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Le huard prend un envol historique
Exportations
Importations
Les partenaires commerciaux du Canada : évolution des tendances au cours des dernières années
Le dollar canadien a défrayé la chronique en 2007, lorsqu'il a atteint la parité par rapport à son homologue américain pour la première fois en une génération. Il a ensuite dépassé le dollar américain en octobre, pour atteindre un sommet en novembre avant de redescendre près de la parité en décembre.
En se basant sur la moyenne des cours du comptant à midi de la Banque du Canada, le dollar canadien s'est apprécié de 17 % pendant l'année. Il s'est également apprécié vis-à-vis des trois autres devises les plus importantes, soit la livre sterling, le yen et l'euro.
L'appréciation rapide du dollar a rendu les exportations canadiennes relativement plus coûteuses et les produits importés relativement plus abordables. Les répercussions se sont fait sentir dans tous les secteurs du commerce international de marchandises du Canada. Les exportateurs et les importateurs canadiens n'ont pas été épargnés, mais les conséquences nettes sur chaque négociant sont ambiguës, puisque près des deux tiers des exportateurs sont également des importateurs. En outre, presque la moitié de ces négociants ont importé davantage qu'ils n'aient exporté.
Le commerce canadien de marchandises a également été touché par le ralentissement du marché de l'immobilier aux États-Unis, ainsi que par la hausse des prix de l'énergie attribuable à l'escalade des prix du pétrole brut.
Les exportations de marchandises se sont accrues de 2,1 % pour atteindre un sommet de 465,2 milliards de dollars. Les volumes des exportations ont progressé de 1,1 %, tandis que les prix ont augmenté de 1,0 %.
La plupart des secteurs, sauf le secteur des produits forestiers et des produits de l'automobile ont contribué à la hausse des exportations, les biens industriels se classant en tête du peloton. La croissance des exportations de ce secteur était alimentée par la vigueur constante des minerais métalliques et alliages. La valeur de ces marchandises augmente d'une année à l'autre depuis 2004, surtout en raison de l'accélération des prix.
L'industrialisation rapide qui se produit dans les pays asiatiques a propulsé les prix d'un large éventail de métaux de première transformation (tels le nickel, le cuivre, le zinc et le minerai de fer) à des niveaux records en 2007. Les prix des minéraux non métalliques (soit le potasse, l'uranium et les diamants) ont également grimpé en flèche.
Les exportations d'énergie ont aussi augmenté. Les États-Unis demeurent le plus important consommateur de produits énergétiques du Canada, mais la nouvelle demande de pétrole brut en provenance de la Chine et de Singapour a stimulé les exportations d'énergie du Canada vers l'Asie.
Les importations du Canada ont grimpé de 2,8 % pour atteindre le niveau record de 415,8 milliards de dollars. Tous les secteurs se sont inscrits à la hausse. Les volumes records des importations ont été à l'origine de cette croissance, car, les prix des importations étaient en baisse.
D'autres biens de consommation ont mené la croissance de la valeur des importations, la demande ayant demeurée très forte pour les produits pharmaceutiques, les jouets, les vêtements et les meubles. La demande accrue de produits énergétiques ainsi que de machines et équipement a stimulé les importations dans ces secteurs.
Les économies vigoureuses des provinces de l'Ouest du Canada ont continué de générer des investissements et des dépenses de consommation, ces provinces ayant enregistré des gains au chapitre de l'emploi et des ventes au détail en 2007.
L'excédent commercial annuel du Canada avec le monde a reculé jusqu'à 49,5 milliards de dollars, son plus bas niveau depuis 1999. L'excédent commercial est en baisse depuis les trois dernières années, après avoir atteint 65,8 milliards de dollars en 2004. Les exportations ont augmenté de 9,5 milliards de dollars, tandis que les importations ont progressé de 2,8 %, ce qui a entraîné le repli de l'excédent.
Le secteur de l'énergie a le plus contribué à l'excédent commercial. En fait, si l'on faisait abstraction de l'influence de ce secteur, le Canada serait en position de déficit commercial avec le monde. C'était aussi le cas en 2006. D'autres secteurs ont contribué à l'excédent commercial, notamment les produits forestiers, les biens industriels ainsi que les produits de l'agriculture et de la pêche.
L'excédent commercial pour les biens industriels et les produits de l'agriculture et de la pêche s'est élargi en 2007, tandis que l'excédent commercial pour les produits forestiers s'est replié parallèlement au recul des exportations dans ce secteur.
En revanche, le secteur des produits de l'automobile est tombé dans une position de déficit commercial pour la première fois depuis 1987. Les importations de voitures particulières et de camions et autres véhicules moteurs ont augmenté, tandis que celles de pièces de véhicules automobiles ont diminué, ce qui a laissé le total des importations de produits de l'automobile relativement stable en comparaison de 2006. Entre temps, des baisses généralisées des exportations dans les trois sous-groupes de produits automobiles ont entraîné les exportations à la baisse, ce qui a donné lieu à un déficit commercial pour ce secteur.
La tendance s'est également inversée en ce qui concerne l'origine des importations des produits de l'automobile. Les importations de voitures particulières, de camions et autres véhicules moteurs, ainsi que de pièces d'automobiles en provenance des États-Unis ont grimpé en 2007. Toutefois, cette croissance a été supplantée par l'expansion des importations en provenance des pays autres que les Etats-Unis, particulièrement l'Allemagne et le Japon pour les voitures particulières, le Mexique pour les camions et autres véhicules moteurs ainsi que les pièces de véhicules automobiles1.
L'excédent commercial du Canada avec les États-Unis a continué de s'amenuiser en 2007. Compte tenu de l'appréciation spectaculaire du dollar canadien en 2007, l'excédent commercial avec les États-Unis s'est établi à 84,9 milliards de dollars, son plus bas niveau depuis 1999.
Entre-temps, l'écart s'est rétréci avec les pays autres que les États-Unis, le déficit commercial avec l'ensemble de ces pays étant tombé à 35,5 milliards de dollars. Il s'agissait du plus petit déficit commercial depuis 2004. En 2007, les exportations et les importations à destination et en provenance de l'ensemble de ces pays ont dépassé les niveaux de 2006. Cependant, la hausse des importations (+4,2 %) n'a pas suivi le rythme de la croissance des exportations (+16,0 %).
Tableau 1
Sommaire des activités commerciales du Canada avec ses partenaires américains et non américains, 2000 à 2007
Les biens industriels ont mené la croissance des exportations pour la deuxième année d'affilée affichant une hausse de 11,2 % par rapport à 2006 pour atteindre 104,5 milliards de dollars. Ce secteur était également en tête en ce qui à trait à la valeur des exportations et ce pour une deuxième année consécutive, suivi des machines et équipement et des produits énergétiques. Collectivement, ces trois secteurs représentaient près des deux tiers des exportations totales.
Dans le secteur des biens industriels, les exportations de métaux et alliages ont affiché la plus forte croissance annuelle, augmentant de 12,3 % pour atteindre 37,7 milliards de dollars. Les exportations de minerais métalliques ont également été vigoureuses, grimpant de 28,7 % pour atteindre 14,6 milliards de dollars. Bien que le volume des exportations de métaux et alliages ait augmenté, les prix sont demeurés le principal catalyseur pour une deuxième année d'affilée. La même tendance a été observée au niveau des exportations des minerais métalliques, le volume des exportations ayant augmenté de 6,3 % alors que les prix se sont accrus de 21,1 %.
Les prix des minerais de nickel et alliages sont demeurés robustes en 2007. La hausse des exportations de minerais de nickel était reliée à la fois à la hausse des prix ainsi que du volume des exportations. En revanche, les exportations de nickel et alliages sont demeurées vigoureuses en 2007, en raison surtout de la hausse des prix, car, les volumes d'exportation étaient en baisse.
Les exportations de produits chimiques, plastiques et engrais ont augmenté de 8,6 % pour atteindre 33,6 milliards de dollars, en raison surtout de la hausse des exportations des produits chimiques inorganiques, notamment l'uranium. La demande accrue en matière énergétique jumelée à l'instabilité de l'offre des autres sources d'énergie ont renouvelé l'intérêt pour l'énergie nucléaire. Cette hausse de la demande, associée aux perturbations de l'approvisionnement, a fait grimper les prix de l'uranium pendant la première moitié de 2007.
Entre-temps, la demande des agriculteurs chinois pour la potasse canadienne a considérablement augmenté. Alors que les réserves mondiales de potasse diminuaient, les mines de potasse de la Saskatchewan tournaient à plein rendement.
Les exportations des produits énergétiques ont augmenté de 5,6 % en 2007, pour atteindre 91,6 milliards de dollars. Cette hausse était largement attribuable à la vigueur des exportations de pétrole brut, qui ont bondi de 6,9 % pour se fixer à 41,2 milliards de dollars; ce niveau représente plus de la moitié de l'augmentation totale. Les prix du pétrole brut ont grimpé de 5,6 % et le volume des exportations s'est accru de 1,3 %, tandis que l'industrie canadienne des sables bitumineux poursuivait son essor. Entre-temps, les exportations de gaz naturel ont légèrement crû de 1,1 %, les volumes d'exportation ont augmenté de 6,7 % alors que les prix ont reculé de 5,3 %.
Par conséquent, les exportations de gaz naturel ont retrouvé les niveaux où ils se situaient avant l'ouragan Katrina. La demande aux États-Unis était à la hausse, étant donné le nombre croissant de centrales électriques fonctionnant au gaz naturel en construction aux États-Unis. Le gaz naturel est considéré comme plus écologique que le mazout ou le charbon.
Les exportations canadiennes de produits de l'agriculture et de la pêche ont augmenté de 10,1 % pour atteindre 34,5 milliards de dollars en 2007 propulsés par les exportations d'orge, de blé et de canola. Les exportations d'orge, utilisé à l'étranger comme aliment pour nourrir le bétail, ont augmenté de façon spectaculaire (87,2 %) pour atteindre 481,9 millions de dollars. Entre-temps, les exportations de blé sont demeurées fortes, augmentant de 26,7 % pour se fixer à 4,6 milliards de dollars. Cette hausse était attribuable à l'effet combiné de la hausse des prix découlant de l'affaiblissement des réserves mondiales, et de la demande vigoureuse en provenance de pays tels l'Inde et la Chine.
L'utilisation du canola dans la production de biocombustibles a stimulé les exportations de canola. En outre, la demande mondiale de canola, notamment sous forme d'huile, était également en hausse, les consommateurs ayant délaissé les huiles hydrogénées. Enfin, des sécheresses ont frappé certains autres fournisseurs de canola. Ces forces combinées ont exercé un effet d'entraînement sur les prix, propulsant les exportations canadiennes de canola à 2,3 milliards de dollars, soit un gain de 28,1 %.
Les exportations d'animaux vivants ont également augmenté, un plus grand nombre de pays ayant ratifié des ententes pour accepter le bétail canadien. Par exemple, le Canada a recommencé à exporter en Russie en mai pour la première fois depuis que la crise d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) avait interrompu les exportations en 2003. De plus, les États-Unis ont levé leur embargo sur les bovins canadiens de plus de 30 mois en novembre 2007. Cet embargo était en vigueur depuis 2002. La combinaison de tous ces facteurs a entraîné une hausse de 20,5 % des exportations d'animaux vivants, qui ont atteint 2,4 milliards de dollars en 2007.
Les exportations de machines et équipement ont enregistré une légère hausse de 0,6 % pour atteindre 95,2 milliards de dollars, suite à une hausse de la demande étrangère pour les machines industrielles et agricoles, ainsi que les aéronefs, les moteurs d'aéronefs et leurs pièces. Les exportations de machines industrielles et agricoles ont augmenté de 8,5 % pour s'établir à 22,9 milliards de dollars, le volume ayant augmenté davantage que le prix.
De plus, la robustesse du marché pour les aéronefs d'affaires et régionaux, jumelée à une forte hausse de la demande pour les voyages en avion et le fret aérien, ont favorisé la vigueur des ventes de ces produits. Par conséquent, les exportations d'aéronefs et autres matériels de transport ont augmenté de 4,8 % pour atteindre 21,5 milliards de dollars.
La plus forte baisse enregistrée au niveau de la valeur des exportations est survenue dans le secteur de l'automobile, ayant diminué de 6,1 % pour s'établir à 77,5 milliards de dollars. Les exportations de produits de l'automobile étaient déjà en baisse depuis 2005, en raison notamment du fléchissement de la demande pour les voitures particulières ainsi que les camions aux États-Unis.
L'affaissement du marché de l'immobilier aux États-Unis a porté ombrage à la demande pour les véhicules automobiles, la population en générale, les entrepreneurs dans le secteur d'immobilier et les travailleurs de la construction (qui représentent une source importante de la demande pour les camions) ont reporté leur achat de véhicules ou encore ont délaissé le marché des véhicules neufs.
Les exportations de camions ont reculé de 13,0 %, tandis que celles de véhicules automobiles ont diminué de 5,8 % et celles de pièces de véhicules automobiles se sont repliées de 2,6 %.
Les exportations de produits forestiers ont dégringolé de 12,8 % pour atteindre 29,0 milliards de dollars. Ce secteur était en baisse depuis plusieurs années, surtout en ce qui a trait aux produits du bois d'œuvre et produits connexes. Parmi les difficultés auxquelles le secteur a dû faire face en 2007, mentionnons le dendroctone du pin, l'appréciation du dollar canadien, le fléchissement du marché de l'immobilier aux États-Unis, les conflits de travail et l'adaptation au nouvel Accord sur le bois d'œuvre résineux.
Par conséquent, les exportations de produits du bois d'œuvre et produits connexes ont chuté de 21,8 % pour se chiffrer à 12,7 milliards de dollars, ce qui représente leur plus bas niveau depuis 1993. En même temps, les prix de ces produits se sont repliés à leur plus bas niveau depuis 1992.
Par ailleurs, le sous- secteur de la pâte de bois et autres produits du bois a augmenté de 7,7 % pour atteindre 6,4 milliards de dollars. La demande pour ces produits, qui servent à produire du papier, a augmenté en Chine, en Indonésie et à Taïwan. Cette hausse a épongé l'affaiblissement de la demande en provenance du Japon, qui constitue le troisième marché de la pâte de bois en importance du Canada, après les États-Unis et la Chine.
Les produits pharmaceutiques, les vêtements, les chaussures et les meubles ont propulsé les autres biens de consommation à des niveaux records, pour atteindre 54,8 milliards de dollars. C'était la quatrième année consécutive de gains dans le secteur. La valeur de ces importations a augmenté de 18,3 % pendant cette période de quatre ans, mais c'était bien moins que la croissance de 44,8 % des volumes.
Les biens de consommation divers, surtout les produits pharmaceutiques, qui représentaient 80,4 % de l'augmentation, ont rempli les étagères des stocks dans l'ensemble du pays. Les importations de vêtements et de chaussures ont poursuivi leur tendance à la hausse pour la quatrième année d'affilée, pour atteindre le niveau record de 10,6 milliards de dollars.
Les Canadiens ont continué de meubler leur maison avec des articles fabriqués à l'étranger, les importations ayant atteint un sommet de 8,2 milliards de dollars, soit une hausse de 4,7 %. Les importations d'articles d'ameublement, tel que des ustensiles de cuisine aux tapis, sont en hausse depuis 2004.
De même, les Canadiens se sont vêtus de vêtements importés, les importations ayant excédé 8,8 milliards de dollars, soit une hausse de 5,5 %. L'élimination progressive de tous les quotas sur les vêtements entre 1995 et 2005 en raison de l'application des accords du Cycle d'Uruguay de l'Organisation mondiale du commerce, jumelée aux chutes de prix, a presque fait tripler le volume des importations de vêtements depuis 1995.
Les importations de produits de l'agriculture et de la pêche ont augmenté de 8,7 % pour atteindre un sommet de 25,5 milliards de dollars, à cause des hausses généralisées dans l'ensemble du secteur. Seules les importations de sucre et de préparations à base de sucre ainsi que le coton ont affiché des pertes.
Les importations de maïs, principale composante des biocombustibles, ont progressé de plus des deux tiers, l'industrie des biocombustibles ayant continué de prendre de l'expansion au Canada. Les importations de maïs ont atteint 547,5 millions de dollars, en hausse de 322,7 millions de dollars en 2006.
Les importations de machines et équipement se sont chiffrées à 116,7 milliards de dollars l'an dernier. Les gains étaient largement attribuables à la hausse des importations d'aéronefs, de moteurs d'aéronefs et de leurs pièces. L'augmentation s'est fait ressentir presque tout au long de l'année, puisque les compagnies aériennes nationales et l'armée ont élargi leur flotte et remplacé les avions vieillissants. Cette tendance se poursuit depuis le ralentissement de l'industrie après les attentats terroristes de septembre 2001.
Les importations de machines industrielles et agricoles ont continué d'affluer vers l'Ouest canadien pour appuyer l'exploitation et la prospection minières et les activités agricoles, encouragées par la hausse des prix des produits de base. La valeur des importations de machineries était légèrement plus faible que le niveau record de 31,7 milliards de dollars établi en 2006, mais le volume des importations a augmenté de 2,3 % à mesure que les prix diminuaient.
Les produits énergétiques ont gagné du terrain pour une cinquième année d'affilée, pour atteindre 36,6 milliards de dollars. Les prix du pétrole brut ont fortement progressé tout au cours de l'année 2007, pour établir un record de 99 $ le baril en novembre. Le pétrole brut importé a continué d'alimenter les raffineries du Canada, les importations ayant atteint un sommet de 23,7 milliards de dollars.
Les importations canadiennes de gaz naturel en provenance des États-Unis ont contribué à faire monter le charbon et les autres produits connexes de 10,5 % jusqu'à 4,3 milliards de dollars. Les États-Unis sont l'unique source étrangère de gaz naturel du Canada. Les niveaux d'importation chancellent depuis 2005, année où les prix du gaz naturel ont franchi la barre des 15 $ par mètre cube après les ouragans survenus dans le golfe du Mexique.
Les importations de dérivés du pétrole et du charbon ont progressé de 5,1 %, pour atteindre un sommet de 8,6 milliards de dollars. Ce mouvement à la hausse est relié à un accroissement de 5,2% du volume des importations
La hausse des prix des métaux et des minerais métalliques a fait bondir la valeur des importations de biens industriels, qui ont atteint 85,1 milliards de dollars. Les importations de métaux et de minerais métalliques se sont accrues de 2,3 % pour s'établir à 28,8 milliards de dollars, les prix ayant augmenté de 1,6 %.
La hausse des prix de l'or était le principal facteur expliquant la hausse des importations de métaux précieux, qui se sont chiffrées à 4,2 milliards de dollars.
Outre la valeur accrue des importations de métaux précieux, les importations de minerais métalliques ont été également très fortes tout au cours de l'année 2007. Les importations de métaux sous forme de minerais ont atteint 7,7 milliards de dollars, soit plus du double du niveau de 2002. Seulement l'an dernier, elles ont bondi de 26,7 %.
Les importations de produits de l'automobile ont atteint 80,0 milliards de dollars, tandis que les expéditions accrues de voitures particulières et de camions ont dépassé le repli des importations de pièces de véhicules automobiles.
Cette tendance, qui a commencé en 2003, était principalement attribuable aux gains appréciables des voitures particulières, qui ont enregistré une hausse de 4,7 % pour s'établir à 26,3 milliards de dollars. Les importations de camions ont augmenté de 4,5 % pour atteindre 17,5 milliards de dollars.
Bien que les importations de voitures particulières et de camions aient augmenté au cours des dernières années, on ne peut pas en dire autant des pièces de véhicules automobiles. Les importations de pièces de véhicules automobiles sont en baisse depuis 1999, époque à laquelle les totaux dépassaient les 45 milliards de dollars. Depuis ce sommet, les importations de pièces de véhicules automobiles ont dégringolé pour s'établir à 36,2 milliards de dollars, l'industrie ayant dû composer avec le fléchissement des prix.
Tableau 4
Principaux partenaires commerciaux du Canada et leurs proportions du commerce de marchandises, 2006 et 2007
Dans une économie mondiale changeante, le Canada est en train de diversifier ses marchés d'exportation. Les habitudes commerciales des entreprises canadiennes se sont transformées au cours des dernières années.
Les exportations à destination de pays autres que les États-Unis ont considérablement augmenté au cours des cinq dernières années, soit de 17,4 % en 2007 seulement. Les expéditions à destination des États-Unis ont diminué au cours des deux dernières années. En conséquence, l'ensemble des pays autres que les États-Unis représentait plus d'un cinquième du marché d'exportation du Canada, la plus forte proportion depuis l'entrée en vigueur de l'ALÉNA (Accord de libre-échange nord-américain).
Entre-temps, les importations en provenance de l'ensemble des pays autres que les États-Unis ont également augmenté. Elles représentent plus de 45 % des importations totales du Canada, en raison surtout de la croissance des expéditions provenant de la Chine et du Mexique.
Les exportations à destination de la Chine étaient responsables de 17,3 % de la croissance des exportations totales du Canada. Cette montée récente a élevé la Chine au troisième rang des principaux marchés d'exportation du Canada, devant le Japon. Les États-Unis sont demeurés la principale destination de nos exportations, suivis du Royaume-Uni.
L'intégration de la Chine dans l'économie mondiale (de l'exploitation de ses usines à la préparation en vue des Jeux olympiques de 2008) a contribué à la hausse des prix mondiaux des ressources naturelles, soit l'énergie, les métaux et les produits agricoles. Le Canada produit toutes ces ressources en abondance.
Les exportations du Canada à destination de la Chine en 2007 étaient dominées par des biens industriels : les métaux (une composante clé de la production d'acier inoxydable, d'infrastructures, de machinerie et de produits électroniques); les engrais (nécessaires aux cultures pour regarnir le sol après des activités agricoles intensives), le caoutchouc synthétique et les matières plastiques (utilisés pour fabriquer des jouets et divers biens de consommation) et les produits chimiques organiques (utilisés comme composante du polyester pour confectionner les vêtements).
Les produits forestiers, notamment la pâte de bois pour le papier et le carton, constituaient une autre exportation importante, tout comme les produits agricoles, notamment les graines de canola et l'huile de canola.
Dans l'ensemble, les exportations à destination de la Chine ont augmenté de 21,2 % en 2007, dépassant la barre des 9 milliards de dollars, soit près du double de sa valeur enregistrée 2003.
Les importations en provenance de Chine ont également affiché une croissance appréciable. La Chine était le deuxième principal fournisseur de biens étrangers aux Canadiens, ceci depuis 2002. Le dollar canadien s'est apprécié de 10,1 % par rapport au yuan chinois, propulsant les importations de 11,0 % jusqu'au niveau de 38,3 milliards de dollars.
Les produits de haute technologie, comme les ordinateurs, l‘équipement et matériel de télécommunication, dominaient les importations en provenance de la Chine. Les jeux et les jouets, les vêtements et les chaussures ainsi que les meubles et les articles de maison ont également contribué à la croissance. En dépit des nombreux rappels des fabricants chinois, les Canadiens ont importé plus de jouets chinois que jamais, pour une valeur de 1,2 milliard de dollars.
Malgré un deuxième repli d'affilée (-1,3 %), les exportations vers les États-Unis se sont chiffrées à 354,6 milliards de dollars. Les exportations de produits de l'automobile et de bois d'œuvre résineux étaient les principaux contributeurs à la baisse. Ils représentaient collectivement des pertes se chiffrant à 7,3 milliards de dollars.
La hausse des exportations de pétrole brut et des produits du pétrole et du charbon a atténué le repli. Les importations en provenance des États-Unis ont augmenté de 1,2 % pour atteindre 220,4 milliards de dollars, grâce à la vigueur du dollar canadien. Les principales marchandises en provenance des États-Unis étaient les pièces de véhicules automobiles, les voitures particulières et les camions et autres véhicules moteurs, qui représentaient environ le quart du total (56,8 milliards de dollars).
Les entreprises canadiennes ont multiplié de façon spectaculaire leurs expéditions à destination de l'Europe, portant les exportations à 41,7 milliards de dollars. Ces augmentations étaient principalement attribuables aux gains marqués des exportations au Royaume-Uni, en Norvège et aux Pays-Bas. Le Royaume-Uni était notamment responsable de près du tiers de la croissance des exportations totales du Canada.
Les expéditions de nickel et de produits chimiques inorganiques ont contribué à la croissance des exportations européennes. L'augmentation des exportations de produits du nickel était attribuée au Royaume-Uni, en Norvège et aux Pays-Bas, à la faveur de la hausse des prix mondiaux.
Le Royaume-Uni et les Pays-Bas étaient également la principale destination européenne des produits chimiques inorganiques canadiens, surtout l'uranium. Les exportations d'uranium à destination de ces régions ont presque triplé en 2007, en raison de l'accroissement de la demande européenne et des fermetures temporaires des installations d'enrichissement au Canada.
L'augmentation des exportations à destination du Royaume-Uni, en particulier les plates-formes de forage pour extraire le pétrole brut au fond de la Mer du Nord, ont contribué à la hausse des exportations à destination de l'Europe. Ces plates-formes, ainsi que d'autres plates-formes similaires utilisées dans la Mer du Nord, ont contribué à l'exploitation du pétrole importé par le Canada poussant à la hausse les importations canadiennes en provenance de l'Europe.
Le pétrole brut de la Norvège et du Royaume-Uni représentait collectivement la grande majorité des importations. Le Canada continue d'importer de plus en plus de pétrole brut conventionnel, à mesure que la production intérieure se tourne continuellement vers le pétrole brut synthétique.
Les importations de produits pharmaceutiques en provenance de l'Europe ont presque doublé au cours des cinq dernières années. L'Allemagne, l'Irlande et le Royaume-Uni étaient les principaux pays responsables des gains récents. Collectivement, ces trois pays représentaient presque le tiers des importations mondiales des produits pharmaceutiques du Canada.
Comme les tendances commerciales du Canada ont évolué, l'Inde a pris de l'importance en tant que partenaire commercial. Le commerce total entre les deux pays se chiffrait à près de 4 milliards de dollars.
En 2005, les exportations à destination de l'Inde ont dépassé 1 milliard de dollars pour la première fois, pour atteindre 1,8 milliard de dollars en 2007. Les exportations canadiennes de légumes et de préparations à base de légumes ont dépassé 342 millions de dollars, ce qui représentait plus du double du montant de l'année précédente.
La hausse était attribuable aux gains des expéditions de pois secs et de lentilles, suite à des pénuries enregistrées en Inde en raison de récoltes médiocres. La situation de pénurie était tellement grave que l'Inde a dû interrompre les exportations de lentilles et a dû offrir des allègements fiscaux aux importateurs. Les importations totales en provenance de l'Inde ont presque atteint la barre des 2 milliards de dollars, soit une hausse de 3,2 % par rapport à 2006. Les produits chimiques organiques ont enregistré la plus forte croissance, augmentant de 80,9 %.
Les exportations à destination du Japon, l'un des principaux partenaires commerciaux du Canada, ont diminué de 2,8 % pour s'établir à 9,2 milliards de dollars, le premier déclin enregistré depuis 2003. Les exportations réduites de bois d'œuvre résineux et de minerais de concentrés et de déchets de cuivre représentaient la majorité de la baisse. L'augmentation des exportations de canola et de nickel et alliages a épongé le déclin. Les importations en provenance du Japon ont légèrement augmenté de 0,8 % pour atteindre 15,5 milliards de dollars, suite à une hausse de 8,8 % des importations de voitures particulières.
Les exportations à destination du Mexique ont progressé de 13,1 % pour se chiffrer à 4,9 milliards de dollars. Les pièces de véhicules automobiles représentaient 11,1 % du total, suivies du canola et des équipements de télécommunication.
Les exportations de canola, qui représentaient 21,4 % de l'augmentation totale des exportations à destination du Mexique, ont atteint 455,7 millions de dollars, tandis que les exportations d'aéronefs complets (y compris les moteurs) ont plus que doublé pour se fixer à 153,6 millions de dollars.
Les importations en provenance du Mexique ont atteint un sommet de 17,2 milliards de dollars. Ce mouvement à la hausse est en grande partie reliée à la croissance des importations d'équipement et matériel de télécommunication, des pièces de véhicules automobiles, suite à la multiplication des usines de production implantées au Mexique.