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L'Indice des prix à la consommation

Août 2007

62-001-XWF


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Analyse

Au mois d’août, la baisse du prix de l’essence dans chaque province a ralentit la progression de l’indice des prix à la consommation à son plus bas niveau en huit mois. Les consommateurs ont payé 1,7 % de plus en août 2007 pour les biens et services du panier de l’IPC qu’en août 2006, un net ralentissement par rapport à la croissance de 2,2 % affichée au cours des quatre mois antérieurs.

La hausse sur 12 mois a été alimentée principalement par le coût d’intérêt hypothécaire et le coût de remplacement par le propriétaire. La progression de ces composantes a exercé une pression à la hausse sur le coût de logement en propriété. Cette composante est le principal contributeur à la hausse des prix depuis avril dernier.

Le ralentissement de la croissance des prix à la consommation a surtout résulté de la chute du prix de l’essence observée dans toutes les provinces. Les ordinateurs et le matériel informatique, l’équipement vidéo et les légumes frais ont également exercé des pressions significatives à la baisse sur les prix à la consommation.

L’indice d’ensemble excluant l’énergie s’est accru de 2,3% en août 2007 comparativement au même mois l’année précédente–une décélération par rapport à la croissance de 2,5 % rapportée en juillet. L’achat et la location à bail de véhicules et les vêtements pour femmes ont principalement contribué à cette perte de vitesse.

L’indice de référence de la Banque du Canada, qui sert à surveiller la cible de maîtrise de l'inflation, a progressé de 2,2 % comparativement à août l’an dernier. Il s’agit d’un léger ralentissement par rapport au 2,3 % affiché en juillet. La hausse du coût de remplacement par les propriétaires a principalement alimenté cette augmentation.

Si les données sont ajustées aux effets saisonniers, les prix ont chuté de 0,1 % entre juillet et août 2007, soit la même croissance que le mois précédent. Sans ajustement saisonnier, les prix ont décliné de 0,3 % entre juillet et août 2007, il s’agit du repli le plus rapide en près d’un an. Les facteurs les plus importants étaient la réduction du prix de l’essence et, dans une moindre mesure, des prix plus bas pour l’achat et la location à bail de véhicules automobiles et pour les légumes frais.

L’indice d’ensemble sans l’énergie n’a pas varié entre juillet et août alors que l’indice de référence a crû de 0,2 % pendant cette période. Ces indices s’étaient accrus de 0,1 % entre juin et juillet.

Croissance sur douze mois : les coûts du logement en propriété demeurent vigoureux, alors que le prix de l’essence se relâche

L’indice des prix à la consommation (IPC) a crû de 1,7 % au cours des douze mois précédant août 2007–un net ralentissement par rapport à la croissance de 2,2 % affichée en juillet 2006. Il s’agit de la hausse la plus modérée affichée depuis janvier 2007.

La progression des prix en août a surtout été soutenue par la vigueur des coûts associés au logement en propriété et, dans une moindre mesure, aux aliments.

Les propriétaires de logement au Canada ont à nouveau vu leurs coûts s’accroître en août. Le coût d’intérêt hypothécaire a significativement contribué à cette hausse en progressant de 6,1 % entre août 2006 et août 2007. Cette croissance est la plus marquée depuis juin 1991 et donne suite à une augmentation sur 12 mois de 6,0 % en juillet. La croissance annuelle d’août est principalement alimentée par la progression des prix des logements neufs qui ont ralenti au cours des derniers mois. Les renouvellements de prêts hypothécaires à des taux d’intérêt plus élevés ont toutefois contribué plus significativement à la croissance du coût d’intérêt hypothécaire.

Le coût de remplacement par le propriétaire a augmenté de 6,0 % en août, un ralentissement par rapport au 6,2 % observé en juillet. Cette croissance est bien en deçà de la variation annuelle moyenne relevée depuis le début de 2007 (+6,6 %). Ce coût représente la portion usée de la structure des logements et qui est estimée à partir du prix des maisons neuves (excluant le terrain).

Les hausses des impôts fonciers (+3,0 %) et des loyers (+1,7 %) ont aussi eu une influence significative sur le coût de logement.

Les Canadiens ont dû débourser 2,0 % de plus pour les aliments achetés à l’épicerie en août 2007 qu’en août 2006. Cette progression annuelle est principalement alimentée par l’accroissement du prix des viandes (+3,5 %), des produits laitiers (+3,1 %) et des produits de boulangerie (+3,7 %). Le prix des aliments achetés au restaurant s’est aussi accru de 3,5 % durant cette période.

Le ralentissement de la croissance des prix à la consommation s’explique principalement par la chute du prix de l’essence. Après un repli de 2,8 % en juillet, les prix à la pompe ont décliné de 7,7 % en août 2007 par rapport au même mois l’an dernier. Il s’agit de la chute la plus prononcée de cette composante relevée depuis janvier dernier. Des prix de l’essence plus bas ont été observés dans toutes les provinces.

Graphique 1 Taux de variation de l'indice de l'essence par rapport au mois correspondant de l'année précédente
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.

En réaction à la nouvelle d’un repli de l’économie américaine, le prix du baril de pétrole brut a chuté au début du mois d’août. La force de la devise canadienne par rapport au dollar américain a aussi permis aux raffineries locales de payer moins cher pour le pétrole brut en août 2007 que pendant cette même période en 2006.

À la fin du mois d’août, le département d’énergie américain a annoncé que les stocks d’essence avaient atteint l’équivalent de 20 jours de demande moyenne, ce qui représente un niveau historiquement bas.

Le recul du prix du matériel et des fournitures informatiques (-17,4 %) a aussi exercé une influence significative sur la variation des prix en août. L’ampleur de cette baisse est toutefois moindre que la diminution annuelle moyenne enregistrée depuis le début de 2007 (-18,4 %).

Les prix pour l’équipement vidéo ont diminué de 8,6 %, soit le même taux qu’enregistré le mois dernier.

Les consommateurs ont aussi pu profiter d’une baisse de prix de 4,9 % des légumes frais et de 2,3 % des fruits frais en août. Les diminutions année-sur-année des prix pour les pommes de terre et la laitue ont eu un impact significatif sur le prix des légumes.

La progression de l’IPC sur douze mois ralentit dans toutes les provinces

En août, la progression annuelle de l’IPC a ralenti dans toutes les provinces principalement en raison de la chute du prix de l’essence.

Le coût de logement en propriété est le contributeur le plus important à la hausse des prix à la consommation dans toutes les provinces. Le graphique ci-dessous montre que la majoration sur 12 mois de cette composante varie substantiellement entre les provinces. Dans toutes les provinces, à l’exception du Nouveau-Brunswick et de la Saskatchewan, la progression du coût de logement en propriété est surtout soutenue par la croissance du coût d’intérêt hypothécaire, une composante du coût de logement en propriété.

Graphique 2 Taux de variation de l'indice du coût de logement en propriété par rapport au mois corespondant de l'année précédente, Canada et provinces
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.

Les seules provinces où la hausse des prix à la consommation a surpassé la moyenne nationale en août étaient l’Alberta (+4,7 %) et la Saskatchewan (+2,4 %). Cet écart subsiste depuis février 2007 pour la Saskatchewan et depuis août 2005 pour l’Alberta.

Le déclin du prix de l’essence a varié de 6,4 % à Terre-Neuve-et-Labrador à 13,2 % au Nouveau-Brunswick. La forte baisse des prix de l’essence au Nouveau-Brunswick a mené à un net ralentissement de l’IPC de cette province qui est passé de 2,2 % en juillet à 1,3 % en août.

Graphique 3 Taux de variation de l'indice de l'essence par rapport au mois corespondant de l'année précédente, Canada et provinces
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.

Des hausses des prix à la consommation en deçà de 1% ont été relevées à Terre-Neuve-et-Labrador (+0,2 %) et au Québec (+0,8 %). Le ralentissement de la hausse des prix dans ces deux provinces était fortement lié à la diminution du prix de l’essence.

De juillet à août 2007 : l’essence a modéré la hausse des prix à la consommation

Les prix à la consommation ont chuté de 0,3 % entre juillet et août 2007, le déclin mensuel le plus substantiel de cet indice observé depuis septembre 2006. Cette diminution découle principalement du prix de l’essence et, dans une moindre mesure, des prix pour l’achat et de location à bail de véhicules automobiles et pour les légumes frais. Ces diminutions ont été en partie contrebalancées par la hausse du coût d’intérêt hypothécaire, de l’électricité, des vêtements pour hommes et du coût de remplacement par le propriétaire.

Le déclin mensuel relevé en août découle principalement de la diminution de 4,9 % du prix de l’essence. Il s’agit d’une forte baisse par rapport à la modeste chute de 0,1 % enregistrée entre juin et juillet 2007. Cette composante a principalement exercé des pressions à la baisse sur la variation de l’IPC dans toutes les provinces. Une diminution mensuelle de cette ampleur n’avait pas été relevée au pays depuis septembre 2006.

Les automobilistes canadiens ont également pu profiter d’une réduction de 1,8 % du coût de l’achat et de la location à bail de véhicules automobiles. Les rabais accordés sur les modèles 2007 continuent à expliquer le mouvement à la baisse des prix des véhicules neufs.

Le prix des aliments en magasin a chuté de 0,7 % entre juillet et août 2007. Ce repli résulte de la diminution des prix des légumes frais, cette réduction survient alors que les récoltes locales viennent gonfler l’offre sur ce marché. La diminution du prix des tomates a significativement influencé cet indice à la baisse.

Ces diminutions ont été en partie compensées par la croissance d’autres composantes telles le coût d’intérêt hypothécaire–qui s’est majoré de 0,7 % en août, légèrement en recul par rapport à la croissance de 0,8 % de juillet. Ce ralentissement modéré du coût d’intérêt hypothécaire est principalement attribuable à la décélération du prix des logements neufs.

Le coût de remplacement s’est accru de 0,5 % entre juillet et août 2007, un rythme inchangé par rapport à celui de la période précédente.

Variation sur douze mois : le coût de remplacement par le propriétaire pousse le rythme de croissance de l’indice de référence

L’indice de référence de la Banque du Canada s’est accru de 2,2 % au cours des douze mois précédant août 2007, un léger ralentissement par rapport au 2,3 % affiché en juillet. La hausse du coût de remplacement par le propriétaire a principalement alimenté cette augmentation.

Sur une base mensuelle, l’indice de référence a crû de 0,1 %, soit le même taux que celui affiché en juillet. Si on retire les effets saisonniers, la croissance de l’indice de référence demeure à 0,1 % entre juillet et août 2007.

L’indice de référence est obtenu en retranchant l’effet des variations de taxes indirectes à l’IPC d’ensemble duquel sont exclues huit des composantes les plus volatiles identifiées par la Banque du Canada. Ces composantes volatiles sont les fruits, les préparations à base de fruits et les noix; les légumes et les préparations à base de légumes; le coût d’intérêt hypothécaire; le gaz naturel; le mazout et les autres combustibles; l’essence; le transport interurbain; les produits du tabac et les articles pour fumeurs.

L’indice des prix de l’énergie atteint son plus bas niveau depuis janvier 2007

L’indice de prix des produits énergétiques a baissé de 3,7 % en août 2007 par rapport à août 2006, poursuivant ainsi la chute de 1,7 % affichée le mois précédent. Il s’agit du recul le plus important de cet indice affiché depuis janvier dernier, il est principalement lié à la diminution du prix de l’essence (+7,7 %). Durant cette période, les prix du mazout et des autres combustibles (-1,6 %) et du carburant, des pièces et des fournitures pour véhicules de loisirs (-0,5 %) ont aussi expérimenté des réductions significatives. La progression du prix du gaz naturel de 0,6 % pendant cette période n’a que faiblement influencé l’évolution de l’indice de l’énergie. Avec une croissance de 2,0 %, l’électricité a exercé la pression à la hausse la plus forte au cours de cette période.

L’indice de l’énergie a chuté de 2,4 % entre juillet et août 2007, la plus forte baisse mensuelle affichée depuis octobre 2006. Cette chute résulte principalement de la diminution de 4,9 % du prix de l’essence et, dans une moindre mesure, de la réduction de 2,5 % du prix du carburant, des pièces et des fournitures pour véhicules de loisirs. Ces diminutions ont été partiellement compensées par la croissance du prix de l’électricité (+0,5 %) et du gaz naturel (+0,8 %) n’a que partiellement compensé l’effet de ces baisses.

La réduction des prix des biens technologiques entraîne l’indice du prix des biens à la baisse sur une base annuelle

Le prix des services a progressé de 3,7 % en août 2007 par rapport à août 2006, ce qui correspond au rythme annuel de croissance de juillet. Cette augmentation est principalement alimentée par la hausse du coût d’intérêt hypothécaire (+6,1 %) et du coût de remplacement par le propriétaire (+6,0 %) au cours des douze mois précédant août 2007.

Après un déclin mensuel de 0,4 % en juillet, le prix des services s’est accru de 0,2 % entre juillet et août 2007. Le ralentissement du coût d’intérêt hypothécaire a significativement contribué à cette perte de vitesse.

Le prix des biens de consommation s’est amoindri de 0,2 % en août 2007 par rapport au mois correspondant l’an dernier. Ce repli est le plus significatif relevé depuis janvier 2007 et est loin de la croissance de 0,5 % enregistrée en juillet. La diminution observée en août est principalement attribuable à la chute du prix des biens durables de 0,5 %. Les biens semi-durables (-0,1 %) et les biens non durables (-0,1 %) ont eu, dans une moindre mesure, un effet à la baisse sur cet indice.

Les pressions à la baisse sur l’indice des prix des biens durables pendant cette période proviennent principalement de la diminution du prix de l’équipement et des fournitures informatiques (-17,4 %) et de l’équipement vidéo (-8,6 %). Le prix des biens durables décroît sur une base annuelle depuis mai 2006. En août, cet indice affiche une baisse de 0,5 % pour un troisième mois consécutif.

La diminution des prix des biens semi-durables (-0,1 %) constitue un revirement par rapport à la croissance de 0,7 % de cet indice durant la période précédente. Entre août 2006 et août 2007, cet indice a été alimenté à la baisse par le prix des vêtements pour femmes qui a chuté de 1,2 %.

La chute du prix de l’essence de 7,7 % en août 2007 par rapport à août 2006 a exercé une forte pression à la baisse sur l’indice des biens non durables. La baisse du prix des légumes frais a également exercé une influence significative. Si on exclut les composantes énergétiques et les aliments achetés en magasin, l’indice des biens non durables aurait connu une croissance de 1,7 % au cours de cette période.

Sur une base mensuelle, l’indice des biens a reculé de 0,6 %. Les effets combinés de la diminution des prix des biens non durables (-1,1 %) et des biens durables (-0,2 %) n’ont été que partiellement contrebalancés par la croissance des prix des biens semi-durables (+0,4 %). Entre juillet et août 2007, le déclin du prix des biens non durables est principalement alimenté par la diminution du prix de l’essence (-4,9 %) et des aliments achetés en magasin (-0,7 %). La chute des prix des biens durables a surtout été attribuable à la réduction des prix pour l’achat et de location à bail de véhicules automobiles durant cette période (-1,8 %).

L’IPC désaisonnalisé diminue de 0,1 % entre juillet et août

La baisse de trois des huit composantes principales a été partiellement compensée par la hausse de cinq autres composantes. L’indice d’ensemble a diminué de 0,1 % entre juillet et août 2007. Les composantes qui ont exercé des pressions à la baisse sont le transport (-1,9 %), l’habillement et les chaussures (-0,5 %) et les aliments (-0,1 %). La progression du logement (+0,5 %), de la santé et des soins personnels (+0,4 %), des boissons alcoolisées et des produits du tabac (+0,2 %), des dépenses et équipement du ménage (+0,1 %) et des loisirs, de la formation et de la lecture (+0,1 %) a modéré la pression à la baisse provenant des autres composantes.

L’indice de référence désaisonnalisé tel que défini par la Banque du Canada a augmenté de 0,2 % entre juillet et août 2007.

Graphique 4 Taux de variation de l'indice des prix à la consommation (non désaisonnalisé) par rapport au mois correspondant de l'année précédente, Canada, 2002=100
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.
Graphique 5 Taux de variation de l'indice d'ensemble, par rapport au mois précédent, Canada, provinces, Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit, 2002=100
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.
Graphique 6 Taux de variation de l'indice d'ensemble, par rapport au même mois de l'année précédente, Canada, provinces, Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit, 2002=100
Source(s) :  Tableau CANSIM numéro 326-0020.