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64-001-XIF
Permis de bâtir
Avril 2001

Faits saillants


La valeur des permis de bâtir délivrés par les municipalités a augmenté en avril, à la faveur de hausses mensuelles appréciables du côté des projets de construction commerciale et institutionnelle. Les constructeurs ont pris pour 3,2 milliards de dollars de permis de bâtir, soit une hausse de 4,8 % par rapport à mars.

Le rebondissement de la valeur des permis de construction non résidentielle a été amplement suffisant pour faire contrepoids au recul dans le secteur résidentiel. Les intentions de construction non résidentielle ont atteint 1,6 milliard de dollars en avril, soit 16,6 % de plus qu’en mars, ce qui mettait un terme à deux mois de recul.

Par ailleurs, la valeur des permis de construction résidentielle a fléchi de 4,8 %, pour s’établir à 1,6 milliard de dollars. C’était le plus bas niveau des 12 derniers mois, à cause d’un ralentissement des intentions de construction dans les composantes unifamiliale et multifamiliale.

Au cours de la période de quatre mois de janvier à avril, les municipalités ont délivré pour 13,5 milliards de dollars de permis de bâtir, ce qui est 14,0 % de plus que pour la même période de l’an dernier. C’était aussi le plus haut niveau pour les quatre premiers mois de toute année depuis 1990, conséquence d’augmentations à la fois dans le secteur résidentiel et dans le secteur non résidentiel.

Le gros de l’accroissement de la valeur cumulative est venu des régions métropolitaines de recensement de Toronto et de Montréal. À Toronto, la hausse a été répartie entre toutes les catégories des secteurs résidentiel et non résidentiel. À Montréal, elle est dans une large mesure attribuable aux projets de construction d’immeubles à bureaux et d’usines.

Baisses dans les composantes unifamiliale et multifamiliale

La valeur des permis de construction de logements multifamiliaux en avril a été de 402 millions de dollars, en baisse de 13,5 % par rapport à mars, tandis que les intentions de construction de logements unifamiliaux ont chuté de 1,5 %, tombant à 1,2 milliard de dollars. C’était le troisième repli mensuel consécutif de la valeur des permis pour la composante unifamiliale, qui représente les trois quarts, environ, de l’ensemble du secteur résidentiel.

Malgré ce résultat, le marché de l’habitation demeure actif. En avril, le nombre de mises en chantier d’habitations a monté de 3,1 %, les ventes de maisons existantes ont progressé et le stock de logements vacants était faible. De même, les niveaux d’emploi sont demeurés élevés et les taux hypothécaires avantageux.

À l’échelon provincial, le recul le plus net (en dollars) de la valeur des permis de construction résidentielle a été observé en Ontario (-8,9 %, valeur totale de 769 millions de dollars), où l’effet de ralentissement est venu uniquement de la composante multifamiliale. Par contraste, l’augmentation la plus prononcée a eu lieu en Alberta (+4,0 %, valeur totale de 249 millions de dollars).

Pour les quatre premiers mois de l’année, les municipalités ont délivré pour 7,2 milliards de dollars de permis de construction résidentielle, en hausse de 8,4 % par rapport à la même période de 2000, et meilleur résultat pour toute période de janvier à avril depuis 1990. Cette progression a été, dans une large mesure, le fait de l’accroissement de la valeur des permis de construction de logements multifamiliaux.

À l’échelon provincial, l’augmentation la plus considérable, d’une année à l’autre, est survenue en Ontario (+11,2 %, valeur totale de 3,6 milliards de dollars), le gros de la croissance étant concentré dans la région de Toronto. La deuxième place revenait à la Colombie-Britannique (+29,3 %, valeur totale de 919 millions de dollars), qui a bénéficié d’une hausse considérable de la valeur des permis de construction de logements multifamiliaux dans la région de Vancouver. La Nouvelle-Écosse a connu la plus forte baisse (-33,6 %, valeur totale de 120 millions de dollars) d’une année à l’autre.

Rebondissement des projets de construction non résidentielle

Le rebondissement de la valeur des permis de construction non résidentielle en avril faisait suite à deux reculs mensuels d’affilée, et est attribuable avant tout aux intentions de construction institutionnelle et commerciale.

Le repli des taux d’inoccupation pour les immeubles à bureaux et à vocation commerciale dans plusieurs grands centres est compatible avec les niveaux plus élevés d’intentions de construction non résidentielle en avril. Les faibles taux d’intérêt, conjugués à de bons bénéfices des sociétés l’année dernière, devraient avoir un effet positif sur le secteur non résidentiel.

Les intentions de construction institutionnelle ont augmenté de 29,2 % et atteint 387 millions de dollars, soit la plus grande valeur depuis octobre dernier. Le gros de cette activité correspondait à des projets de construction d’établissements d’enseignement, où la hausse a été supérieure au recul des projets de construction d’établissements de services sociaux et de maisons de repos ainsi que d’hôpitaux. L’augmentation la plus importante (en dollars) pour les intentions de construction institutionnelle est survenue en Colombie-Britannique, où la valeur des projets de construction institutionnelle a beaucoup plus que doublé (+162,8 %), pour atteindre 94 millions de dollars, son niveau le plus élevé depuis juin 1999.

La valeur des permis de construction commerciale a fait un bond de 23,3 % qui l’a portée à 904 millions de dollars. Les projets récréatifs et les immeubles à bureaux ont affiché les augmentations les plus importantes. L’Ontario a connu la plus forte croissance (+34,9 %, valeur totale de 313 millions de dollars).

Seule la composante industrielle a accusé un repli en avril (-9,1 %, valeur totale de 308 millions de dollars), poussée par la catégorie des services publics et des transports. Après un solide mois, l’Alberta a accusé une baisse de 59,0 % (valeur totale de 25 millions de dollars). L’augmentation la plus importante dans cette composante est survenue en Ontario (+18,9 %, valeur totale de 133 millions de dollars).

Parmi les provinces, l’Ontario a bénéficié de l’augmentation la plus forte dans le secteur non résidentiel (+21,0 %, valeur totale de 597 millions de dollars), grâce aux solides résultats dans la région de Toronto. Chacune des trois composantes a progressé. Par contre, après une robuste augmentation en mars, l’Alberta a affiché la diminution la plus marquée (-27,9 %, valeur totale de 190 millions de dollars).

Solide début dans le secteur non résidentiel

Depuis le début de l’année, les municipalités ont délivré pour 6,3 milliards de dollars de permis pour le secteur non résidentiel de janvier à avril, montant en hausse de 21,2 % par rapport aux quatre premiers mois de 2000.

Cette solide augmentation venait essentiellement de l’accroissement des intentions de construction commerciale (+18,0 %, valeur totale de 3,6 milliards de dollars). Des augmentations considérables des intentions de construction institutionnelle (+29,6 %, valeur totale de 1,3 milliard de dollars) et de la valeur des permis de construction industrielle (+22,1 %, valeur totale de 1,4 milliard de dollars) ont aussi contribué à la progression.

Depuis le début de l’année, les hausses les plus prononcées de la valeur des permis de construction non résidentielle sont survenues au Québec (+60,5 %, valeur totale de 1,5 milliard de dollars) et en Ontario (+28,1 %, valeur totale de 2,6 milliards de dollars). La Nouvelle-Écosse (-54,1 %, valeur totale de 81 millions de dollars) a accusé le plus net recul.



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