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Faits saillants En février, les intentions de construction dans le secteur de l’habitation au Canada ont diminué pour un deuxième mois consécutif. Toutefois, cette chute a été compensée par un important rebondissement dans les projets de construction non résidentielle. Ainsi, la valeur globale des permis de construction a crû de 1,6 % par rapport à janvier et atteint 4,4 milliards de dollars. Les constructeurs ont pris pour 2,79 milliards de dollars de permis de construction résidentielle, en baisse de 4,8 %, soit un deuxième repli mensuel consécutif depuis le sommet record de 2,95 milliards de dollars atteint en décembre. Les intentions de construction ont diminué à la fois dans la composante unifamiliale et dans la composante multifamiliale. Malgré ce recul, la valeur des projets de construction résidentielle est demeurée 4,7 % supérieure au niveau mensuel moyen enregistré en 2003, une année record. Dans le secteur non résidentiel, la progression dans chacune des trois composantes –industrielle, commerciale et institutionnelle – a provoqué un bond de 15,1 % de la valeur des permis, qui a atteint 1,6 milliard de dollars, son plus haut niveau en sept mois. Depuis le début de l’année, la valeur totale des permis de construction s’est élevée à 8,7 milliards de dollars, soit 3,4 % de plus par rapport aux deux premiers mois de 2003, en raison de la demande soutenue de nouveaux logements. Les constructeurs ont pris pour 5,7 milliards de dollars de permis de construction résidentielle lors des deux premiers mois de 2004, en hausse de 12,4 %. Toutefois, la valeur des permis dans le secteur non résidentiel a reculé de 10,3 % et s’est fixée à 3,0 milliards de dollars. Au niveau régional, les départs les plus fulgurants ont été enregistrés dans les régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Vancouver. Dans les deux régions, la combinaison de la vigueur dans les secteurs résidentiel et non résidentiel explique cet excellent résultat. Baisse de la valeur des permis de construction de logements unifamiliaux et multifamiliauxLes intentions de construction de logements multifamiliaux et unifamiliaux ont toutes les deux diminué en février. Les municipalités ont délivré pour 885 millions de dollars de permis de construction de logements multifamiliaux, soit 9,1 % de moins que le sommet de 974 millions de dollars établi en janvier. On a autorisé la construction d’environ 8 600 nouveaux logements multifamiliaux, soit une baisse de 8,0 %. La valeur
des permis pour les logements unifamiliaux a fléchi
de 2,6 % et s’est fixée à 1,9 milliard de dollars,
soit un deuxième repli mensuel consécutif. Les municipalités
ont autorisé la construction de 10 100 nouveaux logements unifamiliaux
en février, en baisse de 4,0 %. Au niveau provincial, la plus importante diminution de la valeur des permis de construction résidentielle a été observée au Québec, où elle a reculé de 14,5 %, après avoir établi un sommet en janvier. La Colombie-Britannique et le Nouveau-Brunswick ont également affiché des replis considérables après avoir atteint des sommets en janvier. L’Alberta a montré le plus important gain. Depuis le début de l’année, les constructeurs ont pris pour 1,9 milliard de dollars de permis de construction de logements multifamiliaux en deux mois, en hausse de 26,2 % par rapport au total de janvier et février de l’année dernière. La valeur des permis de construction de logements unifamiliaux a crû de 6,8 % et atteint 3,9 milliards de dollars. En deux mois cette année, les municipalités ont déjà autorisé la construction de 38 600 nouveaux logements, soit 7,0 % de plus que l’année dernière. Important rebondissement dans les trois composantes non résidentiellesLes trois composantes non résidentielles ont affiché un rebondissement en février, ce qui a effacé les replis observés en janvier. La valeur de 1,6 milliard de dollars des permis constitue la plus importante valeur mensuelle depuis juillet 2003, où le total avait atteint 1,8 milliard de dollars. La valeur des permis du secteur commercial a augmenté de 5,0 % et atteint 882 millions de dollars, après avoir connu une baisse de 3,8 % en janvier. Cette croissance a porté les intentions de construction commerciale à leur plus haut niveau depuis janvier 2003. L’Ontario a montré les plus importants gains en dollars, suivi de l’Alberta. Le secteur commercial est vigoureux, les consommateurs ayant continué de soutenir l’économie pour une troisième année consécutive en 2003, selon les comptes économiques canadiens. Ce festival d’achats s’est poursuivi cette année, les ventes au détail ( à l’exclusion des ventes des concessionnaires de véhicules automobiles et récréatifs) ayant établi un nouveau record en janvier. Les intentions d’investissement dans le secteur institutionnel ont augmenté de 41,9 % pour s’établir à 451 millions de dollars, après quatre replis mensuels consécutifs. Malgré tout, le secteur est demeuré 7,7 % sous sa moyenne mensuelle pour 2003. La croissance s’est concentrée en Ontario et au Québec, dominés par les projets d’établissements d’enseignement et à vocation médicale. La Nouvelle-Écosse a été la seule autre province où la valeur des permis de construction institutionnelle a augmenté. La valeur des permis de construction industrielle a fait un bond de 15,2 % et atteint 254 millions de dollars, un niveau tout de même 15,7 % inférieur à la moyenne mensuelle pour 2003. Les résultats récents et futurs pourraient subir l’influence de la récente faiblesse des exportations de marchandises canadiennes. Les dernières statistiques sur le commerce de marchandises montrent que les ventes à l’exportation ont subi une baisse généralisée en janvier, une septième régression au cours des dix derniers mois. De plus, les expéditions des fabricants ont chuté lors de trois des quatre derniers mois. Le centre du Canada s’est révélé très dynamique en février, les plus importantes hausses mensuelles de la valeur dans le secteur non-résidentiel provenant du Québec, suivi de près par l’Ontario. Malgré ces augmentations mensuelles, la valeur des permis émis lors des deux premiers mois de 2004 a chuté tout juste sous la barre des 3 milliards de dollars, soit 10,3 % de moins qu’à la même période en 2003. La vigueur continue des intentions de construction commerciale a été effacée par des replis dans les deux autres composantes. Depuis le début de l’année, la moitié des provinces ont montré des gains par rapport à 2003, le Québec ayant montré la plus importante croissance. Les municipalités du Québec ont approuvé pour 697 millions de dollars de projets de construction d’immeubles non-résidentiels lors des deux premiers mois de 2004, soit 38,6 % de plus qu’à la même période l’année dernière.
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