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Les prix à la consommation ont augmenté de 1,2 % au cours de la période de 12 mois terminée en mars 2009, ce qui est inférieur à la hausse de 1,4 % observée en février.

La pression à la hausse qui s’est exercée sur l’Indice des prix à la consommation (IPC) était principalement attribuable à deux sources : la hausse des prix des aliments et celle des coûts du logement.

Les prix des aliments, qui ont constitué le principal facteur à cet égard, ont augmenté de 7,9 % au cours de la période de 12 mois terminée en mars, l’augmentation faisant suite à une hausse de 7,4 % en février. La croissance de mars était la plus marquée depuis novembre 1986.

Venaient ensuite les coûts du logement, qui ont progressé à un taux de croissance sur 12 mois de 2,1 % en mars après avoir augmenté de 3,0 % en février. Bien que l’augmentation des coûts du logement ait contribué de façon importante à la croissance des prix à la consommation, la variation sur 12 mois de l’indice des prix du logement a ralenti après avoir atteint un sommet de 5,4 % en juillet 2008.

Une diminution de 6,2 % des coûts du transport a atténué la hausse globale de l’IPC. Les baisses d’une année à l’autre des prix de l’essence et du coût d’achat et de location à bail de véhicules automobiles ont été les principaux facteurs ayant contribué à la baisse. Les hausses des primes d’assurance des véhicules automobiles ont atténué la baisse globale sur 12 mois des coûts du transport.

Sans l’essence, l’IPC a augmenté de 2,4 % durant la période de 12 mois terminée en mars. Au total, les prix de l’énergie ont diminué de 11,2 % au cours de cette même période, une baisse plus marquée que celle de 8,8 % observée en février.

Variation sur 12 mois : les prix des aliments continuent de faire grimper les prix à la consommation

Des huit composantes principales de l’IPC, six ont enregistré des augmentations au cours de la période de 12 mois terminée en mars : les aliments; le logement; les dépenses courantes, l’ameublement et l’équipement du ménage; la santé et les soins personnels; les loisirs, la formation et la lecture; les boissons alcoolisées et produits du tabac.

De ces composantes principales, ce sont les aliments qui ont exercé la plus forte pression à la hausse sur l’IPC. La hausse des coûts du logement a été le deuxième facteur en importance qui a contribué à l’augmentation de l’IPC.

Les baisses soutenues des coûts du transport ont contrebalancé en partie la hausse des prix des aliments et des coûts du logement. Le fléchissement continuel des prix de l’habillement et des chaussures a aussi contribué à atténuer la hausse des prix à la consommation au cours de la période de 12 mois terminée en mars.

Encore une fois, la hausse du coût des aliments était principalement attribuable aux prix des aliments achetés au magasin, qui ont progressé de 9,5 %. Sans les aliments, l’IPC a diminué de 0,2 % durant la période de 12 mois terminée en mars.

Les hausses des prix des aliments ont été généralisées en mars 2009 comparativement à mars 2008, les augmentations les plus marquées ont été observées pour les légumes frais (+26,5 %), les fruits frais (+19,3 %), les boissons non alcoolisées (+10,2 %) et les produits céréaliers (+11,0 %).

Une augmentation sur 12 mois de 54,9 % du prix des pommes de terre a été à l’origine de la hausse des prix des légumes. Cette hausse était attribuable principalement aux mauvaises récoltes au Canada qui ont entraîné une réduction de l’offre.

Des hausses de prix ont aussi été observées dans le cas de la viande (+7,6 %) et des produits de boulangerie (+7,4 %). Les prix de la viande ont augmenté principalement en raison des prix plus élevés du boeuf et du poulet.

Une augmentation sur 12 mois de 4,2 % du prix des aliments achetés au restaurant en mars a aussi été un déterminant des coûts des aliments plus élevés pour les consommateurs.

L’augmentation des coûts du logement en mars découlait d’abord de la hausse du coût de l’intérêt hypothécaire, des prix du gaz naturel et de l’impôt foncier. L’Indice du coût de l’intérêt hypothécaire, qui mesure la variation de la partie intérêt des paiements sur la dette hypothécaire, était en hausse de 4,2 % en mars 2009, comparativement à mars de l’année précédente. Cet indice a ralenti après avoir atteint un sommet de 9,0 % en juin 2008, un reflet de la tendance à la baisse des taux d’intérêt hypothécaires et des prix des logements. La hausse observée en mars représentait le plus faible taux de croissance enregistré depuis la hausse sur 12 mois de 3,9 % observée en octobre 2006.

La baisse des prix du mazout et des autres combustibles ainsi que du coût de remplacement par le propriétaire a atténué l’augmentation globale des coûts du logement. Les prix du mazout et des autres combustibles ont affiché une quatrième diminution consécutive sur 12 mois, ayant chuté de 32,9 %.

Le coût de remplacement par le propriétaire représente la portion usée de la structure des logements et est estimé à partir des prix des maisons neuves (excluant le terrain). Ils ont diminué de 2,1 % en mars après avoir baissé de 0,9 % en février. Il s’agit de la plus forte baisse observée depuis juin 1996.

La diminution de 6,2 % de l’indice des prix du transport était attribuable principalement à la baisse des prix de l’essence et de l’achat et de la location à bail de véhicules automobiles.

Les prix de l’essence ont diminué de 21,0 % en mars 2009 comparativement à mars 2008, après avoir baissé de 19,7 % en février. La diminution sur 12 mois observée en mars était attribuable davantage aux prix élevés en 2008 qu’à des événements récents. D’un mois à l’autre, les prix de l’essence ont augmenté de 2,0 % de février à mars.

Le coût de l’achat et de la location à bail de véhicules automobiles a diminué de 7,4 % en mars, faisant suite à une chute de 6,4 % d’une année à l’autre en février. La diminution observée en mars était attribuable à une augmentation des rabais offerts sur les véhicules neufs.

Une augmentation de 6,4 % des primes d’assurance des véhicules automobiles a atténué la diminution globale des coûts du transport.

Les prix de l’habillement et des chaussures ont reculé de 0,3 % au cours de la période de 12 mois terminée en mars, comparativement à une baisse de 0,5 % en février. La diminution de 1,1 % des prix des vêtements a contribué sensiblement à la baisse observée en mars.

Provinces : La variation sur 12 mois des prix à la consommation ralentit dans la plupart des provinces

Comparativement à février, la croissance des prix à la consommation a ralenti dans toutes les provinces sauf l’Ontario et le Québec au cours de la période de 12 mois terminée en mars. En Ontario, les prix à la consommation ont progressé de 1,8 %, dépassant la hausse de 1,5 % enregistrée en février.

La plus forte augmentation en Ontario était principalement attribuable à une hausse des primes d’assurance des véhicules automobiles.

Au Québec, la croissance des prix à la consommation s’est maintenue, progressant de 0,8 %.

Outre l’Ontario, la seule autre province qui a affiché un taux supérieur à la moyenne nationale était la Saskatchewan, où les prix ont augmenté de 1,8 %. Toutefois, cette progression était plus faible que la hausse de 2,6 % affichée en février. Ce ralentissement est surtout attribuable à de plus fortes baisses des prix de l’essence et à une diminution du coût de remplacement par le propriétaire.

La hausse sur 12 mois des prix à la consommation en Alberta a également ralenti de façon marquée, passant de 2,1 % en février à 0,9 % en mars. Ce repli s’explique principalement par une diminution de 19,3 % des prix du gaz naturel, après une hausse de 4,5 % en février.

Les prix à la consommation ont reculé de 0,2 % à l’Île-du-Prince-Édouard en mars 2009 comparativement au même mois l’année précédente. La diminution était attribuable principalement à une baisse de 24,2 % des prix de l’essence et à une chute de 33,5 % des prix du mazout et des autres combustibles.

Les coûts du logement ont diminué de 2,8 % à l’Île-du-Prince-Édouard, cette baisse diffère fortement de la hausse nationale de 2,1 %. La pression à la hausse sur les prix à la consommation à l’Île-du-Prince-Édouard est provenue principalement de l’augmentation des prix des aliments achetés au magasin (+8,7 %).

Des huit composantes principales, le plus important facteur ayant exercé des pressions à la hausse était l’augmentation des prix des aliments dans toutes les provinces, tandis que la diminution des coûts du transport a été le principal facteur exerçant des pressions à la baisse.

Variation d’un mois à l’autre non désaisonnalisée : deuxième hausse consécutive

Les prix à la consommation ont progressé de 0,2 % de février à mars, après avoir augmenté de 0,7 % de janvier à février.

Les augmentations des prix de l’essence, des primes d’assurance des véhicules automobiles, des prix des vêtements pour femmes et des voyages organisés ont principalement contribué à la hausse. Les prix de l’essence ont progressé de 2,0 % de février à mars, après avoir augmenté de 5,6 % en février et de 5,0 % en janvier.

Les baisses des prix pour l’achat et la location à bail de véhicules automobiles (-1,9 %) ont contribué au recul des prix à la consommation en mars.

La croissance de l’IPC mensuel a ralenti dans toutes les provinces entre février et mars.

La variation mensuelle des prix à la consommation en Alberta (-0,5 %), au Manitoba (-0,1 %) et à l’Île-du-Prince-Édouard (-0,1 %) est devenue négative en mars.

La variation mensuelle désaisonnalisée de l’IPC chute

Sur une base mensuelle désaisonnalisée, l’IPC a reculé de 0,3 % de février à mars, après avoir augmenté de 0,4 % de janvier à février. La diminution constatée en mars était principalement attribuable à une baisse de 0,5 % de l’indice des prix du logement. Une augmentation de 0,4 % des prix des aliments et une hausse de 0,3 % des coûts du transport ont contribué à atténuer cette baisse.

Sans les aliments et l’énergie, l’IPC sur une base mensuelle désaisonnalisée n’a pas progressé de février à mars, après avoir augmenté de 0,3 % de janvier à février.

La variation sur 12 mois de l’indice de référence de la Banque du Canada augmente légèrement

L’indice de référence de la Banque du Canada a progressé de 2,0 % au cours de la période de 12 mois terminée en mars, la croissance s’étant accentuée légèrement par rapport à la hausse de 1,9 % affichée en février.

D’un mois à l’autre, l’indice de référence avant désaisonnalisation a augmenté de 0,3 % en mars, après avoir affiché une hausse de 0,5 % de janvier à février.

L’indice de référence mensuel désaisonnalisé n’a pas progressé de février à mars, après avoir augmenté de 0,4 % de janvier à février.