Analyse – Avril 2013

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Les municipalités canadiennes ont délivré pour 7,0 milliards de dollars de permis de bâtir en avril, en hausse de 10,5 % par rapport à mars. Il s'agit de la quatrième augmentation mensuelle consécutive. Le redressement récent survient à la suite de la tendance à la baisse de la valeur totale des permis de bâtir amorcée à l'automne 2012.

L'augmentation notée en avril provient en majeure partie de la hausse des intentions de construction de logements multifamiliaux en Ontario, en Colombie-Britannique et au Québec.

Les intentions de construction de logements résidentiels ont affiché une hausse de 21,0 % pour se chiffrer à 4,4 milliards de dollars. Il s'agit de la deuxième augmentation mensuelle d'affilée et de la valeur la plus élevée en 10 mois. Toutes les provinces ont enregistré des hausses, sauf l'Alberta et la Nouvelle-Écosse. Ces deux provinces avaient affiché de fortes hausses en mars.

Dans le secteur non résidentiel, la valeur des permis a diminué de 3,6 % pour s'établir à 2,6 milliards de dollars, à la suite de deux hausses mensuelles consécutives. Des baisses ont été observées dans cinq provinces, l'Alberta et l'Ontario ayant enregistré les plus fortes diminutions. Le Nouveau-Brunswick a enregistré la plus forte hausse, suivi du Québec et de la Colombie-Britannique.

Secteur résidentiel : hausse significative des intentions de construction de logements multifamiliaux

Les intentions de construction de logements multifamiliaux se sont accrues de 51,9 % pour atteindre 2,1 milliards de dollars, soit une deuxième augmentation mensuelle consécutive. Cette progression s'explique par une hausse des intentions de construction pour des appartements et des appartements-condominium dans huit provinces, l'Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec arrivant en tête. L'Alberta et la Nouvelle-Écosse ont affiché des baisses.

La valeur des permis de bâtir de logements unifamiliaux a augmenté de 1,1 % en avril pour s'établir à 2,2 milliards de dollars, soit la troisième hausse en quatre mois. Les augmentations observées en Colombie-Britannique, au Québec et en Ontario ont plus qu'effacé les baisses enregistrées dans les sept autres provinces. L'Alberta a affiché les baisses les plus prononcées, suivie de la Nouvelle-Écosse.

Les municipalités canadiennes ont approuvé des permis pour la construction de 19 377 nouveaux logements, en hausse de 33,0 % comparativement à mars. Cette augmentation s'explique par les logements multifamiliaux, dont le nombre s'est accru de 58,3 % pour atteindre 13 168 unités. Le nombre de logements unifamiliaux a, par contre, diminué de 0,6 % pour se fixer à 6 209 unités.

Secteur non résidentiel : baisses notées dans les composantes institutionnelle et industrielle

Les permis pour les immeubles non résidentiels ont affiché une baisse en avril, la hausse des intentions de construction d'immeubles commerciaux n'ayant pas suffi à effacer les baisses enregistrées dans les composantes institutionnelle et industrielle.

Les intentions de construction d'immeubles institutionnels ont reculé de 27,2 % pour atteindre 715 millions de dollars, et ce, à la suite d'une croissance de 119,2 % affichée le mois précédent. En dépit de cette baisse mensuelle, la valeur totale des permis de construction institutionnelle a poursuivi sa tendance à la hausse amorcée à la fin de 2012, mais à un rythme plus lent.

La baisse observée en avril provient principalement des immeubles gouvernementaux en Alberta, des immeubles à vocation médicale en Ontario et des établissements d'enseignement en Saskatchewan.

La valeur des permis de bâtiments industriels a enregistré une baisse de 5,3 % pour se chiffrer à 450 millions de dollars, après avoir connu deux augmentations mensuelles d'affilée. Des baisses ont été enregistrées dans six provinces, l'Ontario étant arrivé en tête. La baisse en Ontario provient en majeure partie des usines de fabrication. D'autres baisses importantes ont été observées dans les immeubles liés aux services publics et les bâtiments rattachés au secteur de l'industrie primaire en Saskatchewan.

Dans la composante commerciale, la valeur des permis s'est accrue de 15,8 % pour se chiffrer à 1,4 milliard de dollars, et ce, à la suite d'une baisse de 19,3 % en mars. Les hausses enregistrées dans quatre provinces, notamment en Alberta, ont neutralisé les diminutions observées dans les autres provinces. Les immeubles à bureau en Alberta et en Ontario ont été à l'origine de la majeure partie de la hausse.

Hausse des intentions de construction dans la plupart des provinces

La valeur totale des permis a augmenté dans six provinces en avril, la Colombie-Britannique étant arrivée en tête, suivie de l'Ontario et du Québec.

La Colombie-Britannique a enregistré la plus forte progression, grâce à une hausse des intentions de construction de logements multifamiliaux et, dans une moindre mesure, d'immeubles institutionnels et de logements unifamiliaux.

La progression inscrite en Ontario s'explique principalement par la hausse des intentions de construction de logements multifamiliaux, tandis qu'au Québec, les logements multifamiliaux et les bâtiments industriels sont à l'origine de la hausse.

Les baisses les plus prononcées ont été enregistrées en Alberta, en raison d'un recul des intentions de construction d'immeubles institutionnels et, dans une moindre mesure, d'immeubles résidentiels.

Hausse des intentions de construction dans la majorité des régions métropolitaines de recensement

Les intentions de construction ont augmenté dans 27 des 34 régions métropolitaines de recensement (RMR), celles de Calgary et de Vancouver arrivant en tête.

Les progressions observées à Calgary résultent surtout d'une hausse des intentions de construction d'immeubles commerciaux. La hausse observée à Vancouver provient principalement des logements multifamiliaux.

London suit de loin au troisième rang, la progression étant surtout attribuable à une hausse des intentions de construction résidentielle. L'augmentation affichée à Montréal découle principalement des logements multifamiliaux.

Après avoir atteint un sommet le mois précédent, Edmonton a enregistré la baisse la plus forte en avril. Cette diminution est attribuable au recul des intentions de construction d'immeubles institutionnels.

Saskatoon et Toronto ont suivi de loin, les deux RMR ayant inscrit des baisses dans le secteur non résidentiel et au chapitre des logements unifamiliaux. Les hausses notées dans les intentions de construction de logements multifamiliaux à Saskatoon et à Toronto n'ont pas suffi à neutraliser les baisses observées dans les autres composantes.

Note aux lecteurs

Sauf avis contraire, les données du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison par l'élimination de l'effet des variations saisonnières. Pour obtenir plus de renseignements sur la désaisonnalisation, voir le document intitulé La désaisonnalisation et le repérage des tendances économiques.

L'Enquête sur les permis de bâtir vise 2 400 municipalités représentant 95 % de la population. Ses résultats servent d'indicateur avancé de l'activité dans le domaine de la construction.

Les collectivités représentant les 5 % restants de la population sont très petites, et leurs activités de construction n'ont qu'une faible incidence sur le total pour l'ensemble de la population.

La valeur des intentions de construction présentées ici ne comprend pas les travaux d'ingénierie (par exemple les aqueducs, les égouts et les ouvrages de drainage) ni ceux associés au terrain.

Dans le cadre du présent communiqué, la région métropolitaine de recensement d'Ottawa–Gatineau (Ontario/Québec) est divisée en deux régions, soit la partie Gatineau et la partie Ottawa.

Révision

Les données pour le mois de référence en cours sont sujettes à révision, fondée sur les réponses tardives. Les données du mois précédent ont été révisées.

Les estimations de la tendance-cycle ont été ajoutées sur les graphiques en tant que complément des séries désaisonnalisées. Les données désaisonnalisées et les estimations de la tendance-cycle peuvent faire l'objet de révisions lorsque de nouvelles observations deviennent disponibles. Ces révisions pourraient être importantes et même entraîner le renversement du mouvement, en particulier à la fin de la série. La plus grande variabilité associée aux estimations de la tendance-cycle est indiquée par une ligne pointillée dans le graphique.

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