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64-001-XIF
Permis de bâtir
Juillet 2001

Faits saillants


La valeur des permis de construction délivrés en juillet, soit 3,4 milliards de dollars, est restée inchangée par rapport à juin. Un recul de la valeur des permis de construction de logements a été épongé par un rebondissement dans le secteur non résidentiel.

La valeur des permis de construction non résidentielle a fait un bond de 13,9 %, qui l’a portée à 1,6 milliard de dollars, grâce surtout à une hausse sensible de la composante commerciale. Par contraste, après deux augmentations mensuelles importantes, le secteur résidentiel a connu un recul de 10,2 % et est revenu à 1,8 milliard de dollars, avec l’affaissement des intentions de construction de logements multifamiliaux.

Pour les sept premiers mois de l’année, la valeur des permis de construction a été de 23,5 milliards de dollars, en hausse de 13,0 % comparativement à la même période de l’an dernier. La composante résidentielle (+9,3 %, valeur totale de 12,7 milliards de dollars) et non résidentielle (+17,7 %, valeur totale de 10,8 milliards de dollars) ont contribué à ce résultat, le meilleur depuis 1989.

À l’échelon régional, la croissance de loin la plus considérable (en dollars) est venue de la région de Montréal et est dans une large mesure attribuable aux projets du secteur commercial. À Montréal, la valeur des permis de construction était 49,5 % plus élevée au cours des sept premiers mois de 2001 qu’au cours de la même période de l’an dernier. La région de Toronto a aussi eu une augmentation sensible, grâce à la vigueur des intentions de construction résidentielle.

Le secteur résidentiel a été ralenti par une chute de valeur des permis de construction de logements multifamiliaux

Après un sommet en juin, les municipalités ont délivré pour 438 millions de dollars de permis de construction de logements multifamiliaux en juillet, soit 32,1 % de moins que le mois précédent. La valeur des permis de construction de logements unifamiliaux a progressé légèrement, c.-à-d. de +0,6 %, pour atteindre 1,3 milliard de dollars.

Malgré le repli en juillet, les perspectives pour le marché de l’habitation demeurent encourageantes : selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, il faut prévoir une augmentation du nombre de mises en chantier d’habitations, des ventes de maisons existantes et des dépenses de rénovation en 2001 comparativement à 2000. En outre, les taux hypothécaires demeurent avantageux, les taux d’inoccupation sont serrés dans plusieurs centres et les prix des maisons neuves ont continué d’augmenter. La progression que révèlent les chiffres cumulatifs des permis de construction résidentielle jusqu’ici cette année recoupe ces résultats.

Le recul de juillet est venu dans une large mesure de l’Ontario (-17,4 %, valeur totale de 819 millions de dollars), et aussi du Québec (-9,1 %, valeur totale de 290 millions de dollars). Dans les deux provinces, la diminution était le fait de la composante multifamiliale. Par ailleurs, la croissance la plus considérable a été observée en Alberta (+5,1 %, valeur totale de 271 millions de dollars).

Pour la période de janvier à juillet, la vigueur du secteur résidentiel lui est venue des hausses du côté de la construction de logements multifamiliaux (+20,3 %) et unifamiliaux (+5,4 %). La valeur cumulative pour 2001 représente le meilleur résultat du secteur de l’habitation pour les sept premiers mois de toutes les années observées.

Comparativement aux sept premiers mois de 2000, les plus fortes augmentations cumulatives (en dollars) ont été observées en Ontario (+8,2 %, valeur totale de 6,3 milliards de dollars) et en Colombie-Britannique (+25,4 %, valeur totale 1,6 milliard de dollars). Dans les deux provinces, il y a eu des augmentations du côté des logements unifamiliaux et multifamiliaux. La Nouvelle-Écosse a accusé le recul le plus net (-16,8 %).

La valeur des permis de construction commerciale est soutenue par la croissance dans le secteur non résidentiel

Le rebondissement de 13,9 % observé en juillet pour ce qui est de la valeur des permis de construction non résidentielle a mis fin à deux mois consécutifs de repli, et était principalement le fait des intentions de construction commerciale et institutionnelle.

Le bond de 23,3 % de la valeur des permis de construction commerciale l’a portée à 850 millions de dollars, grâce surtout aux augmentations touchant les immeubles à bureaux, les entrepôts et les bâtiments pour le commerce et les services. L’Ontario a enregistré la meilleure croissance (+69,4 %, valeur totale de 366 millions de dollars) grâce au niveau élevé des intentions de construction dans la région de Toronto.

Les intentions de construction institutionnelle sont en progression de 8,5 % et atteignent 510 millions de dollars. C'est le meilleur résultat jamais observé pour cette composante. La catégorie des immeubles à vocation médicale et hospitalière, ainsi que des projets pour des bureaux gouvernementaux et pour des immeubles destinés aux services sociaux, font ressortir les augmentations les plus importantes. À l’échelon provincial, la plus forte croissance pour cette composante est survenue en Colombie-Britannique.

Seule la composante industrielle, retenue par la catégorie des services publics et des transports, a subi une baisse en juillet (-1,8 %, valeur totale de 242 millions de dollars). L’Alberta a enregistré la plus forte diminution de cette composante.

À l’échelon provincial, l’Ontario a bénéficié de l’augmentation la plus importante dans le secteur non résidentiel (+23,2 %, valeur totale de 713 millions de dollars), grâce aux solides résultats obtenus pour la composante commerciale dans la région de Toronto et pour les intentions de construction institutionnelle dans la région de Kitchener. Par contraste, après une bonne progression en juin, l’Île-du-Prince-Édouard a enregistré la baisse la plus marquée.

Depuis le début de l’année, les municipalités ont délivré pour 10,8 milliards de dollars de permis pour le secteur non résidentiel de janvier à juillet, montant en hausse de 17,7 % comparativement à la même période en 2000. C’est le meilleur résultat depuis 1989, attribuable surtout aux augmentations des intentions de construction commerciale (+15,8 %, valeur totale de 5,9 milliards de dollars) et institutionnelle (+36,3 %, valeur totale de 2,7 milliards de dollars). Une hausse de la composante industrielle (+4,6 %, valeur totale de 2,2 milliards de dollars) a aussi contribué à la progression.

La faiblesse des taux d’inoccupation des immeubles à bureaux et des bâtiments industriels dans plusieurs grands centres, conjuguée au niveau élevé des taux d’utilisation de la capacité et à l’accroissement des projets de dépenses de construction des municipalités, explique l’augmentation des intentions de construction non résidentielle en 2001.

Les vigoureuses hausses de valeur des permis de construction non résidentielle délivrés pour la région de Montréal ont fait du Québec la province qui a enregistré le plus forte progression parmi les provinces (+47,2 %, valeur totale de 2,5 milliards de dollars), chacune des trois composantes ayant participé à la croissance. Par contre, la Nouvelle-Écosse accuse le plus net recul (-37,9 %, valeur totale de 162 millions de dollars), à cause d’une diminution qui a touché chacune des trois composantes.



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