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64-001-XIF
Sous la poussée de vigoureuses intentions de construction dans le secteur
de l'habitation et le secteur non résidentiel, le niveau mensuel des
permis de bâtir a franchi le cap des 3,5 milliards de dollars en novembre,
pour la deuxième fois seulement au cours de la dernière décennie.
Les constructeurs ont pris pour un peu plus de 3,5 milliards de dollars de permis
de bâtir, en hausse de 7,1 % par rapport à octobre, ce qui constitue
le niveau mensuel le plus élevé depuis janvier 2001.
Les intentions de construction dans le secteur de l'habitation ont touché
les 2,0 milliards de dollars, soit une augmentation de 6,6 %, qui constitue
le meilleur résultat mensuel depuis février 1990. L'augmentation,
la sixième des sept derniers mois, a été le fait d'une
forte demande de logements unifamiliaux et multifamiliaux.
Une solide progression des composantes industrielles et commerciales a été
le principal facteur d'une augmentation de 7,8 % qui a porté la valeur
des permis dans le secteur non résidentiel à 1,5 milliard de dollars.
Depuis le début de l'année, les municipalités ont délivré
pour 36,9 milliards de dollars de permis de bâtir de janvier à
novembre, soit 9,0 % de plus que pour les 11 premiers mois de 2000. Chaque composante
des secteurs résidentiel et non résidentiel a participé
à la croissance.
Dix-huit des 26 régions métropolitaines de recensement ont affiché
une progression depuis le début de l'année. Montréal a
connu la plus forte augmentation en dollars, à la faveur de projets de
construction d'immeubles à bureaux, ainsi que de projets envisagés
dans le domaine du commerce de détail. Grâce à de vigoureuses
intentions de construction de logements multifamiliaux, Vancouver s'est classée
deuxième, loin derrière Montréal.
La valeur des permis de construction de logements multifamiliaux a bondi de
17,3 % et atteint 604 millions de dollars en novembre, pour un quatrième
mois consécutif d'augmentation. Les permis de construction de logements
unifamiliaux ont aussi contribué à l'augmentation globale dans
le secteur résidentiel, atteignant 1,4 milliard de dollars, au terme
d'une progression de 2,6 %.
Les facteurs qui ont contribué au dynamisme du marché de l'habitation
en 2001 comprennent les faibles taux hypothécaires et l'effet positif
qu'ils ont eu sur l'abordabilité du logement, les taux d'inoccupation
serrés pour les appartements dans plusieurs régions, et un haut
niveau d'immigration.
À l'échelon provincial, l'explosion de la valeur des permis de
construction de logements multifamiliaux dans la région de Toronto a
valu à l'Ontario la plus forte progression (en dollars) pour le secteur
résidentiel (+13,3 %, valeur totale de 966 millions de dollars). Par
contraste, la Colombie-Britannique a accusé le plus net recul (-32,0
%, valeur totale de 200 millions de dollars), après un solide mois en
octobre.
Depuis le début de l'année, les municipalités ont délivré
pour 20,3 milliards de dollars de permis de construction résidentielle
de janvier à novembre, soit 8,5 % de plus par rapport à la même
période de 2000. Il s'agissait d'un niveau record pour les 11 premiers
mois d'une année. La progression est attribuable à la fois aux
logements unifamiliaux et aux logements multifamiliaux.
À l'échelon provincial, la croissance la plus importante (en dollars)
de la valeur cumulative des permis de construction résidentielle a été
observée au Québec (+14,8 %), qui venait juste avant la Colombie-Britannique.
La Nouvelle-Écosse a accusé la plus forte diminution par rapport
à 2000 (-13,6 %).
Le secteur non résidentiel a rebondi en novembre, après une faible
progression en octobre, précédée de deux replis mensuels
consécutifs.
La valeur des permis dans la composante industrielle a fait un bond de 21,7
% qui l'a portée à 409 millions de dollars, sous la poussée,
essentiellement, d'une augmentation dans la catégorie des services publics
et des transports. L'Ontario a réalisé la plus forte croissance
(+120,5 %, valeur totale de 180 millions de dollars), qui est principalement
le résultat de vigoureuses intentions de construction dans la région
de Kitchener.
La valeur des permis de construction commerciale a augmenté de 9,3 %
et atteint 683 millions de dollars, grâce surtout aux progressions réalisées
dans la catégorie des entrepôts. L'Alberta a eu la plus forte croissance
(+65,8 %, valeur totale de 175 millions de dollars), conséquence de solides
intentions de construction dans les régions de Calgary et d'Edmonton.
Cependant, les intentions dans la composante institutionnelle ont fléchi
de 4,5 %, revenant à 429 millions de dollars en novembre, sous l'effet
d'un recul des intentions de construction dans la catégorie des services
de bien-être. Après un excellent résultat en octobre, l'Ontario
a accusé la plus forte baisse dans cette composante.
En novembre, l'augmentation la plus prononcée de la valeur des permis
de construction non résidentielle (en dollars) est survenue en Alberta
(+62,5 %, valeur totale de 313 millions de dollars), sous l'effet surtout d'une
progression des trois composantes dans la région de Calgary. Par contraste,
la plus forte baisse est survenue en Colombie-Britannique (-28,0 %, valeur totale
de 108 millions de dollars).
Depuis le début de l'année, les intentions de construction non
résidentielle ont progressé de 9,6 % et atteint 16,6 milliards
de dollars de janvier à novembre, soit leur meilleur résultat
pour les 11 premiers mois d'une année depuis 1989.
La composante institutionnelle a réalisé la meilleure progression
depuis le début de l'année (+35,3 %, valeur totale de 4,5 milliards
de dollars). La valeur des permis a atteint 8,5 milliards de dollars dans les
projets de construction commerciale, en hausse de 3,2 %, tandis qu'elle est
demeurée pour ainsi dire inchangée dans la composante industrielle
(+0,2 %), à 3,6 milliards de dollars.
Les faibles taux d'intérêt, les bons bénéfices des
sociétés en 2000 et les dépenses des ménages et
dépenses publiques soutenues sont compatibles avec ces solides progressions
cumulatives.
Pour la période de janvier à novembre, une hausse marquée
de la valeur des permis de construction commerciale délivrés pour
la région de Montréal a valu au Québec la plus forte croissance
parmi les provinces (+28,6 %, valeur totale de 3,7 milliards de dollars); chacune
des trois composantes a participé à la croissance.
Par contraste, un recul de toutes les composantes non résidentielles
dans la région de Halifax a valu le plus net recul à la Nouvelle-Écosse
(-34,4 %, valeur totale de 228 millions de dollars).
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