Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.



64-001-XIF
Permis de bâtir
Mai 2001

Faits saillants


La valeur des permis de bâtir délivrés par les municipalités a connu une légère baisse en mai, malgré un vigoureux rebondissement des projets de construction envisagés dans le secteur du logement. Les constructeurs ont pris pour 3,2 milliards de dollars de permis de bâtir, soit une baisse de 0,6 % par rapport à avril.

La valeur des permis de construction résidentielle a augmenté de 9,4 % par rapport à avril, passant ainsi à 1,7 milliard de dollars, après trois replis mensuels consécutifs. Une hausse appréciable de la valeur des permis de construction de logements multifamiliaux a été un grand facteur de ce bond.

Cependant, la progression dans le secteur du logement n'a pas été suffisante pour faire contrepoids à une baisse dans le secteur non résidentiel, où la valeur des intentions de construction a fléchi de 10,6 % et est tombée à 1,4 milliard de dollars. La principale cause de ce recul a été une diminution de la valeur des permis de construction commerciale.

Pour les cinq premiers mois de 2001, la valeur des permis de construction a été de 16,7 milliards de dollars, soit 13,0 % de plus qu'au cours de la même période de 2000. Cela représente le plus haut niveau pour la période de janvier à mai depuis 12 ans. Ce résultat reflète de solides hausses à la fois dans le secteur résidentiel (+7,8 %, valeur totale de 8,9 milliards de dollars) et dans le secteur non résidentiel (+19,6 %, valeur totale de 7,7 milliards de dollars).

Parmi les régions, la progression la plus imposante (en dollars), depuis le début de l'année, a été observée à Montréal, où les projets de construction dans le secteur non résidentiel ont été presque deux fois plus que dans la période correspondante de 2000. La deuxième hausse en importance est survenue dans la région de Toronto, où la progression a été équilibrée entre le secteur résidentiel et le secteur non résidentiel.

Rebondissement des permis de construction de logements multifamiliaux

Après deux replis mensuels importants, la valeur des permis de construction de logements multifamiliaux a fait une remontée de 33,3 % en mai et atteint 535 millions de dollars. Les intentions de construction de logements unifamiliaux ont aussi connu une reprise, à 1,2 milliard de dollars, soit 1,3 % de plus qu'en avril.

La croissance soutenue du revenu disponible par habitant, le niveau élevé d'emploi, des taux hypothécaires avantageux et des taux élevés d'occupation des logements multifamiliaux sont autant de facteurs qui expliquent le bon résultat obtenu en mai. Ils annoncent également un marché de l'habitation encourageant pour le proche avenir.

Les intentions de construction de logements ont augmenté dans toutes les provinces en mai, sauf à l'Île-du-Prince-Édouard. L'augmentation la plus prononcée (en dollars) est survenue en Ontario (+7,8 %, valeur totale de 818 millions de dollars), conséquence d'une forte augmentation de la valeur des permis de construction de logements multifamiliaux. Le Québec (+10,3 %) et l'Alberta (+9,4 %) ont eu les deuxième et troisième hausses en importance.

Depuis le début de l'année, la cadence soutenue dans le secteur résidentiel de janvier à mai est dans une large mesure le résultat d'intentions optimistes pour les logements multifamiliaux (+26,2 %, valeur totale de 2,6 milliards de dollars). La croissance des intentions de construction de logements unifamiliaux (+1,8 %, valeur totale de 6,3 milliards de dollars) a aussi contribué à ces bons résultats.

Pour les cinq premiers mois de 2001, l'augmentation la plus marquée a été observée en Ontario (+8,5 %, valeur totale de 4,5 milliards de dollars), qui est suivie en cela par la Colombie-Britannique (+27,9 %, valeur totale de 1,2 milliard de dollars). Le recul le plus net est survenu en Nouvelle-Écosse (-29,0 %, valeur totale de 160 millions de dollars).

Troisième baisse mensuelle pour le secteur non résidentiel en 2001

Le repli de 10,6 % de la valeur des permis de construction dans le secteur non résidentiel en mai suivait une robuste progression de 16,3 % en avril. Les baisses considérables survenues dans la composante commerciale ont été dans une large mesure la cause du recul global. Cependant, la valeur cumulative des permis de construction non résidentielle pour les cinq premiers mois restait 19,6 % plus élevée que pour la même période de l'an dernier.

Les entreprises et les consommateurs ont donné des signaux non convergents. Le commerce de détail a augmenté pour le deuxième mois consécutif en avril. Cependant, au premier trimestre de 2001, les sociétés ont accusé une baisse de leurs bénéfices d'exploitation et de leurs taux d'utilisation de la capacité.

La valeur des permis de construction commerciale a chuté de 18,2 % en mai, tombant à 739 millions de dollars, après un bond de 23,3 % en avril. Les projets de construction d'immeubles à bureaux ainsi que de bâtiments de loisirs ont affiché les baisses les plus marquées. Après un solide mois, l'Ontario a accusé la plus forte diminution (-36,5 %, valeur totale de 197 millions de dollars).

Les intentions de construction industrielle ont connu une baisse pour un quatrième mois consécutif en mai (-1.8%), ce qui les a ramenées à 292 millions de dollars, baisse entièrement imputable à la catégorie de la construction d'usines de fabrication.

Les intentions de construction institutionnelle ont atteint 396 millions de dollars, soit leur plus haut niveau mensuel des deux dernières années. L'augmentation de 0,4 % est le fait de hausses dans le cas des projets de construction d'immeubles à vocation médicale et de services sociaux.

À l'échelon provincial, la baisse mensuelle la plus marquée est survenue en Ontario (-24,0 %, valeur totale de 444 millions de dollars), conséquence d'un repli important de la composante commerciale. Une bonne part de ce recul est imputable à la région de Toronto, où chacune des trois composantes a fléchi. Par contre, l'Alberta fait ressortir l'augmentation la plus sensible (+16,2 %, valeur totale de 222 millions de dollars), grâce surtout à l'excellent résultat obtenu dans les projets de construction d'établissements d'enseignement dans la région de Calgary.

Depuis le début de l'année, les intentions de construction non résidentielle ont atteint 7,7 milliards de dollars, en hausse de 19,6 %. C'est leur meilleur résultat pour les cinq premiers mois d'une année depuis 1989. La valeur cumulative des permis de construction commerciale en 2001 a été de 4,3 milliards de dollars, c'est-à-dire 17,4 % de plus que pour la même période de 2000; vient ensuite la composante institutionnelle, à 1,7 milliard de dollars, en hausse de 29,4 %. Les intentions de construction industrielle ont aussi contribué à l'accroissement, avec une augmentation de 16,1 % qui les a portées à 1,7 milliard de dollars.

Parmi les provinces, c'est le Québec qui a connu l'augmentation la plus importante dans le secteur non résidentiel depuis le début de l'année (+57,6 %, valeur totale de 1,9 milliard de dollars) à la faveur des projets de construction commerciale et industrielle dans la région de Montréal. La Nouvelle-Écosse a été l'une des rares provinces à accuser un recul, qui est imputable à chacune des trois composantes.


[ Menu principal | Faits saillants | Tableaux et graphiques | Méthodologie et concepts | Informations aux utilisateurs | Produits et services | Communiquez avec nous | English ]

Tous droits réservés Statistique Canada

>