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64-001-XIF
L’enquête mensuelle sur les permis de bâtir menée auprès
des municipalités canadiennes vise à recueillir des informations sur les
intentions de construction. Les résultats de cette enquête servent d’une
part de base de référence à la S.C.H.L. (Société Canadienne d’hypothèques
et du logement) dont l’un des mandats est d’effectuer le relevé mensuel
du nombre de logements mis en chantier et parachevés. D’autre part, la
statistique sur les permis de bâtir constitue un élément essentiel dans
le calcul des dépenses d’immobilisation. De plus l’émission du permis
de bâtir étant l’une des premières étapes du processus de construction,
cette statistique est grandement utilisée comme indicateur avancé de cette
activité.
L’enquête « Permis de bâtir » vise toutes les municipalités
canadiennes émettant des permis. Celles-ci au nombre de 2,500 en provenance
de toutes les provinces et territoires regroupent 94% de la population
canadienne. Elles ne font pas l'objet d'un échantillon prédéterminé et la participation à cette enquête est obligatoire. En pratique,
toutes les agglomérations urbaines y sont représentées ainsi qu’un bon
pourcentage des municipalités rurales. Sauf exception, l’enquête couvre
au minimum les municipalités déjà incluses dans l’enquête « Logements
mis en chantier et parachevés ». Sur une base régulière les municipalités
non-répondantes et émettant des permis sont incitées à répondre à l’enquête.
De ce fait, le nombre de municipalités couvertes s’accroît continuellement.
L’enquête est généralement menée par la poste bien que
certaines municipalités puissent choisir de répondre par téléphone. L’agent
municipal responsable de l’émission des permis rempli mensuellement un
formulaire sur
lequel chacun des projets de construction d’envergure doit être décrit.
La valeur des permis rapportés comprend les dépenses suivantes: matériaux,
main d’oeuvre, profits et frais généraux. Le coût du terrain n’est jamais
inclus dans la valeur estimative du permis tandis que les frais d’acquisition
(actes notariés, frais d’arpentage, intérêts encourus) peuvent à l’occasion
y être intégrés.
Après avoir rempli leur rapport, les municipalités en
acheminent une copie aux bureaux centrales Statistique Canada le plus
proche et l’autre au bureau local de la Société canadienne d’hypothèques
et du logement (S.C.H.L.). Afin de réduire leur fardeau, de plus en plus
de répondants produisent un rapport informatisé.
Les rapports des municipalités qui font parties d’une
région métropolitaine de recensement ou d’une agglomération de recensement
doivent nous parvenir dans les 20 jours suivant le mois visé. Les autres
municipalités ont 30 jours pour produire leur rapport. Seules les municipalités
retardataires, incluses dans l’enquête de la S.C.H.L. ci-haut mentionnée,
font l’objet d’un suivi téléphonique.
A leur réception aux bureaux centrales de Statistique
Canada, les rapports sont vérifiés, codés et saisis.
Les données sur les permis de bâtir étant extraites de
documents administratifs municipaux, deux types d’erreurs de réponse sont
possibles: les erreurs imputables au demandeur de permis et les erreurs
de transcription faites par la municipalité répondante. L’expérience prouve
que les erreurs de transcription sont peu fréquentes. De plus, du fait
qu’un nombre croissant de municipalités produisent des rapports automatisés
la fréquence de ce type d’erreur tend à diminuer. Toutefois, les erreurs
provenant d’une déclaration erronnée du coût du projet de construction
sont toujours probables. Une enquête sur « La qualité des données permis
de bâtir » tenue auprès des principales administrations municipales canadiennes
a révélé que la valeur déclarée des bâtiments pour lesquels un permis
est émis est généralement sous-évaluée. Le mode de tarification des permis
qui, dans la plupart des cas, est établi en fonction de la valeur de construction
mène indubitablement à une sous-évaluation de la valeur des projets.
De plus, les résultats de cette enquête révèlent que pour la moitié des
municipalités enquêtées, la valeur soumise par le demandeur ne fait l’objet
d’aucune vérification de la part des agents municipaux.
Des procédures de contrôle qualitatif rigoureuses sont
utilisées afin de s’assurer que la collecte, la codification ainsi que
le traitement des données sont effectués avec le plus de précision possible.
En plus des vérifications habituelles visant à s’assurer que les formulaires
sont complètement remplis, les données codées et saisies sont soumises
à un contrôle qualitatif établi par la Division des méthodes d’enquêtes-entreprises.
Des vérifications sont également exercées sur les totalisations et l’ordre
de grandeur des données. Chaque rapport qui ne répond pas aux critères
de qualité retenus fait l’objet d’une vérification et est corrigé au besoin.
Il faut procéder à des imputations pour chaque caractéristique pour laquelle aucune déclaration n'a été reçue. On les calcule automatiquement, sous réserve de certaines contraintes, en appliquant aux valeurs utilisées précédemment, les variations mensuelles et annuelles des valeurs semblables des municipalités répondantes; et le patron historiques des municipalités manquantes. Aucune imputation n’est faite pour le
manque de couverture, la clandestinité ou la sousévaluation des permis émis.
Pour cette raison, l’erreur d’échantillonnage ne peut être calculée.
Toute comparaison de données doit être faite avec réserve étant donné
que les modalités d’émission de permis ainsi que les méthodes d’estimation
des valeurs peuvent différer d’une municipalité à l ’autre. De plus, puisque
le nombre de municipalités participant à l ’enquête s’accroît constamment,
on doit tenir compte de ce fait lors de comparaisons touchant des périodes
différentes.
Les statistiques mensuelles ne font pas l’objet de correction pour les
permis annulés ou périmés. D’après les agents municipaux, le volume d’annulation
ou d’inutilisation est inférieur à 5%.
La classification utilisée dans la présente publication
porte strictement sur les bâtiments pour lesquels un permis de
bâtir a été émis. Généralement les permis émis correspondent aux travaux
suivants: construction de nouveaux bâtiments, transformation de logement,
ajout structurel, rénovation, etc. Les travaux de réparation (peinture,
réfection de plancher, de toiture, etc.) pour lesquels aucun permis n’est
requis et les travaux de génie (tels les barrages, les routes, les oléoducs,
etc.), qui par définition ne sont pas des bâtiments, ne sont pas compris
dans la présente statistique. Des estimations de ces travaux sont toutefois
disponibles en consultant « Dépenses en immobilisations par type d’actif
» (no 61-223
au catalogue) et « Investissements privés et publics » (no
61-205
au catalogue)
.
La description fournie par les municipalités concernant le type de
bâtiment (case #6 de la Section A du formulaire) ainsi que le type
de travail à effectuer (case #7 de la Section A du formulaire) constitue
le fondement de la classification. La classification des bâtiments en
groupes ou sous-groupes principaux se fondent sur les éléments suivants:
la destination prévue, dans le cas des immeubles nouveaux; l’utilisation
réelle ou prévue des bâtiments auxquels des améliorations sont effectués;
affiliation de l’immeuble où la construction envisagée a pour objet d’assurer
des commodités accessoires; la principale utilisation de l’ensemble lorsque
la construction projetée est destinée à plus d’une fin, toutefois lorsque
le bâtiment abrite des logements, on procède à la répartition de la valeur
des travaux entre l’usage résidentiel et non résidentiel.
Les limites territoriales ont été établies conformément
aux définitions du recensement de 1996. Durant les périodes intercensitaires
les changements de limites, de statuts et de noms des (SDR) sont introduits
dans cette publication sur une base annuelle. Les changements affectant
les autres unités géographiques (RMR, AR, DR, RE) sont pour leurs parts
incorporés sur base quinquennale dix huit mois après la tenue du recensement.
Les révisions pouvant affecter les résultats de l’enquête
sur les permis de bâtir sont de deux natures:
Les données désaisonnalisées portant sur le total des
unités et la valeur aggrégée des permis de bâtir sont obtenues indirectement,
c’est-à-dire par l’addition de leurs composantes désaisonnalisées. On
obtient les unités totales de logement par l’aggrégation des données désaisonnalisées
de type unifamilial et multiple; la valeur totale des permis résulte pour
sa part de la somme des éléments suivants: résidentiel, industriel, commercial
et institutionnel. Certaines séries ne présentent aucune saisonnalité
apparente. Ainsi, les valeurs non-désaisonnalisées des ces séries ont
été utilisées et agrégées aux valeurs désaisonnalisées des autres séries.
À la fin de l’année, les séries chronologiques désaisonnalisées sont
revisées afin de tenir compte des plus récentes fluctuations saisonnières.
Seules les trois années de fin de série sont affectées par ce processus
de révision. Les données revisées sont introduites à la banque de données
CANSIM.
La présente publication ne renferme qu’une partie des
données produites sur les permis de bâtir. On peut cependant en s’adressant
à la section des Indicateurs courants de l’investissement ((613) 951-9689,
frais virés) commander soit des tableaux non-publiés ou soumettre
des requêtes spéciales. Ces dernières sont maintenant disponibles sur
disquette. Les séries présentées ici sont aussi disponibles sur CANSIM
dans les matrices 80
(niveaux 3 à 7 et 16 à 32), 129,
137, 443,
987, 989 à 995,
et 4073.
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