTCI, à cinq chiffres.

Électricité

Certains pays incluent l'électricité dans leurs échanges commerciaux, d'autres non. Dans ce cas là, le commerce d'électricité est estimé à partir des données fournies par les partenaires commerciaux. Par exemple, on estime les importations américaines d'électricité en provenance du Canada en se reportant aux exportations Canadiennes d'électricité vers les États-Unis.


Partenaires commerciaux non déterminés

De nombreux pays attribuent une partie de leur commerce à des régions ou à des groupes de pays plutôt qu'à des pays en particulier. Par exemple, les exportations de cuir de veau de l'Argentine peuvent figurer sous la rubrique "C.É.E. n.d.a." ("non dénommé ailleurs") plutôt qu'à un pays membre de la C.É.E. Par ailleurs, un produit d'exportation peut figurer sous des rubriques comme "Régions n.d.a." ou "Non déterminé" sans indication de la zone vers laquelle ce produit a été expédié.

On améliore la comparabilité internationale des données des N.-U. en identifiant les partenaires commerciaux anonymes et en redistribuant les exportations d'un pays donné entre eux. Dans l'exemple ci-dessus, les exportations de cuir de veau de l'Argentine inscrites sous "C.É.E. n.d.a." sont réparties entre chacun des pays membres de la C.É.E. susceptibles d'avoir import, un tel produit. Une approche semblable est adoptée pour les importations.

Pour déterminer s'il convient de répartir les exportations "non-spécifié" d'un pays donné, entre des pays en particulier, on pose tout d'abord l'hypothèse que les exportations destinées à une région figureront effectivement dans les importations des pays de cette région plutôt que d'être réexportées ailleurs. Il est donc essentiel de vérifier dans quelle mesure les importations déclarées par ces pays là correspondent aux exportations déclarées par le pays exportateur.

Si les exportations totales d'un pays sont supérieures aux importations totales de la région, la différence n'est pas redistribuée. Par exemple, si les exportations de cuir de veau de l'Argentine à destination de la C.É.E. sont supérieures aux importations du même produit déclarés par les pays membres de la C.É.E., les exportations de cuir de veau inscrites sous "C.É.E. n.d.a." ne seront pas redistribuées entre les pays déclarants puisqu'il est peu probable que ceux-ci aient reçu une partie quelconque de ces exportations.

En revanche, si les exportations sont inférieures aux importations, la sous-estimation des exportations attribuée à des partenaires commerciaux "non déterminés" sera répartie entre les pays susceptibles d'avoir importé ces produits.

Par exemple, si les importations totales de cuir de veau de l'Argentine par les membres de la C.É.E. sont supérieures aux exportations déclarées par l'Argentine, on répartit les exportations sous la rubrique "C.É.E. n.d.a." entre les membres de la C.É.E.

On ne peut pas toujours répartir toutes les exportations à destination des "pays indéterminés" entre les pays importateurs d'une région parce que le chiffre redressé des exportations ne peut être supérieur au chiffre des importations indiqué par le pays importateur. Il serait fâcheux que le chiffre redressé des exportations de l'Argentine vers l'Italie soit supérieur aux importations Italiennes. Il est donc possible qu'une fois la répartition effectuée, il reste un certain montant que l'on ne peut attribuer. (Cela arrive habituellement lorsque les pays de la région n'ont pas tous déclaré leurs importations; en effet, on ne peut répartir des exportations à destination indéterminée entre des pays non déclarants.) Ainsi, les exportations qui n'ont pu être réparties demeurent inscrites dans la catégorie générale pour la région, en l'occurrence sous la rubrique "C.É.E. n.d.a.", pour reprendre l'exemple ci-dessus.

Aux codes régionaux s'ajoutent cinq codes généraux: "Régions n.d.a.", "Non déterminé", "Zones franches", "Pour bateaux", "Catégories spéciales". Une fois que les exportations à destination indéterminée ont été redistribuées, on additionne les exportations inscrites sous les cinq codes généraux et on les répartit entre tous les pays. S'il reste encore des exportations non attribuées après cela, elles sont inscrites sous une rubrique intitulée "Pays n.d.a."


Différences de définition des territoires

Les pays qui rapportent leurs échanges extérieurs aux N.-U. peuvent ne pas avoir la même définition des territoires. Ces divergences peuvent s'exprimer de deux façons: soit qu'un pays inclut dans son propre territoire des régions géographiques que ses partenaires commerciaux considèrent comme des entités distinctes; soit que les partenaires commerciaux d'un pays donné n'ont pas la même définition de ses frontières.

Par exemple, les États-Unis considèrent les Îles Vierges comme une partie de leur territoire tandis que le Canada les voit comme un pays distinct. Par conséquent, les exportations canadiennes à destination des Îles Vierges figurent dans les comptes des N.-U. comme des importations des États-Unis en provenance du Canada et non comme des importations des Îles Vierges.

Pour remédier à cela, les pays et les régions géographiques sont regroupés en de nouvelles entités commerciales élargies; par exemple, Andorre et Monaco sont inclus avec la France, les îles Maldives avec le Sri Lanka et le Burundi et le Ruanda avec le Zaïre. On élimine ainsi la plupart des incohérences dûes aux différences de définition des territoires sans pour autant perdre l'information nécessaire.

Le regroupement d'entités territoriales ne résout toutefois pas toutes les incohérences. Ainsi, certains pays contigus ne sont pas groupés parce qu'ils ont chacun un poids économique appréciable dans la région. Par exemple, on ne regroupe pas l'Australie et la Nouvelle-Zélande afin de bien distinguer les profils des échanges commerciaux de chacun.


Ajustements d'évaluation

Lorsque deux partenaires commerciaux déclarent leurs échanges commerciaux aux N.-U., dans la très grande majorité des cas, les données d'exportations ne concordent pas avec les données correspondantes d'importations. Cette divergence est le plus souvent attribuable à la façon de calculer la valeur des échanges; les pays peuvent évaluer leurs échanges selon la formule c.a.f. (coût, assurance et fret depuis le point d'exportation), ou selon la formule f.a.b. (franco à bord, assurance et fret exclus).

On ne tient pas compte de ces différences pour chaque produit ou chaque pays en particulier. Néanmoins, pour faire en sorte qu'une valeur unitaire d'exportations soit égale à une valeur unitaire d'importations à un niveau d'agrégation quelconque, on redresse la valeur globale des exportations.

La première étape du processus de redressement consiste à vérifier si l'on dispose de suffisamment de données pour procéder à un redressement. Si, pour une région donnée, la valeur des importations dépasse de plus de 15% celle des exportations, on conclut qu'un ou plusieurs pays importants de la région n'ont pas encore produit leur rapport aux N.-U. et le processus est retardé jusqu'à ce qu'on dispose de plus de données.

Si la différence de valeur entre les importations et les exportations est inférieure à 15% dans une région, on procède au redressement. On commence par faire correspondre les exportations avec les importations au niveau mondial; pour cela, on compare le chiffre des exportations avec le chiffre correspondant des importations pour chaque couple de partenaires commerciaux. Une fois que la différence entre la somme des exportations et la somme des importations correspondantes à l'échelle mondiale a été établie, on la répartit proportionnellement entre les trois régions du monde: Europe/Méditerranée, Amériques, Asie. L'écart pour la région est réparti à son tour entre chacun des couples de partenaires commerciaux de la région.

Par exemple, si la valeur des importations dépasse de 8% celle des exportations pour ce qui est du commerce entre l'Europe/Méditerranée et les Amériques, on réajuste de 8% à la hausse les exportations vers les pays de la région Europe/Méditerranée. On ne redresse pas le chiffre des exportations d'un pays lorsque les données relatives à ces exportations ont été imputées à partir des importations des partenaires commerciaux ou que le chiffre des exportations est nul.


Différences de niveau d'agrégation dans la classification des marchandises

Après avoir ajusté les flux commerciaux entre les pays, les données sur les marchandises sont aussi ajustées à des niveaux détaillés car les pays utilisent divers niveaux d'agrégation de la CTCI, du niveau à 1 chiffre au niveau à 5 chiffres. Par exemple, l'Italie enregistre ses importations de Hongrie au niveau d'agrégation à quatre chiffres tandis que la Hongrie enregistre ses exportations vers l'Italie au niveau d'agrégation à deux chiffres.

Pour redresser les données relatives aux échanges commerciaux de deux pays qui enregistrent le même genre de marchandise à des niveaux d'agrégation différents, on choisit au départ le pays qui produit des données au niveau le plus détaillé; en l'occurrence, l'Italie pour ajuster les exportations de l'autre. Par exemple, les importations italiennes de cuir de veau en provenance de Hongrie sont divisées par le total des importations italiennes de cuir en provenance de ce pays, et ce rapport est utilisé pour les exportations de cuir de la Hongrie (descripteur de la CTCI à deux chiffres).

Si le cuir de veau représente 12% des importations italiennes de cuir en provenance de Hongrie et que les exportations de cuir de la Hongrie vers l'Italie s'élèvent à $7 millions, le chiffre redressé des exportations de cuir de veau de la Hongrie vers l'Italie est:

12% x $7 millions = $0,84 million.


Différences dans la désignation des partenaires commerciaux

Même après cette série de corrections, il arrive que les exportations d'un pays dépassent encore de beaucoup les importations correspondantes de son partenaire commercial. Cet écart est très souvent attribuable au fait qu'un pays attribue ses exportations au mauvais acheteur. Le "commerce en entrepôt" est une des principales raisons qui expliquent ce genre d'erreur. Le "commerce en entrepôt" est le système qui fait que l'importateur apparent de marchandises n'inclut pas celles-ci dans ses échanges commerciaux car il sait qu'elles sont destinées à un pays tiers. Par exemple, l'Argentine peut exporter du cuir de veau vers les Pays-Bas qui est ré-exporté vers l'Italie. Comme l'Italie est le vrai importateur, les Pays-Bas n'enregistrent pas ces importations. Ainsi, les données des N.-U. montrent que l'Argentine exporte du cuir de veau aux Pays-Bas et que l'Italie en importe de l'Argentine.

On tente d'identifier le vrai pays importateur en comparant le chiffre redressé des exportations d'un pays aux chiffres des importations correspondantes déclarées par ses partenaires commerciaux. On dit qu'il y a "commerce en entrepôt" lorsque le chiffre redressé des exportations est supérieur aux importations; on considère alors le pays importateur comme "pays entrepôt". Dans le cas ci-dessus, les Pays-Bas sont considérés comme un "pays entrepôt" lorsque ses importations de cuir de veau argentin sont moindres que les exportations redressées de l'Argentine.

Lorsqu'il y a un "excédent d'entrepôt" (c'est-à-dire, lorsque les chiffres de l'exportateur sont plus élevés que ceux de l'importateur), cet excédent est redistribué, suivant une méthode comparable à celle utilisée pour redistribuer les exportations à destination de pays non-identifiés dans une région. On détermine tout d'abord un groupe de pays entre lesquels répartir "l'excédent d'entrepôt", puis on calcule la part qui doit être attribuée à chacun.

L'excédent d'entrepôt est réparti entre les pays déficitaires qui appartiennent à la région du "pays entrepôt", c'est-à-dire entre les pays dont les importations dépassent les exportations correspondantes. Par exemple, un excédent d'entrepôt dans les échanges entre l'Argentine et les Pays-Bas sera réparti entre les pays de la région "Europe/Méditerranée" qui ont déclaré des importations de l'Argentine supérieures au chiffre redressé des exportations argentines correspondantes.

Si l'excédent total est moindre que le déficit total, on répartit tout l'excédent entre les pays déficitaires de la région. Si toutefois c'est l'inverse, on ne répartit pas tout le montant. Par exemple une partie des exportations d'Argentine vers les Pays-Bas peut rester même après avoir réparti l'excédent d'entrepôt argentin entre les pays déficitaires de la région "Europe/ Méditerranée".

Après avoir redressé les exportations de l'Argentine en fonction de leur point de destination réel, l'Italie, il faut aussi redresser les données relatives aux exportations argentines vers les Pays-Bas le "pays entrepôt".

La méthode employée est semblable à l'ajustement des exportations totales par pays.

Comme les pays n'utilisent pas tous le même mode de classification de marchandises, il se peut que le total des exportations selon les pays et le total des exportations selon les produits pour un pays donné ne concordent pas après avoir été redressés. Pour faire correspondre les deux montants, on utilise le niveau d'agrégation à trois chiffres au lieu de celui à quatre chiffres. Bien que cela entraîne une perte de détail, on est toutefois assuré que les marchandises sont toutes classées suivant le même code CTCI, peu importe la classification adoptée par chacun des partenaires commerciaux du pays en question. Ensuite, on répartit proportionnellement la valeur redressée selon les produits. Pour reprendre l'exemple précédent, on divise les exportations redressées de l'Argentine selon les pays par les exportations redressées de l'Argentine selon les produits. On multiplie ensuite ce rapport par le chiffre redressé des exportations de cuir de veau.


Imputation de données du commerce pour les pays qui ne produisent pas de rapport ou qui en produisent un en retard

Un certain nombre de pays ne produisent pas de rapport sur leurs échanges commerciaux par produit ou le produisent en retard; d'autres ne déclarent que les échanges qui vont dans un seul sens, soit les exportations ou les importations. On complète ces renseignements en estimant ou en imputant des valeurs pour tous les pays non déclarants qui ont des liens commerciaux avec les pays déclarants.

En principe, l'imputation de données pour les pays non déclarants attribue les données des pays déclarants à leurs partenaires commerciaux non déclarants mais en les envisageant sous l'angle inverse; par exemple, les importations argentines en provenance d'Allemagne de l'Est deviennent les exportations de l'Allemagne de l'Est vers l'Argentine. Cependant, lorsque les données sur les importations sont imputées à partir de données sur les exportations, la méthode est un peu plus complexe car les données sur les exportations n'ont pas été corrigées en fonction des différences de valeur. Par conséquent, on redresse la valeur imputée des importations aussi bien que celle des exportations à l'aide des rapports de valeur pour la région calculés dans l'ajustement d'évaluation.

Lorsque le partenaire commercial est indéterminé (Pays n.d.a.), on remplace le rapport pour la région par le rapport entre les importations déclarées et les exportations déclarées à l'échelle mondiale.

Après l'imputation de données sur les échanges commerciaux entre pays déclarants et pays non déclarants, on passe à l'imputation de données concernant les échanges commerciaux entre pays non déclarants. Malgré leur appellation, ces pays ne sont pas, à proprement parler, non déclarants puisqu'ils fournissent aux Nations-Unies le total de leurs échanges commerciaux. Par contre, ils ne produisent pas de données selon les pays et les produits, de sorte qu'il n'est pas possible d'obtenir des chiffres détaillés pour chaque pays ou chaque produit. Malgré cela, l'imputation n'est pas moins justifiée. Elle se fait, règle générale, dans le cas des pays à économie dirigée et permet de se faire une idée de l'importance des échanges commerciaux des pays qui échappent habituellement à l'attention des analystes qui étudient les pays à économie de marché.

L'URSS est l'exemple type d'un pays "non déclarant" pour lequel on établit des estimations d'exportations. On amorce l'imputation par une analyse des exportations totales de l'URSS, qui paraissent dans l'Annuaire des statistiques du commerce international publié par le Bureau de statistique des Nations-Unies. On compare cet agrégat aux données fournies par les partenaires commerciaux de l'Union soviétique (exportations imputées). Si le chiffre publié est moindre que le chiffre imputé, on ne fait aucune correction puisque toutes les exportations sont déjà réparties selon les produits et les pays de destination; autrement dit, toutes les exportations soviétiques sont déclarées par les partenaires commerciaux. Si les rapports officiels indiquent des exportations soviétiques de $100 millions et que le Brésil a importé $50 millions d'or d'URSS et la Grèce, $50 millions de pétrole, on connaît la destination des exportations soviétiques.

Si le chiffre officiel des exportations soviétiques est plus grand que le chiffre imputé, on ne peut répartir la différence. Il est clair que cette différence est expliquée par les échanges commerciaux avec d'autres pays non déclarants mais il n'est pas possible d'identifier ces pays ni de savoir quels produits ils ont importés d'URSS. Compte tenu de cela, on inscrit la différence dans "Autres pays n.d.a." et "Autres produits n.d.a.". En faisant la différence entre les exportations totales et les exportations reçues par les pays déclarants, on peut évaluer le volume des échanges commerciaux entre les pays non déclarants.

Chiffres de commerce non corrigés

On n'applique pas de correction aux échanges commerciaux de produits non déterminés (tous les codes de la Section 9 de la CTCI sauf 9510 (armes et munitions). De même, on ne redistribue pas les échanges commerciaux inscrits sous "Asie n.d.a." puisque ce poste renferme tous les échanges commerciaux de Taïwan en plus des échanges des "Autres pays". Pour combler cette lacune, on utilise des données provenant d'autres sources que les N.-U. et, pour ce qui est des données à partir de 1981, on applique à Taïwan le traitement réservé aux autres pays. Pour ce qui est des données antérieures à 1981, on a effectué une imputation à partir de données de la catégorie "Asie n.d.a."

Conclusion

Les concepts et les méthodes utilisés visent à fournir une base de données sur le commerce mondial cohérente entre pays et produits. C'est la seule base de données de ce type, qui permet de faire des analyses détaillées de parts de marché, de performance commerciale, de changements structurels, de marchés potentiels.

Un développement plus approfondi de la base de données avec l'addition de variables importantes comme les tarifs douaniers, la production, les investissements, l'emploi, et les prix est possible, par contre les coûts importants de développement ne peuvent être justifiés que dans la mesure où les utilisateurs montrent un intérêt pour un outil d'analyse plus articulé.



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Date de modification : 2004-03-24 Avis importants