Analyse – Septembre 2013

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Les entrepreneurs ont pris pour 6,5 milliards de dollars de permis de bâtir en septembre, en hausse de 1,7 % par rapport à août. Il s'agit de la septième croissance mensuelle depuis le début de l'année. Cependant, il n'y a eu qu'une légère tendance à la hausse de la valeur totale des permis de bâtir au cours des neuf derniers mois. L'augmentation observée en septembre provient du secteur résidentiel, principalement en Alberta et au Québec.

La valeur totale des permis de construction résidentielle a crû de 3,3 % pour atteindre 4,1 milliards de dollars, après avoir connu une baisse de 4,8 % en août. Les intentions de construction résidentielle ont augmenté dans cinq provinces, l'Alberta et le Québec en tête.

Dans le secteur non résidentiel, la valeur des permis a légèrement reculé de 0,8 % en septembre pour se fixer à 2,5 milliards de dollars. Il s'agit d'une troisième baisse en quatre mois. Les diminutions observées en Alberta et au Manitoba ont contrebalancé les hausses enregistrées dans les huit autres provinces. Le Québec a connu la plus forte augmentation, suivi de la Colombie-Britannique et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Secteur résidentiel : hausse des intentions de construction de logements unifamiliaux et multifamiliaux

Les intentions de construction de logements unifamiliaux ont crû de 3,4 % en septembre pour atteindre 2,2 milliards de dollars, soit une quatrième augmentation en six mois. Des hausses ont été enregistrées dans six provinces, l'Ontario et l'Alberta étant à l'origine de la majeure partie de ces augmentations.

Les intentions de construction de logements multifamiliaux se sont accrues de 3,3 % en septembre pour s'établir à 1,8 milliard de dollars, à la suite d'une baisse de 7,3 % en août. La hausse observée en septembre provient de l'augmentation des intentions de construction dans six provinces, l'Alberta et le Québec étant à l'origine de la majeure partie de la croissance nationale.

À l'échelle nationale, les municipalités canadiennes ont approuvé la construction de 17 310 nouveaux logements, en baisse de 1,4 % par rapport à août. La baisse s'explique par une diminution de 5,1 % du nombre de logements multifamiliaux, lequel s'est établi à 10 825 unités. Le nombre de permis de construction de logements unifamiliaux a crû de 5,6 % pour atteindre 6 485 unités.

Secteur non résidentiel : baisses dans les composantes commerciale et industrielle

Les municipalités canadiennes ont délivré pour 1,4 milliard de dollars de permis de construction commerciale en septembre, en baisse de 0,2 % par rapport à août, ce qui constitue une deuxième baisse mensuelle consécutive. Cette diminution est attribuable à un recul des intentions de construction dans diverses catégories d'immeubles à vocation commerciale, y compris les immeubles à bureaux, les hôtels et les restaurants, les complexes de vente au détail et les entrepôts. Les hausses enregistrées dans six provinces, la Saskatchewan en tête, n'ont pas suffi à contrebalancer les baisses observées dans les autres provinces.

La valeur totale des permis de construction industrielle a diminué de 13,4 % pour se fixer à 460 millions de dollars en septembre, soit une troisième baisse en quatre mois. La valeur des permis de construction industrielle a diminué dans six provinces. Ce repli est principalement le résultat d'une baisse des intentions de construction de bâtiments rattachés aux services publics en Alberta et en Ontario, et d'usines de fabrication au Québec et en Colombie-Britannique.

Dans la composante institutionnelle, la valeur des permis a crû de 9,8 % pour se fixer à 601 millions de dollars en septembre, ce qui fait suite à une forte baisse enregistrée en août. La valeur des permis de construction institutionnelle a crû dans la moitié des provinces. Le Québec et la Colombie-Britannique ont été à l'origine de la majeure partie de cette progression, en raison d'une hausse des intentions de construction d'établissements d'enseignement, d'immeubles à vocation médicale et d'immeubles gouvernementaux au Québec, ainsi que d'établissements d'enseignement et de soins infirmiers en Colombie-Britannique.

Provinces : fortes hausses observées au Québec et en Alberta

En septembre, la valeur des permis de bâtir a crû dans six provinces. Le Québec a enregistré la plus forte augmentation, suivi de l'Alberta.

La forte progression observée au Québec s'explique principalement par l'augmentation des intentions de construction de logements multifamiliaux et d'immeubles institutionnels. En Alberta, les logements unifamiliaux et multifamiliaux sont à l'origine de l'accroissement.

Terre-Neuve-et-Labrador suit de loin au troisième rang, grâce à une augmentation des intentions de construction d'immeubles industriels.

La plus forte diminution de la valeur totale des permis a été observée en Ontario, principalement en raison d'une baisse des intentions de construction de logements multifamiliaux. Au Manitoba, la valeur des permis de construction d'immeubles à vocation commerciale et institutionnelle est à l'origine de cette baisse.

Hausses significatives des intentions de construction à Edmonton, Montréal et Ottawa

La valeur totale des permis a crû dans la moitié des 34 régions métropolitaines de recensement du Canada.

Edmonton, Montréal et Ottawa ont enregistré les augmentations les plus prononcées. La hausse observée à Edmonton s'explique particulièrement par les immeubles résidentiels et les structures commerciales. À Montréal, les immeubles institutionnels et les logements multifamiliaux en sont à l'origine, alors qu'à Ottawa, l'augmentation provient d'une hausse des intentions de construction d'immeubles à vocation commerciale et de logements multifamiliaux.

En revanche, les plus fortes baisses ont été enregistrées à Winnipeg, suivie de Toronto et de Vancouver. Le recul des intentions de construction d'immeubles institutionnels et, dans une moindre mesure, d'immeubles à vocation commerciale et de logements multifamiliaux explique la baisse observée à Winnipeg. À Toronto, le repli provient principalement des logements multifamiliaux, tandis qu'à Vancouver, les logements multifamiliaux et les immeubles à vocation commerciale en sont à l'origine.

Note aux lecteurs

Sauf avis contraire, les données du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison par l'élimination de l'effet des variations saisonnières. Pour obtenir plus de renseignements sur la désaisonnalisation, voir le document intitulé La désaisonnalisation et le repérage des tendances économiques.

L'Enquête sur les permis de bâtir vise 2 400 municipalités représentant 95 % de la population. Ses résultats servent d'indicateur avancé de l'activité dans le domaine de la construction.

Les collectivités représentant les 5 % restants de la population sont très petites, et leurs activités de construction n'ont qu'une faible incidence sur le total de l'ensemble de la population.

La valeur des intentions de construction présentées ici ne comprend pas les travaux d'ingénierie (par exemple les aqueducs, les égouts et les ouvrages de drainage) ni ceux associés au terrain.

Dans le cadre du présent communiqué, la région métropolitaine de recensement d'Ottawa–Gatineau (Ontario/Québec) est divisée en deux régions, soit la partie Gatineau et la partie Ottawa.

Révision

Les données pour le mois de référence en cours sont sujettes à révision, fondée sur les réponses tardives. Les données du mois précédent ont été révisées.

Les estimations de la tendance-cycle ont été ajoutées sur les graphiques en tant que complément des séries désaisonnalisées. Les données désaisonnalisées et les estimations de la tendance-cycle peuvent faire l'objet de révisions lorsque de nouvelles observations deviennent disponibles. Ces révisions pourraient être importantes et même entraîner le renversement du mouvement, en particulier à la fin de la série. La plus grande variabilité associée aux estimations de la tendance-cycle est indiquée par une ligne pointillée dans le graphique.

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