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L'Indice des prix à la consommation

Février 2008

62-001-X


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Analyse

Les prix à la consommation ont crû de 1,8 % au cours des 12 mois précédant février 2008 comparativement à février 2007, un ralentissement par rapport à la hausse annuelle de 2,2 % affichée en janvier. Cette décélération est attribuable en grande partie à un adoucissement de la pression à la hausse du prix de l’essence et à la chute du prix des automobiles.

L’IPC d’ensemble excluant l’essence ne s’est accru que de 1,1 % entre février 2007 et février 2008. Il s’agit de l’avancée la plus modérée de cet indice relevée depuis mars 2004.

Les prix de l’essence étaient 17,1 % plus élevés en février 2008 comparativement à février 2007, un ralentissement comparativement à la progression sur 12 mois de 20,9 % affichée en janvier.

Malgré tout, l’essence demeure le principal contributeur à la hausse pour un sixième mois consécutif. Les coûts des intérêts hypothécaires ont aussi contribué de façon significative à cette hausse.

La variation sur 12 mois de l’indice de référence de la Banque du Canada, qui sert à surveiller la cible de maîtrise de l’inflation, a crû de 1,5 % en février. Il s’agit d’une modeste accélération après la croissance de 1,4 % affichée en janvier, qui donnait suite à sept ralentissements mensuels consécutifs.

Avec l’élimination de l’effet saisonnier, l’indice d’ensemble s’est accru de 0,1 % et l’indice de référence a augmenté de 0,3 % entre janvier et février 2008.

Les prix à la consommation non désaisonnalisés ont progressé de 0,4 % entre janvier et février 2008, comparativement à un recul de 0,2 % durant le mois précédent.

L’indice de référence a crû de 0,5 % entre janvier et février 2008 suite à une croissance de 0,1 % enregistrée au cours de la période précédente.

Variation sur 12 mois : la montée du prix de l’essence ralentit, mais demeure le principal facteur haussier

La hausse sur 12 mois du prix à la pompe s’est établie à 17,1 %, un ralentissement comparativement à la progression de 20,9 % affichée le mois dernier. Ces hausses sont davantage attribuables au niveau relativement bas de l’indice du prix de l’essence en cette période l’an dernier qu’à une croissance récente des prix à la pompe. Malgré sa perte de vitesse, l’essence demeure le principal contributeur à la hausse pour un sixième mois consécutif.

Cette progression du prix de l’essence peut s’expliquer par l’appréciation du prix du pétrole brut par rapport à cette même période en 2007. Le prix moyen du brut rapporté en février 2007 s’est établi à 59,28 $US en février 2007 par rapport à 87,00 $US en février 2008. Le 19 février 2008, le prix du baril de pétrole a clôturé au-dessus de 100 $US. Parmi les événements qui ont favorisé l’augmentation des cours du pétrole en février figurent une explosion dans une raffinerie au Texas, la menace du Venezuela de diminuer les exportations de brut vers les États-Unis, la persistance des tensions politiques au Nigéria et la spéculation sur la possible diminution de la production de brut des pays de l’OPEP.

Par contre, certains facteurs tels que le ralentissement de l’économie américaine et l’annonce de la US Energy Administration affirmant que les stocks de brut sont à des niveaux élevés ont modéré l’impact de ces événements. De plus, l’appréciation du huard vis-à-vis le billet vert américain a contribué à atténuer l’impact de la hausse du prix du brut en territoire canadien.

Graphique 1 Évolution de l'indice du prix de l'essence, Canada, non désaisonnalisé
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.

Le prix du mazout et des autres combustibles a aussi grimpé significativement (+23,9 %) au cours des 12 mois précédant février 2008. Il s’agit d’un léger ralentissement par rapport à la hausse de 24,7 % affichée en janvier.

La hausse du coût d’intérêt hypothécaire s’est établie à 8,1 % en février – une accélération par rapport à l’avancée de 7,6 % affichée en janvier. Il s’agit de la huitième accélération consécutive de cet indice. Cette progression résulte davantage de la croissance du prix des logements neufs que d’une avancée des taux de renouvellement d’emprunts hypothécaires. Des hausses du prix des logements neufs ont été relevées presque partout au pays. La vigueur du marché du travail, la croissance des revenus et la confiance des consommateurs pourraient vraisemblablement avoir contribué à cette hausse. L’avancée du prix des maisons neuves sur 12 mois a été particulièrement marquée à Saskatoon. Selon un rapport de la Société canadienne d’hypothèque et de logement diffusé à l’automne 2007, on dénombrait récemment dans cette ville environ 1000 maisons unifamiliales en construction, soit l’augmentation mensuelle la plus élevée affichée depuis 1983. Étant donné leur poids plus substantiel dans l’indice, les hausses qui ont le plus contribué à la croissance nationale du prix des logements neufs sont celles relevées dans la région de Toronto-Oshawa et d’Edmonton.

Le coût de remplacement par le propriétaire, qui représente le coût de maintien de la structure de l’actif domiciliaire, s’est accru de 4,8 % en février 2008 par rapport au même mois de l’année précédente. La variation sur 12 mois de cet indice s’accentue depuis deux mois après avoir ralenti pendant cinq mois auparavant. Les constructeurs ont rapporté des augmentations du coût de certains matériaux, tels le béton, la toiture, le revêtement extérieur et l’équipement de chauffage. Des hausses du coût de la main-d’oeuvre ont aussi été rapportées. Le nombre désaisonnalisé de mises en chantiers d’habitations au Canada a augmenté entre décembre et janvier, ce qui a entraîné une rareté de main-d’oeuvre qualifiée dans certaines régions et a ainsi exercé une pression à la hausse sur les salaires.

La diminution du prix d’achat et de location à bail de véhicules automobiles (-6,8 %) a principalement contribué à compenser ces pressions haussières. Une baisse de cette ampleur n’avait pas été observée depuis février 1956. Ce repli est en partie sous-tendu par une diminution des prix demandés suggérés par les fabricants et par une augmentation ou un maintien des rabais offerts sur les modèles 2008. Certains fabricants ont commencé à offrir des rabais sur les modèles 2008 en prévision de l’arrivée sur le marché des modèles 2009. Ce mouvement saisonnier est généralement observé plus tard dans l’année.

Le prix des légumes frais a chuté de 16,9 % au cours des 12 mois précédant février 2008. Ce recul est le plus marqué affiché depuis mars 1996. L’offre de légumes frais sur le marché à la même période en 2007 avait été réduite en raison d’un gel en Californie. De plus, l’appréciation du dollar entre février 2007 et février 2008 a aussi contribué à diminuer le coût des légumes importés.

Ce facteur a également contribué au repli de 14,5 % du prix des fruits frais. Cette baisse a surtout été alimentée par le repli du prix des oranges (-36,2 %) dont le prix avait connu une croissance sur 12 mois marquée en février 2007 (+45,8 %). Le recul significatif du prix des raisins a également contribué au déclin du prix des fruits frais. Le refroidissement des températures au Chili ayant retardé la récolte prévue pour janvier, ces produits ont envahi le marché en février, exerçant ainsi une pression à la baisse sur les prix.

La tendance à la baisse du matériel et des fournitures informatiques s’est poursuivie en février (-15,4 %). La diminution du prix des ordinateurs portables, des unités centrales de traitement des ordinateurs sur table et de certaines sous-composantes a été particulièrement marquée. Ce mouvement affiché était cohérent avec la tendance à long terme de cet indice qui traduit partiellement le résultat des progrès technologiques et l’effet de la concurrence dans ce secteur.

Le prix des vêtements pour femmes a connu un déclin de 3,0 % en février 2008 par rapport à février 2007– une diminution moindre que le recul de 4,5 % affiché en janvier.

Les prix ralentissent de façon particulièrement marquée en Ontario

La hausse sur 12 mois des prix à la consommation a ralenti de façon particulièrement marquée en Ontario (de 2,1 % à 1,5 % en février). Le ralentissement du prix de l’essence a principalement contribué à cette perte de vitesse en augmentant de seulement 14,8 % en février après une hausse de 26,0 % en janvier.

Un ralentissement significatif des prix à la consommation a également été relevé en Nouvelle-Écosse (de 3,1 % en janvier à 2,6 % en février). Ce ralentissement est surtout alimenté par la baisse des prix des véhicules automobiles.

Les hausses sur 12 mois des prix à la consommation ont été particulièrement marquées en Alberta (+3,5 %) et en Saskatchewan (+3,4 %). Les consommateurs de la Colombie-Britannique ont expérimenté la hausse la plus modérée des prix à la consommation (+1,1 %). Il s’agit principalement du reflet du taux de progression sur 12 mois de l’essence plus modéré (+11,3 %).

Variation mensuelle : La hausse saisonnière des voyages organisés fait progresser les prix à la consommation

La variation des prix à la consommation est passée de -0,2 % entre décembre 2007 et janvier 2008 à +0,4 % entre janvier et février 2008.

Le déclin de 0,2 % affiché en janvier résultait partiellement de la réduction de la taxe sur les produits et services. La pression haussière du prix des voyages organisés a aussi contribué à ce revirement. Après une chute de 10,3 % en janvier, le prix des voyages organisés s’est accru de 9,9 % en février. Il s’agit d’un mouvement fréquemment observé en cette période de l’année.

Le prix des boissons non alcoolisées, comprenant les boissons gazeuses et l’eau embouteillée, a crû de 8,4 % entre janvier et février 2008. Ce mouvement à la hausse résulte d’un retour aux prix réguliers à la suite des spéciaux offerts au cours du mois précédent.

En février, le prix de l’hébergement pour les voyageurs a grimpé de 5,0 %. Des augmentations particulièrement marquées ont été relevées au Québec (11,3 %). Des événements tels le carnaval de la ville de Québec et le Bal de Neige à Ottawa ont contribué à l’avancée du prix des nuitées dans ces villes.

Le prix des vêtements pour hommes s’est accru de 4,9 % entre janvier et février. Cette augmentation résulte des retours aux prix réguliers après les spéciaux affichés sur un large éventail de vêtements au cours du mois précédent. Des hausses de prix sont fréquemment observées en cette période de l’année.

La baisse de 1,8 % du prix d’achat et de location à bail de véhicules automobiles a contribué à atténuer la hausse des prix à la consommation en février. Cette baisse s’explique par une diminution des prix de détail suggérés par les fabricants (PDSF) et par une augmentation des incitatifs des fabricants automobiles.

D’autres composantes ont contribué, dans une moindre mesure, à modérer la hausse de l’indice d’ensemble. Par exemple, les prix des fruits frais et des légumes frais se sont inclinés de 6,5 % et 2,3 % respectivement. Il n’est pas rare d’observer des baisses de prix pour ces composantes à cette période de l’année. Les diminutions de prix des raisins, des pamplemousses et des tomates ont été particulièrement marquées.

Graphique 2 Évolution de l'indice du prix des fruits frais, Canada, non désaisonnalisé
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.

Les Canadiens ont bénéficié d’un recul de 1,6 % du prix des meubles entre janvier et février 2008. Ce recul est principalement attribuable à la diminution de prix des meubles rembourrés.

Avec une diminution de 1,4 % en février, les prix du transport aérien ont poursuivi leur mouvement à la baisse amorcé en janvier (-4,6 %), quoiqu’à un rythme moins rapide. Des rabais ont été relevés sur des vols vers des destinations variées, notamment aux États-Unis.

L’indice de référence accélère pour la première fois depuis juin 2007

L’indice de la Banque du Canada a progressé de 1,5 % au cours des 12 mois précédant février 2008, une légère accélération par rapport à la hausse de 1,4 % observée en janvier. Il s’agit de la première accélération de cet indice relevée depuis juin 2007. Le coût de remplacement par le propriétaire (+4,8 %) a principalement soutenu la croissance de l’indice de référence en février.

L’indice de référence est obtenu en retranchant l’effet des variations de taxes indirectes à l’IPC d’ensemble duquel sont exclues huit des composantes les plus volatiles identifiées par la Banque du Canada. Ces composantes volatiles sont les fruits, les préparations à base de fruits et les noix; les légumes et les préparations à base de légumes; le coût d’intérêt hypothécaire; le gaz naturel; le mazout et les autres combustibles; l’essence; le transport interurbain; les produits du tabac et les articles pour fumeurs.

Entre janvier et février 2008, l’indice de référence non désaisonnalisé s’est accru de 0,5 %, une accélération suite à la hausse de 0,1 % relevé au cours du mois précédent. Ce gain de vitesse est surtout alimenté par la hausse du prix des voyages organisés, qui sont passés d’une diminution de 10,3 % en janvier à une croissance de 9,9 % en février.

Graphique 3 Taux de variation sur 12 mois de l'indice de référence de la Banque du Canada, Canada, non désaisonnalisé

L’indice de l’énergie a perdu de la vitesse sur 12 mois avec le ralentissement de la hausse du prix de l’essence

L’indice de prix des produits énergétiques s’est accru de 9,7 % au cours des 12 mois précédant février 2008, un ralentissement après la hausse de 11,0 % affichée en janvier. Ce mouvement est surtout lié à la perte de vitesse de la progression de l’essence dont la croissance sur 12 mois est passée de 20,9 % en janvier à 17,1 % en février. La croissance marquée du prix de l’essence résulte davantage du niveau relativement faible de cet indice l’an dernier qu’à des faits nouveaux sur ce marché. Les augmentations de prix du mazout et des autres combustibles (+23,9 %) et du gaz naturel (+2,5 %) ont également exercé des pressions haussières sur la variation sur 12 mois de cet indice. La diminution du prix de l’électricité (-0,8 %) a partiellement atténué l’effet de ces hausses.

Sur une base mensuelle, l’indice de prix des composantes énergétiques s’est accru de 0,3 %, un ralentissement par rapport à la hausse de 0,6 % affichée le mois précédent. Cette perte de vitesse est principalement attribuable au prix du mazout et des autres combustibles qui s’est incliné de 0,9 % sur une base mensuelle en février après une hausse de 2,5 % en janvier. La hausse de 0,6 % du prix de l’essence a surtout alimenté l’avancée mensuelle de cet indice.

L’IPC désaisonnalisé augmente de 0,1 % entre janvier et février

L’indice d’ensemble désaisonnalisé s’est accru de 0,1 % entre janvier et février 2008, soit le même taux de croissance que celui relevé au cours de la période précédente.

L’indice de référence désaisonnalisé a crû de 0,3 % entre janvier et février 2008 après une croissance de 0,2 % pendant la période précédente.

Graphique 4 Taux de variation de l'indice des prix à la consommation par rapport au mois correspondant de l'année précédente, Canada, 2002=100, non désaisonnalisé
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.
Graphique 5 Taux de variation de l'indice d'ensemble par rapport au mois précédent, Canada, provinces, Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit, 2002=100, non désaisonnalisé
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.
Graphique 6 Taux de variation de l'indice d'ensemble par rapport au même mois de l'année précédente, Canada, provinces, Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit, 2002=100, non désaisonnalisé
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.