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64-001-XIF
La valeur des permis de bâtir délivrés par les municipalités a augmenté de 1,0 % en octobre, les intentions de construction de logements unifamiliaux ayant atteint un niveau qui n’a été dépassé qu’une seule fois au cours de la dernière décennie. Les constructeurs ont pris pour 3,3 milliards de dollars de permis. La valeur des permis de construction résidentielle a crû de 1,7 % et atteint 1,9 milliard de dollars. L’accroissement du niveau d’intentions de construction de logements unifamiliaux et multifamiliaux a signifié une troisième augmentation mensuelle consécutive pour le secteur résidentiel. Dans le secteur non résidentiel, la valeur totale des permis a été de 1,4 milliard de dollars, soit à peu près la même chose qu’en septembre, une hausse de valeur des permis de construction commerciale ayant été effacée par des baisses dans les composantes industrielle et institutionnelle. Jusqu’ici cette année, les municipalités ont délivré pour 33,3 milliards de dollars de permis de bâtir, en hausse de 8,7 % par rapport à la même période de 10 mois de 2000. Cela représente le plus haut niveau pour les 10 premiers mois d’une année depuis 1989. Cet excellent résultat est attribuable à des augmentations dans les secteurs résidentiel et non résidentiel. À l’échelon régional, Montréal a largement dominé les autres régions métropolitaines au chapitre de la croissance (en dollars) de la valeur cumulative des permis de construction. Plus de la moitié de l’accroissement de la valeur des permis de construction non résidentielle au niveau national revient à la région de Montréal. Les intentions soutenues de construction de logements multifamiliaux ont valu à Vancouver la deuxième augmentation en importance parmi les régions métropolitaines. Vigoureuses intentions de construction de logements unifamiliaux La valeur des permis de construction de logements unifamiliaux a progressé de 2,0 % et atteint 1,4 milliard de dollars en octobre. Depuis mars 1990, c’est le deuxième niveau en importance pour les intentions de construction de logements unifamiliaux. Sur cette période, seul le niveau de janvier 2001 a été plus élevé. Par ailleurs, la valeur des permis de construction de logements multifamiliaux, qui a crû de 1,2 % et atteint 503 millions de dollars, a aussi contribué à faire augmenter l’ensemble du secteur résidentiel. Des taux hypothécaires avantageux et leur effet positif sur l’abordabilité du logement ainsi que le resserrement des taux d’inoccupation des appartements locatifs sont des facteurs qui expliquent les excellents résultats du secteur résidentiel depuis le début de l’année. Le gros de la progression qu’affiche le secteur résidentiel est venu de la Colombie-Britannique (+28,4 %, valeur totale de 295 millions de dollars), où la valeur des permis de construction résidentielle a atteint en octobre son plus haut niveau depuis septembre 1997. Le Québec a aussi affiché une hausse appréciable de la valeur des permis de construction résidentielle (+5,6 %, valeur totale de 317 millions de dollars). Le repli le plus marqué a été observé en Alberta (-10,9 %, valeur totale de 275 millions de dollars), après trois mois de hausse. Depuis le début de l’année, la valeur des permis de construction résidentielle a atteint 18,3 milliards de dollars, en hausse de 7,4 % par rapport aux 10 premiers mois de 2000, grâce aux contributions des logements unifamiliaux et multifamiliaux. À l’échelon provincial, les meilleures progressions (en dollars) de la valeur cumulative des permis ont été réalisées en Colombie-Britannique (+19,7 %, valeur totale de 2,4 milliards de dollars) et au Québec (+13,3 %, valeur totale de 3,0 milliards de dollars). La Nouvelle-Écosse a accusé le plus net recul (-15,0 %, valeur totale de 370 millions de dollars). Le secteur non résidentiel demeure stable Après deux reculs mensuels consécutifs, les constructeurs ont pris pour 1,4 milliard de dollars de permis de construction non résidentielle en octobre, soit essentiellement le même niveau de valeur qu’en septembre. Plusieurs indicateurs aident à expliquer la tendance à la baisse continue dans le secteur non résidentiel. Selon l’Enquête sur les perspectives du monde des affaires de Statistique Canada, seulement 8 % des fabricants demeuraient positifs au sujet des perspectives de croissance de la production au quatrième trimestre de 2001, ce qui constitue un creux jamais vu. De même, l’Indice de confiance des entreprises du Conference Board s’est effondré au troisième trimestre. L’augmentation des taux d’inoccupation des immeubles à bureaux ainsi que la diminution des ventes au détail pourraient par ailleurs se répercuter négativement sur la construction non résidentielle. La valeur des permis de construction commerciale a monté de 4,9 % et atteint 616 millions de dollars, essentiellement grâce au raffermissement de la demande de permis de construction d’immeubles à bureaux. Malgré cette hausse, le niveau d’octobre demeurait 17,1 % plus bas que le niveau mensuel moyen de 2000. Dans le secteur industriel, une solide progression de la valeur des permis de construction d’usines de fabrication a été facilement effacée par un recul très marqué de la construction de bâtiments dans la catégorie des transports. Ainsi, les municipalités ont délivré l’équivalent de 333 millions de dollars de permis de construction industrielle en octobre, en baisse de 1,7 %. Après les excellents résultats de septembre, les intentions de construction dans le secteur institutionnel sont tombées de 4,7 %, se chiffrant à 450 millions de dollars, dans la foulée d’un ralentissement de la valeur des permis de construction de bâtiments dans la catégorie de l’éducation. À l’échelon provincial, une forte augmentation de la composante institutionnelle a valu à l’Ontario la plus forte hausse (en dollars) dans le secteur non résidentiel (+17,2 %, valeur totale de 610 millions de dollars). La Colombie-Britannique a affiché le recul le plus important (-30,5 %, valeur totale de 147 millions de dollars). Le net recul de la catégorie institutionnelle a ramené les intentions de construction non résidentielle en Colombie-Britannique à leur plus bas niveau mensuel en 11 mois. Depuis le début de l’année, la valeur des permis de construction non résidentielle a été de 15,0 milliards de dollars, soit 10,2 % de plus que pour la même période de 10 mois de 2000. Cela traduit les meilleurs résultats pour toute période de janvier à octobre depuis 1989. Le gros de l’augmentation du chiffre cumulatif est venu d’une vigoureuse poussée de 35,3 % des intentions de construction institutionnelle. Il y a aussi eu une contribution moindre de la composante commerciale (+6,0 %), tandis que la valeur cumulative des permis de construction industrielle a fléchi de 3,5 % par rapport à la même période de 2000. Sous la poussée d’une croissance exceptionnelle dans la région de Montréal, la plus forte hausse de valeur des permis de construction non résidentielle (en dollars) parmi les provinces a été observée au Québec (+33,4 %, valeur totale de 3,4 milliards de dollars). L’Ontario venait au deuxième rang, loin derrière (+5,6 %, valeur totale de 6,1 milliards de dollars), ayant pu compter sur des hausses considérables dans la catégorie institutionnelle. Les plus nets replis ont été en Nouvelle-Écosse (-33,8 %) et au Manitoba (-25,0 %).
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