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Vue d’ensemble
Exportations : les produits énergétiques ont mené la baisse des exportations
Importations : reculs généralisés en raison de la chute des volumes
Premier déficit commercial du Canada depuis 1975
Exportations
Importations
Partenaires commerciaux du Canada
En 2009, le commerce international de marchandises du Canada a été sensiblement touché par le repli de l’économie mondiale amorcé l’année précédente. Les exportations et les importations ont subi un recul au cours de la première moitié de 2009, les baisses les plus marquées se sont produites durant le premier trimestre de l’année.
Vers la fin de 2008, la crise économique mondiale a commencé à avoir un effet négatif sur le commerce international de marchandises du Canada (la somme des exportations et des importations), lequel a connu un recul de plus de 20 % pour s’établir à 744,0 milliards de dollars en 2009. Ce mouvement à la baisse des activités commerciales ne s’est pas produit seulement au Canada. Tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de même que le Brésil, l’Inde et la Chine ont enregistré des reculs à ce chapitre, la plupart affichant des reculs de plus de 20 %.
La Fédération de Russie, toutefois, a été beaucoup plus durement touchée par ce fléchissement, le total de ses échanges commerciaux ayant diminué de 35,3 %. Le déclin des exportations de la Russie était responsable d’une bonne partie de cette baisse, mené par la chute des exportations de pétrole brut et de gaz.
Premier partenaire commercial du Canada, les États-Unis ont enregistré un repli prononcé de la valeur de leur commerce avec le monde qui a chuté de plus du quart en 2009. Près de 70 % de cette perte était attribuable à la baisse des importations, en particulier les importations de pétrole brut.
Malgré une baisse des échanges commerciaux de plus de 16 %, la Chine a remplacé l’Allemagne comme principal pays exportateur en 2009—signe que le commerce international est en transformation. L’Allemagne était le premier exportateur mondial depuis 2003. Malgré le repli récent, les États-Unis ont conservé le titre de premier pays importateur du monde.
Le Canada a exporté 369,7 milliards de dollars de marchandises en 2009, comparativement à 489,9 milliards de dollars en 2008. Tous les secteurs à l’exportation ont fléchi, notamment les produits énergétiques, suivis des biens industriels. Ensemble, ces secteurs ont compté pour près des deux tiers du recul de l’ensemble des exportations.
La baisse des exportations s’expliquait par le recul des volumes et des prix dans le contexte de la morosité du climat économique. La baisse de 16,7 % des volumes en 2009 s’inscrivait dans un glissement de deux ans depuis les niveaux records de 2007. Les prix à l’exportation ont décliné par rapport aux sommets records de 2008, mais sont demeurés légèrement supérieurs aux niveaux observés en 2007.
Comme en 2008, les produits énergétiques ont mené le mouvement général des exportations du Canada en 2009. La chute des prix était responsable du recul des exportations de produits énergétiques. Le pétrole brut et le gaz naturel ont été fortement touchés par le ralentissement économique aux États-Unis, alors que le charbon a été affecté négativement par le ralentissement industriel observé dans les pays asiatiques.
Graphique 1 Valeurs et volumes des exportations
Les importations du Canada ont fléchi de 15,5 % pour descendre à 374,2 milliards de dollars en 2009, comparativement à 443,0 milliards de dollars en 2008. Ce recul s’expliquait par la chute des volumes, les prix à l’importation ayant légèrement augmenté. Tous les secteurs à l'importation ont affiché des replis, sauf le secteur des produits de l’agriculture et de la pêche.
Les volumes à l’importation ont fléchi de 16,0 %, reflétant la baisse de la demande au Canada. Ce fléchissement mettait fin à une succession de gains des volumes à l’importation amorcée en 2002.
Les produits énergétiques, les produits automobiles et les biens industriels ont compté pour plus des trois quarts de la baisse de l’ensemble des importations. Ce repli était attribuable surtout à la chute des prix du pétrole brut. La diminution des volumes de voitures, de camions et de pièces franchissant la frontière a également contribué au repli des importations.
Graphique 2 Valeurs et volumes des importations
Dans le sillage du ralentissement des échanges commerciaux du Canada avec le monde en 2009, la balance commerciale est passée d’un excédent de 46,9 milliards de dollars en 2008 à un déficit de 4,5 milliards de dollars en 2009. Il s’agissait du premier déficit commercial du Canada depuis 1975, la baisse des exportations ayant surpassé celle des importations. La balance commerciale du Canada est en perte de vitesse depuis 2004.
L’excédent commercial du Canada avec les États-Unis est tombé à 34,8 milliards de dollars en 2009, comparativement à 89,1 milliards de dollars en 2008. Cette baisse était attribuable en grande partie au recul des exportations de pétrole brut, mais elle s’expliquait aussi par les difficultés éprouvées par le secteur de l’automobile.
Le déficit commercial du Canada avec les pays autres que les États-Unis a diminué à 39,3 milliards de dollars en 2009 comparativement à 42,2 milliards de dollars en 2008, étant donné que la valeur des exportations a décliné moins que celle des importations.
Graphique 3 Balance commerciale
Tableau 1 Exportations de marchandises du Canada, 2005 à 2009
Responsables du plus important recul des exportations en 2009, les produits énergétiques ont fléchi de 36,5 % pour se chiffrer à 79,9 milliards de dollars en raison de la chute des prix de 35,4 %. Les produits énergétiques, qui constituaient le principal secteur des exportations en 2008, sont passés au deuxième rang en 2009 dû à ce fléchissement important, derrière le secteur des machines de l’équipement.
Les exportations de pétrole brut ont baissé de 30,2 % pour se chiffrer à 42,5 milliards de dollars en raison d’une chute importante des prix (-31,5 %). Les prix du pétrole brut avaient été à la hausse depuis 2001. Les volumes à l’exportation de pétrole brut , exportés ont augmenté en 2009, affichant une quatrième augmentation annuelle consécutive.
Les exportations de gaz naturel ont plongé de 52,2 % pour s’établir à 15,8 milliards de dollars. Cette baisse de la valeur était attribuable en grande partie au recul des prix de 48,4 %, reflétant la baisse de la demande industrielle et les niveaux élevés des stocks tant au Canada qu’aux États-Unis.
Au cours de l’année, les exportations de charbon ont baissé de 25,9 % et celles de l’électricité de 37,1 %. La baisse de la demande était responsable du repli des exportations de charbon, qui avaient bénéficié d’une pénurie des stocks en Asie en 2008. Le prix des exportations d’électricité a fléchi de près de 40,0 % en 2009.
Les compagnies canadiennes ont exporté 79,3 milliards de dollars en biens industriels en 2009, soit un recul de 28,9 % par rapport à 2008. Il s’agissait de la première baisse depuis 2003, en raison du fléchissement des volumes et des prix. Les volumes ont reculé pour la deuxième année consécutive, alors que les prix ont fléchi pour la première fois depuis 2003. Représentant plus des deux tiers de la valeur du secteur, les métaux et alliages, ainsi que les produits chimiques, plastiques et les engrais étaient responsables de près de 70 % du repli dans le secteur des biens industriels.
Les exportations de métaux et alliages ont reculé de 29,9 % pour s’établir à 28,0 milliards de dollars après cinq années de croissance. Le recul généralisé des exportations de métaux et alliages a été mené par la chute des exportations d’aluminium. Les métaux précieux étaient le seul groupe de produits à enregistrer un gain, grâce à la hausse des prix et à la vigueur de la demande d’or.
Après cinq années de croissance, les exportations de produits chimiques, plastiques et d’engrais ont baissé de 28,7 % pour se chiffrer à 25,6 milliards de dollars en 2009. Plus du tiers de cette baisse était attribuable au repli des exportations de caoutchouc synthétique et de plastique, suivies des engrais et matières fertilisantes. Les exportations de potasse ont souffert de la lenteur de la saison des semailles aux États-Unis et du retard des négociations de contrats avec la Chine et l’Inde.
Poursuivant une tendance amorcée en 2005, les exportations de produits automobiles ont fléchi de 28,3 % pour s’établir à 43,8 milliards de dollars. Cette baisse était attribuable au recul de 32,4 % des volumes, alors que les fabricants au Canada ont réduit leur production en réaction à la baisse de la demande aux États-Unis. Le volume des produits automobiles exportés s’élevait à la moitié du niveau observé en 2005.
Les exportations de voitures particulières ont perdu 22,9 % de leur valeur et compté pour près de la moitié du repli observé dans le secteur des produits automobiles. Cette perte résultait du repli des volumes de 28,8 %, alors que les prix augmentaient durant l’année. Malgré le lancement du programme « Prime à la casse » en juillet 2009 aux États-Unis, les entreprises se sont retrouvées avec des stocks inchangés presque jusqu’à la fin de 2009.
Avec une production de produits automobiles réduite des deux côtés de la frontière, les exportations de pièces de véhicules automobiles ont chuté de 30,5 % pour atteindre 13,7 milliards de dollars en 2009. Ce repli était entièrement attribuable à la baisse de près d’un tiers des volumes de pièces. Les exportations de pièces de véhicules automobiles suivent une tendance à la baisse depuis 2002.
Les exportations de camions et autres véhicules automobiles ont poursuivi une tendance à la baisse amorcée en 2006, déclinant de 48,3 % et s’établissant à 3,8 milliards de dollars en 2009. Luttant pour sa survie durant la crise financière et face à la faiblesse de la demande de gros camions, un important constructeur de camions a annoncé la fermeture d’un certain nombre d’usines en Amérique du Nord en mai 2009.
Les exportations de machines et d’équipement ont chuté de 13,5 % pour se chiffrer à 80,5 milliards de dollars en 2009, soit le niveau le plus bas observé depuis 1997. Cette baisse était entièrement attribuable à la chute des volumes de 17,1 %.
Les principaux facteurs ayant contribué à ce repli étaient les autres machines et équipement ainsi que les machines industrielles et agricoles. Ensemble, ces deux groupes représentaient 94 % des pertes du secteur. Les exportations d’autre équipement et outils, qui comprennent les pièces détachées de machines et les processeurs et régulateurs électroniques, ont chuté de 18,6 % pour s’établir à 18,9 milliards de dollars. Durant la même période, les exportations de machines industrielles se sont chiffrées à 17,2 milliards de dollars, soit une baisse de 19,2 %, mettant fin à cinq années de croissance.
Les exportations de produits forestiers, qui poursuivent une tendance à la baisse depuis 2004, ont reculé de 24,0 % pour s’établir à 19,5 milliards de dollars en 2009. Cette perte de valeur était en grande partie attribuable au recul de 18,6 % des volumes.
Les exportations de bois d’œuvre et de produits de sciage se sont chiffrées à 6,8 milliards de dollars, soit un repli de 26,2 %, la demande d’épinette, de pin et de sapin ayant diminuée en 2009, suite au ralentissement des mises en chantier d’habitations aux États-Unis.
Durant cette période, les exportations de papier journal, d’autres types de papier et de cartons ont enregistré une quatrième année de recul en cinq ans et se sont établies à 8,2 milliards de dollars, soit une baisse de 19,2 %. Ce recul résultait de la chute de 20,5 % des volumes, alors que les prix augmentaient pour la troisième fois en quatre ans. Le papier journal était responsable de près des deux tiers de ce recul. Les exportations de papier journal ont fléchi de 23,2 % en 2009, puisque de plus en plus de lecteurs continuent de se tourner vers Internet pour les informations.
Les exportations de produits de l’agriculture et de la pêche au Canada ont chuté à 37,3 milliards de dollars, soit une baisse de 8,8 %, due à la diminution des prix et des volumes. Responsables de près de 30 % du repli de ce secteur, les exportations de blé ont fléchi à 5,8 milliards de dollars en raison d’une chute de 28,9 % des prix. Les prix du blé avaient grimpé rapidement en 2008, le piètre rendement des récoltes ayant causé une pénurie des stocks sur le marché.
Un autre facteur ayant contribué à la décroissance des produits de l’agriculture et de la pêche était la réduction de 29,5 % des exportations d’animaux vivants. Les exportations de bovins ont continué de souffrir des restrictions au commerce, alors que les exportations de porcs vivants ont dû composer avec l’image négative associée à la grippe porcine.
En baisse pour une seconde année d’affilée, les exportations d'autres biens de consommation ont reculé de 1,3 % pour se chiffrer à 17,9 milliards de dollars, alors que les volumes fléchissaient de 3,2 % et que les prix augmentaient de 2,0 %. Les autres biens de consommation comprennent des produits comme les fournitures médicales, les jouets, les vêtements et les articles ménagers.
Tableau 2 Importations de marchandises du Canada, 2005 à 2009
Faisant suite à six années de croissance, les importations de produits énergétiques ont subi un repli de 36,1 % pour atteindre 33,9 milliards de dollars en 2009, alors que les prix reculaient de 31,8 %.
Les importations de pétrole brut ont compté pour près de 70 % de la baisse des produits énergétiques. La combinaison du recul de 35,7 % des prix du pétrole brut et de la baisse des expéditions en provenance des pays comme l’Algérie, la Norvège et le Royaume-Uni a entraîné une chute de 38,8 % de la valeur des importations de pétrole brut. Ces importations, qui alimentent les raffineries des provinces de l’Est, ont totalisé 20,9 milliards de dollars en 2009.
Les importations de produits du pétrole et du charbon ont fléchi de 34,2 % pour se chiffrer à 8,5 milliards de dollars, suite au niveau record de 2008. Ce fléchissement résultait du recul des prix et des volumes.
En 2009, dans la foulée des difficultés financières éprouvées par les principaux constructeurs de véhicules automobiles, les produits automobiles ont connu un ralentissement des deux côtés de la frontière. Les importations de produits de l’automobile ont chuté de 23,1 % pour s’établir à 55,3 milliards de dollars, en raison d’une baisse de plus de 25,0 % des volumes alors que les prix augmentaient.
Avec la diminution des ventes sur le marché intérieur, les importations de voitures particulières ont subi une baisse de 27,8 % pour s’établir à 18,7 milliards de dollars. Il s’agissait de la seconde baisse consécutive.
Les pièces de véhicules automobiles ont aussi contribué à la baisse des importations de produits automobiles, et ont accusé une baisse de 23,1 % pour se chiffrer à 23,7 milliards de dollars en 2009. Cette baisse reflétait le ralentissement de la production de véhicules au Canada. Il s’agissait de la cinquième baisse d’affilée des importations de pièces de véhicules automobiles.
Pour compléter ce secteur, les importations de camions et autres véhicules automobiles se sont inclinées pour la seconde année d’affilée, accusant une baisse de 15,2 %. Ces replis résultaient de l’effondrement des volumes, alors que les prix étaient à la hausse durant ces deux années.
La chute des volumes était le principal facteur de la baisse des importations de biens industriels en 2009. Les importations dans ce secteur ont connu une réduction de 18,1 % pour s’établir à 75,0 milliards de dollars, mettant un frein à cinq années consécutives d’augmentation.
Les métaux et les minerais métalliques, qui ont chuté de 24,0 % pour se chiffrer à 24,7 milliards de dollars, ont compté pour près de la moitié du repli dans ce secteur. La perte était attribuable à la baisse de la valeur des produits tels les barres, tiges, tôles et feuilles d’acier, les minerais métalliques, ainsi que les autres métaux non ferreux. En revanche, les importations de métaux précieux ont grimpé de 27,2 % pour atteindre 7,0 milliards de dollars en raison de la forte demande d’or combinée à des hausses importantes du prix de l’or au cours de l’année.
Les importations de produits chimiques et de plastique ont chuté de 14,4 % à 27,0 milliards de dollars principalement en raison du recul de 10,6 % des volumes. Il s’agissait du premier déclin de la valeur des importations de produits chimiques et plastiques depuis 2003.
Les importations de machines et équipement ont été en baisse pour la première fois depuis 2003, et se sont chiffrées à 107,9 milliards de dollars en 2009. Les volumes ont chuté de 18,5 % et ont entraîné une baisse de 12,0 % dans le plus important secteur à l’importation au Canada.
La baisse de 18,9 % des importations de machines industrielles et agricoles à 27,8 milliards de dollars, correspondait à près de la moitié du recul dans ce secteur, et était entièrement attribuable à la chute des volumes. Les autres machines industrielles, en hausse de 2005 à 2008, de même que les machines d’extraction, ont compté pour la plus grande partie de ce recul. Les importations de machines d’extraction ont souffert de la baisse des niveaux de production dans le secteur pétrolier.
Après cinq années de croissance, les importations d’autres machines et équipement qui comprennent le matériel de télécommunication, les tubes électroniques et les semi conducteurs, ont décliné de 7,7 % pour se chiffrer à 52,1 milliards de dollars.
Les importations de machines et matériel de bureau, poursuivant une tendance à la baisse depuis 2006, ont reculé encore de 14,2 % pour s’établir à 12,4 milliards de dollars en 2009, alors que les volumes tombaient à 17,1 % et que les prix étaient en hausse pour la première fois depuis 1992.
Les importations de produits forestiers ont poursuivi leur descente amorcée en 2005 et ont fléchi de 16,8 % pour se chiffrer à 2,4 milliards de dollars. Ce repli de la valeur résultait de la chute de 16,9 % des volumes, les prix étant demeurés relativement stables. Plus de 90 % du ralentissement de ce secteur était attribuable à la baisse des importations des demi-produits en bois, qui ont totalisé 1,9 milliard de dollars en 2009, leur valeur la plus faible sur une période de plus d’une décennie.
Les importations d'autres biens de consommation ont reculé de 0,1 % à 57,5 milliards de dollars. La baisse des importations de vêtements et de chaussures a tout juste compensé les gains observés pour les biens de consommation divers. Il s’agissait de la première baisse des importations d'autres biens de consommation depuis 2003.
Le repli dans ce secteur a été entraîné par une baisse de 9,2 % des volumes. C’était la première fois depuis 1992 que l’on observait une baisse des volumes d'autres biens de consommation entrant au Canada.
Les produits finis divers ont continué de composer la plus grande part des produits du secteur des autres biens de consommation : les importations ont totalisé 24,1 milliards de dollars en 2009 en raison de la vigueur des importations de produits médicaux et pharmaceutiques.
Les importations de produits de l’agriculture et de la pêche ont été en croissance pour une cinquième année consécutive, en hausse de 2,9 % pour se chiffrer à 29,3 milliards de dollars. La croissance observée dans l’ensemble du secteur reflétait l’augmentation des prix des autres produits de l’agriculture et de la pêche de même que la hausse des volumes de fruits et légumes importés.
Le cacao et les produits du café, ainsi que les autres céréales et les préparations à base de céréales, ont compté pour la plus grande part de la hausse des importations d’autres produits de l’agriculture et de la pêche.
Le repli du commerce de produits énergétiques et de produits automobiles a beaucoup nui au commerce du Canada avec les États-Unis. Par conséquent, les États-Unis ont compté pour 63,0 % du total des échanges commerciaux du Canada, en baisse par rapport à 71,1 % en 2005.
Les exportations vers les pays autres que les États-Unis ont chuté pour la première fois en sept ans. Toutefois, la part des exportations vers ces pays a été supérieure à 25 % pour la première fois en 2009, comparativement à 16,2 % en 2005.
De même, les importations en provenance des pays autres que les États-Unis ont chuté pour la première fois en huit ans. Malgré ce repli, la part des importations en provenance des pays autres que les États-Unis a augmenté à 48,8 %, comparativement à 43,5 % en 2005.
La baisse des prix des produits énergétiques et de la demande de produits automobiles a entraîné à la baisse les exportations vers les États-Unis, qui ont diminué de 28,2 % pour s’établir à 269,5 milliards de dollars, soit le niveau le plus bas depuis 1997.
Les exportations de produits énergétiques vers les États-Unis ont reculé de 39,8 % en 2009, principalement en raison de la baisse des exportations de pétrole et de gaz naturel, qui ont chuté de 37,2 % et de 52,2 % respectivement.
De plus, la faible demande de produits automobiles aux États-Unis a entraîné l’accumulation de stocks plus importants en 2009. Cette situation a provoqué des arrêts de production au Canada et s’est traduite par une baisse de 29,0 % des exportations de produits automobiles vers les États-Unis. Ce recul était principalement dû à la baisse de 23,3 % des exportations de voitures particulières. Les exportations de pièces de véhicules automobiles ont chuté de 31,4 % et celles des camions de 52,3 %.
De même, les importations en provenance des États-Unis ont décliné de 17,8 % pour se chiffrer à 186,7 milliards de dollars, leur valeur la plus faible depuis 1997. Ce sont les produits automobiles qui ont mené ce repli, ayant enregistré une baisse de 27,5 %.
Après cinq années de croissance, les exportations du Canada vers le Mexique ont chuté de 17,8 % pour s’établir à 4,8 milliards de dollars. Les exportations de Canola ont souffert d’une baisse de la production agricole en 2009 et se sont chiffrées à 468,5 millions de dollars, soit une baisse de 43,0 %. Les exportations de pièces de véhicules automobiles, en baisse de 27,4 %, ont également contribué au recul des exportations. Ce repli a été atténué par la hausse des exportations d’équipement de télécommunication.
Les importations en provenance du Mexique ont subi une baisse de 7,8 % par rapport à 2008 pour s’établir à 16,5 milliards de dollars en 2009. Le premier responsable de ce recul était le pétrole brut, dont les importations se sont établies à 449,7 millions de dollars, soit une baisse de 53,2 %. Les entreprises ont également importé moins de voitures particulières du Mexique, inscrivant une baisse de 19,9 %. De plus, les importations d’autre matériel de télécommunication et de matériel connexe ont été à la baisse en grande partie due à la réduction des importations de téléviseurs à écran plat de haute définition.
Les exportations du Canada vers l’Europe en 2009 ont baissé de 18,9 % pour se chiffrer à 32,3 milliards de dollars. Si le recul des expéditions a été observé sur presque tout le continent, c’est surtout en Norvège, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et au Royaume-Uni que la baisse a eu lieu, ces pays représentant 57,9 % du fléchissement.
Les exportations de minerai de nickel du Canada vers la Norvège ont reculé de 40,7 % et vers le Royaume-Uni de 80,6 %. Ce fléchissement était dû en partie à une baisse de la production intérieure et au ralentissement de la demande dans ces deux pays. Le recul des exportations de produits du pétrole et du charbon vers la France et les Pays-Bas a aussi contribué au déclin.
Par ailleurs, les exportations de métaux et alliages précieux du Canada, tel que l’or, exporté vers le Royaume-Uni ont modéré le recul des exportations vers l’Europe
Les importations de pétrole brut de la Mer du Nord ont chuté fortement, provoquant une chute des importations en provenance de l’Europe qui se sont établies à 55,5 milliards de dollars. Les importations de pétrole brut du Royaume-Uni ont diminué de 58,6 % et de la Norvège, de 46,9 %. Le repli a été atténué par la hausse des importations d’antibiotiques pour la fabrication de médicaments en provenance de la Suisse.
En 2009, la Chine a été le seul parmi les partenaires commerciaux importants du Canada à importer plus de biens du Canada. Le Canada a exporté 11,2 milliards de dollars de marchandises vers la Chine, soit une hausse de 6,6 %. Ce gain était dû à la vigueur des exportations de Canola, de minerai de fer et de charbon et autres matières bitumineuses. Les exportations vers la Chine sont en croissance depuis 2002, et la Chine a remplacé le Japon comme troisième partenaire commercial du Canada au chapitre des exportations en 2009.
Les exportations de Canola vers la Chine ont augmenté à chacune des quatre dernières années dans le cadre d’une transition vers des huiles sans gras trans. De plus, les exportations de charbon ont plus que triplé, alimentant la production sidérurgique de ce pays.
Les importations en provenance de la Chine se sont établies à 39,7 milliards de dollars, soit une baisse de 7,0 %. Ce recul était dû principalement à la baisse des importations d’ordinateurs ainsi que de jeux, jouets et véhicules pour enfants. Les importations de matériel de télécommunication ont atténué ce recul.
Le Canada exporté 8,3 milliards de dollars de biens au Japon en 2009, soit le niveau le plus bas depuis 2003. Il s’agit d’une baisse de 25,0 % par rapport à 2008. Plus de 60 % de cette baisse était attribuable au ralentissement des exportations de charbon et autres substances bitumineuses, de Canola, de minerai de cuivre, d’aluminium et de blé. Le charbon et les autres substances bitumineuses ont mené la baisse, déclinant de 21,2 % pour s’établir à $1,8 milliards de dollars en 2009.
De même, les importations du Canada en provenance du Japon ont diminué en 2009, en baisse de 19,2 % pour s’établir à 12,4 milliards de dollars. Les voitures particulières, responsables de plus de 40 % du recul de l’ensemble des importations en provenance du Japon, ont reculé de 25,5 % pour se chiffrer à 3,6 milliards de dollars. Ici encore, les stocks excédentaires détenus au Canada pendant une partie de l’année ont nui aux importations de voitures particulières. Le ralentissement des importations de machines industrielles a également contribué à au repli.
1. Sauf en ce qui concerne le Canada, les données présentées ici sont celles de l’OCDE.
2. Les données sur base douanière ont été utilisées dans l’analyse des partenaires commerciaux du Canada.