Consulter la version la plus récente.
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
![]() |
64-001-XIF
Les chantiers de construction résidentielle bourdonneront d'activité
au cours des quelques prochains mois, car les municipalités ont délivré
pour 2,4 milliards de dollars de permis de construction résidentielle,
soit essentiellement la même valeur que le sommet de 12 ans atteint en janvier.
Un peu plus de 18 000 nouveaux logements ont été autorisés
en février 2002, ce qui constitue le plus grand nombre depuis mars 1990. La faiblesse des taux hypothécaires, le niveau élevé de confiance
des consommateurs et la rareté des logements existants sur le marché
de la location ou de la revente poussent effectivement les acheteurs éventuels
vers le marché des maisons neuves. Dans le secteur non résidentiel, le tableau était bien différent.
Les constructeurs ont pris pour 1,3 milliards de dollars de permis en février,
en baisse de 10,8 %, par suite, essentiellement, d'un net recul des intentions
dans le secteur commercial. La tendance de la valeur des permis dans le secteur
non résidentiel est en régression depuis le début de 2001. La valeur totale des permis de bâtir délivrés par les municipalités
a reculé en février, les intentions de construction dans le secteur
non résidentiel ayant alors touché leur point creux des 21 derniers
mois. Les constructeurs ont pris pour 3,7 milliards de dollars de permis de bâtir,
en baisse de 4,2 % par rapport à janvier. Il faut garder ce repli en perspective, puisque les intentions de construction
avaient atteint un sommet de 12 ans en janvier. Le total de février dépassait
de 11,5 % le niveau mensuel moyen de 2001, surtout sous la poussée des
fortes intentions de construction dans le secteur résidentiel. La valeur des permis de construction, en cumul annuel, en janvier et février
2002 dépassait de 5,6 % celle des deux mêmes mois de l'an dernier.
Une augmentation de 23,0 % dans le secteur résidentiel a été
plus que suffisante pour éponger un recul de 15,2 % dans le secteur non
résidentiel. Au niveau régional, les régions métropolitaines de recensement
d'Edmonton et de Calgary ont débuté l'année 2002 en lion;
dans les deux régions, une hausse importante des intentions de construction
résidentielle a été le grand facteur de ce départ
rapide. Cependant, la progression qui ressort de la valeur cumulative des permis
de construction est venue des régions non-métropolitaines. Après un niveau record en janvier, la valeur des permis de construction
de logements unifamiliaux a subi un léger repli de 2,8 %, qui l'a ramenée
à 1,8 milliard de dollars. Les valeurs des permis pour les logements unifamiliaux
-la principale composante dans le secteur de l'habitation - pour janvier et février
étaient les deux plus hauts chiffres mensuels jamais observés. Pour
les logements multifamiliaux, les municipalités ont délivré
pour 605 millions de dollars de permis en février (+8,2%), pour une sixième
hausse mensuelle en sept mois. Les perspectives pour le secteur résidentiel sont positives, car on prévoit
une progression de 1,3 % de l'investissement en logements en 2002, suite à
des augmentations du nombre de logements neufs et des rénovations, selon
la dernière enquête de Statistique Canada sur les intentions d'investissements
privés et publics. À l'échelon provincial, de solides augmentations dans le secteur
résidentiel en Colombie-Britannique (+21,3 %, valeur totale de 346 millions
de dollars) et au Nouveau-Brunswick (+42,1 %, valeur totale de 45 millions de
dollars) ont été épongées par un net recul en Ontario
(-7,3 %, valeur totale de 1,0 milliard de dollars). Depuis le début de l'année, la valeur totale des permis de construction
de logements unifamiliaux délivrés au cours des deux premiers mois
de 2002 a monté de 32,8 % par rapport à la même période
de l'an dernier. La valeur cumulative des permis de construction de logements
multifamiliaux est demeurée pour ainsi dire inchangée. Les niveaux cumulatifs de cette année ont dépassé les niveaux
de l'an dernier dans chacune des 10 provinces dans le secteur résidentiel.
Les augmentations de valeur des permis de construction de logements unifamiliaux
ont contribué le plus à ces progressions, à l'exception de
Terre-Neuve et-Labrador et de la Saskatchewan. Les plus fortes hausses (en dollars)
ont été enregistrées par l'Alberta (+47,7 %, valeur totale
de 762 millions de dollars) et le Québec (+31,9 %, valeur totale de 875
millions de dollars). La valeur des permis de construction a fléchi dans le secteur non résidentiel
en février, dans la foulée d'une activité léthargique
de la composante commerciale. Les intentions de construction commerciale ont chuté de 27,2 % et sont
tombées à 584 millions de dollars, après un accroissement
de 21,0 % en janvier. Sauf pour les laboratoires, toutes les catégories
ont accusé un recul dans cette composante. Après avoir affiché
des hausses au cours des trois derniers mois, le Québec a enregistré
le recul le plus marqué. Par ailleurs, les intentions de construction dans la composante industrielle ont
maintenu leur élan, augmentant de 23,7 % et atteignant 307 millions de
dollars, après une forte progression en janvier. C'était la sixième
augmentation mensuelle des sept derniers mois. La catégorie des fabriques
et des usines est celle qui a le plus contribué à la progression
de la composante industrielle. L'augmentation la plus prononcée de la valeur
des permis de construction industrielle s'est vue en Ontario. La valeur des permis de construction institutionnelle est demeurée pour
ainsi dire inchangée par rapport à janvier, n'augmentant que de
0,4 %, pour atteindre 405 millions de dollars. L'augmentation dans la catégorie
des établissements de services sociaux et dans celle des immeubles à
vocation médicale et des hôpitaux a fait contrepoids à une
diminution des projets de construction d'établissements d'enseignement.
L'Ontario a eu le plus net recul, et le Manitoba la meilleure progression. À l'échelon provincial, la diminution la plus considérable
de la valeur des permis de construction non résidentielle a eu lieu au
Québec (-34,7 %, valeur totale de 254 millions de dollars), à cause
d'une importante baisse de la composante commerciale. La région de Montréal
a contribué vigoureusement à cette diminution. Par contraste, le
Manitoba a enregistré l'augmentation la plus prononcée (+101,1 %,
valeur totale de 68 millions de dollars), dans le sillage d'un excellent résultat
de sa composante institutionnelle. Depuis le début de l'année, les intentions de construction non résidentielle
ont atteint 2,7 milliards de dollars au cours des deux premiers mois de 2002,
soit 15,2 % de moins que pour la même période de l'an dernier. Deux
composantes étaient bien en deçà des niveaux de l'an dernier
- l'industrielle (-24,9 %) et la commerciale (-26,5 %). La valeur des permis de
construction institutionnelle a crû de 30,8 %. Plusieurs indicateurs contribuent à expliquer la tendance à la baisse
qui continue de marquer le secteur non résidentiel. Selon les dernières
données, les industries ont fonctionné à 80,3 % de capacité
au quatrième trimestre de 2001, pour un sixième trimestre consécutif
de recul. De même, une détérioration des bénéfices
a nui aux intentions de construction non résidentielle. Parmi les provinces, c'est le Manitoba qui a eu l'augmentation la plus prononcée
dans le secteur non résidentiel depuis le début de l'année
(+99,5 %, valeur totale de 101 millions de dollars). La plus forte diminution,
qui a été observée en Ontario (-19,6 %, valeur totale de
1,2 milliard de dollars), s'explique principalement par un net recul dans les
régions de Toronto et d'Ottawa.
|