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64-001-XIF
La valeur des permis de construction a baissé pour un deuxième mois consécutif en mars, les intentions de construction ayant reculé à la fois dans le secteur résidentiel et dans le secteur non résidentiel. Les constructeurs ont pris pour 3,1 milliards de dollars de permis, soit une baisse de 11,5 % par rapport à février. Malgré cette diminution, la valeur des permis de construction délivrés en mars a dépassé le cap des 3 milliards de dollars pour un huitième mois consécutif. Dans le secteur de l’habitation, les intentions ont chuté de 13,5 % et n’étaient plus que de 1,7 milliard de dollars, conséquence d’une diminution des intentions de construction de logements unifamiliaux et multifamiliaux. Le secteur non résidentiel a accusé un repli de 8,8 %, qui l’a ramené à 1,4 milliard de dollars, résultat entièrement attribuable au recul marqué de la valeur des permis de construction commerciale. Pour les trois premiers mois de 2001, la valeur des permis de construction a atteint 10,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 14,1 % sur la même période en 2000. Les secteurs résidentiel et non résidentiel ont tous deux contribué à ce résultat, qui constitue le meilleur début d’année depuis 1990. Au niveau régional, les régions métropolitaines de Toronto et de Montréal ont affiché de fortes hausses d’une année à l’autre (en dollars), à la faveur d’un accroissement de chaque composante, dans les secteurs résidentiel et non résidentiel. Dans les deux régions, les intentions de construction ont atteint leur plus haut niveau des 10 dernières années pour la période de janvier à mars. Les intentions de construction de logements multifamiliaux ont été de 458 millions de dollars en mars, ce qui constitue une baisse importante de 26,6 % par rapport au sommet atteint en février. La valeur des permis de construction de logements unifamiliaux a chuté de 7,4 %, pour s’établir à 1,2 milliard de dollars, après s’être repliée de 5,6 % en janvier. Malgré deux reculs mensuels consécutifs, les perspectives pour le marché de l’habitation sont positives : l’emploi à temps plein demeure élevé, les taux hypothécaires sont attrayants et il y a moins de logements multifamiliaux vacants sur le marché. La dernière enquête de Statistique Canada sur les investissements privés et publics a révélé que l’investissement dans l’habitation devrait croître en 2001, conclusion qui va dans le sens de l’augmentation du chiffre cumulatif pour les permis de construction résidentielle jusqu’ici cette année. Au niveau provincial, le plus net recul (en dollars) a été observé en Ontario (-20,3 %, valeur totale de 856 millions de dollars), où les intentions de construction ont subi une diminution sensible dans le cas des logements unifamiliaux et multifamiliaux. Le Québec a aussi affiché des baisses pour les composantes unifamiliale et multifamiliale (-11,6 %, valeur totale de 256 millions de dollars). Par ailleurs, la plus forte augmentation est survenue en Colombie-Britannique (+4,4 %, valeur totale de 226 millions de dollars), et elle est entièrement attribuable à l’accroissement de la valeur des permis de construction de logements multifamiliaux. De janvier à mars, la valeur des permis de construction résidentielle a atteint 5,6 milliards de dollars, soit 9,4 % de plus que pour la même période de l’an dernier, et le meilleur résultat des trois premiers mois de toutes les années depuis 1990. Ce bon classement est dans une large mesure le résultat d’une forte augmentation de la valeur des permis de construction de logements multifamiliaux (+29,9 %). Au niveau provincial, le meilleur début d’année a été constaté en Ontario (+11,8 %, valeur totale de 2,9 milliards de dollars), qui est suivie en cela par la Colombie-Britannique (+27,1 %, valeur totale de 685 millions de dollars), dans une large mesure suite à des hausses considérables de la valeur des permis de construction multifamiliale dans les régions métropolitaines de Toronto et de Vancouver, respectivement. Par contre, la Nouvelle-Écosse accuse la plus forte baisse (-32,8 %, valeur totale de 91 millions de dollars). En mars, la valeur des permis pour les projets de construction non résidentielle a chuté de 8,8 %, pour se fixer à 1,4 milliard de dollars, après avoir fléchi en février. Cependant, la valeur cumulative pour les trois premiers mois était de 20,4 % de plus que pour la même période de l’an dernier. Les perspectives pour le secteur non résidentiel demeurent dans l’ensemble positives, malgré un cinquième recul trimestriel consécutif de l’indice de confiance des entreprises du Conference Board du Canada. La contraction des taux d’inoccupation dans de nombreux centres, les bénéfices d’exploitation records des entreprises et le niveau élevé du taux d’utilisation de la capacité industrielle sont autant de facteurs qui ont contribué à l’excellent début d’année pour le secteur non résidentiel. Les projets de construction commerciale ont connu une baisse de 17,4 %, qui en a ramené la valeur à 753 millions de dollars en mars, pour une deuxième diminution mensuelle d’affilée. Les intentions de construction d’hôtels sont celles qui ont accusé la plus forte baisse. Les intentions de construction industrielle demeurent inchangées, à 342 millions de dollars en mars. Les baisses du côté des projets de construction d’usines ont annulé les hausses réalisées dans l’ensemble des autres catégories industrielles. La valeur des permis de construction institutionnelle a crû de 9,2 % et atteint 295 millions de dollars, sous la poussée de projets de construction d’installations médicales. Au niveau provincial, l’Ontario a fait état du plus fort recul (en dollars) en mars (-23,5 %, valeur totale de 505 millions de dollars), à cause surtout de baisses qui ont touché chacune des trois composantes dans la région métropolitaine de Toronto. L’augmentation la plus prononcée a été en Alberta (+71,1 %, valeur totale de 268 millions de dollars), où chacune des trois composantes a augmenté. Propulsée par des hausses dans chacune des trois composantes, la valeur cumulative pour les trois premiers mois de 2001 a atteint un record de 4,7 milliards de dollars. La meilleure progression est revenue à la composante commerciale (+15,9 %, valeur totale de 2,7 milliards de dollars). La valeur des permis de construction industrielle a atteint 1,1 milliard de dollars, en hausse de 25,7 %, tandis que les intentions de construction institutionnelle ont monté de 28,5 %, et atteint 933 millions de dollars. Parmi les provinces, l’excellent résultat réalisé dans la région métropolitaine de Toronto a valu à l’Ontario l’augmentation la plus prononcée, d’une année à l’autre, dans le secteur non résidentiel (+34,4 %, valeur totale de 2,0 milliards de dollars). Par contre, le Manitoba affiche la plus forte diminution (-40,0 %, valeur totale de 92,2 millions de dollars).
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